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Symptômes

Des symptômes très variés

Les médecins mettent souvent beaucoup de temps avant de diagnostiquer la maladie. Il est vrai que les symptômes peuvent varier énormément selon les femmes. Certaines en n'ont même aucun ! On dit alors qu'elles sont asymptomatiques. Le plus souvent, leur endométriose est découverte lorsque les médecins recherchent les causes d'une stérilité.

Les symptômes les plus fréquents sont des douleurs progressives ou excessives durant les règles mais personnellement je n'ai ressenti ces douleurs qu'après ma laparoscopie. Les douleurs peuvent aussi exister avant et après les menstruations. Elles s'intensifient tellement dans certains cas qu'elles durent tout le mois.

Certaines femmes ressentent des douleurs lors des relations sexuelles ou saignent durant celles-ci . L'endométriose peut également entraîner des règles très abondantes et irrégulières. Mais certaines malades (50 à 85 % des cas ) souffrent également de diarrhées, de constipations ou de nausées.

Ces symptômes sont caractérisés dans l'ensemble par leur périodicité et leur progressivité .

On peut donc constater la diversité des symptômes. Les médecins ont trop tendance à penser que les douleurs menstruelles sont normales. Il n'est pas normal qu'une femme doivent garder le lit lors des ces règles.

Voici dans ce tableau l'incidence de certains symptômes en pourcentage. Plus ce pourcentage est fort, plus le symptôme a des chances de signifier que la femme le ressentant souffre d'endométriose.

Symptômes Incidence en %
Aucun symptômes 33
Stérilité 70
Douleurs lors des règles 28-66
règles abondantes 12-74
Fausse couche supérieur à 50
Poids inférieur à la moyenne supérieur à 50
Poids supérieur à la moyenne 13
Douleurs lors des rapports sexuels 12-33
Douleurs dans le bas du dos 25-31
adhésions dans l'abdomen 24-50
Règles irrégulières 12
Douleurs rectales 4

Un examen complet nécessaire

Si vous avez des doutes, demandez à votre gynécologue de vous faire un examen complet. Il pourra alors découvrir un utérus basculé vers l'arrière, des kystes ovariens ou des granulations situées derrière l'utérus. Une échographie pelvienne ou vaginale permettra de compléter le diagnostic. Parfois le médecin prescrit un IRM pour approfondir le diagnostic et vérifier qu'il n'y a pas de foyers d'endométriose ailleurs que sur les ovaires.

  Le problème des délais encore trop longs

Une étude a montré qu'il fallait en moyenne 9 ans avant qu'un médecin fasse la bon diagnostique ! Il y a un réel problème d'une part par la méconnaissance de la maladie par des médecins et les femmes qui souffrent et d'autre part à cause de l'idée qu'il est normal de souffrir lorsque l'on a ses règles. L'article de Mark Perloe permet de mieux comprendre les problèmes des délais de diagnostic.

 

  La laparoscopie

Une opération est malheureusement nécessaire pour identifier avec certitude que l'on souffre d'endométriose. C'est la laparoscopie (ou coelioscopie ).

Le chirurgien introduit un laparoscope (une sorte de mini-telescope) dans l'abdomen grâce à 4 ou 5 petites incisions d'environ deux centimètres. Il peut alors visualiser les ovaires, l'utérus et les trompes.

Du gaz carbonique est introduit au niveau de l'abdomen pour protéger les organes abdominaux et rendre plus aisé l'opération. Le gaz est retiré à la fin de l'opération. Les incisions sont fermées par une seule suture résorbable, les cicatrices sont très fines et disparaissent rapidement.

Durant l'opération le chirurgien peut enlever les kystes et certaines excroissances du à l'endométriose. Cela permet d'une certaines façon de réduire les conséquences de l'endométriose mais très souvent d'autres excroissances apparaissent de nouveaux. En effet, de nombreux médecins se demandent si les récidives ne sont pas du à des restes qui n'étaient pas visibles et que le chirurgien n'a donc pas pu enlever.

Les trois quatre jours suivant l'opération sont assez difficile. On ne peut pas manger, on est  nourrit par intraveineuse. On a pas le droit de prendre une douche avant six jours ( en moyenne ) et la toilette au lavabo est très difficile les premiers jours. Si vous n'avez jamais eu d'anesthésie générale, demandez des médicaments contre les nausées. Prenez aussi de l'homéopathie si vous le pouvez. En effet, pour certaines ( comme moi), les réveils sont très difficile et le foie peut nous jouer de sales tours 24h après l'opération.

 

  Un nouveau type d'opération ?

