Connaître le début de chaque chose..


L'accordéon

Le « piano du pauvre », dit aussi « piano à bretelles », modeste instrument au service du lyrisme populaire, comme disent les musicologues de haut vol, a eu l'honneur d'entrer dans la littérature française dès 1833, grâce au vicomte François-René de Chateaubriand qui, s'il faut l'en croire, avait appris à en jouer (« toute la nuit, je fis jouer le soufflet dont le son emportait pour moi le souvenir du monde»--Mémoires d'outre-tombe. C'est une dizaine d'années plutôt qu'à Berlin, Buschmann avait construit le premier accordéon. Mais c'est à l'autrichien Demian, qui avait mis au point un appareil du même type en 1829, que revient l'idée de le baptiser Akkordion.


L'alambic

Cet appareil n 'est qu 'une cornue perfectionnée qui fut mise au point par les Arabes au Moyen Age. Plus généralement, nous considérons sous ce vocable tout dispositif servant à distiller. Le type le plus ancien qui nous soit parvenu date de 3500 avant notre ère et provient du site mésopotamien de Tépé-Gawra ( Nord de l 'Irak.

Il s 'agit d 'un vase en céramique dont le rebord est creusé en forme d 'une gouttière pourvue de petits trous qui la font communiquer avec l 'intérieur du récipient. Lorsqu'on chauffait la substance à distiller, la vapeur se condensait sur le couvercle et glissait jusqu 'à la gouttière. De là, le distillat coulait dans le récipient dont le contenu devenait peu à peu plus pur.


L'armée

La plus vieille armée encore en exercice, si l 'on peut dire, est celle du Vatican. Elle comptait encore, en 1977, quatre-vingt-neuf officiers et homme de troupe, recrutés, depuis 1506, exclusivement dans les cantons suisses germanophones. Ils ne possèdent pas d 'armement moderne. Le port de la barbe et les cheveux longs leur sont interdits.

Les troupes pontificales ne sont plus montées au feu des combats depuis leur défaite par les troupes italiennes, survenue en 1870


L'agrafe

Sous des variantes diverses, l 'agrafe date de l 'antiquité. Elle servait alors uniquement à attacher ensemble les tissus et était souvent ornée.
L'agrafe à fait un progrès radical en 1855, quand est apparue une machine qui débitait et pliait le fil métallique en forme d 'agrafe, automatiquement et en une seule passe.
L'agrafeuse mécanique moderne, qui sert à fixer les agrafes d 'emballage, a été inventé au début du siècle et dérive du principe de l 'appareil industriel à clouer.

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L'aspirine

Ce produit pharmaceutique devenu banal a une longue histoire dont les origines se situent à l'époque d'Hippocrate, où l'on connaissait déjà les vertus du saule et de la reine des prés -- à partir desquels on a pu extraire au XIX siècle les premiers sels de l'acide salicylique.

Sans aucun doute, l'aspirine est le premier de tous les médicaments préparés directement en laboratoire. Avec le salicylate de soude ( dont Kolbe réalise directement la synthèse en 1855 ), il ouvre les voies de la thérapeutique chimique.

L'aspirine est un acide acétyl-salicylique, obtenu par le chimiste allemand Carl Gerhardt en 1853. Quarante ans plus tard en 1893, son action médicamenteuse est étudiée par la firme allemande du chimiste Adolf Von Bayer, et, grâce aux travaux de ses chercheurs Heinrich Dreser, Eichengrün et Hoffmann, l'aspirine fait son entrée dans la pharmacopée en 1899.


Le basket-ball

Unique jeu mondialement connu et pratiqué qui ait été imaginé par un seul homme. L'unique aussi qui soit né sur le sol des États-Unis. Son inventeur, James Naismith, était un Canadien de l'Ontario, devenu citoyen américain par naturalisation, à qui on attribue par ailleurs la création du casque protecteur que portent les footballeurs américains.

C'est en 1891, au collège de Springfield ( Massachussets ) où il était professeur d'éducation physique, que Naismith créa le basket-ball pour animer ses cours, en édictant des règles qui n'ont pas changé depuis.

Une première démonstration de basket a eu lieu à Paris, en 1893, rue de Trévise. Ce jeu fut admis aux jeux Olympiques à Berlin, en 1936.


Les bretelles

Au XVIIIe siècle, lorsque les gilets remplacèrent les vestes, couvrant moins bas les culottes, les hommes en vinrent à porter les bretelles de ruban ou de galon.
Du reste, en 1731, le dictionnaire des arts et des sciences les définit : " Galons de fil pour attacher le haut-de-chausses aux enfants et aux vieillards qui ont les hanches basses, ou aux hommes trop gras."
Elles n'en sont pas moins présentées comme une nouveauté dans les PETITES AFFICHES publiées à Paris en mai 1792, car cette fois, des petits ressorts leur assurent quelque souplesse.
Les bretelles, telles que nous les connaissons, font leur apparition à Rouen, vers 1840, quand les Français Ratier et Guibal remplacèrent par des fils de caoutchouc les spirales de laiton qui assuraient, tant bien que mal, une certaine élasticité.


Le billard

Mis à la mode par Louis XIV à qui la faculté en avait prescrit l 'usage après les repas, afin de facilité la digestion, le billard est d 'origine beaucoup plus ancienne,
Est-il dérivé du jeu de boules? Ou rapporté par les Templiers chassés de Terre Sainte? Une chose est certaine : il est déjà assez répandu en France ( et dans les pays voisins ) après 1550. En 1610, le privilège de tenir billard public est accordé à des « billardiers-paulmiers.
En 1766, cependant, cinquante-sept de ceux-ci seulement tiennent des jeux de billard dans Paris.

Il faut dire que le billard que nous connaissons est relativement récent. Louis XIV jouait encore avec une « masse », sorte de crosse que la « queue » ne supplante définitivement qu 'en 1760.Quant à la petite rondelle de cuir qui couronne le petit bout de la queue, ce serait un certain Mingaud qui l 'aurait inventé largement avant 1806, année durant laquelle les joueurs auraient appris l 'usage de la craie.
C 'est cette conjonction qui va permettre les « effets » variés, inconnus jusque-là, et faire du billard un jeu à la technique particulièrement subtile et élaborée.


Le bilboquet

La pointe sur laquelle le jeu consiste à empaler la boule semble avoir donné son nom au jouet : c'était le bosquet, fer de lance. Le jouet ne paraît pas antérieur auXVIième siècle. Rabelais en parle dès 1534.
Pierre de Lestoile signale la mode du bilboquet régnant à la cours d 'Henri III en 1585. Le dictionnaire de Trévoux le décrit ainsi en 1771 : « Petit instrument fait d 'un bâton creusé, rond par les deux bouts, au milieu duquel est une corde où une balle de plomb est attachée. Les enfants la jette en l 'air et la reçoivent alternativement dans les deux creux.


Le bikini

C'est la marque déposée d'un modèle de maillot de bain et, par extension, tout deux-pièces aux dimensions extrêmement modestes. Le dépôt du nom et du modèle ( le nom était emprunté à un îlot de l'archipel des Marshall, dans le Pacifique, sur lequel les États-Unis venaient de procéder à une explosion atomique ), fut fait par son inventeur Louis Réard le 20 juin 1946. Et le 23 juin, un premier bikini était visible à la piscine Molitor de Paris, porté par Micheline Bernardi. Tous les mannequins pressentis avant elle avaient refusé. Micheline Bernardi, elle, était danseuse nue au Casino de Paris!


La braguette

Le mot a précédé la chose de trois cents ans : il apparaît dans notre littérature en 1534, et l'honneur en revient à Rabelais parlant de Gargantua. Ce mot dérive de braies, d'origine gauloise, et désigne un type de pantalon. Mais les braies gauloises, pas plus que les chausses collantes du Moyen Age, n'ont comporté l'étui mis à la mode sous François 1er et que Rabelais décrit donc en l'appelant indûment braguette: " Pour la braguette furent levées seize aulnes un quartier d'icelluy même drap. Et fut la forme d'icelle comme d'un arc boutant, bien attachée joyeusement à deux belles boucles d'or, que prenait deux crochets d'es mail, en un chacun desquels était enchâssée une grosse esmeraugde de la grosseur d'une pomme d'orange. Car (...) elle a vertu érectile et confortative du membre naturel. " Tels seigneurs, selon certains chroniqueurs, y introduisaient une belle pomme en signe de vantardise. Par la suite, ni le haut-de-chausses du xvIIe siècle ni la culotte du xvIIIe siècle n'ont possédé de braguette, et pas davantage le pantalon " à pont" sur les hanches, qui restera de mode jusque sous Louis-Philippe. C'est alors seulement que le pantalon masculin s'ouvrira par une fente verticale de face, appelée par abus braguette puisque les braies n'en avaient pas.


La cloche

Il est bien difficile de préciser l'origine des clochettes: on en a trouvé un peu partout au cours de nombre de fouilles effectuées tout autour de la Méditerranée. Or, elles semblent bien être les ancêtres des cloches.

