16 au 25 juillet 2002 De Sioux Narrows à Wawa Journal de l'équipe ======================= 16 juillet, Sioux Narrows ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ Nous campons à Paradise Point, près de Sioux Narrows. Après le souper, Gisèle veut téléphoner et elle n'a pas de carte d'appel. Elle revient vers nous sur le quai et Ed, mécanicien de la marina, avait observé que Gisèle voulait téléphoner ; il lui offre alors sa propre carte d'appel. Il nous invite pour une bière et s'assoit avec nous pour la soirée. Ce lieu représente beaucoup pour Ed, puisque son grand-père y exploitait une entreprise touristique ; il y avait donc passé plusieurs étés dans sa jeunesse. Son père a repris l'entreprise paternelle et c'est ce qui l'a inspiré à revenir travailler dans la région. " Merci de ton accueil Ed et passe un très bel été ! " 17 juillet, Fort Frances ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ Fort Frances est une ville plus importante dans la région et nous décidons d'y rechercher un mécanicien de vélo, pour faire réparer le vélo de Gisèle, qui est encore une fois en très mauvais état. Nous trouvons le magasin et atelier " Skates & Blades, bikes & boards, 648 Scott Street, Fort Frances, Ontario Tél. : 807-274-6180 ". Le propriétaire est Gord McQuarrie et il nous donne un excellent service. Il réussit enfin à réparer le vélo de Gisèle. Celle-ci, après avoir fait un essai de son vélo, est tellement contente du résultat qu'elle embrasse Gord. Il apparaît tout aussi heureux d'avoir réussi à effectuer les changements demandés par Gisèle. " Merci pour tout Gord ! " 18 juillet, Atikokan ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ Dans la région que nous parcourons, nous avons beaucoup de difficulté à trouver un camping. Nous décidons de quitter la route principale et de nous rendre dans une réserve indienne. Nous sommes frappés par la pauvreté des lieux, et nous réalisons visuellement une partie de la problématique de ce peuple qui a été " parqué " dans des réserves. Nous décidons de ne pas demeurer à cet endroit et de poursuivre notre route jusqu'à la prochaine ville plus importante, Atikokan. Comme nous avons des problèmes avec les maringouins, et même dans le motorisé, j'achète du voile de mariée pour nous confectionner des nets, afin de nous protéger des maringouins lorsque nous dormons... 19 juillet, Thunder Bay ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ En arrivant à Thunder Bay, nous nous installons au camping Koa et après avoir expliqué notre périple à la responsable, elle nous offre le site gratuitement, en guise de contribution. Nous avons le sentiment que nous sommes revenus à la civilisation, nous sommes dans une ville importante et il y a beaucoup de monde au camping. Nous allons visiter le monument dédié à Terry Fox et nous sommes émus de cette visite. Je vous transcris en partie ce qui est écrit sur le monument. RÊVE DE TERRY FOX " Avec un peu de bonne volonté, les rêves peuvent devenir réalité. Je crois aux miracles... Il le faut. Toute cette souffrance doit cesser un jour. De Port Coquitlam, en Colombie Britannique. Il a perdu une jambe à 18 ans. Hanté par la douleur de ceux qui souffrent du cancer, il entreprit son marathon de l'espoir, 5,300 milles, déterminé à ne pas quitter ce " monde de miracles " avant qu'un remède n'ait été trouvé. Après avoir trempé le pied dans l'Atlantique, il commença son épopée à St-Jean de Terre-Neuve le 12 avril 1980. Il avait traversé 5 provinces lorsqu'en juin, tout près d'ici, il fut à nouveau frappé par la maladie et dut abandonner la course. Son courage, son idéal et sa persévérance face aux obstacles sans nombre permit de recueillir 24 millions de dollars. Aux Ontariens, Terry a apporté la fierté de l'avoir connu et d'avoir partagé son rêve. Aux Canadiens, il a proposé un défi auquel chacun d'entre nous devra répondre. " 20 juillet, Nipigon ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ Nous nous arrêtons à Nipigon et nous demandons au responsable la marina la permission d'y passer la nuit ; il accepte que nous stationnons sur le terrain, et ce, gratuitement. 21 juillet, Rossport ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ En route, je fais la rencontre de Jeff, un cycliste de Vancouver, qui fait la traversée du Canada en solitaire. Je suis très impressionné du poids de son vélo, 110 lbs de bagages ; imaginez lorsqu'il doit monter une côte. Il est parti de Vancouver le 2 juin et devrait être à Terre-Neuve en septembre. Il roule une moyenne de 120 Km par jour. " Bonjour Jeff et Bon voyage ! " 22 juillet, Neys ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ Pour la première fois, je suis inquiet des deux cyclistes. Je les ai laissées ce matin à 9hres a.m. et il est rendu 3hres 30 p.m., soit 6 heures 30 plus tard, et je suis convaincu qu'elles sont rendues au camping avant moi, puisque j'ai pris mon temps et que j'ai eu plusieurs courses à faire. Pourtant, lorsque j'arrive au camping, pas de nouvelles de nos deux cyclistes. Je tente de communiquer avec elles par téléphone, mais depuis quelques jours, nos cellulaires ne fonctionnent pas dans cette région. Je décide alors de rebrousser chemin pour tenter de les trouver. Je les aperçois 16 Km plus tard. Elles ont passé du temps sur Internet dans une ville où elles sont passées et ont pris leur temps sur la route. Enfin, je suis bien heureux qu'il ne leur soit rien arrivé. 23 juillet, White Lake ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ En nous dirigeant vers White Lake, je m'arrête dans une halte et je suis reconnu par un couple qui avait été nos voisins dans notre premier camping en sortant de Vancouver, le 10 juin. Ils m'ont ont reconnu par les inscriptions sur le motorisé " Oser prendre son envol ". Sur la route, j'aperçois 3 mines, sans savoir quel minerai y est extrait. Nous couchons au camping provincial de White Lake et notre voisin, Gaston, travaille dans une de ces mines. Il s'agit de trois mines d'or. Il travaille à 2,400 pieds sous terre, dans un garage d'entretien pour les véhicules lourds. Les trois mines sont reliées par des routes souterraines et ces véhicules servent à l'entretien de ces routes. La mine a une profondeur de plus de 4,000 pieds. Gaston débute ses vacances et est accompagné de sa conjointe, Francine. " Bonjour Gaston et Francine et bonnes vacances ! " 24 juillet, Hammer Lake ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ Nous sommes dans une région peu habitée et nous trouvons un terrain où nous pouvons camper avec eau et électricité, mais ça ressemble beaucoup plus à un champ, qu'un terrain de camping. Nous y prenons un excellent souper, accompagné pour la première fois de deux bouteilles de vin... Nous en profitons également pour nous reposer un peu... 25 juillet, Wawa ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ Nous changeons d'endroit tous les jours depuis 10 jours et nous décidons que nous prenons congé à Wawa, ville de 4000 habitants, où on peut trouver plusieurs services. Ce congé arrive à point, car aujourd'hui, Chantal s'est blessée au dos (probablement une entorse lombaire) et elle ne pourra faire du vélo avant quelques jours. Pour ceux qui la connaissent, ce n'est pas un cadeau pour elle de devoir ralentir ainsi... Nous en profitons pour refaire nos provisions, envoyer des textes à Anne-Marie par Internet, et Gisèle se fait donner un massage.