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La figure « ABSOLUE » et la figure « AJUSTÉE »

Avez-vous déjà essayé de reproduire une figure de danse de couple prise sur une cassette vidéo ou un DVD d’un événement auquel vous avez assisté ? Je vous entends déjà dire – oui, j’ai essayé le « move » de tel ou tel couple. Parfois, ça fonctionne et d’autres fois, ça ne marche pas du tout… Pourquoi ? C’est probablement dû au fait que vous tentez de reproduire la figure « ajustée » et non la figure « absolue ». (Adjusted Pattern et Absolute Pattern)

Avant de vous expliquer la différence entre les deux, je dois vous parler de votre CPB (Center Point of Balance)

Le plexus solaire est votre « centre » (CPB). C’est de ce point que doit se projeter chacun de vos mouvements de danse. Pour localiser votre CPB, essayez ceci : Mettez vous debout, les deux pieds ensemble. Essayez de pousser seulement votre hanche gauche ve a gauche de 6 pouces à peu près puis faites la même chose avec votre hanche droite. Répétez l’exercice avec votre abdomen (ventre) en le poussant vers l’avant et en le ramenant. La même chose avec vos fesses et avec votre tête. Vous allez constater que vous êtes capables de rester en place en maintenant votre équilibre.

Par contre, si vous tentez de déplacer votre plexus solaire de la même distance à gauche ou à droite, vous allez être obligée (e) de déplacer votre pied pour maintenir votre équilibre. Pourquoi ? Parce que vous avez déplacé votre « centre » (CPB). Maintenant que vous avez une idée de ce qu’est votre « centre », je vais vous expliquer la différence entre une figure ABSOLUE et une figure AJUSTÉE

La figure ABSOLUE

La figure ABSOLUE est le jeu de pieds précis qui fera en sorte que votre « centre » (CPB) se retrouvera à la bonne place au bon moment. La figure ABSOLUE est celle que vous faites seul (e), sans avoir à vous ajuster à votre partenaire. Avant de tenter de reproduire une figure en couple, vous devriez être en mesure de la réussir seul (e), sans l’aide de votre partenaire. Dès que vous vous retrouvez en couple, vous exécutez des figures AJUSTÉES.

La figure AJUSTÉE

Lorsque vous regardez un couple danser, vous ne voyez que des figures AJUSTÉES. Chaque figure ABSOLUE se transforme légèrement à un moment ou à un autre dépendant du partenaire avec lequel vous dansez. Chaque partenaire avec lequel vous dansez a une grandeur, un poids et une silhouette qui lui est propre. Lorsque vous dansez en couple, vous devez modifier la position des différentes parties de votre corps pour vous adapter. Par exemple, votre partenaire n’a probablement pas les jambes de la même longueur que vous. Alors vous allez devoir « ajuster » votre figure ABSOLUE en conséquence en déplaçant votre CPB pour arriver à l’exécuter. Si vous avez déjà la confiance que maîtrisez la figure absolue avant même de danser avec votre partenaire, vous entamerez les figures avec plus d’assurance. La maîtrise de la figure ABSOLUE par chacun des partenaires donne une plus belle forme à la figure AJUSTÉE lorsqu’ils l’exécutent ensemble. Si chacun des partenaires place son CPB à la bonne place, la figure est plus solide, plus assurée.

Évidemment, l’exécution de certaines parties de figures est difficile voire même impossible sans l’aide d’un partenaire comme les lifts par exemple. Mais ces mouvements ne sont pas accessibles à tous et sont interdits en compétition « Classic Ballroom ». Lorsque vous vous entraînez, prenez le temps de pratiquer vos figures chacun de votre côté. Assurez-vous que vous êtes capables d’exécuter vos pas en contrôle par vous-même avant de la faire à deux. Tout ce que vous aurez à faire ensuite, sera de vous ajuster l’un à l’autre.

Attention, n’apprenez pas les enchaînements de vos routines par cœur. Pratiquez les figures séparément. On ne peut prévoir ce qui se passe dans la tête de notre partenaire. Il se peut que votre série d’enchaînements soit modifiée en cours de prestation. Ne présumez jamais que tout va se passer dans l’ordre établi. On ne sait jamais à quel moment un autre couple se retrouvera dans notre chemin, qu’une rupture de connexion ou encore un blanc de mémoire se produira et forcera un ajustement de notre routine. Appliquez vous à connaître chaque figure séparément pour pouvoir réagir en conséquence. L’expression est « figure » AJUSTÉE et non « routine » AJUSTÉE.

Votre entraîneur est la meilleure référence en ce qui a trait aux figures ABSOLUES. Un bon entraîneur sera en mesure de vous enseigner la figure ABSOLUE qui vous mènera à l’exécution de la figure AJUSTÉE que vous désirez faire. La pratique des figures ABSOLUES est une façon de s’entraîner qui peut parfois sembler longue et assez ennuyante. Mais elle est très payante au bout du compte. Essayez-le !

Nathalie Thivierge   Octobre. 2006

 

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Le "Floorcraft" en Danse de Couple


En tant que compétiteurs, vous passez des heures et des heures à travailler votre technique, votre posture, vos routines et toutes sortes d’autres aspects qui feront de vous des champions... Mais il y en a un qui est souvent délaissé : le « floorcraft ».

Il n’existe pas vraiment de traduction française pour ce mot. Il tire son origine de la fusion de 2 mots anglais - "floor" : sol, plancher - et "craft" : art. En danse, on peut aussi ajouter les mots « astuce, ruse » pour la traduction de « craft ». C’est donc l’art d’utiliser l’espace de danse de façon optimale et ce, même si vous n’êtes pas seuls sur le plancher danse, En fait, c’est une question de comportement sur le plancher de danse qui rendra notre prestation efficace et impressionnante pour les juges.

Devenir un « Maître du Floorcraft » n’est pas si facile qu’on le pense…Voici donc quelques exemples qui vous aideront à mieux comprendre ce qu’est le « floorcraft »


Avoir du « floorcraft », c'est entre autres être en mesure d’éviter les collisions. Il faut que vous vous rappeliez que vous n'êtes pas seuls sur la piste et que les autres couples ont autant de droits que le vôtre. Le « leader » du couple, doit être continuellement sur le qui-vive et avoir « des yeux tout le tour de la tête » comme on dit. Il n’y a rien de plus frustrant que de se faire bousculer par un autre couple. Dépendant de la force de la collision, cela peut vous forcer à arrêter complètement votre prestation et recommencer sur la phrase suivante. Hum…pas trop bon pour la concentration. Les bons juges repèrent tout de suite les couples qui ajustent leurs prestations en tenant compte des autres couples concurrents.


Avoir du « floorcraft », c'est aussi danser sur la totalité du plancher de danse. II faut réaliser que vos routines sont bâties en fonction d’une prestation sur un plancher de danse de dimensions idéales et sans tenir compte du nombre de couples qui le partageront avec vous. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Il faut donc ajuster et faire preuve d’astuce en modifiant sa routine au gré des obstacles qui se présentent pour tenter d’utiliser le plancher de danse au maximum. Si vous vous y appliquez, vous serez mieux vus par tous les juges et le public. Sur un plancher de danse en longueur, rien ne vous empêche de répéter quelques figures pour rajouter les quelques mètres et utiliser le plancher dans toute sa longueur. Sur un plancher plus petit, vous pouvez jouer sur les distances en profitant des pivots et des tours pour changer de direction en un tournemain. En fait, il faut utiliser notre routine comme d’un accordéon et l’ajuster selon les dimensions du plancher.


Avoir du « floorcraft », c'est aussi respecter la ligne de danse. Le plancher de danse est coupé dans son centre dans le sens de la longueur par une ligne imaginaire que l'on doit obligatoirement traverser lorsqu’on évolue dans la ligne de danse. Si vous coupez le plancher sans en tenir compte, vous pourriez être pénalisé pour non respect de la ligne de danse. En plus, cela augmente le danger de collision avec les autres couples.