Un article de Paris Match ( 5 novembre 2001, p125) parle d'une nouvelle technique non invasive pour résorber les kystes. Une aiguille est insérée par le vagin ou l'abdomen et elle aspire le contenu du kyste. Il faut que les kystes soient liquides, d'une taille inférieure à 6 cm et que leur paroi soit fine et régulière.  C'est une technique par ponction échoguidée.

Elle ne nécessite pas d'anesthésie générale, il n'y a pas de cicatrice ni d'hospitalisation et l'acte dure environ 5 minutes. Hélas cette technique n'est pas encore très répandue et elle peut être rarement utilisée pour les cas d'endométriose. En effet, elle est efficace s'il y a que des kystes bien visibles et souvent le médecin décide d'opérer pour vérifier qu'il n'y a pas d'endométriose ailleurs.

 

  Un marqueur dans le sang

Les chercheurs ont tenté de trouver une substance dont le dosage dans le sang permettrait d’apporter la preuve de cette pathologie (on appelle ces substances des marqueurs).Un marqueur est une substance dont la présence dans l’organisme permet de dire si une maladie est présente. En dosant ce marqueur, il est possible d’autre part de porter une appréciation sur la gravité de cette maladie.

En ce qui concerne l’endométriose, il s’agit du CA 125 (glycoprotéine : protéine associée à un sucre). Son taux normal dans le sang est de 35 unités internationales par ml de sang. Au-delà, il y a une forte présomption d’endométriose. Malheureusement certaines patientes ont un taux normal dans le sang, et présentent pourtant une endométriose.

On ne peut donc considérer avec certitude que l’élévation au-dessus du taux normal de 35 unités par ml de CA 125 est en corrélation directe avec cette maladie. D’autre part, il se pose le problème de l’élévation du CA 125 au cours d’autres maladies comme par exemple certains cancers, en particulier ceux de l’ovaire et de l’utérus.

On peut donc dire que l’utilisation de ce marqueur n’est pas vraiment suffisante pour offrir un moyen de dépistage acceptable. D’autre part, sa spécificité n’est pas non plus suffisante pour faire un diagnostic individuel valable, mais par contre son utilisation est intéressante pour le suivi thérapeutique des patientes.
 

  Les problèmes de stérilité


Une étude a montré qu'une femme souffrant d'endométriose avait dix fois plus de chance d'avoir des problèmes de stérilité qu'une femme n'en souffrant pas.  C'est donc souvent lorsque des femmes consultent pour des problèmes de stérilité que l'endométriose est découverte.

Dans les faits, 30 à 40% des malades souffrant d’endométriose sont stériles. C’est environ dix fois le taux de stérilité dans la population totale.

Leur fécondité (les chances d’être enceinte) baisse de 12 à 36 %. Mais le taux de grossesse est normal pour les femmes ayant une endométriose de degré faible et qui n’ont pas de problème d’anatomie comme des trompes bouchées par exemple. Les études donnent souvent des résultats contradictoires, mais rien n’indique que les chances d’être enceinte augmentent lorsque l’on traite une endométriose légère.

D'après une étude, sur un groupe de 80 personnes, après une chirurgie conservatrice, 38% réussiront à tomber enceinte. La chirurgie peut donc augmenter les chances d'être enceinte. Dans le New England Journal of Medicine, Rodolphe Maheux, du CHUQ (Saint-François d'Assise), Sylvie Marcoux et Sylvie Bérubé, du Groupe de recherche en épidémiologie, rapportent même que le taux de grossesse augmente de 72 % chez des femmes infertiles à la suite de l'ablation de l'endométriose par laparoscopie.

Il semble qu'un traitement médical avant de réaliser une FIV soit important mais peu de données existe a propos de cela. Une étude a montré que le traitement préalable permettait de doubler le taux de conception qui passait de 12 à 25%.

Une équipe a montré que la durée de la mise au repos des lésions devait être assez longue. Le taux conception de 38,9% pour un traitement de 3 semaines passe à 45,7% quand la suppression de l'activité ovarienne dure 3 mois. De plus, le traitement préalable apparaît d’autant plus utile que les lésions sont plus sévères.

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Dernière mise à jour : mercredi, 31. juillet 2002


Responsabilité

Ce site n'existe que dans un but informatif. Je ne cherche qu'à aider des personnes souffrant d'endométriose. Je ne suis pas apte à donner des conseils médicaux et il faut consulter un médecin si une information semble correspondre à votre cas. L'automédication est très dangereuse. Je ne suis pas responsable en ce qui concerne les traitements, les médicaments et les médecins



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