En Chine, au IIe millénaire avant J.-C., existaient des cloches sans battant qu'on faisait tinter à l'aide d'un maillet. Si l'on en croit Grégoire de Tours, c'est le même procédé qui est utilisé en France au VIe siècle, avec les cloches de bronze fondu devenues d'un usage très courant autour de l'an 550. Auparavant, depuis la reconnaissance par Constantin le Grand, en 312, du christianisme comme religion officielle de l'Empire, on se servait d'une trompette pour appeler les fidèles à la prière. Au VIIe siècle, on se met à placer les cloches au sommet des tours de guet. En 637, lors de la capitulation de Jérusalem devant les Arabes, l'article 12 du traité stipule que les chrétiens " ne devront pas faire sonner leurs cloches, mais seulement les faire tinter ". C'est également au VIIe siècle que l'Angleterre commence à entendre le chant des cloches. Mais il est à noter que dès le Ve siècle, chose étonnante, la cloche était un élément important dans le rituel de l'Église irlando-écossaise.

En France, à partir du XIIe siècle, on prend l'habitude de graver sur la cloche le nom du donateur, puis, au XIIIe siècle, le nom de la cloche elle-même. Toujours dans notre pays, la plus ancienne cloche encore en activité semble bien être celle de la cathédrale de Reims.


Le coca-cola

Breuvage inventé en1886 par le propriétaire d'un drugstore d'Atlanta, John Pemberton, et marque déposée par une société américaine du même nom, fondée en 1892 précisément pour la fabrication de ce soda sur le marché national. Aussitôt après la Première Guerre mondiale, le succès de l'opération a commencé à déborder les frontières des États-Unis. Son expansion est désormais mondiale.

Si la coca est américaine, la cola, ou noix du Kolatier, riche en caféine, a pour patrie la côte occidentale de l'Afrique tropicale.


Le canon

Le premier canon, dit « pot de fer », apparaît vers 1320 en Angleterre et à Florence. Pour la première fois sur un champ de bataille, l'aboiement des canons se fait entendre : nous sommes à Crécy, le 26 août 1346. Édouard III d'Angleterre met en action contre les hommes de Philippe de Valois les quelques pièces dont il dispose, lesquelles, dit Froissart, « menaient si grand bruit et tremblement qu'il semblait que Dieu tonnât avec grand massacre de gens et renversement de chevaux.

Au XVe siècle, la France possédait sept canons dont Christine de Pisan nous a conservé les noms.
Mais c'est dans un document arabe daté de 1304 qu'il est fait état d'un premier canon tirant, comme ceux de Crécy, des boulets de pierre.


Le canoë

Le canoë ( à pagaie simple ) nous vient du Canada, où il était utilisé comme moyen de transport en eau douce-- lacs et rivières. Le kayak eskimo ( à pagaie double ) servait à la pêche en mer.

C'est un avocat écossais, John Mac Grégor, qui lança au milieu du siècle dernier le canoë en tant que sport, en visitant l'Europe par ce moyen. Vite adopté par les étudiants britanniques, très en faveur chez les adeptes du scoutisme, le canoë connaît bientôt le même engouement en Allemagne où les Anglais l'ont fait connaître : dès 1876, il est admis aux régates de Cologne.

En 1924, à l'occasion des jeux Olympiques de Paris, a lieu sur la Seine une première exhibition. Canoë et kayak seront admis aux jeux Olympiques de 1936, à Berlin.


Le crayon

Utilisé pour régler le prachemin, le poinçon de métal fut remplacé par une tige de plomb à la fin de l'antiquité classique. Au Moyen age, on se servait encore d'une tige de plomb enrobée de cuir, toujours pour régler le papier, usage qui fut abandonné vers 1420 « ce qui est cause que l'écriture est devenue irrégulière et gauche.

À la fin du XVIième siècle, après la découverte des gisements de plombagine ou graphite dans le comté de Cumberland, apparurent les crayons de plombagine rendue plus solide en l'entourant de bois.
Au XVIIIième siècle, les écoliers devaient avoir « des cahiers propres et réglés avec du plomb ou du crayon.
Sous la Révolution, la plombagine ne pouvant plus être importée d'Angleterre, le Comité de salut public invita le créateur de l'aérostation militaire, Nicolas-Jacques Conté à la remplacer. Il créa le crayon en bois dont la mine était constituée d'un mélange d'argile et de carbure de fer, crayon qui porte toujours son nom.


La chaussure

Le soulier épousant d'une manière discriminatoire la forme du pied droit ou gauche apparaît assez tard. La statuaire du XIIième siècle, qui seule pourrait nous renseigner sur ce point, laisse indécise la forme du soulier, laquelle ne se précise qu'au XIIIième siècle. Le modèle est un escarpin muni d'une patte sanglant le cou-de-pied. On a, d'Albert Dürer, un dessin très étudié pour une chaussure d'homme.


La cuiller

L'usage de la cuiller, petite ou de taille moyenne, ou même allant jusqu'aux dimensions de la louche, est immémoriale. Le matériau le plus courant était le bois. Son emploi devient fréquent au Moyen Age, mais après celui du couteau. A cette époque apparaît la cuiller de luxe, avec manche imitant un pied de biche. Au XVième siècle, le manche devient prétexte à évoquer un mufle de lion ou de dragon.

Après le XVIième siècle, il se simplifie dans le style des époques successives, pour arriver à la forme dépouillée et fonctionnelle que nous lui connaissons.


Le chanvre

Son habitat naturel est l'Asie centrale, de la Caspienne au lac Baïkhal, mais sa culture avait déjà gagné la Chine cinq siècles avant notre ère.
Les Égyptiens comme les Hébreux ont ignoré le chanvre. Celui-ci ne s'installera en Europe orientale, apporté par les Scythes, que sept cents ans avant J.-C.
Les Gaulois en ont répandu la culture en France au point qu'on l'y trouvait un peu partout, pour faire toile, ficelles et cordes. Les chènevières ont quasiment disparu de la France depuis quelque cent cinquante ans, du fait de la concurrence du lin, de la laine et du coton.


Le chèque

Les banquiers de l 'Antiquité grecque ont inventé sinon le chèque, du moins la lettre de change. Au IVième siècle av. J.-C., dans son « Trapézitique », ou discours sur la banque, l 'orateur athénien Isocrate parle de cet instrument de paiement avec sympathie, car il évite d 'emporter en voyage de grosses sommes en numéraire. Et il cite le cas d 'un Athénien partant pour le pays de Pont, qui a versé une certaine somme d 'argent au fils d 'un citoyen de cette terre lointaine résidant à Athènes en échange d 'un écrit qui permettra au voyageur parvenu au terme de sa route de tirer sur le père à concurrence de la provision.


Le caleçon

Ce sous-vêtement servait, au XVIième siècle, à l 'un et l 'autre sexe aussi bien, encore que les femmes en fissent rarement usage. Montaigne vante la « richesse des caleçons de me laignora Llivia. Mais Voiture, sous Louis XIII, décrit la chute d 'une amazone qui n 'en portait pas...

Sous Louis XV, à la suite d 'un incident au cours duquel une comédienne révèle au public des charmes qu 'elle montrait jusque-l’à ses seuls galants, une ordonnance de police décide que le port du caleçon sera obligatoire pour les actrices et les danseuses. .


Le curling

La plus ancienne « bouillotte »que l 'on connaisse à été retrouvé dans un marais d 'Écosse : l 'année 1551 est inscrite sur son flanc.
Le plus ancien club de curling paraît être celui qui fut crée à Dunfermline, non loin d 'Édimbourg, en 1738.
au fil du XIXième siècle, le curling a conquis le Canada, la Suède et la Suisse. Il a fallu attendre 1912 pour que Chamonix crée le premier club français.


La clarinette

En 1690, Jean-Christophe Denner, facteur allemand d 'instruments à vent, donne le nom de clarinette à l 'instrument qu 'il vient, après de longues et patientes recherches, de tirer du médiéval chalumeau français.
Ses fils, puis d 'autres facteurs, apporteront à la clarinette un certain nombre de perfectionnements qui lui permettront d 'accéder à l 'orchestre soixante ans plus tard, avec Rameau en France et Vivaldi en Italie.


Le ciment armé

L 'invention du ciment, par Vicart, en 1820, a été complétée au cours du XIX ième siècle par une série de recherches. En 1852, à Saint-Denis, François Coignet fait élever une maison dont la structure de béton est renforcée de tiges de fer. Mais déjà, en 1849, l 'horticulteur Joseph Monier, pour alléger les caisses de béton où il faisait ses plantations expérimentales, avait introduit dans la masse un treillis métallique, et déposé le brevet de son invention.

À la même époque (1848), l 'ingénieur Lambot construisait un bateau par un procédé analogue et son confrère François Coignet des poutres armées. À Berlin, Ways développait l 'invention de Monier. C 'est en 1889 que les ingénieurs Bordenave, Cottancin, Coignet et Hennebique formulaient les moyens de calculer la mise en oeuvre du ciment armé, dont l 'immeuble de la rue Danton, à Paris, fut en 1892, la première application


Le cigare

La feuille de tabac roulée était fumée par les autochtones des Antilles, de l 'Amérique centrale et de l 'Amérique du Sud.Les conquistadores les imitèrent.