Avoir du « floorcraft », c'est aussi utiliser les espaces qui se créent sur le plancher de danse au gré du déplacement des couples. Il est inutile de vous précipiter dans un coin pour exécuter une figure, si d’autres couples y sont déjà. Essayez plutôt de changer l'ordre normal de votre routine, en dirigeant votre partenaire dans un espace libre. Les juges vous verront mieux et vous aurez toute la latitude nécessaire à une exécution optimale.


Ce ne sont là que quelques exemples pour vous aider à mieux comprendre le « floorcraft » En fait, il suffit d’utiliser son intelligence pour la mettre au service de votre danse plutôt que de céder à la facilité et exécuter les figures de vos routines les unes après les autres dans l’ordre établi. Bien sûr, c’est beaucoup plus facile comme ça mais on ne sait jamais ce qui nous attend en compétition…


Finalement, avoir du « floorcraft » c'est faire preuve de bon sens et d'un minimum de savoir-vivre. C’est un état d’esprit qu’il faut travailler au même titre que vos routines ou votre technique. Lorsqu’on décide de compétitionner en couple, il faut commencer tout de suite à réfléchir à cet aspect de la compétition et développer le « floorcraft » dès la catégorie « débutant ».

La saison de compétition commence bientôt…pensez-y !

 

Nathalie Thivierge   fév. 2006

 

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C'est la Faute des Deux

 

Là je vais toucher à un sujet sensible qui touche tous les couples, qu’ils soient compétiteurs ou non. Danser en couple implique nécessairement une notion de partage et qui dit partage, dit possibilité de friction et de désaccord. Désaccord dans les mouvements et désaccords dans les opinions aussi.

La première phrase que nous a lâchée notre professeur André Auclair lors de ma toute première leçon de two-step fût la suivante : « Vous vous êtes inscrits à des cours de two-step alors sortez vos contrats de mariage…vous en aurez besoin ». On a tous éclaté de rire et on a trouvé ça bien comique. On ne s’imaginait pas qu’il avait tant raison.

On s’est vite rendus compte que lorsque ça ne marchait pas, chacun de nous avait tendance à penser qu’on était dans le vrai et que le "problème" venait de l’autre. Sans nous en rendre compte, chacun des couples a développé un esprit critique qui tendait à rejeter les difficultés rencontrées sur son ou sa partenaire de danse. L’agressivité à l’intérieur même des couples était palpable à chaque nouvelle leçon. À un point tel que peu à peu, on a vu les couples lâcher un à un jusqu’à ce qu’il n’en reste plus. Cette situation vous rappelle-t-elle quelque chose ?

En tous cas, bien que ce soit difficile à faire constamment, voici quelques petites choses auxquelles il faut faire attention dans votre apprentissage en danse de couple.

La première chose à faire est d’éviter de chercher chez l'autre la cause des difficultés éprouvées par le couple. Il faut analyser les choses à l'intérieur même du couple.

Lors des cours, il est fréquent que les remarques aient toujours tendance à se concentrer sur une seule des deux parties du couple : ça ne veut pas dire que l'autre doit se persuader qu'il ou qu’elle danse sans problèmes ! Soyons objectifs, les remarques peuvent difficilement s'adresser aux deux en même temps! Surtout ne pas en tirer de conclusions sur ses propres capacités "supérieures" de "bien" danser ! Cette façon de penser provoque parfois des échanges assez vifs (et là je pèse mes mots) entre les partenaires qui peuvent aller jusqu’à l’abandon des cours.

La coordination des mouvements des différentes parties votre propre corps est de votre ressort seul. Mais la coordination entre votre corps et celui d’un ou d’une autre ne se fait pas d’une seconde à l’autre. Elle se construit patiemment a force de répétition de gestes et de combinaisons de pas. Il faut communiquer avec l’autre en prenant en considération que l’autre n’a peut-être pas assimilé ou compris aussi rapidement que nous ou vice-versa. Parfois c’est d’un côté et parfois c’est de l’autre. Il faut analyser objectivement la situation dans son ensemble, sans concessions pour soi même ou pour l’autre. Personne n’est parfait !

Rappelez-vous pourquoi vous avez décidé de danser en couple. Ce n’était sûrement pas dans l’intention de vous en prendre aux cheveux ! Lorsque vous décidez de prendre le plancher dans une soirée, exécutez les figures avec lesquelles vous êtes à l’aise et amusez-vous ! Il sera toujours temps de faire les autres lors de vos pratiques et si vous n’arrivez toujours pas à exécuter une figure, ne vous entêtez pas. Attendez à votre prochaine leçon et demandez conseil à votre professeur et pratiquez…c’est le secret.

Il ne faut pas non plus oublier que la danse de couple nous offre des possibilités de figures presque infinies alors ne vous entêtez pas ! Si vous éprouvez des problèmes avec une figure et que ça ne marche pas, dites-vous qu’il y en a d’autres ! Peut-être que la prochaine leçon vous réserve une figure avec laquelle vous n’aurez pas de difficultés. L’important est de bien posséder les bases et de savoir reconnaître ses propres limites.

Vous savez, depuis le temps que je pratique la danse, j’en ai appris des danses de ligne et des danses de partenaires qui, pour la plupart n’ont pas survécu aux nouvelles qui sortent à toutes les sessions. Mais mon bagage en danse de couple, je le traîne avec moi depuis longtemps et il me restera toujours peu importe les années. Je n’ai pas à le mettre de côté à chaque nouvelle musique qui sort pour apprendre une chorégraphie. Non, un two-step restera toujours un two-step et un West Coast Swing restera toujours un West Coast Swing, peu importe qui le chante. Je n’ai qu’à laisser mon partenaire m’entraîner dans la douce euphorie que me procure la danse. N’est-ce pas génial ? Allez…soyez indulgents envers vous-mêmes et vos partenaires, vous ne le regretterez jamais.


Nathalie Thivierge   fév. 2006

 

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la danse de ligne & le stress

 

Étant donné que je lis tout ce qui a trait à la danse qui me passe dans les mains, il m’arrive parfois de tomber sur des articles très intéressants. Dernièrement, un article traitant du stress et de la danse de Sho Botham a attiré mon attention. Après l’avoir lu, je me suis dit qu’il intéresserait sûrement plusieurs d’entre vous alors je vous en ai traduit quelques passages.

Évacuer le Stress par Sho Botham

Le stress peut affecter les individus de différentes façons et l’activité physique peut être une bonne solution de réduire ou de gérer son stress. J’ai fréquemment conseillé la danse de ligne aux gens pour évacuer leur stress. Au fil des années, plusieurs danseurs dans mes classes m’ont dit qu’effectivement, la danse de ligne avait un effet réel sur leur stress quotidien et combien ils se sentaient bien après avoir suivi une leçon.

Mais apparemment, la danse de ligne est devenue pour certains danseurs non pas un moyen d’évacuer leur stress mais bien une des causes de celui-ci. Certains ex-danseurs ont même arrêté la danse à cause du stress supplémentaire que celle-ci leur causait. Je me suis alors sentie concernée par le fait qu’une activité sociale de danse qui a tant de potentiel social et physique soit considérée par certains comme un instigateur de stress plutôt qu’un moyen de s’en débarrasser.

Alors pourquoi ce changement ? Eh bien la raison majeure est sans aucun doute le nombre de danses qui sont enseignées continuellement et la peur de prendre du retard si on manque seulement une leçon. Une dame à qui j’ai parlé récemment m’a confié qu’elle travaillait de longues heures et qu’elle s’était inscrite à un cours de danse de ligne pour relaxer après le travail. Mais quand elle a vu qu’elle commençait à être stressée par le fait d’apprendre autant de nouvelles danses chaque semaine, elle a démissionné et a cessé les cours.

Dans l’optique que la danse de ligne puisse contribuer positivement à un style de vie sain, je suis inquiète de voir que cette pression constante d’être à jour et de toujours connaître les plus récentes chorégraphies a pour certains un effet négatif. Le stress d’apprendre et retenir toutes ces nouvelles danses, le stress de se sentir obligé d’aller à toutes les leçons pour ne pas être en retard dans les danses…Est-ce que cette activité qui devait au départ aider à éliminer le stress s’est retournée contre nous et est devenue elle-même une cause de ce qu’elle devait éviter ?

