Le Suivi Psychologique
Séance de Questions/Réponses avec un psychothérapeute ayant 30 ans d'expérience.
=> Dans toute maladie génétique, le Suivi Psychologique est-il indispensable ?
Dans la mesure où la personne atteinte de cette maladie trouve la possibilité de s'exprimer et d'être écoutée par son entourage ( famille, amis,... ) cela n'est pas nécéssaire.
Par contre, si les proches ressentent une souffrance psychique qui perdure dans le temps et ont le sentiment d'être impuissants ou dépassés, une consultation est souhaitable. Il est néanmoins important que si un suivi s'avère nécéssaire, l'enfant "accroche" positivement avec le thérapeute. Il peut-être pour cela souhaitable ou utile d'en rencontrer plusieurs. Plus l'enfant est jeune, plus la confiance mise par les parents dans le thérapeute est importante pour créer ce que l'on appelle une alliance thérapeutique.
=> S'il y a une thérapie avec la personne muco : le thérapeute doit-il avoir prit connaissance de la maladie au préalable ?
Il faut savoir que les problèmes physiologiques et physiques ne sont pas du ressort du thérapeute. Ce qui est de son ressort, c'est de soutenir chez l'enfant le travail de pensée et d'élaborer dont les capacités sont intactes pour qu'il vive le mieux possible avec, et malgré, sa patologie. En effet, la connaissance de la maladie est secondaire, car il faut lui restituer sa place d'enfant.
=> Même question mais pour le suivi d'un proche.
Le thérapeute a, à se laisser enseigner, je veux dire par là que les personnes en lien avec la maladie en connaissent plus que lui au niveau de ses conséquences intimes. Il pourra de sa place soutenir la place de sujet des uns et des autres et la valeur de se qu'ils peuvent en exprimer quels qu'en soient les effets.
=> Est-ce préférable de prendre le thérapeute relié à l'équipe médicale du lieu où l'enfant est traité ?
C'est aux parents et à l'enfant d'en décider en fonction de la confiance qu'ils ressentent. Mais il ne faut pas oublier qu'il ne faut pas réduire l'enfant à un statut de malade, il faut l'aider à ouvrir sa vie le plus possible vers des choses propres à celle-ci ( amitié, centres d'intérêts,... ), lui apprendre à désirer.
=> Dans quel cadre faut-il envisager la thérapie familliale ?
Si la souffrance familliale est importante, plusieurs membres de la famille peuvent demander à être reçu dans un centre spécialisé proposant des consultations et/ou des thérapies.
=> Que conseillez-vous en cas de refus de prendre son traitement de la part de l'enfant ?
Simplement essayer de voir pourquoi ce refus, qu'est-ce qui se passe... l'entendre. Si cela entraine des parents qui se sentent mals ou en difficultés face à ça, il ne faut pas hésiter à aller en parler.
=> Points importants :
- Il est imoprtant que l'enfant puisse exprimer sa colère ou sa tristesse face à la maladie, dans sa famille ou ailleurs et que l'on l'entende.
- Si besoin est, déculpabiliser l'enfant d'être malade, les frères et soeurs de ne pas l'être ainsi que les parents.
- Que l'enfant puisse s'épanouir en tant que enfant et non en tant que malade.