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Fonctionnement du système nerveux Système nerveux autonome

Fonctionnement du système nerveux


Nous pouvons consciemment contrôler les effets désagréables reliés à l'anxiété et au trouble panique.

L'évolution vers la panique se produit si rapidement que nous n'avons même pas le temps de réaliser ce qui se passe à l'intérieur de nous. Il s'y passe beaucoup de choses. Arrêtons-nous quelques instants sur toutes les étapes que le cerveau doit franchir pour en arriver à la crise de panique.

Le système nerveux autonome contrôle toutes les fonctions involontaires de l'organisme. Il y a le système nerveux sympathique et le système nerveux parasympathique.

Le système nerveux sympathique produit une réponse d'urgence face à un danger réel alors que le système parasympathique entre en fonction lorsque vous regarder, par exemple, un coucher de soleil ou lorsque vous écoutez une musique apaisante.

Le corps nous envoie constamment des messages provenant de l'extérieur. L'événement présent envoie un signal au système nerveux autonome. Ce dernier dirige la marche à suivre selon la perception de l'individu. Le corps ne peut faire la distinction entre un danger réel ou non. Si l'individu perçoit un danger, le système nerveux autonome envoie un signal d'urgence au système nerveux sympathique, lequel active les fonctions internes pour faire face à la situation. Le rythme cardiaque s'accélère, les muscles se contractent, la tension artérielle s'élève, etc. Toutes les fonctions internes sont en état d'alerte.


Exemple de la réaction du système sympathique face à un danger réel.

Vous vous promenez dans la forêt puis, tout à coup, un ours apparaît devant vous. Vous constatez que vous êtes devant un danger réel. Un message est donc envoyé au système nerveux autonome. Ce dernier envoie un signal d'alarme au système sympathique. Vous êtes alors très bien préparé pour faire face à la situation. Vous avez la capacité d'attaquer ou de fuir. Votre choix sera sûrement la fuite. Vous passez à l'action et vous courez à toutes jambes pour sauver votre peau. Votre système sympathique a au préalable mobilisé toute votre énergie pour vous permettre de courir très, très vite. Voilà donc un danger réel et la réaction a été appropriée.


Exemple de la réaction du système sympathique face à un danger non réel.

Vous devez prendre l'ascenseur pour aller à un rendez-vous important dans le but d'obtenir un emploi. Le bureau est situé au 22e étage. Monter par les escaliers n'est pas une très bonne idée. Vous avec vraiment besoin de cet emploi. Vous vous dirigez vers l'ascenseur. Devant l'ascenseur, vous percevez un danger, cela vous effraie (vous percevez cette situation comme un danger réel). Aussitôt, le système nerveux, qui répond docilement aux ordres qui lui sont données, se met en action. Il envoie un signal d'alarme au systèeme sympathique qui s'occupe de résoudre votre problème par l'attaque ou la fuite. Vous vous retrouvez dans l'ascenseur. Vous ne pouvez ni attaquer, ni fuir. Vous êtes là sans bouger en étant constant d'alerte.

Le système sympathique continue toujours à préparer votre corps pour l'attaque ou la fuite dans le but de vous aider. Voici donc ce qui se produit à l'intérieur de vous.

Votre respiration est courte et rapide. Vous respirez par le haut du thorax. Vous prenez beaucoup d'oxygène car vous avez l'impression de manquer d'air. Mais l'air que vous inspirez à un rythme effréné ne fait qu'entrer et sortir par le haut du thorax. L'oxygène ne va pas dans le sang, ce qui laisse beaucoup de place au dioxyde de carbone. Le corps a besoin d'oxygène pour purifier le sang et évacuer les déchets. L'air vicié s'accumule dans le sang et des symptômes physiques apparaissent brutalement. C'est la crise de panique.

Mais il y a une solution : lorsque le système sympathique est en action, vous croyez être en train de perdre le contrôle mais vous pouvez consciemment activer la réponse du système parasympathique simplement en changeant la perception que vous avez d'une situation. Le système nerveux autonome obéit à vos ordres. Si vous lui donnez l'ordre de se mettre en état d'alerte à la perception d'un danger, il exécutera cet ordre. Si vous lui donnez l'ordre de rester calme, il mettra alors le système parasympathique en action. C'est aussi simple que cela.

Maintenant, vous voyez toutes les étapes comme au ralenti. Cela vous permet de comprendre le processus et éventuellement d'agir en temps opportun.

On peut prévenir cette "descente aux enfers" par la respiration. Ce qui se produit lorsque vous êtes en état de panique est dû principalement à l'hyperventilation qui est tout simplement une mauvaise façon de respirer.

L'accélération de la respiration est une réaction automatique et instantanée du système d'alarme de notre organisme. Lorsque vous faites une action demandant un effort physique, votre respiration s'accélère et vous respirez alors par le haut du thorax. Lorsque vous vivez une émotion forte, qu'elle soit positive ou négative, votre respiration est rapide et superficielle. Lorsque vous vous retrouvez dans une situation stressante ou anxiogène, la même chose se produit.

La respiration thoracique est donc une réponse normale et brève dans ces situations. Par contre, plusieurs personnes respirent 24 heures sur 24 par le haut du thorax. Il est donc tout à fait normal, qu'elles éprouvent des malaises et qu'elles aient, par la suite, développé un trouble de l'anxiété.


Apprenons à bien respirer

Il serait important de prendre le problème à la base. La logique nous dit qu'une respiration bien faite permet à l'organisme de se purifier et d'éliminer les déchets, ce qui entraîne automatiquement une diminution importante des symptômes physiques. Elle peut même entraîner une disparition complète des symptômes qui provoquent la crise de panique. Par la suite, les pensées cognitives sont donc plus claires et plus réalistes. Nous avonc donc là une plus grande marge de manoeuvre car nous nous sentons calme.

La pratique de la respiration naturelle et de la respiration profonde durant les périodes calmes nous permettra de s'en servir lorsque surgira un événement stressant. L'automatisme d'état d'alerte sera détrôné par un nouvel automatisme de réponse calmante.

La rééducation respiratoire est une habileté et il vous faudra patienter quelques semaines pour bien la maîtriser. Cependant, après quelques jours de pratique, vous pourrez peut-être déjà commencer à ressentir un certain calme intérieur pendant l'exercice. Il vous faudra attendre de 2 à 3 mois, et peut-être un peu plus, avant de constater vraiment les effets bénéfiques à long terme dans votre vie quotidienne.

Alors, il faudra être patient et faire un petit acte de foi. Même si vous ressentez des malaises dans votre vie de tous les jours, le travail bénéfique se fait à votre insu.


Faire ces exercices de respiration régulièrement permet de bénéficier pleinement des bienfaits qu'ils peuvent vous apporter.


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