Que peut-on faire alors ? Il y a plusieurs solutions qui peuvent alléger les situations de stress et une de celles-ci est de les éviter. C’est ce qui fait que certains danseurs ont tout simplement abandonné la danse de ligne. Mais même si à court terme, ils semblent avoir éliminé une cause de stress, cela veut aussi dire qu’ils ne sont plus exposés aux bienfaits sains et sociaux que la danse de ligne peut apporter.

Il faut se questionner sur ce qui motive les gens à faire de la danse de ligne et qu’est-ce qu’ils veulent en retirer. Parmi les plus courantes qui m’on été dites, il y a le fait qu’il n’y ait aucun besoin d’un ou d’une partenaire pour danser, que ça semble être un moyen amusant de faire de l’exercice sans être obligé d’aller au gym ou de faire de l’aérobie, que la danse de ligne offre une opportunité idéale d’apprendre à danser à n’importe quel âge et évidemment, l’amour de la danse et de la musique.

Enseigner à un rythme et à un niveau approprié aux danseurs de chacun de leurs groupes semble être une solution tellement facile. Mais beaucoup d’instructeurs s’en sentent incapables parce qu’eux aussi ressentent une certaine pression. Ils se sentent obligés d’être à la fine pointe de l’art et d’enseigner les toutes dernières chorégraphies dansées dans toutes les soirées données dans le monde du country afin que leurs danseurs puissent prendre le plancher peu importe où ils iront. Cela fonctionnait sûrement il y a quelques années alors que le nombre de nouvelles chorégraphies était beaucoup plus limité. Mais cela n’est plus possible aujourd’hui, surtout pour le danseur « hebdomadaire » qui ne danse qu’une fois par semaine.

Peut-être que le temps est venu de reconsidérer la valeur ajoutée qu’apporte le fait d’encourager les danseurs de ligne à reconnaître les tempos et danser la danse de leur choix sur la musique qu’ils entendent plutôt que de se sentir obligés de suivre la mode. Peut-être est-il temps d’enlever l’effet négatif des danses étiquetées comme « danses débutantes » et encourager un réel mélange sur le plancher de danse qui le rendra plus agréable à partager peu importe le niveau des danseurs. Peut-être est-il maintenant temps de remettre le focus sur le potentiel d’alléger le stress qu’offre la danse de ligne.

Cela porte à réfléchir n’est-ce pas ? Qu’en pensez-vous ?
 

Nathalie Thivierge   Oct. 2005

 

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la danse ou la musique

 

Lorsque vous avez décidé de vous inscrire à un cours de danse country, était-ce pour la danse ou pour la musique country en elle-même ?

Voilà, la question est posée. Avec la présence de plus en plus marquée de musiques non country dans les soirées et du nombre de gens qui les dansent, on se demande ce que les danseurs recherchent vraiment dans la danse country...est-ce qu'ils veulent seulement danser ou est-ce qu'ils veulent danser sur de la musique Country ? Pas facile d’y répondre n’est-ce pas ?

Considérons que vous êtes un fan de la musique country et que c’est elle qui vous attire. On peut alors facilement comprendre que vous soyez mal à l’aise avec toutes ces musiques non country dans les soirées auxquelles vous assistez. Mais qu’est-ce qui fait que c’est devenu comme ça ? Revenez un peu en arrière s’il vous plaît. Ceux qui étaient là il y a quelques années vont sûrement se rappeler de « Honky Tonk Twist » de Scooter Lee. Au début, on la dansait sur la musique originale. Puis le « Dance Mix » est apparu. Wow ! La musique était plus longue et on pouvait danser cette si belle danse plus longtemps.

Soyons francs, le tempo était plus « dance » que la musique originale. Mais on la dansait quand même parce que c’était toujours Honky Tonk Twist et que c’était toujours Scooter Lee qu’on entendait. J’ai pris cet exemple mais il y en a eu beaucoup d’autres musiques country remixées. Et que dire du mixer de partenaires « Western Barn Dance » qu’on dansait sur « Wild Wild West » du groupe « The Escape Club » Un groupe moins country que ça, tu meurs…mais on le dansait quand même et partout. Pourquoi ? Parce que c’était différent. Pensons aussi à « Rednex » avec son « Cotton Eyed Joe »…

Quand on regarde en arrière, on voit que le phénomène ne date pas d’hier mais on peut quand même dire que bien qu’elle ait eu un tempo un peu plus « dance », La musique de l’époque demeurait essentiellement country et que parfois, elle était remixée. Mais si on ne connaissait pas une danse, on pouvait toujours en faire une autre sur la même musique et on s’amusait quand même ce que nous permet moins la danse non country d’aujourd’hui où chaque « punch » est exploité. Mais ne vous en faites pas, il y a sûrement une école dans votre coin qui ne diffuse que du country. Il suffit de chercher un peu.

Mais si c’est la danse qui vous a attiré en premier lieu, on peut aussi comprendre pourquoi vous ne faites pas de cas que la musique soit country ou non. Prenons l’exemple de danseurs qui quittent la danse en ligne sociale pour la danse en ligne country. Plusieurs d’entre eux m’ont dit avoir changé parce que la danse country offre une variété de danses qu’on ne retrouve pas en social. Cependant, ils m’ont aussi dit que c’était plus difficile parce que plus énergique. Ils trouvent que la danse en ligne country est beaucoup plus variée et beaucoup plus rythmée.

Quand on regarde ce qui se passe au niveau de l’élite de compétition en danse country, il ne faut pas se surprendre de la tangente qu’a prise la danse country. Les exemples ne manquent pas. Dans l’UCWDC (United Country & Western Dance Council) par exemple, on voit les masters danser sur des musiques carrément non country et c’est accepté. Pourtant, l’appellation de cette entité dit bien « Country & Western ». Ne devraient-ils pas être d’ardents défenseurs de la musique country ? Eh bien non, ils sont d’ardents défenseurs de la « danse », arguant que plus la danse se développe, mieux le country se porte. Ils ont établi des paramètres au niveau technique mais pas au niveau de la musique. Seul le tempo compte. C’est ce qui fait qu’on peut maintenant voir les danseurs country de haut niveau exécuter en compétition, une danse imposée telle un cha -cha sur Smooth de Santana…Bien que la musique ne soit pas country, elle demeure un cha-cha. Dans leur optique d’encourager la danse en elle-même, ils ont sciemment décidé que la musique était secondaire.

Regardez un peu d’où nous viennent toutes ces danses non country. Elles nous viennent des américains en majorité. Je sais, certains d’entre vous vont dire : « Qu’ils aillent promouvoir leurs danses non country ailleurs que dans le country ». Mais alors, où iront-ils ? Quand on y pense, ils n’ont pas beaucoup d’autres options. Il n’existe pas d’organismes de danse en ligne « pop » ou de danse en « dance » Alors ils la sortent en danse country où la variété est une caractéristique prédominante et où la convivialité de ses danseurs fait qu’ils s’y sentiront bien. Est-ce que la danse country est devenue le seul mouvement de danse où l’approche « multiculturelle » est non seulement tolérée mais aussi acceptée ?

Alors, la danse ou la musique ? C’est à vous d’y répondre parce que vous seuls savez ce qui vous motive à évoluer dans le monde de la danse country. Moi j’aime danser et j’adore la musique country. Quand je vais dans une soirée country, c’est ce que je m’attends à entendre et j’avoue être déçue lorsque je n’en entends pas beaucoup dans une soirée. Cependant, mon oreille apprécie aussi d’autres styles de musique. Mais j’ai horreur des discothèques et je n’ai pas d’invitations à des mariages tous les week-ends ! Alors où vais-je danser sur ces autres styles de musique ? Aie ! Où est-ce que je me situe alors ? Vraiment pas facile cette question…

 

Nathalie Thivierge     octobre 2005

 

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Le respect de la danse, tout simplement

 

Tous les professeurs de danse country qui ont fait le choix d’inclure la danse de compétition à leur programme d’enseignement vivent la même chose. Ils doivent réussir à faire en sorte que les mordus de danse de compétition et ceux de la danse en société se côtoient dans le respect. Comme ils fréquentent la même école, leurs élèves se croisent régulièrement parce que leurs professeurs font constamment alterner les entraînements de compétiteurs et les cours de danse de qui désirent seulement apprendre à se débrouiller dans les soirées.