En 1660, le cigare était l 'apanage de nos classes aisées, et, précisément, un signe de prospérité. C 'est seulement deux siècles plus tard, au XIXième siècle, que l 'usage courant s 'en répandit un peu partout en Europe.


Le confetti

Une tradition fait remonter le carnaval de Nice à l 'an 1294, en l 'honneur de Charles II d 'Anjou, comte de Provence, qui visitait la ville. Mais sa réputation et son éclat datent de l 'hiver 1821-1822 et du séjour qu'y faisait Victor-Emmanuel Ier, où Nice organisa d'extraordinaires festivités pour célébrer la venue de son souverain.
S'y déroula alors le premier corso, avec batailles de fleurs et de bonbons appelés dragées par les francophones et confetti par les Italiens.
Puis, sous le mot de confetti, à Nice, à Rome et ailleurs, on continua à se jeter des sucreries, mais aussi et surtout des boulettes de plâtre, des haricots secs, des pois chiches -- d'où les masques d'escrime bariolés, avec lesquels les participants se protégeaient, d'où le nom de « journée des plâtres.
Enfin, en 1892, un ingénieur de Modène imagine de confectionner des confettis à partir de cartons ayant servi à l'élevage des vers à soie. Mais c'est à Paris qu'ils sont fabriqués, et c'est au casino de Paris que des spectateurs-cobayes en reçoivent la première pluie...


Les ciseaux

On a trouvé à Sialk, en Iran, des ciseaux de cuivre datant du IV ième millénaire, mais ils ne comportaient qu'une lame. Plus tard, apparurent les « forces » faites d'une lame de métal recourbée en U.

Les romains, enfin, furent les premiers à fabriquer des ciseaux à pivot tels que nous les connaissons actuellement.
En France, les ciseaux apparaissent dans les inventaires royaux du XIV ième siècle : il s'agit bien de ciseaux à deux lames tranchantes croisées, car dans le poème du JOUVENCEL du XV ième siècle, les ciseaux sont apparentés aux tenailles et tricoises.


La cravate

À l'origine, pièce vestimentaires des cavaliers croates appartenant au régiment de Royal-Cravate (Croate) au service de louis XIV. C'est du moins l'opinion généralement admise.

Toutefois, dès 1638, dans les mémoires de l'abbé Arnauld, se trouve cette curieuse indication, assez énigmatique : " Il y avait alors une célèbre cravate de bois ( c'est ainsi qu'on appelait certains petits partisans arrivés de quelques garnisons du Luxembourg ) qui nous incommodait assez." Avant d'entrer dans les ordres, l'abbé Arnauld avait porté l'épée.

La cravate nouée, telle que nous la connaissons, a été coupée pour la première fois à la fin du siècle dernier par Washington Tremblette, un grand faiseur de la rue de Rivoli, pour un Américain résidant dans le Midi.


Le donjon

C'est à Langlois ( Indre-et-Loire ) qu'on peut encore voir deux pans de mur du premier donjon de pierre construit en France. Il fut élevé dans les dernières années du Xème siècle par Foulques Nerra, comte d'Anjou de 987 à 1040, avec la forteresse dominant le Val de Lo, qui devait lui servir de point d'appui pour la conquête de la Touraine.

Le donjon de Langeait allait servir de modèle à toute l'architecture militaire de la première période romane, en particulier à Loches. Le donjon de Loches, lui, est toujours debout: c'est un bloc rectangulaire de 37 mètres de hauteur, auquel ont été ajoutés, à la fin du XIème siècle, trois contreforts semi-cylindriques


Le dalamtien

Peut-être vraiment originaire de la Dalmatie, peut-être descendant du braque du Bengale, il connaît en tout cas une première vogue dans l 'Italie du XVIIième siècle, puis une seconde en France et dans l 'Angleterre du XVIIIième siècle. Après quoi, il passe par une longue période d 'indifférence. En 1956, les« 101 dalmatiens » de Walt Disney le remettent en selle---- si on peut dire!


Le dictionnaire

Pas plus que l'Antiquité, le Moyen Age et la Renaissance n'ont mis au point de dictionnaires véritables, tels que nous en avons l'usage aujourd'hui. En Chine, le dictionnaire de Hou Chin avait été publié cent cinquante ans avant J.-C.

Dictionnaire bilingue: A Reggio, en 1509, est édité le monumental Dictionarium ou Dictionnaire polyglotte, dû à l'érudit italien Calepino, qui devint célèbre en France sous le nom de Calepin, mot qui a fini par prendre l'acception modeste que l'on sait. Le latin y était la langue de référence. Robert Estienne publie le premier dictionnaire bilingue où le Français est la langue de départ en 1539 c'est le Dictionnaire français-latin, autrement dit les mots français avec les manières d'user d'iceux tournés en latin.

Dictionnaire de la langue: En 1606, paraît à titre posthume un ouvrage lexicographique dû à Nicot. Ce premier dictionnaire de français, encore qu'on y trouve, infime, un lexique des équivalents latins, s'intitule Trésor de la langue française tant ancienne que moderne, auquel entre autres choses sont les mots propres de la marine, vénerie et fauconnerie.

Le premier bilingue anglais-français est publié en 1611 c'est le Dictionnaire anglo-français, par Cotgrav


L'électricité

Après frottement, l'ambre jaune attire les corps légers : ce phénomène, qui relève de l'électricité statique, est décrit pour la première fois par Thalès de Milet, l'an 600 avant notre ère. Après quoi, il faut attendre le XVIe siècle et les travaux de l'anglais William Gilbert, de Colchester, pour que soit faite la distinction entre l'attraction magnétique de l'aiguille aimantée et l'attraction électrique de l'ambre et d'autres corps comme le verre et la résine. Et c'est le mêmeGilbert qui baptise le phénomène du nom d'électricité, du grec elektron qui signifie précisément ambre.

En 1670, Otto Von Guericke, physicien et bourgmestre de Magdebourg, invente une machine électrostatique qui crée, pour la première fois, des étincelles électriques : Les « hémisphères de Magdeburg » émerveillent la diète de Ratisbonne. À partir de cette création artificielle, Benjamin Franklin ( par ailleurs, promoteur de la théorie des électricités positive et négative ) identifie l'électricité naturelle des orages et invente le paratonnerre


L'espéranto

Le plus répandu des nombreux « langages artificiels » fut crée par l 'ophtalmologue et linguiste russe Lazare Zamenhof, comme une contribution à l 'esprit de paix entre les peuples.
Il en fit connaître les principes et le vocabulaire dans un livre intitulé « une langue internationale, par le docteur Espéranto », publié en juillet 1887. Ce pseudonyme devint aussitôt le nom de la nouvelle langue.

Très vite, le succès de l 'Espéranto franchit les frontières russes et gagna tout l 'Occident. Depuis 1905, de nombreux congrès internationaux ont choisi l 'Espéranto comme langue de travail. Actuellement, il y aurait un million cinq cent mille espérantistes et trente-trois mille ouvrages publiés dans cette langue


L'égout

L'aménagement des égouts fait partie de l'architecture assyrienne. Strabon reproche aux Grecs de le négliger, bien qu'on ait retrouvé à Athènes un fond de caniveau relié par des canaux latéraux aux maisons qui le bordaient, sous les Pisistratides (V siècle avant J.-C.. Rome a connu sous ses premiers rois la « cloaca maxima », dont une branche est encore en service aujourd'hui.

La France en a renouvelé l'usage au XII siècle. En 1370, sous Charles V, le prévôt de Paris Hugues Aubriot -- par ailleurs constructeur de la Bastille-- fait aménager, rue Montmartre, le premier égout maçonné et voûté : celui-ci aboutissant dans le ruisseau de Ménilmontant dont le tracé suivait, à peu de chose près, celui de l'actuelle rue de Provence. Sous le palais de Justice de Paris, se trouvent encore des égouts construits vers la moitié du XV siècle, sous Louis XI.


Le fusil

Il apparaît en France vers 1630. Mais son existence était déjà signalée en 1476, à Guastala, en Italie. Le fusil a pour ancêtres directs l'arquebuse (bataille de Morat, en 1476) et le mousquet (bataille de Pavie, en 1525), et doit sa naissance et son développement à l'invention de la rainure hélicoïdale attribuée, entre autre, à l'autrichien J.Koller, de Vienne, au XV siècle.

La baïonnette, dont on suppose qu'elle a été inventée à Bayonne vers 1647, va ajouter à l'efficacité du fusil. Vauban généralisera son emploi dans l'armée française au tout début du XVIII siècle.

Le fusil est introduit dans le nouveau monde, aux États-Unis, par des colons suisses en 1721. Une usine de fabrication existera en Pennsylvanie dès 1754.


Le fromage

Il est sans conteste presque aussi vieux que la domestication des animaux laitiers. Aussi sûrement, aucun de nos ancêtres ne l'a inventé. Ceux-ci ne firent que découvrir un fait évident : abandonné à lui-même, le lait coagule et fermente.

On a retrouvé un peu partout sur les sites préhistoriques de l'Eurasie des matériels de préparation fromagère. C'est ainsi que, dans certains palafittes du Néolithique, ont été exhumés des tessons de pots percés qui ne pouvaient servir qu'à égoutter le lait caillé.

