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D'ACCUEIL DE
MONDES
PERDUS
UN ROMAN DE GUERRE
DE PIET LEGAY ADAPTÉ AU CINÉMA EN 1968
RICHARD D.
NOLANE
(Reproduction
interdite sans l'autorisation écrite de l'auteur)

COMMANDO SUICIDE
(Titre original :
COMMANDO SUICIDA)
Réalisé par Camillo Bazzoni
et avec Aldo Ray, Italie/Espagne
1968
d'après
COMMANDO 44
de Piet Legay
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Parution originale aux Editions FLEUVE NOIR, Coll. "Feu" #40, 1966. Broché, format
poche (10,5/17 cm), 252 pages. Réédité
en 1969 sous le même titre en Belgique par les éditions Beckers
(Anvers), coll. "Panorama des guerres modernes" #5, relié sans
jaquette, format moyen (13,5/21 cm) 213 p. , illustrations, introduction par
Stanley McGraig. TRADUCTIONS ITALIE
: MISSIONE SUICIDA, 1966, Edizioni
dell'Albero, Turin, Coll. "Romanzi veri di guerra/ #9, format poche
(11/17 cm), 202 p., traduit par Gianni Rebaudengo. BRESIL
: COMANDO
44, s.d. (c1967), Ed.
Tridente, Rio de Janeiro, Coll. "Guerra et Acão" #5, format poche
(11/18 cm), ??? p., traduit par ???. Annoncé, mais publication non confirmée
pour l'instant.
ESPAGNE
: COMANDO
44, 1968, Edisven, Barcelone, Coll. "Bélica" #8, format
poche (11/18 cm), 192 p., traduit par Camiña Verdejo.
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LE FILM
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Juste avant le Débarquement du
6 juin 1944 en Normandie, un petit commando de personnages caractériels
dirigés par le sergent Cloarec (Aldo Ray) est envoyé par le Haut Commandement
allié pour mener à bien la mission suicide de détruire les chasseurs
stationnés sur l'aérodrome secret allemand de Zummerhof.
Le but de cette attaque est
de permettre le parachutage dans les environs de cet aérodrome d'un détachement de "berets
rouges" devant miner un viaduc que doit emprunter pour rejoindre la
Normandie une division blindée équipée de chars Super Tigre, du matériel militaire
sophistiqué qui pourrait compromettre l'opération du Jour-J s'il arrivait à
destination.
Zummerhof est si
bien protégé qu'il a toujours été impossible de le bombarder.
Avec la mort du spécialiste en explosifs juste après le parachutage du
commando derrière les lignes ennemies, l'affaire prend vite mauvaise tournure.
Mais le sergent Cloarec n'est pas du genre à baisser les bras...
Le film de Camillo Bazzoni ne
dépasse pas la moyenne de la production de l'époque en matière de cinéma de
guerre populaire à la sauce italo-espagnole.
Une production de Série B qui
avait pourtant son public puisqu'à sa sortie en Espagne, par exemple, Commando Suicida
fit
tout de même plus de 600.000 entrées dans le pays.
La modestie du budget de la
production se manifeste régulièrement au cours de l'histoire par le manque
criant de figurants et de moyens, les pires moments étant sans aucun doute ceux
où des maquettes d'avions en plastique en train de brûler, avec les résultats
visuels qu'on imagine, sont fimées en plan rapproché...
Mais le jeu d'un
(déjà)
vieux routier des rôles de soldat comme Aldo Ray, le seul acteur connu du
casting, et quelques bonnes séquences d'action évitent le naufrage au film.
Mais celui-ci reste bien inférieur au livre de Piet Legay, oeuvre de jeunesse
"carrée" à défaut d'être très originale dans son propos, qui l'a
inspiré.
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ALDO RAY
(USA, 1926-1991) fut un spécialiste des personnages de militaires
et participa à quelques classiques du genre comme Le cri
de la victoire de Raoul Walsh ou Les
Bérêts Verts de John Wayne. On le retrouve aussi dans
d'autres grands films signés Anthony Mann (Le petit arpent
du Bon Dieu), Raoul Walsh (Les Nus et les Morts) ou
Michael Curtiz (La cuisine des anges). Passé la
quarantaine, sa carrière s'essouffla et il devint un abonné
des productions secondaires au grand et au petit écran,
comme Commando Suicida. |
La VHS américaine |
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CRÉDITS ET CASTING
Année : 1968,
Italie/Espagne
Réalisation : Camillo Bazzoni
Scénario : Javier Tussell Gomez
d'après le roman COMMANDO 44 de Piet Legay
Direction de la photographie : Francisco
Sanchez Munoz
Montage : Ornella Micheli
Musique : Daisy Lumini
Principaux interprètes : Aldo Ray
(Sergent Cloarec), Gaetano Cimarosa, Luis Davila, Ugo Fangareggi, Vira
Silenti, Pamela Tudor et Manuel Zarzo.
Coproduction : R.E.D. (Rome) et
Estela
Film (Madrid)
Durée : 95 à 99 mn suivant les
versions.
Tourné en Techniscope Technicolor
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Des
versions VHS du film existent en France, en Allemagne, en Suède et aux USA et une version
DVD est sortie en Allemagne.
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COMMANDO
SUICIDA
a été distribué hors d'Italie sous les titres
suivants:
Commando
Suicide (France)
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Suicide
Commando (USA)
Kommandounternehmen
Burning Eagle (Allemagne)