La différence entre les deux est visuellement évidente. On pourrait même penser que ce sont deux activités distinctes, complètement étrangères l’une de l’autre mais qui sont pratiquées dans le même endroit. Certains se plaisent à dire qu’elles n’ont pas la même valeur, que la danse de compétition est dominante par les exigences techniques et artistiques qu’elle impose à ses adeptes en comparaison avec la simple pratique sociale de la danse country lors des soirées. C’est complètement faux. À mon avis, les deux commandent le même respect parce qu’elles contribuent à faire de la danse country un tout. Comme dans toutes les autres activités, il y a toutes sortes de gens qui s’y adonnent et chaque participant apporte sa touche personnelle afin de s’y sentir bien. N’est-ce pas pour ça qu’on s’adonne à une activité ?

Si on considère ce fait, il faut donc que nous ayons du respect pour la danse en son entier, tout simplement. Il faut prendre le temps de l’explorer dans toutes ses dimensions: artistiques, sociales, individuelles. Il faut aussi la respecter sous toutes ses formes : amateurs, professionnels, de loisir ou de compétition. Les professeurs ont la lourde tâche de coordonner l'apprentissage des élèves qui veulent simplement aller s’amuser dans les soirées avec l'entraînement des compétiteurs et faire en sorte que les deux se respectent mutuellement. Il faut qu’ils mettent l’emphase sur le respect de la danse en elle-même plutôt que sur les danseurs.

Pour y arriver, chaque professeur se doit d’avoir du respect pour chacun de ses élèves. C'est-à-dire pour la personne qui se trouve derrière l'apprenti danseur. Un respect fait d'attention discrète et généreuse aux spécificités de chacun et en particulier à ses faiblesses. Il faut que chaque professeur soit convaincu qu’il est en mesure d’arriver à faire danser n’importe qui et que le fait d’apprendre à combiner le mouvement et la musique leur sera bénéfique. Pour certains, la danse a un effet quasi-thérapeutique. Elle contribue à rendre les gens mieux dans leur peau, mieux dans leurs corps et mieux dans leur tête.

Il faut qu’il enseigne le respect des autres aux danseurs. Qu’il leur enseigne à évoluer parmi les autres sans les gêner ou les heurter. Il faut qu’il fasse en sorte que les danseurs de compétition ne prennent pas tous les planchers de danse pour des planchers de compétition. Il faut leur montrer qu’il ne faut pas prendre en otage les couples avec lesquels ils devraient tout simplement danser dans un moment de plaisir partagé.

Fabriquer des bêtes de compétition, incapables de danser dans une soirée normale, ne devrait jamais être l'ambition d'une école de danse. Au contraire, ce que leur enseignement doit montrer, c'est ce qu'il y a à la fois de commun et de différent entre les deux styles de danse. En tant que professeur, il ne doit pas perdre de vue qu'un enseignement de base de danse country est dynamisé par l'image séductrice et motivante que donne la danse de compétition. De la même façon, la danse de compétition perdrait à couper de ses racines avec la dimension simplement humaine du plaisir de partager en couple ou en groupe, la fusion magique de la musique et du mouvement pour en faire tout simplement…de la danse.

 

Nathalie Thivierge     Mars 2005

 

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Pourquoi prendre des cours ?

 

Beaucoup de personnes qui s’adonnent à la danse country peuvent tout à fait se satisfaire d’apprendre des danses de ligne ou de partenaires en quantité. Ils n’ont pas nécessairement besoin d’aller plus loin. Pourquoi pas ? La danse est une activité qui n'a rien d'obligatoire, c'est un plaisir personnel.

Mais parfois, le plaisir personnel d’un danseur passe par l’amélioration de son niveau de danse. On peut décider de continuer à augmenter le nombre de danses de notre répertoire sans se préoccuper de la technique mais on peut aussi décider d’améliorer notre façon de danser. Quel que soit l'objectif qu'on vise, il faut réfléchir à la meilleure manière de l'atteindre.

Vous prenez sûrement déjà des cours de danse soit en groupe ou en privé. Si vous êtes débutant, vous recherchez tout simplement à apprendre des danses pour pouvoir prendre le plancher le plus souvent possible. C’est pourquoi les programmes de débutants contiennent des danses faciles à apprendre qui vous permettront d’en assimiler plusieurs dans un délai assez court. Ces programmes sont aussi bâtis de façon à ce que vous appreniez le plus de notions de danse de base possible. Dans un programme de danse de niveau débutant bien construit, vous devriez avoir appris à danser sur tous les tempos de musique qu’on retrouve en country (valse, cha-cha, Polka, Rumba, etc).

Lorsque vous avez assimilé la matière des cours de débutants, vous êtes prêts à graduer en classe intermédiaire. Les programmes intermédiaires sont généralement composés de danses plus longues et plus compliquées. Ici, je me permets de vous donner un petit conseil : Si vous avez de la difficulté à apprendre les danses intermédiaires, il faudrait peut-être penser à reprendre une session de cours « débutants ». Il n’y a pas de honte à cela. La plupart du temps, c’est suffisant pour maîtriser les notions qui vous ont échappé la première fois. Une autre alternative serait de prendre quelques cours en privé. Votre professeur connaît vos faiblesses et il peut vous aider à les corriger. Il est inutile de vous entêter à rester en intermédiaire. Vous allez éprouver des difficultés qui vous démotiveront et vous aurez moins de plaisir à danser.

Une fois que vous maîtrisez les notions intermédiaires, vous êtes prêts à passer à la classe avancée. Lorsque vous atteignez ce niveau, vous devriez être en mesure de danser d’instinct. Vous devriez être capable de danser sans regarder par terre ou calquer vos pas sur votre voisin une fois la danse apprise. En avancé, vous apprendrez à améliorer vos sensations ou votre attitude en dansant. Lorsque vous avez atteint le niveau avancé, en plus d’apprendre de nouvelles danses vous serez encouragé à « vivre vos danses » à leur donner une vie propre par vos mouvements et votre attitude.

Un danseur progresse en général selon 2 moyens distincts: ce qu'il voit (visuel) et ce qu'on lui dit (auditif) Ces deux moyens peuvent chacun nous apporter quelque chose, mais quelquefois, selon notre personnalité, une méthode peut s'avérer plus efficace que l'autre. En danse de partenaires ou en danses de couple, vous pouvez ajouter les sensations que vous éprouvez en dansant avec des partenaires plus expérimentés comme moyen de progresser.

Il ne faut jamais perdre de vue qu’il faut du temps pour assimiler de nouvelles techniques. Peut-être au début ressentirez-vous une impression bizarre ou dérangeante dans ces nouvelles exécutions. Dans certains cas, cela peut changer toute la façon dont vous ressentiez une danse ou un rythme particulier.

Ne vous désespérez pas, entraînez-vous : votre persévérance mentale va transformer d’anciens souvenirs musculaires en sensations nouvelles. Vous aurez plus de liberté dans vos mouvements et vous serez en mesure de rendre les interprétations des rythmes de danse que vous affectionnez le moins plus plaisantes à danser.

Mais ne perdez jamais de vue vos objectifs. Si le fait d’être capable de seulement apprendre le plus de danses possible sans égard à la technique vous satisfait, faites-le parce que c’est comme ça que vous entretiendrez votre plaisir de danser. Mais si en plus du désir d’apprendre des danses, vous avez aussi le désir de vous sentir meilleur et de paraître meilleur, ne perdez pas ce désir, au contraire entretenez-le : c'est une garantie de connaître une longue suite d'expériences de danse agréables et passionnantes jusqu'à la fin de votre vie de danseur.