Les anciens ont tous connu le fromage, sauf peut-être Babyloniens et Hébreux. En Europe, les monastères médiévaux furent à l'origine de nombreux fromages : Le savoir-faire et la gourmandise, eux aussi, s'étaient réfugiés dans ces hauts lieux de l'esprit.


Le forceps

Mis au point en Angleterre par tel ou tel membre-- nous ignorons toujours lequel -- des Chamberlan, cet instrument de l 'obstétrique resta l 'exclusivité de ladite famille jusqu 'au XVII ième siècle, jusqu 'à la fuite à Paris de Hugh Chamberlan, menacé de prison pour faillite et qui tenta de vendre son secret à François Mauriceau.

Celui-ci, obstétricien de grand renom, ne crut peut-être pas en l 'efficacité du forceps. En tout cas, il refuse la transaction, et sans doute fut-il plus heureux en Hollande, car on sait que, dans les dernières années du XVII ième siècle, un certain nombre de gynécologues néerlandais l 'utilisent.

À partir du XVIII ième siècle, le forceps devient d 'une utilisation courante, après que le docteur Mellie, appelé le « père de l 'obstétrique britannique » par ses compatriotes, en eut perfectionné la forme.


La flûte

Probablement le plus ancien de tous les instruments de musique : on en a découvert dans des gisements du Magdalénien, c 'est-à- dire que l 'âge de ces flûtes est de dix à quinze mille ans.

La Grèce et Rome ont connu les trois sortes de flûtes : droite, de Pan ( ou syrinx ) et à bec.

Notre flûte actuelle, née de diverses améliorations apportées à la flûte traversière, existe depuis 1840.


Le golf

Ce sport est un fils de l 'Écosse, comme le « whisky. On y jouait au Moyen Age, et avec un tel engouement que le parlement écossais dut l 'interdire, car les jeunes gens le préféraient au tir à l 'arc. Il s 'étend très vite à l 'Angleterre : Un vitrail du XIV ième siècle, de la cathédrale de Gloucester, montre un joueur de golf en action, à moins qu 'il ne s 'agisse d 'un joueur de hockey!

Ce qui est sûr, en tout cas, c 'est que Jacques VI, fils de Marie Stuart, monte sur le trône en 1606 et qu 'il apporte avec lui ses clubs de golf. Dès lors, celui-ci se répand dans tout le Royaume-Uni.

Le golf mettra plus longtemps à débarquer sur le continent, puisque le premier golf français ( et européen ) est celui de Pau, aménagé en 1856, longtemps avant celui de Biarritz, créé en 1888, l 'année même où le golf traverse l 'Atlantique ( terrain de Yonkers, aux états-unis.

Le golf n 'a fait que deux timides apparitions aux jeux Olympiques ( 1900 et 1904


L'horloge

La clepsydre ou horloge hydraulique, qui a remplacé le cadran solaire et le sablier, a été inventée en Grèce au IVe ou au IIIe siècle avant J.C., et introduite à Rome en 159 avant notre ère.

Au Xe siècle, L'horloge hydraulique est remplacée par L'horloge mécanique grâce à L'invention de L'échappement et du poids mort, très probablement due à Gerbert, pape en 995; C’est lui, en tout cas, qui construisit L'horloge de Megdebourg.

"Les usages de L'ordre de Cîteaux" (1120) prescrivent aux sacristains de régler L'horloge de façon qu'elle sonne pour les matines; la sonnerie automatique existait donc dès le XIIe siècle.

En 1314, Beaumont construisit à Caen la première horloge publique à sonnerie. C'est à Nuremberg que les premières montres furent fabriquées vers 1500: Leur taille et leur forme leur valurent le nom d’œuf de Nuremberg.

Les horloges électriques datent de la première moitié du XIXe siècle, L'horloge à quartz de 1929, L'horloge atomique de 1954.


L'hélice

Sur le principe de la Vis d 'Archimède, une multitude d 'inventeurs s 'est essayée à propulser divers types de navires.

Le premier bâtiment naval qui ait jamais navigué par hélice ( actionnée manuellement! ) Est un sous-marin ( le premier submersible, du reste, « la tortue» de l 'Américain David Bushnell ) avec lequel en 1775, le sergent Ezra Lee attaquera une frégate anglaise au cours de la guerre d 'Indépendance.

Le premier vapeur mû par une hélice est « l'Archimedes » de l 'Anglais Francis P. Smith, en 1839.


La harpe

Les premiers instruments de ce type ont été retrouvés dans les ruines d 'Ur, en Mésopotamie. Ils auraient cinq milles ans d 'âge. Dès l 'Ancien Empire, l 'Égypte pharaonique jouait d 'une variété de harpe.

Celle qui est encore utilisée de nos jours, dite à double mouvement, est l 'oeuvre de Sébastien Érard, qui la mit au point à Londres, en 1811.


L'heure

La mythologie grecque primitive ne connaissait que deux heures, symbolisant le jour et la nuit; puis elle en admit quatre, symbolisant les saisons, enfin divisa la journée en douze heures d'une durée plus ou moins longue selon la saison.

Rome, plus ponctuelle, lui donna vingt-quatre heures, à partir du coucher du soleil. La France adopta, pour le départ de la division horaire, le passage du soleil au zénith. La division même du temps en heures égales ne peut être antérieure à la découverte par Galilée de l'isochromie du pendule en 1583


L'homéopathie

Christian Hahnemann, médecin allemand à la clientèle incertaine, méconnu dans son pays, est le fondateur de cette doctrine médicale. Ayant constaté que le quinquina lui donnait la fièvre, il édifia sa théorie, qui reprend sur d'autres bases la doctrine de Paracelse concernant le traitement par les semblables, en opposition à l'allopathie.

La méthode d'Hahnemann fut introduite en France, à Lyon d'abord, vers 1830. En 1835, il s'établit lui-même à Paris, y devint rapidement célèbre et fut le premier président de la ligue française des homéopathes, fondée pour lui rendre hommage.


Le langage

Les pierres travaillées de la culture acheuléenne, qui datent de deux cents à deux cents cinquante mille ans, sont la preuve même que leurs fabricants étaient, les premiers, capable d 'un véritable langage.

En effet, la fabrication de ces outils, qui suppose un enchaînement complexe d 'opérations, ne peut que résulter d 'une intention et d 'une volonté d 'exécution authentiques, autrement dit d 'une pensée réfléchie aussi précise que les mots qui la supportent.

Par ailleurs, l 'histoire, l 'archéologie et la linguistique tendent à prouver que l 'apparition des grands systèmes linguistiques, dont sont issues de nombreuses langues modernes, a eu lieu au début de l 'âge des métaux, il y a de six à neuf mille ans.


La laine

La laine de mouton est le premier textile mis en oeuvre par l 'homme. Elle est citée dans les textes de l 'Ancien Orient. La Grèce attribue à son dieu Hermès la tonte des moutons et le tissage de la laine. Selon d 'autres légendes, c 'est Héraclès qui a importé d 'Égypte en Grèce la tonte et le tissage


Les lunettes

Un physicien arabe, Ibn al-Haytmam al-azin avait bien, dès l'an 990 de notre ère, établi le pouvoir grossissant des verres à faces arrondies, mais nul n'a pu dire, jusqu'ici, s'il en avait tiré des conséquences pratiques. C'est vers 1285 que des verriers italiens constatèrent que les verres à surface convexe amélioraient la vue des personnes âgées, à moins que, d'origine incertaine, les lunettes aient alors été introduites en Italie. Contradictoirement, d'autres attribuent leur invention au moine franciscain anglais Roger Bacon, et d'autres encore à l'Italien Alexandre Spina.

En tout cas, l'utilisation de verres convexes pour corriger la presbytie devient courante en Europe avant le milieu du XIVième siècle. La première représentation picturale de lunettes en Occident se trouve sur une fresque datée de 1352, par Tommaso da Modena, à l'église Saint-Nicolas de Trévise. Portées par Hugues de Saint-Cher écrivant, elles ont une monture articulée « en compas.

La correction de la myopie par verres concaves devait naturellement suivre, mais c'est cependant plus tard que les lunettes pour myopes font leur apparition : On n'en trouve les premières mentions qu'à la fin du XVième siècle ( le pape Léon X, très myope, peint par Raphaël vers 1517-1519, tient une lentille concave à la main-- ainsi qu'on peut le voir au palais Pitti, à Florence.

Cependant, en 1436, Jan Van Eyck a peint, à Bruges, « La Vierge entre Saint Georges et Saint Donatien », qui se trouve au Musée communal de Bruges. Et l'on peut y voir le chanoine Georges Van Der Paele, avec une paire de lunettes posée sur son bréviaire : D’après les déformations optiques du texte écrit, il est visible, sans risque d'erreur, que se sont des lunettes de myopes.


Le miroir

Si, dès la plus haute antiquité, on utilisait des miroirs métalliques, Pline semble avoir été le premier à mentionner des miroirs de verre qui auraient été fabriqués à Sidon.

Sous les premiers empereurs, les verriers de Rome et de Brindes devinrent célèbres; devant l'invasion des Barbares, certains d'entre eux se réfugièrent à Venise dont les miroirs, étamés à partir du XV ième siècle, devinrent une des gloires.

