Lorsqu'il est fait état d'une méthode de soins originale, originale souvent parce que peu ou pas pratiquée localement, pas moins efficace que la molécule à la mode, on peut se demander comment il se fait que la médecine officielle ne l'exploite pas. Certes, il n'est pas possible de savoir tout, tout de suite, mais quand même, que certaines pratiques fassent leurs preuves en provoquant un engouement que justifient leurs réussites, ne manque pas de laisser perplexe. Comment un secteur professionnel peut-il être en retard sur sa clientèle pour, au gré des circonstances, en entendre parler et en recevoir des assurances ? Un peu comme si l'industrie automobile avait besoin dans la plupart des cas de sa clientèle pour améliorer ses modèles.

 

           

            Dans le cas qui intéresse les soins, chacun attendant une réponse à ses souffrances, est évidemment à l'écoute du résultat. Son entourage fait comme lui. Avec le temps, se dégagent des bilans obligés. L'information circule. Des empiriques, moins "sachants" mais à terme pas moins savants, ne se contentent plus de ce qu'on leur propose. Ils essaient autre chose, guidés par une certaine "buena faema" - bonne fortune devenue bonne femme - recueillent des vérités lesquelles, étonnamment n'auront pas droit de cité là où se pensent les moyens de vous soigner. Peu à peu se découvre des voies inédites au regard que ce que nous imposent l'officialité.

 

           

            Qu'elle le veuille ou que ça lui plaise ou non, des choses se font et réussissent sans elle. Ne serait-il pas raisonnable plutôt d'élargir ce front commun et d'en faire bénéficier tout le monde ? Mais pour cela, il y faudrait du désintéressement et de la bonne foi, toujours. Lorsque des membres du corps médical, ne prendraient pour rien au monde ce qu'ils prescrivent parfois, ou consomment ce qu'ils ne prescrivent jamais, il y a là une réalité dont nous ne retiendrons que la leçon implicite : au-delà des pratiques qui ont cours, ne t'interdis pas d'aller voir ailleurs.

 

           

            La faramineuse réussite qu'autorise l'urine soignante - nouveau pléonasme - peut être versée au crédit d'un domaine, duquel il y a tout a gagné si l'on fait l'effort d'en admettre les augures, après information. Mais, ça coincera là, chez certains, comme ça coince ailleurs. A chacun son fardeau. A chacun de se prendre un tant soit peu en charge et de faire travailler ses neurones. Quant à l'état d'esprit des décideurs en haut lieu du monde médical, certains avis fort bien placés, ne se privent pas de soulever le voile sur les rétentions affairistes qui privent le public de vérités fondamentales. Si ce public veut être grand, comme on a coutume de dire, à lui de le prouver en se prenant en mains dans des proportions suffisantes pour le mériter.

 

           

            Exemple de propos, il y a quarante ans déjà du Professeur Lungwitz, dans un traité de psychobiologie : 

« La Faculté considère toute connaissance nouvelle comme une effraction dans le monde clos de sa science et rejette, de ce fait, tout ce qu'elle ne connaît pas. Les professeurs qui ont terminé leurs études sont la plupart du temps incapables de se tenir au courant du progrès rapide des connaissances et encore bien plus de réviser leurs anciennes conceptions. De nombreux spécialistes ignorent tout ce qui est en dehors de leur spécialité et ce qui dépasse leur faculté de penser. Les personnalités dominantes du monde de la médecine, forment une chapelle scientifique et le trait dominant de leur caractère est la prétention à l'omniscience et à l'exclusivité. Ils ont mangé la sagesse à la cuillère si bien, pensent-ils, qu'il ne reste plus rien pour les autres. La conspiration du silence et la diffamation méprisante de tout ce qui n'a pas poussé dans son jardin, est la méthode qu'emploie cette "Diafoirocratie" pour sauver aussi longtemps que possible son auréole ».

 

           

            Heureusement, avec le temps, l'émancipation des idées et surtout les résultats probants hérités de toujours, comme de ceux à laquelle une quête incessante pousse, permettra à chacun de mériter précisément ce titre de grand public. La pratique - entre autres vérités hygiénistes - de l'AutoUriThérapie y pourvoira assez.

 

 


      













          





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