 

Nathalie Thivierge   Mars 2005

 

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Devant juge et jury….

 

En général, une habitude naturelle et automatique en compétition est de critiquer les jugements pour se consoler d'une mauvaise performance. Par contre quand la place obtenue est bonne, alors les juges sont bons "Je ne comprends pas, la semaine dernière j’ai gagné l’or et aujourd'hui je ne suis même pas dans les positions, il y a quelque chose qui ne va pas !" Beaucoup sont mêlés, se démotivent et cessent la compétition en répandant la rumeur que la compétition en danse country n'est pas quelque chose de sérieux, que les jugements sont biaisés.

Danser en compétition, c'est accepter les règles du jeu, et donc les jugements quels qu'ils soient. On entend souvent dire de telle ou telle personne, entraîneur, parent, public, compétiteur : "Le classement n'est pas normal, c'est untel qui aurait dû gagner". Pourquoi la personne qui dit cela aurait-elle raison ? Critiquer des jugements c'est porter un jugement personnel. Il faut respecter le jugement d'autrui. La tâche de juge n'est pas facile parce que beaucoup de paramètres interviennent dans son jugement. Il doit porter un avis sur le coup du moment par rapport à certains critères établis et d'autres subjectifs. Personne, peu importe son expérience et sa compétence ne devrait critiquer un jugement. Mais malheureusement, cette mentalité semble bien établie maintenant. Certains entraîneurs le font pour se justifier vis à vis de leurs élèves, d'autres pour dénigrer systématiquement telle ou telle personne, d'autres par dépit ou par déception. Les parents sont déçus du résultat parce qu'ils estiment que leur enfant aurait dû gagner et haut la main. Mais ces parents, entraîneurs, ou compétiteurs ont-ils vu la compétition de la même façon ? Trop souvent, on ne regarde que son compétiteur et on lui trouve tous les éléments positifs et on ne retient des autres compétiteurs que les points négatifs. Parce que son compétiteur a bien dansé, et même mieux que d'habitude, il doit gagner. Le juge, lui, regarde tout le monde d'un œil différent.

Je pense qu'il est dans l'intérêt de la danse country que les entraîneurs "éduquent" leurs élèves. Chacun doit accepter les jugements même si parfois les résultats leur semblent injustes. Cela ne l'est pas pour les juges. En tout cas pour cette compétition là. Chacun peut avoir son opinion, mais personne ne peut se permettre de dénigrer l'avis d'une autre personne. Chaque compétiteur doit savoir qu'il n'est pas le seul à s'entraîner, et que tous les autres passent autant de temps qu'eux, et nourrissent les mêmes espoirs. Chacun doit savoir se remettre en question, qu'il soit compétiteur ou entraîneur.

Les compétiteurs, leurs parents, amis, supporters, etc. sont souvent surpris des résultats obtenus, et surtout lorsque l'on peut constater des divergences de jugement, parfois très sensibles. La réaction spontanée de chacun est alors de considérer que le juge qui s'éloigne de l'opinion la plus représentée est forcément dans l'erreur. Les juges, eux, savent qu'il n'en est rien et ils s'efforcent de porter le meilleur jugement possible en leur âme et conscience.

Ce que je vais dire maintenant est bien personnel mais mon avis est que par leur évaluation des qualités artistiques et techniques des compétiteurs, les juges ont le devoir d’amener la Danse Country à un haut niveau. Il n’est donc pas dans leur intérêt de faire gagner des gens qui n’ont pas bien dansé.

Il faut prendre en considération le fait que les juges n'ont pas affaire à une science exacte. Ils sont susceptibles d'avoir différentes opinions sur ce qui constitue le mérite ou le démérite. Leurs conceptions de ce qui est correct ou incorrect ou encore bon ou mauvais, peuvent différer considérablement. La valeur du style, du mouvement, du rythme, de l'image, sont vues différemment à travers l'oeil et l'esprit du spectateur. Les juges peuvent attribuer leurs classements de manières très différentes (et le feront probablement). Ajoutez à cette situation la nécessité d'établir un jugement comparatif entre plusieurs compétiteurs dansant en même temps, alors la responsabilité de décider de ce qu'est un jugement correct devient énorme.

Soyons francs et admettons que les juges ne font une analyse réelle qu'en apparence. En réalité, ils ont très peu de temps et ils sont obligés de prendre des décisions basées sur des impressions. Il est naturel de s'attendre à ce que différents juges viennent à donner différentes impressions sur le même compétiteur. La tâche d'un juge est de donner une opinion personnelle basée sur une exécution au moment de son jugement. Un juge ne doit pas se soucier d'être en accord ou en désaccord avec les autres membres du jury. Donc, logiquement, parmi tout jury, il n'y a ni juges corrects, ni juges incorrects. Leurs classements individuels et le résultat de la compilation, ne sont ni plus corrects, ni plus incorrects que ce que chacun peut penser.

La question de la façon dont les juges utilisent leurs connaissances est très complexe.
Prenons la danse de couple, quel est le style correct en Two Step ? en West Coast Swing ? II serait difficile de donner une réponse sincère et certainement impossible d'en donner une avec laquelle tout le monde serait d’accord ! La diversité des opinions est le gage d'un jugement qui prend en compte toutes les facettes de la prestation des compétiteurs et l'utilisation de jurys les plus nombreux possibles est la meilleure garantie d'un bon classement final.

La musique et la chorégraphie, seuls critères objectifs viennent en priorité. Si un compétiteur ne danse pas en suivant la musique ou n’exécute pas correctement la chorégraphie il est d'office non sélectionné pour le prochain tour, ou classé dernier s'il s'agit de la finale. Ça, c’est facilement compris des compétiteurs. Ensuite on doit miser sur la subjectivité du juge. Il doit sélectionner les critères qu'il retient en fonction d'appréciations personnelles. Et c’est là que ça se corse.

Tous les juges enseignent ou ont déjà enseigné la danse. Ils ont donc une certaine idée de la danse et de la progression d'un danseur. Pour tel professeur, un danseur doit commencer par avoir une bonne tenue, ensuite il s'attachera au travail des pieds, puis poursuivra avec la musique. Un autre commencera par le travail de pied, puis la musique, puis regardera le mouvement Un troisième préférera l'interprétation musicale en premier lieu, puis regardera les lignes de corps et continuera avec le travail de pieds. Pour arriver au même but, chaque professeur aura une progression qui lui est propre. Il n'a pas plus raison qu'un autre professeur, mais pas plus tort non plus. Chaque professeur aura donc tendance à privilégier tel ou tel critère en tant que juge. Peut-on le leur reprocher ?

Ceci explique en partie pourquoi les professeurs notent difficilement leurs élèves compétiteurs. Inconsciemment, lorsqu'un juge voit des compétiteurs respecter ses principes de base, il a tendance à bien les noter et cela est humain. Juger ses propres élèves n'est pas évident. Pour un juge, les élèves qui respectent les critères qui sont essentiels pour lui devraient être favorisés. Mais la notion de favoritisme est toujours au dessus de sa tête alors il est encore plus sévère afin d’éviter d’être soupçonné de favoritisme.

N'oublions pas qu'un juge regarde un compétiteur en moyenne entre 8 et 15 secondes. Une danse dure entre une et deux minutes. Les compétiteurs ne savent jamais quand un juge va les regarder. Ils doivent donc être performants pendant toute la durée de la danse. Un compétiteur peut parfaitement débuter une danse avec brio, et, par manque de concentration, d'endurance ou tout autre raison, la poursuivre d'une façon méconnaissable. Un juge qui a remarqué ce compétiteur au début, établit son classement pour les deux ou trois premières places, puis concentre son attention sur les autres. Un autre juge qui aura regardé d'autres compétiteurs au début et qui finit avec ce compétiteur, aura bien sûr une opinion totalement différente du premier juge.

Mais ne vous découragez pas. A force de travail et de répétition, vous finirez par avoir travaillé un ou plusieurs des critères, puis maîtrisés et améliorés. Alors quels que soient les juges sur le panel, vous obtiendrez la place qui vous revient, car vous répondrez la majorité des conditions.

