MÉNORRAGIES
: LA THERMORÉGULATION, UN TRAITEMENT EFFICACE ET SÛR
Les
ménorragies qui sont des règles hémorragiques
et touchent en France un quart des femmes, peuvent être
traitées aujourd'hui par une méthode simple
pratiquée en ambulatoire, la thermocoagulation de l'endomètre,
a indiqué jeudi le Dr David Elia (Paris), lors d'une
conférence de presse organisée par le laboratoire
Gynecare, dans le cadre du salon "Forme et Santé",
cette semaine à Paris.
"Les ménorragies peuvent d'être d'origine
fonctionnelle, liées à un déséquilibre
hormonal (pas assez de progestérone, trop d'estrogènes)
ou d'origine organique, secondaires au développement
d'un ou plusieurs polypes, d'un fibrome (tumeur bénigne
se développant dans l'épaisseur de la paroi
musculaire de l'utérus) ou d'un myome intracavitaire
(tumeur bénigne faisant saillie dans la cavité
de l'utérus)", explique le gynécologue.Or,
selon lui, les femmes peuvent perdre jusqu'à 1/10ème
de litre de sang durant ces règles trop abondantes
qui comportent des conséquences sournoises telles qu'une
perte de cheveux, une fatigue chronique, la survenue d'angoisses
ou encore une sensibilité aux infections (mycoses)."Environ
350.000 femmes en France souffrent chaque année de
ménorragies fonctionnelles", informe-t-il en citant
différents types de traitement possibles comme le traitement
hormonal (progestérone 10 à 20 jours par mois),
le curetage utérin (50% de succès), l'endométrectomie
au laser (60 à 80% de bons résultats) ou plus
simple, la thermocoagulation de l'endomètre."Cette
technique consiste à réaliser une cautérisation
par destruction, par la chaleur, de 4 à 6 mm d'endomètre
(muqueuse utérine). Sans dilater le col de l'utérus,
une sonde munie d'un ballonnet est glissée jusque dans
la cavité utérine à partir du vagin.
Une fois en place, le ballonnet est gonflé avec du
sérum glucosé puis chauffé à 87°
pendant 8 minutes".La
thermorégulation par voie endovaginale représente
une méthode non invasive qui offre l'avantage d'être
pratiquée en ambulatoire sous anesthésie locale.
Elle est par ailleurs peu coûteuse par rapport à
une hystérectomie ou une endométrectomie. Cependant,
elle n'est pas encore remboursée.
Dépêche Reuters, jeudi 7 novembre 2002