|
Comment
peut-on la soigner ?
Des techniques médicales
et chirurgicales
Le
traitement de l’endométriose associe des techniques
médicales et chirurgicales. Pour celles chez qui le traitement
médical n’a pas donné de bons résultats,
il est légitime de proposer une petite exérèse
(extraction chirurgicale) des kystes hémorragiques douloureux.
Les
médecins ne connaissent pas encore de traitements qui
permettent de guérir totalement l'endométriose.
Il y a dans la plupart des cas une amélioration de l'état
du malade après la laparoscopie car les excroissance
d'endomètre ont été enlevés. Souvent
les médecins prescrivent une ménopause artificielle
qui dure environ six à neuf mois.
Il
y a différents médicaments qui la provoquent :
le danazol ( une hormone synthétique) et les analogues
de GN-RH (zoladex, synarel, depo-lupron) qui sont des hormones
progestatives . Certains coûtent très cher. Une
injection de Enantone ( l'injection que l'on m'a prescrit )
coûte environ 1000 Francs. Ces injections sous-cutanées
sont espacées de quatre semaines et peuvent provoquer
des effets secondaires liés à la ménopause.
Un nouveau stérilet contenant du danazol devrait être
bientôt disponible. Il aurait l'avantage d'éviter
des effets secondaires désagréables comme les
gonflements, la rétention d'eau et l'acné.
Les
plus courants sont les bouffées de chaleurs, des maux
de têtes, un état dépressif, de l'acné
et une sécheresse vaginale. Certaines femmes les supportent
très bien et d'autres pas du tout. Ces traitements permettent
d'endormir la maladie. Les ovaires n'ayant plus d'activité,
l'endomètre ne peut plus se développer. Mais après
l'arrêt du traitement, la maladie revient dans la moitié
des cas au bout de cinq ans.
Les risques de récidive
Les
probabilités de récidive au bout de cinq ans sont
de 37% pour celles qui souffraient d'une endométriose
légère, 45 % pour une endométriose modérée
et 75% pour une endométriose sévère.
Des
médecins disent qu'une grossesse réduit les risque
de récidives. Des études ont en effet montré
que les femmes ayant eu des enfants ont moins de risque de rechute
mais l'endométriose étant la première cause
de stérilité chez les femmes, préconiser
cette solution parait absurde. Cela revient en fait à
une sorte de ménopause. Pendant les grossesses, les ovaires
n'ont plus d'activité et l'endomètre ne peut pas
se développer.
Le
chirurgien tente lors de l'opération d'enlever tous les
foyers visibles et, ensuite avec un traitement médical,
de rendre inactifs tous les foyers actifs , mais des foyers
actifs microscopiques peuvent subsister et progresser à
nouveau en une maladie active, l'intervalle de temps restant
variable.
Donc
il est difficile de différencier une récidive
de la maladie d'une progression de foyers d'endométriose
antérieurement microscopiques. Mais la plupart des récidives
après une opération ne serait qu'une persistance
de la maladie.
J'ai
résumé une étude faite par J.L Leroy et
A. Nadi qui me semble apporter de bonnes informations sur les
risques de récidive. Elle se trouve ici.
Des solutions dangereuses
D'autres médecins proposent des traitements hormonaux
assez forts. Certains donnent de la testostérone à
leurs patientes. On imagine aisément quels sont les effets
secondaires d'un tel traitements et on peut se demander si ce
traitement est très perspicace.
Enfin on retire parfois les ovaires et l'utérus à
certaines femmes très atteintes. Cette opération
( l'hystérectomie) doit rester exceptionnelle, d'une
part par les conséquences qu'elle implique et d'autres
part car il y a eu des cas de femmes qui continuaient à
souffrir de l'endométriose même sans ovaires. En
effet, des morceaux d'endomètre peuvent se déposer
sur différents organes et continuer à se développer.
On dit alors que l'endométriose est hormonalement indépendante.
Une étude de 18 mois a été fait par l'université
John Hopkins, où 138 femmes ont eu une hystérectomie
comme traitement pour l'endométriose. Parmi celles qui
ont gardés leurs ovaires, 31% ont eu une récidive
de la maladie. Parmi celles à qui on a enlevé
les ovaires, 10% ont eu une récidive. Il faut bien réfléchir
avant d'accepter l'hystérectomie.
Conclusion
Donc en bref, tous les traitements sont contraignants et aucun
n'assurent le guérison. Ils apportent un répit
et lorsque on les vit bien, ils nous laissent du temps pour
reprendre des forces.
Retour vers
le haut
| Ce
site n'existe que dans un but informatif. Je ne cherche
qu'à aider des personnes souffrant d'endométriose. Je ne
suis pas apte à donner des conseils médicaux et il faut
consulter un médecin si une information semble correspondre
à votre cas. L'automédication est très dangereuse.
Je ne suis pas responsable en ce qui concerne les traitements,
les médicaments et les médecins |
|