 

Nathalie Thivierge   février 2005

 

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Danse en ligne ? Hmm…pas toujours

 

Dans le monde du country, la danse de ligne est-elle vraiment de la danse de ligne ? En fait, la vraie appellation de ce genre de danse est danse « en » ligne. On n’a pas appelé ça « en ligne » pour rien. C’est parce que les danseurs DOIVENT ÊTRE ALIGNÉS dans une danse « en ligne » et ce, peu importe l’angle duquel on la regarde. Que je sois devant, derrière sur les côtés et même dans les coins je dois être en mesure de voir une ligne droite.

Je ne parle pas ici d’un peloton de l’armée mais bien d’une formation en ligne. Laissez-moi vous montrer. Le danseur 1 devrait se placer à l’avant au centre du côté le plus large du plancher de danse. Le danseur 2 devrait se placer à côté du premier. On a maintenant une ligne. Le troisième danseur devrait se placer derrière le 1 et le danseur 4 derrière le danseur 2. Le danseur 5 devrait se placer de l’autre côté du danseur 1 et le danseur 6 derrière lui. Le danseur 7 qui veut se joindre au groupe devrait commencer une 3e ligne et les autres danseurs devraient s’aligner sur lui et ainsi de suite.

 

Observez :

            

Au cours de mes visites en peu partout dans les soirées, j’ai été à même de constater que peu de professeurs enseignaient ce concept à leurs danseurs. Pourtant, c’est une base fondamentale ! Le nom le dit…danse en ligne. Alors, la première chose qu’un élève devrait apprendre, c’est COMMENT danser en ligne et non pas QUOI danser en ligne. Et vous les professeurs, ne venez pas me dire que vous n’avez pas le temps. Parler de cet aspect ne prend que quelques minutes et le rappeler à vos danseurs ne prend qu’une seconde ! Vous allez me dire que vous n’êtes pas là pour les surveiller tout le temps et vous avez bien raison. Mais si vous mentionnez que le fait de former de belles lignes est important pour vous et pour votre image d’enseignant à chaque leçon, l’habitude se créera d’elle-même. Essayez…Vous verrez bien !

Nathalie Thivierge   Nov 2004

 

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L'ÉTIQUETTE DE PLANCHER…



L'étiquette du plancher de danse de compétition est un aspect très important lors d'une compétition. Étant donné que tout le monde danse la même danse, il est primordial de respecter l'espace de chacun afin d'éviter les collisions et les bris dans les lignes de danse. Voici quelques points importants concernant l'étiquette d'un plancher de danse de compétition.

La danse de couple
Il existe deux types de danses dans la catégorie « couple ». L'étiquette de compétition en danse de couple s'apparente un peu au code que vous suivez lorsque vous conduisez votre voiture.

Il y a les danses « stationnaires » telles le East Coast Swing, le West Coast Swing et le Cha Cha. Ces danses se font généralement sur place mais elles peuvent se déplacer. La règle à suivre pour les danses stationnaires est celle communément appelée « La règle du stationnement ». Celle-ci stipule que le couple qui s'est « stationné » à un endroit précis au départ, a priorité sur celui qui veut empiéter sur son espace de stationnement. Si vous avez une combinaison de promenade dans votre chorégraphie, il faut que vous portiez une attention particulière à l'endroit où vous vous placerez au départ. Autant que possible, essayez de vous placer de façon à ce que votre progression n'empiète pas sur l'espace d'un autre couple. Un simple coup d'œil suffit pour bien se placer. N'oubliez jamais qu'en cas de faute pour les danses stationnaires,  les compétiteurs qui évoluent dans leur espace initial ont priorité sur les compétiteurs qui progressent. Imaginez-vous que vous êtes en voiture. Si vous êtes stationné dans votre emplacement et qu'un autre véhicule vous rentre dedans, est-ce que la responsabilité va à vous ou au véhicule en mouvement ? C'est donc au couple qui essaie d'empiéter sur votre espace à réfréner son mouvement pour vous laisser le loisir de terminer votre figure. En général, seul un passage dans l'espace d'un autre couple  devrait être toléré si celui-ci est dans son espace initial.  Commencer à effectuer une figure stationnaire dans l'espace d'un autre couple pourrait être considéré comme lui faire de l'obstruction.  Cette règle s'applique à l'aller et au retour car il faut que vous reveniez dans votre espace initial pour respecter le caractère stationnaire de la danse. Si vous ne revenez pas à votre espace de danse initial, votre chorégraphie devrait être considérée comme étant « progressive » et vous devriez être pénalisé pour non respect du caractère « stationnaire » de la danse. Les séquences de mouvement progressives sont admises mais toujours sous réserve que vous puissiez revenir à votre point de départ à l'intérieur d'un compte musical généralement de 12 ou 16.

Pour les danses qu'on appelle «progressives » telles le Two-Step, la Valse et la Polka, les couples doivent progresser, avancer dans la ligne de danse « LOD » (de l'anglais Line Of Dance) dans le sens contraire aux aiguilles d'une montre. La règle à suivre pour les danses progressives est celle communément appelée « Le Code de la Route ». Imaginez-vous une autoroute à 3 voies. Celle de droite est réservée aux véhicules qui roulent plus lentement, celle du centre à la circulation normale, celle de gauche aux dépassements et l'accotement aux véhicules en arrêt.  C'est la même chose pour les danses progressives. Si vous arrivez derrière un couple dont la progression est plus lente que la vôtre, il faut que vous le contourniez vers l'intérieur du plancher, « dans la voie de gauche de la LOD ». Si votre chorégraphie contient une figure nécessitant un arrêt complet, vous devez l'effectuer le plus à droite possible de la LOD donc le plus loin possible du centre du plancher. Si vous êtes en train d'effectuer une figure qui ralentit votre progression, essayez de vous placer légèrement à droite du centre de la LOD car la voie du centre est réservée aux couples qui ont une progression constante.


La danse en ligne
Les danses de ligne sont une combinaison de mouvements stationnaires et de progressions. La règle à suivre pour cette catégorie est celle du « stationnement » comme pour la danse de couple stationnaire. Donc, le compétiteur qui s'est « stationné » à un endroit précis au départ, a priorité sur celui qui veut empiéter sur son espace de stationnement. La notion d'espace est d'autant plus importante car il est visuellement très facile de repérer les fautifs étant donné que tous les compétiteurs sont censés effectuer les mêmes mouvements au même moment. Tout le monde doit respecter les distances initiales qu'ils ont prises au départ avec les autres compétiteurs. Lorsqu'on voit une ligne brisée, c'est le compétiteur qui n'est pas aligné avec les autres de sa ligne qui est en faute car il a empiété sur l'espace du compétiteur à côté, devant ou derrière lui. C'est la distance initiale qui est la référence.


Voilà, vous avez maintenant les grandes lignes de du respect de l'espace dans l'étiquette d'un plancher de danse de compétition. Dépendamment de la compétition à laquelle vous allez participer, ces points seront beaucoup ou seront plus moins pris en compte par les juges. Mais pourquoi ne pas mettre toutes les chances de votre côté et vous habituer tout de suite à respecter les espaces lorsque vous compétitionnez. Qui sait, peut-être que ce sera cet aspect qui un jour, servira à vous départager d'un autre compétiteur ou un autre couple qui a le même pointage que vous.

Nathalie Thivierge  

 

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LA PRÉPARATION…
 


La préparation à une compétition n'est pas une mince affaire. Il faut y mettre du temps, de l'argent et des efforts continus jusqu'à l'événement. Il faut mettre au point le plus de petits détails possibles dès le départ afin que vous puissiez vous concentrer sur votre pratique à mesure que l'événement approche.

