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Processus cognitifs


L'anticipation négative et l'évitement

Nous, les anxieux, avons tendance à imaginer le pire à la simple pensée d'avoir à affronter une situation stressante. Nous voulons éviter à tout prix une " autre " épreuve douloureuse. Il apparaît donc logique de fuir la situation redoutée. Plus nous y pensons, plus le scénario catastrophique nous envahit. Nous avons notre amour-propre et notre fierté et nous ne tenons pas à nous faire ridiculiser devant les autres. Nous ne voulons pas paraître incompétents ni attendre le jugement négatif d'autrui. Bien sûr, nous choisissons la fuite plutôt que l'humiliation. Nous avons évité le désastre, quel soulagement

mais...

une autre situation va inévitablement se présenter et l'anticipation négative grandira. Nous pensons éviter la souffrance mais nous nous sentons condamnés à vivre ainsi pour le reste de notre vie et… nous souffrons. Alors, le processus d'évitement est subtil et sournois. Nous sommes convaincus d'avoir évité la catastrophe mais… nous souffrons encore et toujours.

Nous nous sommes sentis " coincés " dans certaines situations de notre vie, ou nous avons peut-être déjà vécu l'humiliation et la honte, ou nous avons été critiqués sévèrement, ou nous avons pris une affirmation négative pour vrai sans analyser la situation. Est-il tout de même réaliste de penser que dans toutes les situations, toute notre vie, nous vivrons toujours des situations semblables ? Un événement malheureux s'est déjà produit. Par la suite, quelques événements anodins sont venus renforcer la peur initiale par manque de discernement. Nous voulons tous éviter la souffrance mais nos pensées sont-elles rationnelles ?

Est-ce que nous voulons vraiment éviter toute situation anxiogène par peur de revivre une expérience douloureuse ? Nous avons envie de confronter la réalité mais la peur est trop intense.

D'où vient le blocage ? La peur a ses racines.


La perfection n'existe que dans l'imaginaire

Tout le monde peut améliorer grandement sa qualité de vie mais les miracles n'existent pas ; il y demeurera toujours une fragilité. Nous avons pourtant le pouvoir de modifier nos pensées et notre comportement. Avec des efforts, du courage et de la ténacité, chacun de nous peut vivre dans un état de calme et de paix et peut affronter les situations en acceptant d'être une personne humaine entière, avec ses points forts et ses points faibles. Voilà, les miracles n'existent pas car un être humain ne peut être parfait.

Une personne non anxieuse acceptera plus facilement ses points faibles et elle veillera à accentuer ses points forts. La personne anxieuse se concentrera sur ses points faibles et elle mettra tout le reste de côté. Donc, en diminuant les symptômes de l'anxiété par la respiration et la relaxation, il devient possible de réaliser et d'accepter d'être un être humain à part entière, c'est-à-dire avec ses points forts et ses fragilités.


D'où vient le blocage ?

" Je me confronte à des situations mais je ne constate pas d'améliorations. "
Vous décidez d'aller à une soirée mais vous demeurez dans votre coin, ou vous échangez avec les autres et tout va bien mais vous retenez uniquement une phrase banale que vous auriez préféré ne pas dire. Vous percevez alors la situation comme un échec total. C'est déjà un très grand pas de vous être déplacé pour vous rendre à un endroit qui vous semblait anxiogène. Alors, peut-on parler d'échec total ?

Mais pour que des changements perceptibles se produisent vraiment, il est important de s'exposer graduellement. Osez établir un contact avec les autres personnes. Accordez de l'importance à tous les points positifs. Soyez rationnels.

" J'aimerais bien être rationnel mais... ".
Pourquoi est-ce si difficile d'être rationnel ? Il y a votre histoire personnelle, vos croyances de base et vos pensées automatiques qui viennent biaiser et déformer votre pensée rationnelle.

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