L 'inventaire des meubles de Catherine de Médicis mentionne cent dix-neuf miroirs de Venise, tout rangés dans un même cabinet.

La technique de l'étamage étant gardée secrète, Colbert décida en 1660 dix-huit verriers vénitiens à venir à Paris et accorda privilèges et avantages à la « Manufacture des glaces et miroirs par des ouvriers de Venise.

 


Le monopoly

Ancêtre de toute une lignée de jeux « capitalistes » au cours desquels chacun peut entrer dans la peau d'un banquier, d'un agent immobilier ou d'un armateur, le monopoly a été inventée en plein krach financier de 1929, par Charles Darron, Américain ruiné, qui avait tout son temps pour réfléchir et imaginer : il en était réduit à promener les chiens des riches -- il en restait encore quelques-uns. Ce jeu a été commercialisé en 1935 et traduit en une vingtaine de langues. En 1975, il a eu son premier championnat international

 


Le monokini

Au début de septembre 1963 apparaissent les premiers monokinis sur la plage de Pampelonne, voisine de Saint-Tropez.

À partir de l'été 1964, c'est l'affrontement entre les serviteurs de la morale publique et les adorateurs (trices) intégraux du soleil. Une dernière opération de la gendarmerie, qui consiste à investir Pampelonne par terre et par mer, se solde par vingt-trois procès-verbaux dont dix-sept concernant des étrangers qui échapperont au paiement de l'amende en regagnant brusquement leur patrie.

À partir de l'été 1965, la gendarmerie se fond dans le paysage -- pourtant nivelé au bulldozer l'année précédente -- et le monokini, assuré d'une impunité sporadique, se répand un peu partout dans la région, puis dans le pays.

L'été 1973, il atteint la rive gauche de la Seine, où un bain flottant ancré près du pont de la Concorde et de l'assemblée nationale, se décide à accepter le monokini dans une enceinte réservée


Le nylon

Le Nylon est la marque déposée d'une fibre textile synthétique entre cent autres. Son invention, qui date de 1937, est l’œuvre de l'anglais Wallace H. Carothers. Mais le premier fil synthétique est plus ancien : 1884. C'est celui qu'on appelle le plus souvent « soie artificielle », dont le brevet fut déposé cette année-là par Hilaire Bernigaud de Chardonnet.

La rayonne à la viscose a été inventée par l'anglais Charles F. Cross en 1891, la rayonne d'acétate de cellulose par l'anglais Edwards J. Bevan en 1921, la fibre de verre par les Suisses Henri et Camille Dreyfus en 1925, le polyester par l'Anglais John T. Dickson en 1950.


Le nombre sept

Déjà dans l 'Antiquité, le nombre sept jouissait d 'un prestige particulier et était considéré comme un « nombre sacré. Voici quelques exemples mettant en évidence son symbolisme.

Les sept sages

Les sept nains de Blanche-Neige

Les sept péchés Capitaux

Les sept vertus

Les sept collines de Rome

Thalès de Milet

Prof

L 'Avarice

La Sagesse

Aventin

Pittacus

Joyeux

L 'Envie

La Justice

Caelio

Bias

Atchoum

L 'Orgeuil

Le Courage

Esquilin

Cléodule

Grincheux

La Paresse

La Prudence

Capitolin

Mison

Timide

L 'Impureté

La Foi

Palatin

Chilon

Dormeur

L 'Intempérance

L 'Espérence

Quirinal

Solon

Simplet

La Colère

La Charité

Viminal

Déjà dans l 'Antiquité, le nombre sept jouissait d 'un prestige particulier et était considéré comme un « nombre sacré. Voici quelques exemples mettant en évidence son symbolisme.

Les Sept Merveilles du Monde :

Les Pyramides d'Égypte. La plus ancienne des merveilles (2000 av. J.-C.) et la seule encore visible. La Grande Pyramide de Kheops a 147 mètres de Hauteur.

Les Jardins Suspendus de Babylone. Jardins en terrasse du palais de Nabuchodonosor (600 av. J.-C.) hauts de 23 à 91 mètres.

La Statue de Zeus à Olympie. Elle était en ivoire et en or ( chryséléphantine ) et représentait Zeus sur son trône. Haute de 12 mètres, elle était l 'oeuvre de Phidias ( Vième siècle av. J.-C.)

Le Temple d 'Artémis à Éphèse. Long de 122 mètres, il comportait 100 colonnes de 18 mètres de haut. Entièrement en marbre. Commencé en 350 av. J.-C., sa construction dura 120 ans.

Le Mausolée d 'Halicarnasse. Mesurait 43 mètres de haut, il fut commandé par la reine Artémis en mémoire de son mari, le roi Mausole de Carie, qui mourut en 353 av. J.-C.

Le Colosse de Rhodes. Gigantesque statue de 36 mètres de haut, représentant le dieu Apollon et dominant l 'entrée du port de Rhodes. Le sculpteur Charès y travailla 12 ans et la termina en 280 av. J.-C.

Le Phare d 'Alexandrie. Construit en 270 av. J.-C. sur l 'île de Pharos, dans le port d 'Alexandrie, il mesurait 122 mètres de haut.

D 'autres nombres sept que l 'on peut se rappeler : Les sept demandes du pater

Les bottes de sept lieues

Les sept frères de la Légende

Les sept fils et sept filles de Niobé

Les sept dons du Saint-Esprit

Les sept sacrements

Les sept chefs de Thèbes

Les sept jours de la Création

Les sept fils d 'Hélios

Les sept sceaux de l 'agneau

Les sept ciels

Les sept jours de la semaine

Les sept Électeurs

Les sept paroles du Christ sur la croix

Le candélabre à sept branches

 


L'oscar

En 1928, quelques pionniers américains du cinéma, comme Adolf Zukor, Louis B. Mayer, Carl Laemmle, décident de créer une « Académie des arts et sciences du cinéma » qui décernera chaque année des récompenses aux meilleurs cinéastes, artistes et techniciens de Hollywood.

On demande à un sculpteur de modeler une statuette qui symboliserait le mérite des lauréats. Le jour où il présenta son trophée à ses commanditaires, la secrétaire qui accompagnait Louis B. Mayer s'exclama : « Oh, c'est fou ce qu'il ressemble à mon oncle Oscar! ...» Aussi incroyable que cela puisse paraître avec le passage du temps, c'est ainsi, et non autrement, que la plus enviée des récompenses dans le monde du cinéma est devenue célèbre sous ce nom d'oscar.

Georges Cravenne crée « l'Académie des arts et techniques de la profession cinématographique » qui, à partir de 1976, désignera ses lauréats et leur attribuera des « césars », statuettes dont le modèle est l’œuvre du sculpteur César.


L'orfèvrerie

L'histoire du bijou se confond tout naturellement avec l'histoire de la découverte de l'or, laquelle est forcément liée au passage de la vie de nomade à la vie sédentaire qui va choisir de s'établir le long des grands fleuves, c'est-à-dire sur des sols alluviaux propres à l'agriculture.

Mais aussi, les mêmes sols sont riches en minerais précieux, jamais exploités jusque-là. Née en Tigre et Euphrate, la civilisation des Sumériens étais déjà assez évoluées le IIIè millénaire pour qu'une orfèvrerie très élaborée y fût florissante. En héritèrent les Assyriens et les Babyloniens, puis les Iraniens et, par eux, les Scythes au Nord et les Hitties à l'Ouest, grâce auxquels respectivement l'orfèvrerie mésopotamienne essaimera vers l'Orient jusqu'en Chine septentrionale et, vers l'Occident, jusque dans les Balkans.


L'opéra

Après une série d'approches entreprises au cours des cent vingt-cinq années précédentes, en particulier celles Politien et Germi, d'Alfonso Della Viola, de Rinucinni, Cavaliieri ( il satiro, 1590 ) et Peri ( Dafné, 1954 ) on admet que Claudio Monteverdi a construit les premiers opéras : Orfeo ( 1607 ), Ariana ( 1608 ). La chose a précédé le mot, qui n'apparaît qu'au XVIIIième siècle. Auparavant, l'Italie appelait l'Opéra favola, drama in musica et pastorale.


L'oignon

L 'oignon est l 'un des plus anciens légumes de la terre faisant partie de l 'alimentation humaine : il y a quatre mille ans, la Mésopotamie le cultivait déjà, et
l 'on trouve souvent sa représentation dans les tombeaux égyptiens.

Il sera une des sources de regret des Hébreux après
l 'Exode. Il faut dire que l 'oignon est spontané de la côte orientale de la Méditerranée au subconscient indien.

L 'échalote est une simple race d 'oignon que, par contre, on a jamais trouvé à l 'état sauvage. Les Romains de l 'Empire le connaissaient et
l 'appréciaient. Ils l 'appelaient ascalonia ( caepa ),
c 'est à dire oignon d 'Ascalon, ville d 'Israël, d 'ou, par altération : échalote


Le pont

Vers 2100 avant J-C. , Sémiramis, reine de Babylone, décide la construction d'un pont sur l'Euphrate.