Informez-vous des modalités, des tarifs, des dates limites d'inscription à respecter le plus tôt possible. Certaines compétitions demandent que vous payiez une cotisation à l'association organisatrice afin de pouvoir y participer. Parfois cette cotisation vous permet de ne pas avoir de frais d'inscription à débourser pour participer aux différentes compétitions qu'elle sanctionne. C'est le cas de l'ACDC entre autres. De plus, votre cotisation permet à l'ACDC de compiler vos résultats et de vous tenir au courant des catégories auxquelles vous êtes éligibles selon ceux-ci. Si vous ne payez pas votre cotisation, vous pourriez avoir à débourser des frais supplémentaires pour participer. En plus de la détermination des catégories, la compilation de vos résultats par une association à laquelle vous possédez le statut de membre lui permet de voir à ce que votre cumulatif vous rende éligible à participer à certains événements spéciaux. À l'UCWDC par exemple, il est nécessaire d'avoir cumulé des points à au moins 3 événements dans l'année afin d'être éligibles à une participation aux Championnats du Monde.

Soyez sûrs de faire parvenir vos inscriptions, cotisations et autres documents AVANT les dates limites prescrites. Non seulement cela vous permet de passer à autre chose mais en plus, cela permet aux organisateurs de planifier les événements de manière à éviter que des retards ne surviennent à l'horaire. Parfois, les inscriptions de dernière minute obligent les organisateurs à ajouter des vagues dans certaines catégories ce qui entraîne des retards à l'horaire préétabli. Les retards dans les horaires d'événements n'ont pas d'incidence seulement sur les événements eux-mêmes, mais aussi sur les compétiteurs qui voient leur stress grandir au fur et à mesure qu'ils attendent. Vous avez sûrement déjà vécu ce genre de stress lors d'un événement que ce soit dans l'attente de votre tour de prestation ou encore dans l'attente des résultats ou de la remise des trophées s'il y a lieu. Ce n'est pas une expérience très plaisante. Alors faites un effort et essayez de respecter les dates d'inscription. Vous vous rendrez un grand service à vous même et à tous les autres impliqués en même temps.

Si vous devez demeurer sur place plus d'une journée et que cela nécessite une nuitée dans un hôtel ou un motel, faites vos réservations le plus tôt possible afin d'être sûrs de ne pas avoir de mauvaises surprises qui pourraient nuire à votre concentration lors de l'événement. Informez-vous sur les commodités à proximité tels restaurants, pharmacies etc.

Sur les conseils de votre entraîneur, voyez à sélectionner une tenue vestimentaire qui mettra vos points forts en valeur tout en demeurant réglementaire. Dépendant de l'événement et des disciplines auxquelles vous participerez, il y a plusieurs paramètres à tenir compte au niveau du costume. Comme je le disais dans une chronique précédente, les paramètres de l'ACDC sont quand même assez larges et permettent une assez grande liberté. Cependant, même s'il n'y a pas de restrictions particulières, le choix de votre costume, s'il est judicieux, peut contribuer à vous mettre en valeur. Il n'est pas nécessaire qu'il soit super flashé pour que vous ressortiez. Parfois, seulement le motif, selon le fait que vous vous trouviez trop grand(e), trop petit(e), trop mince(e) ou trop enrobé(e), peut faire en sorte que ces caractéristiques soient avantageusement mises en valeur pour vous. Un bon entraîneur est en mesure de vous conseiller en ce sens. Certaines associations telles l'UCWDC sont plus restrictives. Il est alors primordial que votre entraîneur et vous passiez en revue le livre de règlements afin d'éviter que vous ne soyez pénalisés avant même que vous n'ayez commencé votre prestation. Si vous vous occupez de votre tenue vestimentaire ans les toutes premières étapes, vous aurez amplement le temps de le faire confectionner ou de le faire altérer avant votre compétition. Cependant, si vous attendez à la dernière minute, vous pouvez peut-être manquer de temps et votre costume ne sera peut-être pas aussi avantageux que vous aimeriez qu'il soit.

Les filles, Optez pour un maquillage souligné mais discret. Vous ne compétitionnez pas dans un concours de clowns de rodéo ! ! ! Un maquillage avec des couleurs et des textures trop marquées attire l'attention sur votre visage au lieu de votre corps et de vos pieds. Mieux vaut vous tourner vers des couleurs neutres et opter pour des brillants transparents (glitters) pour attirer la lumière et mettre vos expressions en valeur car en fait, le maquillage sert à cela, souligner votre expression faciale. Votre coiffure et votre maquillage sont importants. Si vous êtes petite, optez pour une coiffure en hauteur. En danse de ligne, le chapeau peut être une solution alors qu'en danse de couple freestyle, c'est possible mais un peu plus dangereux car vous pouvez le perdre durant votre prestation. Quant à vous messieurs, étant donné que le port du chapeau est obligatoire, vous n'avez pas à vous poser beaucoup de questions. Un petit truc en passant, si vous avez le dos un peu courbé, portez votre chapeau un peu plus vers l'arrière en dégageant votre front. Cela aura pour effet de camoufler la ligne de votre cou. Si vous le portez bien droit sur la tête, l'espace créé entre votre chapeau et votre ligne de corps est bien à la vue et la courbure de votre posture devient alors plus apparente.

Une fois tous ces détails réglés, vous pouvez vous mettre à pratiquer sans stress autre que celui de bien performer car vous aurez la tête tranquille. Souvenez-vous que chaque minute de cours en nécessite deux en pratique pour être efficace. Une fréquence d'une heure de cours par semaine quelques mois avant votre compétition est raisonnable. À mesure que votre compétition approche, il vous faudra augmenter votre fréquence de cours et en même temps, vos heures de pratique. Dans les deux dernières semaines, il est important que vous voyiez votre entraîneur au moins deux fois par semaine. Si vous possédez un caméscope, utilisez-le dès le départ. Filmez vos cours, un après l'autre. Vous pourrez ensuite vous y référer si vous ne vous souvenez plus de quelque chose lors de vos pratiques. Cela vous permet aussi de corriger vos mouvements et votre allure ou d'ajouter un petit quelque chose de plus au besoin. De plus, cela vous permettra de suivre votre évolution de séance en séance. On reste parfois surpris des progrès accomplis si on s'entraîne avec sérieux. Le caméscope est un bon outil pour cela. Allez danser socialement aussi pour vous détendre, c'est très important car si vous ne le faites pas, cela contribue à augmenter votre niveau de stress. Ne vous gênez pas pour pratiquer en public. Cela peut vous aider à surmonter le stress causé par la présence des spectateurs lors des compétitions.

Finalement, assurez-vous d'avoir pratiqué avec votre tenue de compétition au moins une fois avant celle-ci. Cela vous permettra de constater si elle provoque l'effet escompté ou encore de voir à faire faire les altérations si quelque chose vous gêne dans vos mouvements. Maintenant allez…au boulot…mais n'oubliez surtout pas de vous amuser ! 

 

Nathalie Thivierge  

 

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La danse de couple où ? Quand ? Comment ?

 

Pascal & moi aimons aller danser dans les soirées organisées par différentes écoles dans la province. Partout, nous avons des discussions intéressantes avec les danseurs sur place. Un des sujets le plus abordés ? Les danses de couple : où est-ce qu’on peut en danser assez pour ne pas perdre ce qu’on apprend ?

Cette question est très facile parce que la réponse est : Partout ! Eh oui, si on écoute bien la musique, les occasions de danser une danse de couple ne manquent pas dans les soirées mais il y a un prix à payer. Il ne faut pas attendre que les DJ l’annoncent pour vous exécuter parce que vous pourriez attendre longtemps parfois et aussi être déçus du nombre de fois ou vous allez en danser dans la soirée.

La solution ? Se résigner à délaisser quelques danses de ligne et de partenaires pour pouvoir danser du couple. Mais ce n’est pas si simple…

Chaque semaine, vous déboursez des sous pour apprendre des danses de ligne ou de partenaires. Tout le monde le sait, il ne faut pas en manquer beaucoup pour être en retard et être obligés de regarder les autres danser. Les DJ dans les soirées sont là pour faire danser la masse et en général, la masse danse de la ligne ou du partenaire. C’est à vous de décider et de prendre les mesures pour danser du couple.

