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Origines lointaines

 

 

THOMAS HAYOT

Le nom de famille « Hayot » a des origines lointaines,  en voici pour preuve un premier document des Dominicains d’Argentan :

H. 5526. (Liasse.) ‑ 3 pièces, parchemin.

 1473‑1478. Soligny. ‑ Vente par Thomas Bonhomme et par Guillemette, sa mère, aux prieur et religieux du Val‑Dieu, de la métairie de la Chaignonnière, sise à Soligni (1er octobre 1473). ‑ Reconnaissance par laquelle Jean Hayot de la Pilletière, en Soligni, reconnaît avoir pris a rente perpétuelle de dom Jeanin Briselance, procureur et entremetteur des recettes et affaires des religieux du Val‑Dieu, représentant les personnes de feu Pasquier Bonhomme, de Guillemette, sa femme, par le moyen de Thomas Bonhomme, leur fils, de Jean Marge, Noël Michiel et leurs femmes, et Denis Le Court, représentant la personne de Thibault Mallet et de ses cohéritiers, pour le prix de 24 sous 3 deniers de rente, les trois parts indivises de la métairie de la Chaignonnière (9 juin 1477). ‑ Vente par Jean Marge, de la paroisse de Tourouvre, et par sa femme, héritière de feu Simon Bailleul, aux religieux du Val‑Dieu, de la métairie de la Chaignonnière, sise à Soligni, pour la somme de 20 sous t. et parce que les vendeurs et leurs amis vifs et trépassés seront accueillis et participants aux bienfaits de ladite maison (8 novembre 1478).

Voici un deuxième texte des même Dominicains concernant des membres de la famille Hayot à l’époque de Thomas notre ancêtre :

 H. 5527. (Liasse.) ‑ 6 pièces, parchemin; 1 pièce, papier.

 1601‑1790. Reconnaissance par laquelle Thomas Barbot, laboureur, demeurant à la Hardonnière, paroisse de Soligni, se faisant fort de Simonne Hayot sa femme, et de Michel Hayot, son beau‑frère et autres cohéritiers, con ssent devoir aux religieux du Val Dieu une rente de 18 sous 6 deniers (8 juillet 1601) ;- par laquelle Sébastien Louault et Françoise Hayot, veuve de Léonard Riffié, déclarent être tenants de partie des maisons et héritages dépendant de la Pilletière, moyennant une rente foncière et seigneuriale de 18 sous 6 deniers (14 septembre 1637); ‑ par laquelle Jean Le Bailli et autres déclarent être tenus à ladite rente (1745); ‑ par laquelle Renée Duteil, veuve, (le Jean Le Bailly, renouvelle la même déclaration (1 782). ‑ Notes relatives au bail de 4 boisseaux de terre dépendant de la ferme de la Moinerie en Soligni.

 

H 3129 (1 liasse - 13 pièces, parchemin, 2 pièces, papier, 2  sceaux.

1479-1698

La Tour-

Bail à rente par les religieux du Val-Dieu à Jean Haiot, de pièces de terres jouxtant la sente tendant de Chantemelle à la moynerie.

(1489 Mars)  Reconnaissance par Pierre-Michel Thenot et Mahey Dangereux, de trois sous quatre deniersde cens, à cause de la métairie de la Tour (1528)-  Sentence  rendue aux plaids de Soligny contre les hoirs Dangereux, comme détenteur de la métairie de la Tour (1698).

H 3114 (liasse) - 3 parchemins, 12 pièces.

1569-1779 - Le Fief Goultier... par Marie Hayot, ainée, du fief Goultier... au Val-Dieu (1569) - Le fief de Goultier... Le dit fief situé au village de Chantemelle...  Barban, ainé, (1534) - Déclaration d...  composant ce fief (1779). 

 

voici une carte IGN de Soligny.

En cliquant vous pourrez voir des

endroits comme La Piletière et

Bois Guillaume.
 

Commentaires au sujet de l'expression "de la Piletière":

Celle-ci désignait probablement l'endroit où l'on pilonnait, soit des fibres ou autres matières comme le lin, le chanvre, etc. ou encore où l'on frappait de la monnaie.

Suit quelques définitions :

Pilon: nom de divers instruments utilisés pour écraser ou tasser. Ex.: des pilons naguère utilisés pour broyer le chanvre etc.

Pile : désigne en ancien français le coin inférieur du marteauqui frappait la monnaie. Mortier à piler (XVIIIe siècle), sens du latin "pila" de "pensere" - broyer "bac" ou est traiter la pâte à papier pendant le raffinage. (Remarque: les documents des Dominicains ci-haut sont en papier et en parchemin.

Références : Petit Larousse illustré.

 

 

Suit quelques homonymes français demeurant dans la région de Mortagne au début du XVIIe siècle.  À partir de documents notariés trouvés en France prouvant l'existence de  nombreuses famille Hayot à l’époque de notre ancêtre Thomas.  Ils sont classés par paroisses :

 

Notre-Dame de Mortagne

 

Hayot, Jean  époux de Marie Gaillard, parents de Catherine, baptisée à Notre-Dame, le 23 avril 1612 (rég.)

 

 Hayot, Jean  époux de Madeleine Charpentier, laquelle était veuve en 1650, parents de Jean, baptisé à Notre-Dame, le 1er octobre 1633 et Claude selon le registre de Mathurin Barre, notaire à Mortagne, 24 juin 1650.

