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Lisa
Vous pouvez retrouver ce témoignage
ici en anglais.
J’ai su que je souffrais de
l’endométriose en 1982 alors que j’avais 25 ans. J’ai du voir quatre
médecins avant qu’ils ne trouvent l’endométriose. J’ai du rendre très
souvent visite à mon médecin avant qu’elle ne me prenne au sérieux. J’avais
des douleurs au ventre, des crampes, des pertes de sang très importantes
lors de mes règles, des douleurs vaginales, des douleurs au bas du dos, une
douleur à droite du ventre, j’étais fatiguée et j’avais toujours différentes
infections. A la fin, le médecin m’a fait faire un test sanguin et elle a vu
que j’étais anémique à cause de toutes les pertes de sang que j’avais. Ce
n’est qu’à ce moment là qu’une laparoscopie a été programmée.
Aucun médecin ne m’avait
parlé de l’endométriose. Ils me disaient qu’il n’y avait rien physiquement
qui n’allait pas. Je les croyais et pourtant quelque chose m’a poussé
jusqu’à l’opération.
Le médecin a voulu me mettre
sous un dérivé du GN-RH mais je ne comprenais pas très bien ce qui se
passait. Un autre médecin m’a ausculté et m’a dit que mes ovaires et mon
utérus avaient des adhérences et que c’était grave. Je lui ai demandé ce
qu’il me recommandait. Il a dit « Une hystérectomie ». Je voulais garder
mes ovaires mais sa réponse a été « vous n’avez pas d’autres choix ». Il m’a
expliqué que l’endométriose était sur mes ovaires et qu’il n’y avait aucun
moyen de les sauver. Il m’a donné une brochure sur l’endométriose intitulée
« la maladie des femmes actives ». Ca ne me correspondait absolument pas
car j’étais une jeune mère avec deux jeunes enfants. Mais je l’ai cru et il
m’a enlevé mon utérus et mes deux ovaires.
J’ai consulté le même
médecin pendant 15 ans. En 1985, j’ai eu une autre laparoscopie à cause de
nouvelles adhésions. Je n’ai pas souffert pendant deux ans mais j’ai eu
d’autres problèmes dus au fait de ne plus avoir d’ovaires. On m’a dit que
j’allais devoir prendre un médicament toute ma vie pour pouvoir être
normale. Je supportais mal les hormones. Le docteur me disait que cela
arrivait parfois, et qu’il n’y avait aucun moyen de savoir si on allait
avoir ce problème avant qu’on nous ait retiré les ovaires. J’ai eu des
piqûres deux fois par mois pendant 10 ans.
En 1990, j’ai ressenti à
nouveau des douleurs et j’ai eu une nouvelle laparoscopie. Après
l’opération, il y a eu un moment d’amélioration. Mais en 1994, j’ai eu une
rechute avec exactement les mêmes symptômes. L’endométriose a été trouvée
en haut de mon vagin. Et cette fois-ci, je n’ai ressenti aucune amélioration
après l’opération. J’ai eu une autre opération la même année, et de
l’endométriose a été trouvée au même endroit.
A ce moment là, j’ai décidé
de trouver un autre docteur. En 1996, j’ai eu une autre laparoscopie et des
adhésions ont été trouvé au niveau des intestins. Je n’ai eu aucun
soulagement après cette nouvelle opération.
Par hasard, j’ai trouvé une
newsletter de l’association contre l’endométriose de Houston qui n’existe
plus maintenant au cabinet de mon médecin. J’ai appris plus de choses dans
cette lettre qu’en vingt ans de rendez-vous médicaux. C’est ce jour là ou
j’ai décidé de ne plus être une victime. J’ai voulu en apprendre davantage
sur la maladie, autant que je pouvais ! Pour moi, cela a signifié rejoindre
une association contre l’endométriose et lire le meilleur livre sur
l’endométriose jamais écrit qui est « The endometriosis Sourcebook ». Juste
le fait de savoir qu’il y a d’autres femmes avec la même horrible maladie
est très réconfortant. Je me battais à nouveaux, après 20 ans de douleurs !
Cela fait 18 ans que j’ai
subi l’hystérectomie, et cela fait quatre semaines que je me suis faite
opérée. Ils ont encore trouvé de l’endométriose… partout dans le ventre.
Mais cette fois avant l’opération, je me suis informée, j’ai posé des
questions, je suis allée au groupe de soutien. J’ai parlé à d’autres femmes
et j’ai trouvé un très bon médecin.
La vie après une
hystérectomie est différente. Juste après avoir eu mon hystérectomie, j’ai
du me faire à l’idée que je n’aurais plus jamais d’autres enfants. J’ai
aussi ressenti le fait de ne plus « être vraiment une femme ». Mais 18 ans
après, je m’habitue mieux à cette idée. Je rencontre maintenant plus des
problèmes avec les traitements hormonaux. Les patches d’œstrogène ne me
convenaient pas. On m’a fait des injections, mais elles devaient toujours
être augmentées. Ne plus avoir de cycles menstruels est bien mais je ressens
toujours des douleurs dues aux hormones. J’ai aussi une peau très sèche et
des pertes de cheveux, surtout quand je manque d’œstrogène.
Si vous allez subir une
hystérectomie, je vous conseille de vous renseigner au maximum. Expliquer
bien à votre famille ce qui va arriver et ce qu’ils peuvent faire pour vous
aider. Rejoignez une association, cela m’a beaucoup aidé.
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Dernière mise à jour :
mercredi, 31. juillet 2002 |