Nous savons de ce pont, le premier à être enregistré sur les tablettes de l'histoire, que, pour l'édifier, on détourna le cours du fleuve et que ses fondations étaient faites de blocs de pierre maintenus entre eux par des barres de fer. Sa chaussée, large d'une dizaine de mètres, était constituée de madriers de cèdre et de cyprès.
Le premier pont métallique fut achevé en 1779. Il était en fonte et enjambait la Severn, à Colbrookdale, en Grande-Bretagne.


Le pneumatique

Le français Dietz en 1830, l'anglais R.W. Thompson en 1845 avaient pensé à entourer d'une bande de caoutchouc les roues d'un véhicule hippomobile. Par la suite, divers techniciens, en Occident, cherchèrent à améliorer ce procédé.
En 1888, le vétérinaire anglais John Boyd Dunlop réinvente ledit principe et dépose le brevet du premier bandage pour bicyclette.
Édouard Michelin fait de même, en 1895, pour le pneu démontable d'automobile et Dunlop, encore en 1910, pour les roues des trains d'atterrissage des avions ----qu'on appelait alors des aéroplanes.----
Le revêtement des roues de camions par des pneus commence en 1917, des tracteurs en 1930.
Depuis 1908, lisses jusque-là, les pneus sont dotés de reliefs antidérapants par Firestone.


Le pissenlit

Cette plante indigène des prairies d'Eurasie est depuis longtemps sur les tables paysannes : au Moyen Age déjà, l 'homme de la glèbe appréciait ses feuilles et aussi ses racines. Mais il a fallu attendre le temps de la Renaissance pour qu 'on le consomme, même dans les classes aisées, comme salade et comme légumes.

À la fin du XVIII ième siècle, on commence à cultiver le pissenlit dans nos jardins, un pissenlit qui s 'améliore en taille et en substance, et, au XIX ième siècle, il est exploité en grande culture par les professionnels qui font blanchir ses pétioles par étiolement.
Mais cela n 'empêche pas le pissenlit des prés d 'avoir ses partisans et de continuer à semer à tout vent, si bien que Larousse en fait son emblème des 1894 : Sa « semeuse » soufflant sur une fleur mûre de pissenlit avait été dessinée par le célèbre graveur Eugène Grasset en 1890.


La perruque

Toute l 'Antiquité a fait usage des perruques : les satiriques romains en raillent l 'abus et, au IIième siècle, Clément d 'Alexandrie attaque les femmes qui portaient des « cheveux de mortes » peut-être en train de brûler en enfer.

Si un écrit français du XVième siècle, le -- monologue de perruques --, se gausse des « feints cheveux », Louis XIV créa en mars1673, la corporation des « barbiers, baigneurs, étuvistes, perruquiers » office héréditaire fort coûteux à acquérir ; le fournisseur à la mode, celui du roi, était Binet, créateur des perruques dites


Le pipe-line

Le premier pipe-line pétrolier fut construit en 1865 par Samuel Van Syckel, en Pennsylvanie; treize ans plus tard, dans ce même État, fonctionnait déjà un pipe-line de six pouces ( 15 cm de diamètre ) avec un débit journalier de 1500 tonnes. Le développement de la production devait entraîner celui des pipe-lines et, dès 1880, il y avait aux États-Unis 1800 kilomètres de conduites. Aujourd'hui, il existe près de 900 000 kilomètres de pipe-lines ( brut et produits finis ) en service dans le monde.


Le peigne

À coup sûr, il est presque aussi ancien que le beau sexe. On a trouvé des peignes dans les tombes égéennes. Un édit de Dioclétien, datant de la fin du III ième siècle après J.-C., fixe à 14 deniers le prix des peignes en buis, les plus communs. Un texte français du XII ième siècle cite un peigne d'ivoire doré. La taille de 1292 cite neuf peigniers à Paris, celle de 1300 trois seulement. Certains peignes comportaient un long manche fabriqué, non par les peigniers, mais par les « couteliers, faiseurs de manches.
Au XVI ième siècle, les marchands criaient dans les rues : Pignes de bois, la mort aux poux, C'est la santé de la teste.

   


La poubelle

Le « règlement général de police concernant la propreté de la voie publique et des habitations », daté du 8 mars 1864, ordonne aux locataires des immeubles de fournir pour l'évacuation des ordures ménagères, des « seaux et caisses munis d'une anse et d'une capacité n'excédant pas 50 litres », les balayeurs municipaux annonçant le passage des tombereaux « par le son d'une corne semblable à celle employées sur les chemins de fer.

Eugène Poubelle, préfet de l'Isère en 1872-1873, fut frappé par la malpropreté de Grenoble et s'employa, mais sans succès, à obtenir de ses habitants l'application de ce règlement général de police. Il faut dire que cet ami de la propreté, toujours tiré à quatre épingles -- ses détracteurs l'avaient surnommé Apollon et Assuérus -- passait hors de son département « beaucoup de temps qu'il ait dû employer à sa besogne préfectorale », comme observait un journal local qui, irrespectueusement, le qualifiait, de « préfet à roulettes.

Nommé préfet de la Seine quelques années plus tard, Poubelle n'oubliera pas la leçon de Grenoble. Par un arrêté du 7 mars 1884, il décide que « le propriétaire de chaque immeuble devra mettre à la disposition de ses locataires un ou plusieurs récipients communs pour recevoir les résidus de ménage, etc. . Cette fois, ce ne sont plus les locataires insouciants, mais les propriétaires qui fourniront les... poubelles -- comme on les appela aussitôt.

Mais quel autre préfet peut se vanter d'avoir enrichi d'un mot la langue française?


Le porto

Le plus fameux au monde de tous les vins de liqueur est une création patiemment mise au point en quelques siècles, dans quelle sont intervenus la générosité du terroir portugais, la bonté des ceps bourguignons et le goût britannique pour certains types de boissons.

Le commerce du porto, qui commence petitement en 1678, concerne un vin qui ne doit avoir que des rapports lointains avec celui qui se déguste aujourd'hui.

En 1703, Royaume-Uni et Portugal concluent un traité, dit « traité Methuen », du nom du diplomate britannique envoyé pour le préparer, et qui scelle le destin du porto : désormais celui-ci bénéficiera de droits d'entrée préférenciels en Grande-bretagne, par rapport aux vins français et allemands.


Le parasol

Dès la Grèce antique, qui ne connaissait pas le parapluie, on se protégeait du soleil par le parasol, qu'aux Panathénées portaient, en signe de subordination, les femmes non-citoyennes pour le bénéfice des femmes citoyennes. Il fut évidemment en usage en Italie avant de l'être en France, et en France avant la Grande-Bretagne. Evelyn en parle dans son voyage en France ( 1644-1648. Il en vit à Montpellier : ils étaient en paille et avaient la forme de cloches. Locke en rencontre à Paris en 1675 encore avec étonnement.

 


La poupée

La poupée est de tous les temps : on en a retrouvé qui datent de la préhistoire, mais aux formes si primitives qu’on peut dire qu'il s'agit là de « pré poupées.

Les premières poupées véritables remontent en Égypte pharaonique du Moyen Empire : elles sont en bois et ont quatre mille ans. Égyptiennes aussi, les premières poupées en tissu, mais plus récentes : six à sept cents ans avant J.-C. Le XIXe siècle, avec l'apparition du papier mâché, voit la multiplication de poupées en nombre et en variété. La première poupée à yeux mobiles « naît » en 1880. Le XVIIIe siècle, lui, avait été celui de la poupée-mannequin, présentatrice et ambassadrice de la mode française.


Le phonographe

L'enregistrement des sons mécaniques est une des idées de recherche qui a marqué le XIXe siècle. Le premier, Thomas Young pense à utiliser, pour l'étude des sons, un style solidaire d'un corps vibrant et dont la pointe glissait sur un cylindre tournant En 1857, Édouard Scott de Martin ville imagine de fixer le style à une membrane élastique pour enregistrer la voix humaine et la musique et donne ont son invention le nom de phonographie.

En 1877, Charles Cros, excellent poète et linguiste, qui connaissait grec, latin, sanskrit, allemand et italien, mathématicienne et, au surplus, bricoleur génial, constate que " si l'on fait repasser le style dans les sillons qu'il a creusé sur le cylindre rotatif, la membrane à laquelle il est fixé reproduira les paroles, les chants et la musique ". Et voilà pour le nouveau venu, baptisé par son auteur paléophone, que l'auteur décrit dans un mémoire adressé à l'Académie des sciences le 18 avril 1877.

Or, le 31juillet suivant, l'américain Thomas Alva Edison, autre inventeur génial mais en même temps redoutable homme d'affaires, fait déposer le brevet de son phonographe. A son tour, l'ingénieur amèricain Émile Berliner perfectionne l'instrument en remplaçant le cylindre par le disque~ qu'il avait breveté au cours de la même année 1877, et c'est le gramophone.


La poterie

Elle est l'un des plus anciens artisanats du Proche-Orient son apparition dans l'est méditerranéen remonte à six mille ans, avec le modelage à la main. L'invention du tour date de trois mille quatre cents ans environ. Au début, la mise en forme continue à se faire par façonnage manuel, et le tour sert à terminer le travail. Puis, vers 2600, le tour devient l'instrument indispensable au potier durant tout le processus de la mise en forme. A noter qu'en Chine la poterie serait apparue plutôt encore, puisqu'on y aurait maîtrisé sa technique il y a six mille ans et que, dès cette époque, on aurait commencé à utiliser des tours primitifs et des fours dont la température de cuisson pouvait atteindre de 950 à 1 050 J.C.