 

 

St-Langis près de Mortagne

 

Hayot, Robert, marchand boucher, époux de Françoise Gadois, (Leblond, notaire, 29 octobre 1601, 11 et 27 novembre 1610).  Il teste le 15 mai 1616.  (Leblond, notaire)

 La veuve tante de Françoise Gadois, demeure à Loyse, le 25 avril 1617 (Bart, notaire)

 

 

Loysé près de Mortagne

 Hayot, Régné, prêtre, et Hayot Zacharie, cordonnier, renoncent à la succession de Jeanne Hayot, veuve de Robert Hutin le 28 avril 1599. (Leblond, notaire)

 Haiot, Michel, marchand, et Jeanne Mahallé sa femme (Leblond, notaire, 26 janvier 1602).

 Haiot François, sellier, stipulant pour Barbe Hayot, sa nièce. (Leblond, notaire, 10 novembre 1614).  Il y a un lien

 

 

St-Hilaire-lès-Mortagne (St-Sulpice-de-Nully)

 Hayot, Nicolas, laboureur, demeurant au lieu de la Minotière.  Promesse de vente : (document non disponible).  (Bart, notaire, 7 mai 1618).

 

 

Courgeon

 Hayot, François, époux de Marie Lecourt, demeurant au lieu de la Fouctère (Bart, notaire, 16 mai 1617).

 

 

Ste-Céronne-lès-Mortagne

 Hayot, Michel, laboureur, demeurant au lieu de St-Marcel (Bart, notaire, 18 avril 1618).  Cette dernière paroisse, Ste-Céronne, n’est qu’à 6 Km de Soligny, lieu d’origine de notre Thomas Hayot.  De cette dispersion des « Hayot » dans la périphérie de Mortagne, on doit conclure qu’elles y remontaient à plusieurs siècles.

 

 


Blason du Perche

Thomas Hayot et Jeanne Boucher se sont mariés le 15 juillet 1629 à St-Jean de Mortagne, aujourd’hui situé dans le département de l’Orne, Normandie, France.

Thomas  est né en 1609 à Soligny-la-Trappe, près de Mortagne, Perche, France.

Jeanne Boucher est née en 1607 à Mortagne, Perche, France, France.  Elle est décédée à Sillery, Québec, Canada, en janvier 1670.  (Voir son testament rédigé sur son lit de mort devant Maître Romain Becquet, notaire royal, minute de 1670).

Des antécédents en France nous ne connaissons rien de plus sur Thomas Hayot.  De Jeanne Boucher, nous savons qu’elle était la sœur de Marin Boucher, ancêtre d’une nombreuse descendance canadienne.  En effet, au contrat de mariage passé le 1er octobre 1656 (contrat Adouart) entre Charles Godin et Marie Boucher, fille de Marin Boucher, assistent Thomas Hayot et Jeanne Boucher « oncle et tante de l’épouse ».  Jeanne Boucher avait tenu sur les fonds à St-Langis, le 15 mars 1613, Jean, fils de Marie Boucher.

De l’union de Thomas et Jeanne, sont né en France, Geneviève, Jeanne, Rodolphe et Jean.   Au Québec, Canada, sont nés Adrien et Anne.

Arrivé à Québec en juin 1638, Thomas pris du service de la Compagnie de la Nouvelle-France.  Le 30 juillet 1640 (minute de Paraube, notaire),  il s’engageait comme défricheur envers Nicolas Pivert, représentant de la dite compagnie.  Quelques temps après, lui et son beau-frère Marin Boucher, prenaient à ferme, en tant que métayers, le domaine des Jésuites à Beauport, Québec, Canada. (Un métayer, selon la définition, du petit Larousse illustré, c'est un exploitant agricole lié au propriétaire foncier par un contrat de location en échange d'une partie de la récolte).  Le fait est consigné dans le « Journal des Jésuites » : « Le 11 juin 1646 se fit la séparation de nos deux fermiers de Beauport; Boucher s’en alla, et Thomas demeura chargé de tout; ce fut par un accord entr’eux, sans que nous ayons autre chose que d’y consentir. »

Le 15 avril 1646, le gouverneur Huault de Montmagny a concédé au pionnier une terre, vraisemblablement celle de Sillery, où ce dernier a décidé de s'installer en quittant la ferme des Jésuites. Cette terre de trois arpents de front sur le fleuve, qui s'étend jusqu'à la route Saint-Ignace.    

Vers le même temps, notre colon s’installe à Sillery.  Il y possédait une terre de deux arpents de front voisine de celle de Nicolas Pelletier.  C’était un homme considéré, qui fut nommé le 9 août 1653 « syndic-adjoint » pour le Cap-Rouge y compris Sillery.  Le recensement de 1666 ne mentionne pas Thomas Hayot.  Celui de 1667 (1 cit.) inscrit au Cap-Rouge et Côte St-Ignace, entre Étienne de Nevers et Sébastien Langelier : Thomas Hayot, 58 ans ;  Jeanne Boucher, sa femme, 60 ans ; 3 bestiaux, 20 arpents en valeur.

Thomas Hayot s'est remarié avec une fille du Roy dénommée Barbe Ravey, après avoir passé un contrat de mariage avec une autre fille du roy alors Marthe Raudy le 8 septembre 1670. 

 

Rue St-Jean à Québec


église St-Jean de Mortagne où Thomas épousa Jeanne


Rue à Soligny avec clocher de l'église en arrière plan

Un des bateaux de l'époque 

 

 

 

 

 

 

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