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Acing the danger

de Kristina (écrivain qui vit à Martinsburg avec son  mari ). Vous pouvez trouver cette article dans sa version anglaise ici.

 Je suis bouleversée. Non, je suis en colère. Je suis en colère contre moi-même pour ne pas avoir pris toutes ses herbes et ne pas avoir suivi le régime qui est supposée me guérir, ou du moins améliorer les symptômes de l’endométriose. Je suis en colère contre tous les hommes qui ont insulté ma valeur en tant que femme avec leur blagues sur les règles. Je suis en colère contre les docteurs qui me conseille d’être enceinte pour arrêter la douleur chronique liée à l’endométriose et pour arrêter temporairement le cycle de croissance de la maladie. Je suis en colère pour tous ses enfants qui souffre d’abus et de négligence car des médecins avaient conseillés la grossesse.

Comment un médecin peut me regarder dans les yeux et me conseiller de tomber enceinte alors que je viens juste de lui dire que je ne me sens pas assez prête et mature pour m’occuper durant le reste de ma vie d’un enfant ? Je suis en colère quand aller aux toilettes signifie découvrir des vêtements pleins de sang en me demandant combien de temps cela va durer encore ;  m’inquiétant si quelqu’un a remarqué les taches de sang sur mes vêtements. Je suis en colère contre moi même  lorsque je pense qu’appeler mon médecin car les serviettes hygiéniques sont insuffisantes face à mes saignements pourrait le déranger.

Je suis en colère contre ce corps qui abdique devant cette maladie et qui a accepté une hystérectomie à l’âge de 23 ans. Je suis en colère  d’avoir une fois penser que j’avais un cancer de l’utérus et d’avoir convaincu ma famille que ce n’était pas grave, que j’aurai une hystérectomie et que j’allais vivre,vivre,vivre…Je suis en colère d’avoir entendu que je n’avais pas de cancer mais que je devais subir une hystérectomie. Je voulais mourir,mourir,mourir… Je suis en colère contre tous ses médecins qui ne voulaient pas me donner plus de médicaments contre la douleur, affirmant que j’étais une droguée, dépassant les prescriptions ou exagérant mes douleurs. Ils ne voyait pas seulement mon corps- ils voyaient aussi le vrai monstre qui vivait en moi !

J’imagine bien la secrétaire médical mettant sa main sur le combiné et demandant « C’est encore elle. Elle veut des médicaments anti-douleurs. Qu’est-ce que je dois lui répondre? » Quelqu’un lui répondant « dites lui que je la rappellerai ». « Nous vous rappellerons ». Et combien de fois ai-je attendu à côté de mon téléphone qui ne sonnait pas. Je suis en colère d’avoir du utiliser des amis d’amis qui avaient du tylenol 3, et je suis en colère que mon corps puisse tolérer jusqu’à dix comprimés sans aucun effet secondaire. Alors  je suis allongé sur le lit, recroquevillée dans une position fœtal avec deux bouillottes sur mon ventre, pleurant de douleur. Mon mari retiens ses larmes et me tiens la main. « Je voudrais tellement faire quelque chose …dis moi… » il chuchote. Je blague «  ne t’inquiètes pas chéri, les douleurs se rapprochent …le bébé va bientôt arriver- je suis en travail depuis 36 mois ! ». Il rit  et j’essaye de faire pareil pour pouvoir donner à mon plus grand supporter l’impression qu’il est avec celle dont il est tombé amoureux. Mais elle a disparu.

Elle ne parle plus de donner un enfant à son mari quand ils auront bâti la maison de leurs rêves. Ou quand ils ramènent à la maison un salaire suffisant pour nourrir plus de deux personnes. Oh, elle pleure encore devant les documentaires sur la grossesse et l’accouchement à la télé , mais maintenant ses larmes sont pour autre chose. Quand elle emmène son neveu et sa nièce pour une journée et qu’un passant dit       «  Maman vous promène aujourd’hui ! » elle ne répond plus «  oh, je ne suis pas leur mère. Je suis leur tante préférée ». Au lieu de cela elle s’imprègne des mots de cet étranger dans toutes les parties d’elle et elle pense « Merci. Merci de m’avoir appeler Maman ». Tant que les enfants sont encore trop jeunes pour la contredire, elle savoure ce moment. Elle peut prétendre que cela est vrai

Elle est devenue celle que je suis aujourd’hui. Une femme qui espère qu’un traitement sera trouvé contre l’endométriose avant qu’elle ne meure. Une femme qui est heureuse lorsqu’elle voit les photos des enfants à adopter et qui se dit avec espoir «  oui… peut-être… ». Une femme qui, malgré des douleurs si fortes et semblant si abattue, s’est trouvée, et qui a réalisé qu’au lieu de tout ce qui paraissait perdu, elle est entière et belle, juste comme tout le monde se la rappelle. Ce qui peut lui semblait évident, face à l’endométriose, est qu’elle rencontre son plus grand combat.

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Dernière mise à jour : mercredi, 31. juillet 2002


Responsabilité

Ce site n'existe que dans un but informatif. Je ne cherche qu'à aider des personnes souffrant d'endométriose. Je ne suis pas apte à donner des conseils médicaux et il faut consulter un médecin si une information semble correspondre à votre cas. L'automédication est très dangereuse. Je ne suis pas responsable en ce qui concerne les traitements, les médicaments et les médecins

 


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