Le patronyme

Les noms gaulois de personnes avaient été supplantés par les noms de famille et de gentilices romains, et ceux-ci furent leur tour éliminé par le christianisme, qui ne connaissait que les prénoms.
C'est ainsi que, durant toute la période franque et au début de l'époque capétienne, il n'existe plus que les noms de baptême nom attaché à l'individu et qui, presque toujours, change à chaque génération et finit par s'accompagner d'un surnom ou d'un sobriquet.

Au XIe siècle, dans quelques villes comme Arras, puis au XIIIe siècle un peu partout, le nom de baptême sous une forme plus ou moins altérée, le surnom et le nom de métier tendent à devenir héréditaire. Au XVe siècle, les noms de famille sont stabilisés, fixés en quelque sorte, avec l'organisation des registres d'état civil que vont tenir les curés de paroisse jusqu'à la Révolution, et que François 1er va rendre obligatoires par l'article 51 de l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539.

Quant à l'état civil des protestants, il fut légalement enregistré par les pasteurs aussi longtemps que fut en vigueur l'édit de Nantes (1598-1685); pour les israélites, c'est seulement sous l'Empire qu'un décret du 20juillet 1808 leur enjoignit de prendre un nom de famille dans les six mois. La Révolution sécularisera les registres de l'état civil par un décret du 20 septembre 1792 et une lois du 28 pluviôse an III. .


Les quilles

C'est au Moyen Age qu 'en Europe s 'élabore peu à peu le jeu qui deviendra celui de neuf quilles et d 'une boule percée d 'un trou avec des variantes selon les pays.
Les Hollandais l 'emportent avec leurs règles quand ils vont s 'établir sur les lieux du futur New York et, plus de cent ans après, les Français, avec les leurs, au Canada.

S 'inspirant des uns et des autres, les Américains de Greenwich Village inventent le Bowling à la fin du siècle dernier, jeu de salle à dix quilles avec des boules à trois trous. Aussitôt, immense succès de la nouvelle formule qui ira détrôner les précédentes en Europe, et que saluera le Petit parisien en 1908. Ce succès sera total après la Seconde Guerre mondiale, un adepte de Fred Smith, probablement plus paresseux et plus imaginatif que les autres, ayant mis au point un système qui permet de remettre les quilles en place automatiquement


Le rhum

La culture de la canne à sucre, originaire du Bengale, puis acclimatée par les Arabes dans le bassin méditerranéen, fut introduite à Cuba par les Espagnols peu après la découverte de l 'Amérique. De là, elle s 'étendit à toutes les îles de la mer Caraïbe.

Le rhum est né dans les Antilles anglaises. À la Barbade, la fabrication du rhum a commencé en 1647 au plus tard, c 'est à dire vingt-trois ans après l 'arrivée des Anglais, peut-être même un peu plutôt. On l 'appelle alorskill-devilpuisrumbullion, abrégé en rhum en 1667.

Les Antilles françaises appelèrent d 'abord tafia l'eau-de-vie de canne, puis adoptèrent le mot rhum, tafia étant finalement réservé aux eaux-de-vie fraîchement distillées et rhum aux eaux-de-vie vieillies en fûts.


Le riz

Riz de montagne et riz de rizière, qui constituent l'aliment de base en Orient depuis quatre mille ans, nourrissent aujourd'hui les deux tiers de l'humanité. Les quelque deux mille variétés d'Oryza fatua et d'Oryza minuta (lesquels sont àl'origine du riz de culture) ont pour ancêtre un riz sauvage qu'on trouve surtout en Inde, dans la vallée du Gange entre autres, mais aussi aux Philippines et à Java.

La Chine cultivait le riz il y a trois mille ans. On le trouve en Mésopotamie au temps d'Alexandre. Puis les Arabes l'introduisent en Égypte et en Espagne. Il apparaît en Italie en 1468. Les Portugais en installent la culture en Afrique dés le xv~ siècle, et les Espagnols en Amérique seulement vers 1650


Le rasoir

L'homme de la préhistoire s'est rasé avec des coquillages, des dents de requin, des éclats de pierre-silex et autres. La haute Antiquité s'est servie de lames de bronze ou d'or semi-circulaires on en a retrouvé dans des tombes pharaoniques du IVe millénaire. Selon Tite-Live, le rasoir aurait été introduit à Rome au vIe siècle avant J.-C. par Tarquin, cinquième roi plus ou moins légendaire de la ville. Et Scipion l'Africain aurait été le premier romain à se faire raser régulièrement chaque jour. En France, le rasoir est connu des textes du XIIe siècle. A Sheffield, au XVIIIe siècle, on commence à fabriquer ces rasoirs d'acier qui feront sa gloire, avec toute sa coutellerie, dans le monde entier. Au tout début du XXe siècle, l'américain King C Gillette dépose le brevet de son rasoir de sûreté, que nous appelons rasoir mécanique, avec lame à deux tranchants remplaçable. Quant au rasoir électrique, les premiers brevets déposés aux États-Unis remontent à 1900. Mais le premier rasoir électrique "opérationnel" est celui d'un colonel américain en retraite, Jacob Schick, qui dépose son brevet en 1928 et le lance sur le marché en 1931. En France, l'usa


Le stylo à bille

Le brevet du premier stylo à bille " opérationnel " fut déposé en 1937 par un Hongrois réfugié en Argentine, Lazzlo Josef Biro.

Son emploi se répandit en Grande-Bretagne dans les année 1938 et 1939. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il avait conquis la terre entière.

Mais un Anglais et un Américain - il agit de John Lond, en 1888 - à la fin du siècle dernier, et un autre Américain en 1916 avaient chacun déposé un brevet du même ordre, dans les trois cas non suivis d'exploitation age du rasoir électrique se généralise après la Seconde Guerre mondiale.

 


Le stencil

La technique de reproduction d'un dessin ou d'un texte sur papier ou sut tissu à partir d'une matrice faite d'une plaque de métal mince ou d'une feuille de papier enduite d, une pellicule de cire est très ancienne.
À leur façon, Égyptiens, Romains, puis Chinois et Japonais l'ont pratiquée.
La technique moderne du duplicata remonte à 1884, année où A.B. Dicks dépose le brevet de son invention désignée sous le nom de «MIMEOGRAPH.


Le surmulot

Le surmulot ou rat d'égout (Rattus norvegicus ) est originaire du l 'Inde et de la Perse. Il a envahi l'Europe au XVIIIième siècle, après avoir franchi les plus larges fleuves, telle la Volga.
Il occupe la Prusse orientale en 1750; on l'identifie dans la région parisienne en 1753; il gagne la Norvège en 1762, l'Espagne en 1800, la Suisse en 1809. Par mer, il avait déjà abordé aux côtes britanniques vers 1830 et colonisé les Amériques vers 1770.


La serviette

L 'usage fut longtemps de s 'essuyer la bouche et les mains avec un pan de la nappe « dans les maisons riches ou aisées », car les pauvres n 'en avaient évidemment pas. Ce n 'est qu'à la fin du XV ième siècle que la serviette commence à faire partie du couvert.

On la met d 'abord sur l 'épaule ou sur le bras gauche. Puis vient la mode des « fraises », au XVII ième siècle, et on la porte alors autour du cou. Au XIX ième siècle, on l 'amarre au gilet. De nos jours, elle a atterri sur les genoux des attablés.


Le savon

Si l 'on en croit Pline, il serait d 'origine gauloise : « On se sert aussi de savon, c 'est une invention des Gaulois pour rendre les cheveux blonds; on le fait de suif et de cendres de hêtre. »

Les savons de Marseille -- où de nombreuses savonneries existent déjà au XIIième siècle -- de Savone, de Gênes et de Venise étaient particulièrement appréciés au Moyen Age.

À Paris, la taille de 1292 cite huit savonniers qui allaient criant dans les rues : « j 'ai le bon savon de Paris » mais aussi : « j 'ai le savon d 'outre-mer.
Au XVIIième siècle, on estimait particulièrement les savonnettes à l 'orange, grises, noires et de Bologne


Le stade

C 'est la carrière où s 'exercent les athlètes grecs. Elle mesure six cent pieds. Mais le pied n 'ayant pas la même longueur dans toute la Grèce, le stade d 'Athènes mesure 177 mètres, celui d 'Olympie 192. Le mot n 'apparaît en France qu 'avec les études classiques. Cependant, Oresme dans ses Éthiques d 'Aristote ( 1488 ) relate l 'histoire de Milon qui portait un bœuf « tout le cours d 'une estade sans arrêter.

En ce qui concerne les Temps modernes, le premier stade aménagé en France est celui du Racing-Club de France, à la Croix-Catelan, dont la piste de 500 mètres sur herbe fut inaugurée le 9 mai 1886.


Le supermarché

C 'est en 1957 que le premier s 'est ouvert en France, à Paris, dans le dix-septième arrondissement. Mais ce type d 'ensemble commercial avait été créé aux États-Unis quarante ans plutôt : en 1918, à Houston, Texas, est inauguré le premier supermarché véritable avec paniers à chariot.

