Parler du pilier d'hygiène qu'est l'usage de sa propre urine, mérite d'ajouter au conseil quelques signaux encourageants. Le zélateur que nous sommes, avec un recul de 20 ans de pratique, se souvient du léger vertige qu'il éprouva en étant confronté pour la première fois à cette pratique. S'en suivirent des cogitations diverses qu'il dut et sut surmonter alors, pour dépasser le seuil du tabou psychologique en question. S'il éclata de rire « après son premier verre », ce fut pour moquer la valse hésitation qu'il s'était infligée, s'imaginant avant qu'il ne se décidât, devoir en mourir... ou presque.

           

            Quoiqu'il en soit, encourager quelqu'un (une) à faire de même, débusque évidemment des émotions. Avec les explications techniques nécessaires pour convaincre, stimuler l'auditoire en ce sens doit accompagner l'arsenal argumentaire. Certes, les réactions sont multiples, propres à chacun (une). Les aborder toutes serait une gageure. Par contre, décrypter certains mécanismes « là où ça coince », peut  sérieusement aider au dépassement de soi.

            

            Il y a tellement à gagner ! Car, dès l'expérience entamée, elle apparaîtra d'une banalité déconcertante. En attendant, s'il y a des points de blocage, ils ne sont pas le résultat de conclusions irrécusables, mais de réactions inconscientes mal contrôlées. D'une façon générale, notons la formulation du psychologue Harold J. Larski qui explique :  

«  Les hommes vivent de leur routine. Quand sont abordées des novations, ils perdent toutes leurs facultés de jugement. La discussion est considérée comme une provocation, les idées nouvelles apparaissent comme des menaces. Les hommes sont saisis par la peur et la peur est par nature, ennemie de la pensée. Quand les hommes ne comprennent pas une chose, ils sont tentés de la supprimer parce qu'ils n'osent pas s'arrêter pour l'examiner de plus près. Invité à expérimenter quelque chose de neuf, ils agissent comme des enfants qui ont peur dans l'obscurité. Ils n'écoutent rien, sauf l'écho de leur propre voix. Tout le reste n'est pour eux qu'élucubrations dangereuses ».

           

            Et s'ils réfléchissaient à bien de leurs pratiques routinières, qu'ils auraient peut-être refusées à l'époque où elles ont vu le jour. Quoiqu'il en soit, tous ceux qui depuis si longtemps nous ont précédés « dans la chose », sont les garants de ce qu'il n'est plus raisonnable d'avoir peur dans le noir.














              
                




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