Avant de vouloir apprécier tel ou tel moyen
d'action à propos de tel ou tel trouble qui nous complique la vie, faisons un
bref bilan de nos habitudes en matière de santé.
Nos sociétés ont à ce point sérié les
chapitres de notre existence et leurs
classes et leurs familles etc. que la
notion de soins nous conduit à la
moindre alerte au comptoir du corps
médical sans que jamais le citoyen
se demande sa part de responsabilité
dans l'affaire et son pouvoir d'intervention pour guérir, à défaut de l'avoir fait avant.
Comme au pressing, à l'atelier x ou y, chez le cordonnier, le souffrant dépose
en parfait étranger à son propre corps entre les mains d'experts qui en jugent.
Va-t-on voir systématiquement ses anciens 'profs' pour faire une addition,
ou penser à ne pas faire une faute d'accord? Car il y a, entre la nécessité d'avoir recours
à un agrégé ou seulement à une assistante maternelle toute la gamme des classes sanitaires
auxquelles il est possible d'accéder. Nous nous rendront ainsi plus facile la vie, moins fréquents les ennuis, car assez raisonnable
pour avoir retrouvé le titre de propriété de sa propre gestion sanitaire.