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[ Activité]
[Hyperactivité]
Actif? Très actif?
Trop actif? Hyperactif?
« Hyperactif! » Voilà
un mot qui revient bien souvent dans la bouche des parents et des éducatrices.
Activité
n'égale pas hyperactivité
Ce terme ne désigne cependant pas
la très grande activité des enfants d'âge préscolaire,
les garçons surtout. Les enfants de cet âge ont un besoin
intense de bouger, de courir, de sauter, de crier, en un mot, de déplacer
beaucoup d'air! Par contre, ils sont capables, selon leur âge, de
se concentrer quelques minutes sur un jeu ou sur une émission de
télévision. Cette capacité d'attention augmente avec
l'âge.
Samuel est capable de regarder une émission
complète de Passe-Partout à peu près calmement? Rassurez-vous!
Même s'il est très turbulent, il n'est certainement pas hyperactif.
Vous pouvez répondre au besoin de mouvement des jeunes enfants en
favorisant des périodes de « jeux énergiques
». Ainsi: « Quand je frapperai dans mes mains, vous allez sauter
le plus haut possible et crier le plus fort possible. » Combien de
temps ferez-vous durer le jeu? Jusqu'à l'épuisement ou presque!
C'est très efficace pour les calmer!
La
véritable hyperactivité
Pour ce qui est de la véritable hyperactivité,
elle se présente sous deux formes: l'hyperactivité constitutionnelle
et l'hyperactivité réactionnelle.
L'hyperactivité constitutionnelle
semble reliée à certains problèmes de fonctionnement
du cerveau. Elle se manisfeste très tôt dans l'existence des
enfants et peut les affecter à des degrés divers. Des enfants
atteints de ce type d'hyperactivité bougent vraiment sans arrêt,
même pendant leur sommeil, et sont pratiquement incapables d'attention
soutenue, même pendant de courtes périodes. Cette forme d'hyperactivité
exige
un suivi médical et psychologique. Avec des enfants qui présentent
ces caractéristiques, la prémière démarche
à effectuer est de rendre visite au pédiatre.
Dans le cas de l'hyperactivité réactionnelle,
les enfants qui ont toujours présenté un comportement normal
deviennent tout à coup hyperactifs. Il y a alors lieu de s'interroger
sur ce qui peut les avoir affectés. Certains enfants, par
exemple, «s'étourdissent» pour éviter de trop
souffrir de la séparation de leur parents ou de la mort d'un être
cher. C'est leur manière de fuir un chagrin ou une anxiété
trop pénible. Pour aider ces enfants, il faut recourir à
des spécialistes ou à des organismes qui offrent des services
psychologiques appropriés. La médication n'est pas indiquée
dans ces situations.
Les enfants souffrant d'hyperactivité,
quelle qu'en soit la forme, ont un grand besoin de compréhension
et de soutien de la part de leur entourage, en plus de l'aide spécialisée
qu'il y a lieu de leur procurer.
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