En 1932 est créé le premier supermarché de New-York : Big Bear, le Gros Ours.


Le transistor

Il a été inventé aux États-Unis dans le laboratoire de « Bell Téléphone », par John Bardeen, Walter Brattain et William Shockley. À ces trois hommes de science, cette découverte, dont la mise au point avait eu lieu le 23 décembre 1947, a valu le prix Nobel de physique décerné en 1956.
Le transistor à jonction, dont l'emploi est aujourd'hui généralisé, a été créé par Shockley en 1950. La grande révolution technique apportée par le transistor repose sur la miniaturisation. Sans lui et sans elle, pas d'informatique « c'est-à-dire aucune des innovations allant du pacemaker pour cardiaques aux voyages dans la Lune.
Il ne faut pas oublier que Mark 1, la première machine à calculer électronique, construite en Amérique en 1944, pesait trente tonnes et contenait dix-huit mille lampes radio. L'ordinateur pour tout date de 1958, avec le remplacement des lampes par les transistors.


Le thermomètre

Basé sur la dilatation des gaz,
le thermomètre de Galilée, le premier dont nous ayons eu connaissance ( fin du XVI siècle ), indiquait simplement des variations de température.

Le premier thermomètre à donner une échelle de températures fut mis au point par un fabricant allemand d'instruments de physique, Daniel G. Fahrenheit, en 1714.

Mais son échelle manquait de simplicité : Pourquoi avoir attribué à la glace fondante 32 degrés et 212 degrés à l'eau atteignant l 'ébullition? En 1742, le physicien et astronome suédois Anders Celsius propose une échelle plus commode, parce que centésimale -- de 0 à 100 degrés.


Le tennis

Le tennis, ou plus exactement « lawn-tennis », est une adaptation britannique de plein air, imaginée en 1874 par le major Wingfield, à partir du jeu de courte paume française.
Du reste, le nom même de tennis n 'est que l 'avertissement « tenez! » Du serveur à son adversaire, et la manière de compter par 15, 30 et 40, provient aussi, directement, du jeu de paume.

Le premier championnat, en 1877, fut organisé à Wimbledon. La même année, en France, deux clubs commencent à pratiquer le tennis, et le premier championnat national a eu lieu en 1891. La coupe Davis, offerte par un champion américain de ce nom comme récompense au plus glorieux tournoi international par équipes dont la formule n'a pas varié depuis, est un trophée d'un goût détestable, sans égal dans le monde des sports pourtant riche en oeuvres d'art navrant.

Dwight F. Davis, du reste, faisait partie de l 'équipe victorieuse des États-Unis, lors de la première compétition en 1900.


La tirelire

Le terme apparaît pour la première fois dans le TESTAMENT (1265) de Jean de Meung, mais l 'objet est probablement plus ancien. Le « tire-lire » était une sorte de refrain, au Moyen Age, et la tirelire fut ainsi appelée, par métaphore, en raison du tintement des pièces obtenu quand on l 'agite.


Le tambour

  employé en chine deux mille ans avant notre ère, pour indiquer les divisions de la nuit, mais on en a retrouvé des fragments dans des tombeaux égyptiens beaucoup plus anciens.

La darbouka tunisienne d'aujourd'hui représente la forme la moins élaborée du tambour « une peau de mouton tendue sur une gargoulette sans fond en guise de caisse de résonance. » S'il est douteux que le tambour ait été introduit en Europe par les Maures, le mot pourrait venir de l'Arabe « tabor. Son origine remonte au Néolithique le plus ancien, dès la naissance de la poterie. Il était


Le trottoir

À l'origine-- au XVIe siècle -- le trottoir désigne le devant de la scène, au théâtre. Mais la surélévation bordant les rues à l'usage du piéton est inconnue en France jusqu'au XVIIIe siècle.

La première à recevoir des trottoirs fut, à Paris, en 1782, la rue du Théatre-François, aujourd'hui rue de l'Odéon. En 1809, sont publiées les Lettres sur Paris du baron de Berkheim. L'une d'elles, datée de 1806, signale « une chose qui manque essentiellement à cette ville : ce sont des trottoirs tels que Londres en offre l'agrément.

À noter, cependant, qu'un lieu public parisien avait été doté de trottoirs bien avant la rue du Théatre-François : C’est le Pont-Neuf, le plus ancien et le plus célèbre des ponts de la Seine, commencé en 1578 sous Henri III, terminé seulement en 1604 sous Henri IV.


La terre

L'âge de notre globe est assez respectable: de quatre milliards cinq cent millions à six milliards d'années selon les estimations, et selon le point de départ que l'on choisit: Formation d'un nuage de poussière et de gaz cosmiques, ou début de l'écorce terrestre, les plus anciennes roches connues de nous étant vieilles de quatre milliards d'années.

Mais de pareils chiffres dépassent notre imagination. Pour en avoir une idée plus concrète, faisons une comparaison en ramenant la durée totale de cette « existence » à notre année de douze mois. À cette échelle, la terre ayant « pris naissance » le 1er janvier, son écorce se serait formée dans le courant de février. En mars au plutôt, mais assurément pas plus tard qu'en juin, la Téthys, c'est-à-dire l'océan primitif, serait apparue. Toujours à la même échelle, le mois d'avril aurait vu l'éclosion de la vie, novembre celle des premiers fossiles. Les dinosaures auraient connu leur apogée vers la mi-décembre, et l'âge de l'homme ( homo sapiens) serait arrivé le dernier jour de la dernière semaine; pour être plus précis, il n'aurait affirmé sa supériorité sur le reste du rège animal qu'à partir de 22:30 hres, ce trois cent soixante-cinquième jour!


Le verre

La légende rapportée par Pline l'Ancien, selon laquelle des marchands phéniciens auraient construit dans le désert un four de blocs de nitre qui fondirent et, se mêlant au sable, donnèrent du verre, n'est pas valable. Dès le Haut-Empire, les Égyptiens soufflaient le verre, témoin les peintures de Beni Hassan. Toujours selon Pline, les verreries de Sidon, en Phénicie, étaient célèbres. Rome frappa les Égyptiens d'un tribut payable en verrerie, et ce n'est que sous Néron qu'une verrerie fut installée à Rome.

En France, des fours de verriers furent montés dès les VII siècles, et ce sont des ouvriers français qui sont chargés en 670 de mettre des vitres à des églises anglaises.

Au XVI siècles, les verres sont si répandus en France que Bernard Palissy écrit qu'ils « sont vendus et criés par les villages par ceux mêmes qui crient les vieux chapeaux et les vielles ferraillent.

La verrerie était le seul métier


Le violon

Il a tant d 'ancêtres médiévaux -- vielle, rebec, viole, lyra da braccio -- qu'on ne saurait dire quel facteur, à la suite d 'une série d 'adaptations et de transformations de ces instruments, a fabriqué le premier de tous.

Les premiers spécimens, qui correspondent aux caractéristiques admises aujourd 'huit, datent du XVI ième siècle, et leur ville natale est Brescia : plusieurs documents y attestent l 'existence de violons à quatre cordes vers 1585.

Mais on admet que, sensiblement à la même époque, il en fut aussi fabriqué à Paris.

R manuel qu'un gentilhomme pouvait exercer sans déroger.


La vitamine

En 1897, le physiologiste hollandais Christian Eijkman découvre par hasard que le riz non décortiqué protège les pigeons du béribéri, alors que les sujets nourris au riz décortiqué en sont atteints. Devenu spécialiste des avitaminoses, Eijkman recevra le prix Nobel en 1929.

Le terme vitamine a été crée par le polonais Funk-- c'est-à-dire amine de vie -- pour désigner une certaine vitamine qu'il avait découverte dans la cuticule du grain de riz, nommée plus tard vitamine B1-- le terme ayant été étendu à toutes les substances organiques de ce type.


Le yeti

Le Yeti, ou « abominable homme des neiges », défraye la chronique pour la première fois en 1921 : La description de ses empreintes a donné par le colonel Howard-Bury, chef d'une expédition anglaise qui, sur les flancs de l'Everest, les a relevées à 7000 mètres d'altitude.

Un autre Anglais les a photographiées pour les première fois dans l'Himalaya, en 1937. Selon les « anti-yeti », il s'agissait de celles d'un ours brun--- ursus arctos.


Le yaourt

Cet enfant du Proche-Orient a des origines millénaires--et tout aussi obscures: est-il kirghise, turc, bulgare? Descend-il du Pamir? Sans doute tout cela à la fois. En tout cas, les Français ont commencé à le déguster massivement dans les années 30. Mais le premier d'entre eux à en avoir savouré les vertus est probablement François 1er.

En 1542, le souverain étant tombé malade sans que ses médecins parviennent à le guérir, l'ambassadeur de France auprès du Sublime Porte dépêche auprès de son roi un médecin juif de Constantinople qui, en administrant à ses patients des doses de fromage de brebis préparé selon une méthode mystérieuse, faisait des miracles. Le fait est qu'il guérit François 1er, mais refusa de livrer son secret de préparation, remettant à quatre cents ans le succès du yaourt en France.


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