Le DVD allemand,
EMS, 2002
Man
Without Mercy (UK?)
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Comandos
(Espagne)
De
Röda Baskrarna (Suède)

La VHS
suédoise, VTC, 19??
Suicide
Commandos (USA?)
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PIET LEGAY

Piet Legay, Fayence 1990 (photo RDN)
Piet Legay, de son vrai nom Baudouin Chailley, est
né en 1939. Officier dans les troupes de Marine, il a fait carrière dans
le renseignement (SDECE puis DGSE), ce qui l'a mené à opérer un peu
partout dans le monde.
C'est en 1965 qu'il publie sous
le nom de H. B. Treilley son premier roman (écrit en collaboration avec
Henri Tremesaigues) dans la collection Espionnage
des Éditions de l'Arabesque. Dès l'année suivante, il entame une carrière
d'auteur de romans de guerre au Fleuve Noir dans la collection "Feu",
où il prendra également le pseudonyme de Guy Lespig pour 6 autres
titres. En 1968, il intègre la collection "L'Aventurier" de
cet éditeur en créant le personnage de Krause, une sorte de redresseur
de torts international qui sillonnera le monde le temps de 12 histoires en
bénéficiant beaucoup de l'expérience professionnelle de son
créateur...
Après la mort de ces deux collections, au milieu des
années 1970, tout en continuant à écrire des romans de guerre aux Éditions du
Gerfaut (plus de 30 titres de 1976 à 1985 sous les noms d'Igor Ivanov,
Baldwin Wolf et Guy Jacquelin), Piet Legay décide de se tourner vers la Science Fiction, en passant à la collection "Anticipation". Il y publiera 54
romans entre 1977 et 1994 et sera un des rares auteurs de la période
'classique" de la collection à fréquenter le milieu de la SF en
France et à
assister à des conventions du genre, comme celle de Fayence dans le Var.
En 1984, il publie enfin son premier livre en grand format, La nuit du squale,
au Fleuve Noir, et en 1989, c'est sous son vrai nom qu'il sort chez Stock
un thriller de politique fiction, Nouméa, ville ouverte.
Enfin, en
1990-1991, et toujours sous la signature de Baudouin Chailley, il fait
paraître
ses premiers vrais romans d'espionnage dans "Secret-défense",
une série qui lui est réservée au Fleuve Noir et qui met en avant son passé
d'officier dans les services de renseignement.
Baudouin Chailley a écrit
aussi les #103 et #104
de la série "Police des Moeurs" (Vaugirard, 1994) sous le
pseudonyme collectif de Pierre Lucas. Vers la fin des années 1970, il
avait déjà fait une incursion, notamment pour la série "SOS",
dans le mélange espionnage-aventure-érotisme sous le nom de Pat Marcy,
époque où il avait aussi signé un roman policier sous le nom de B.
Hilley aux Éditions Bastille.
Baudouin Chailley/Piet Legay fait partie de ces
écrivains pour qui raconter une histoire prenante semble un acte naturel
de l'existence, d'où sans aucun doute cette production impressionnante de
près de 150 romans en une petite trentaine d'années, réalisées pour les
deux tiers au moins alors que l'auteur était en poste aux quatre coins du
monde ! Le style est clair, efficace, et l'histoire se déroule
en général avec une grande efficacité, y compris dans ceux des romans
qu'on pourrait qualifier de mineurs. Si Baudouin Chailley/Piet Legay a toujours dit éprouver beaucoup de plaisir à écrire de la SF, ses meilleurs livres sont tout de
même à chercher parmi ses oeuvres relevant d'autres genres, à
commencer par les deux romans en grand format cités plus haut et qui sont
excellents, en particulier Nouméa, ville ouverte. Peut-être
est-ce parce qu'il a toujours semblé considérer la SF comme un genre
essentiellement tourné vers la distraction du lecteur alors qu'il suffit,
pour prendre un exemple, d'ouvrir un des romans de la série
Krause pour y deviner le sérieux du fond de l'histoire derrière le
paravent de l'action.
Très déçu par le comportement de la direction du
Fleuve Noir vis-à-vis de lui après la mise à mort de la collection
"Anticipation" (il n'est pas le seul bon auteur que cet éditeur
ait stupidement "gâché"..) , Baudouin Chailley s'est, au grand dam
de ses lecteurs, retiré de l'écriture pour s'occuper d'une clinique dans
le Gard qu'il a dirigé jusqu'à fin 2004. Depuis, il a pris sa retraite en Nouvelle-Calédonie, cette île magnifique
qu'il connaît bien et qui a servi de toile de fond à plusieurs de ses
livres. Il vient d'y recommencer une nouvelle vie
d'auteur et L'ultime frontière, un roman de SF signé Piet Legay est
programmé pour la rentrée 2006 dans la collection «Rivière Blanche» des
éditions Black Coat Press.
Des romans de SF signés Piet Legay ont été
traduits en Hollande, en Espagne et au Brésil. Des romans de guerre
signés Piet Legay, Guy Lespig et Baldwin Wolf l'ont été en Italie, en Espagne, en
Hollande, en Suède, en Finlande, en Roumanie et au Brésil, ceci sans compter des
rééditions reliées en format moyen en Belgique, comme ce fut le cas pour
Commando 44.
Ce roman est le seul de Baudouin Chailley/Piet Legay à avoir été porté à l'écran.
RDN
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© 2004 by Richard D. Nolane