Comment choisir les danses que vous allez laisser tomber ? Pas évident…Prenons le two step par exemple. Disons que le DJ annonce une danse de ligne et que vous savez que c’est un beat de two step. N’allez pas danser la danse de ligne ce soir là mais faites un two step autour des danseurs de ligne à la place. Dites-vous que vous aurez l’occasion de danser la danse de ligne dans une prochaine soirée. Chaque semaine, changez de danse de remplacement. Comme ça, vous n’oublierez pas vos danses de ligne et vous danserez du two step. Faites ça pour chacune des danses de couple que vous savez. Remplacez une danse de ligne ou une danse de partenaires par l’une d’elles. Le choix est difficile je sais mais si vous voulez vraiment danser du couple, il faut que vous décidiez par vous-même de prendre les grands moyens pour le faire.

Nathalie Thivierge   Nov 2004

 

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 LA TENUE VESTIMENTAIRE…
 


Les règlements de l'ACDC sont plutôt généraux à ce sujet. La botte doit être Country / Western. Le port du chapeau de cow-boy est obligatoire pour les hommes et le costume doit avoir une allure Country / Western avec comme seule restriction que le corps doit être entièrement recouvert au niveau de la taille. Donc comme vous pouvez le constater, il n'y a peu de restriction spécifique. Profitez-en donc pour vous laisser aller à l'originalité!

Les Bottes
Évidemment, la botte Western classique est permise et étant donné qu'il n'y a aucune spécification à ce sujet dans la réglementation de l'ACDC, le port des «ropers» n'entraîne aucune pénalité. Les seules exceptions faite par l'ACDC sont pour la classe «Cabaret» ou tout genre de costume est permis et pour la classe «Juvenille/Junior». Pour ces derniers, étant donné que leur croissance n'est pas terminée, il serait impensable de leur faire acheter des chaussures de ce prix en sachant qu'ils auront à en acheter d'autres dans quelques mois.


Le Chapeau
En danse de couple, bien qu'il ne soit pas interdit, le port du chapeau de cow-boy pour la fille n'est pas toujours une bonne chose. Une des raisons que je puisse vous énumérez est que cela restreint la liberté de mouvement. Étant donné que la fille doit passer sous les bras dans plusieurs passes, il peut être dangereux de le perdre ou encore d'avoir à compenser par un mouvement de tête qui pourrait nuire à l'esthétique de la passe. Mais si vous êtes à l'aise avec un chapeau Mesdames…Allez-y !


Le Costume
Comme je le disais plus haut, ce que vous portez doit avoir une allure Country / Western. Si vous compétitionnez à l'UCWDC, les règles sont très strictes (surtout en division IV). Pour eux, vous devez absolument avoir au moins un «Yoke» c'est à dire une pointe. Elle peut être en forme de V ou de W. Cependant, à l'ACDC, les règlements sur l'habillement sont plus larges et il est très difficile de dire ce qui est acceptable ou pas. Si vous n'êtes pas certains, je vous conseille de faire préalable-ment approuver vos costumes par l'ACDC.


La jupe ou le jeans ?
Pour les hommes, la question ne se pose pas. Mais pour les filles, c'est une autre histoire. Le jeans va définir chaque mouvement  de jambes alors que la jupe elle, prolonge les mouvements.  Si vous compétitionnez en ligne, le jeans peut être avantageux car il va souligner chaque mouvement que vos jambes exécuteront. Si vous compétitionnez en couple, je vous conseille fortement la jupe. En plus de prolonger chaque mouvement de votre corps, elle lui donnera une impression de légèreté qui peut donner aux juges l'illusion que votre partenaire vous fait voler dans les airs ! Évidemment, le choix de votre tenue de compétition demeure un choix personnel. Le plus important est sûrement de vous assurer que vous êtes à l'aise dans ce que vous portez. Si vous n'aimez pas les jupes ou les robes, ne vous forcez pas à en porter. Avec la nervosité que génère une compétition, vous n'avez
absolument pas besoin du stress supplémentaire que vous apporterait le fait d'être inconfortable dans vos vêtements !


En terminant voici la partie de règlement de l'ACDC 2004 traitant de l'habillement.
 
ARTICLE 11 - HABILLEMENT
11.1 Pour toute compétition sanctionnée par l'ACDC est obligatoire :
- Le port du chapeau de cowboy pour tous les hommes.
- L'habillement de style Country / Western : (jeans, chemises, jupes, T- shirts, robes)
- Les bottes Country & Western.
* Le corps entièrement recouvert au niveau de la taille.
11.2 En classe Medley, tout autre costume à l'allure country sera permis.
11.3 En classe Cabaret, tout genre de costume sera permis.
11.4 En catégorie Juvénile/Junior, les bottes country ne sont pas obligatoires.



Nathalie Thivierge  

 

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BIEN CHOISIR SON ENTRAINEUR


Quoique que ce ne soit pas obligatoire au départ, faire appel à un entraîneur est sûrement un choix judicieux. Mais comment  pouvons-nous être certain que celui-ci répondra à nos besoins ?

Être à l'aise avec votre entraîneur est primordial. Vous devez être en mesure de lui dire ce qui va et ce qui ne va pas sans détour. Il faut donc que vous ayez une relation basée sur la confiance.

Votre entraîneur doit être capable de visualiser vos points forts et de les faire ressortir. Il doit être capable de corriger votre technique afin de rendre vos mouvements plus faciles et vous permettre de progresser de catégorie en catégorie.

Évidemment, la proximité de son local et ses tarifs horaires sont aussi des facteurs à considérer.

Cependant, même si votre entraîneur répond positivement à tous vos critères, si vous n'êtes pas en mesure de consacrer du temps à la pratique de ses conseils, il ne vous sera d'aucune utilité.

Si vous avez envie de vous lancer en compétition, le premier conseil que je vous donnerais est d'en parler à votre professeur. En tant que formateur, il se doit de favoriser votre développement. Si celui-ci n'est pas en mesure de vous entraîner, il pourra sûrement vous diriger vers la bonne personne…
 

Nathalie Thivierge   2004

 

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IL ÉTAIT UNE FOIS... la danse
 


Au départ, les COWBOYS allaient danser dans les soirées après une dure journée de labeur ou lors de festivités spéciales et JAMAIS tu n'aurais vu un COWBOY danser tout seul (à moins d'être ben chaud). Ça n'aurait pas été très bon pour son image de virilité.

Par contre, ils profitaient de cette occasion pour inviter les filles qu'ils convoitaient à danser un two-step ou une polka endiablée durant laquelle ils avaient l'occasion d'avoir un contact physique avec elles. Les valses étaient la version la plus lente qu'on peut comparer aux "slows" d'aujourd'hui. Les danses de ligne et de partenaires d'aujourd'hui sont des dérivés du "square dancing" qui est en fait une combinaison des deux. Mais encore là, chaque COWBOY devait INVITER une fille qui devenait sa partenaire de référence à laquelle il devait revenir à la fin de chaque séquence. Il ne pouvait pas s'immiscer dans une ligne de danse tout seul. Les danses de ligne ont été rendues nécessaires à cause d'un contexte social qui a fait que les gens sortaient de plus en plus seuls.

Le West Coast Swing, tire son origine de l'après-guerre alors que tous les endroits spacieux où on pouvait danser avaient été ravagés. Les gens devaient se réunir dans de petits endroits pour danser  Il a donc fallu qu'ils adaptent leurs danses et le West Coast Swing qui en théorie devrait se danser sur une surface égale à une porte qu'on aurait mis à terre est né. Quant aux Cha-Cha et East Coast Swing, ils découlent du fait que les chanteurs et chanteuses en incluaient de plus en plus sur leurs albums.

Pour ce qui est de l'attitude des danseurs, chaque individu se doit de s'exprimer dans son propre style. Certains sont plus gracieux que d'autres et c'est ça la vie. La danse a toujours été et demeurera toujours un moyen de s'exprimer

Nathalie Thivierge  

 

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: Nathalie

:everdance@videotron.ca

 

  Bonne Danse  !

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