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PEINTRE DE PAYSAGES EMBRUMÉS





Voir 2 de ses oeuvres






Corot naquit à Paris le 16 juillet 1796. Son père était marchand de drap, sa mère, modiste. Quand il quitta l'école, il travailla quelque temps, pour obéir à son père, dans une maison de commerce de drap, mais à partir de 1822, son père lui versa une pension annuelle et il put se consacrer à la peinture. Il travailla avec Achille Michallon puis Jean-Victor Bertin, tous deux paysagistes de tradition classique.



De 1825 à l'automne 1828, Corot fit un premier séjour en Italie. Il visita Rome, Naples et Venise; il peignit des paysages de la Campagne Romaine dont deux furent exposés au Salon de 1827.



En 1833, Corot gagna une seconde médaille avec un paysage peint en forêt de Fontainebleau.Il retourna en Italie en 1834, passant par Lyon, Marseille et Gênes. Quelques semaines après, il allait en Toscane, à Venise, puis au bord des lacs voisins. L'année suivante, Corot passa la plus grande partie de son temps à Fontainebleau où il fit des études de paysages. Il exposa régulièrement au Salon, mais les peintures qu'il envoyait étaient faites d'après ses esquisses et manquaient souvent de fraîcheur et surtout de cette qualité subtile de la lumière à laquelle Corot attachait tant d'importance. En 1840, il peignit une fuite en Egypte qu'il exposa au Salon avec son Petit berger,. Deux ans plus tard il faisait le premier de ses nombreux séjour en Suisse.




C'est en 1843 que Corot fit son troisième voyage en Italie; il habitait près de Rome où il fit de nombreux dessins et de petites esquisses traitées avec beaucoup de liberté. Quelques années plus tard on lui demanda un Baptème du Christ pour Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Sa réputation était alors bien assise et il avait été décoré de la Légion d'Honneur en 1846. En 1848, Corot devint membre du jury du Salon et il fit son possible pour aider les peintres hostiles aux exigences académiques, ce qui explique le prestige dont il jouissait auprès de la jeune génération.



Corot voyagea aussi beaucoup en France, d'abord de 1827 à 1834, puis peu après 1850. En 1855 six de ses oeuvres figuraient à l'Exposition Universelle et il obtint une première médaille. L'empereur lui acheta une toile et aussitôt ses oeuvres furent très demandées. A la fin de sa vie, Corot peignit des sujets religieux et commenca à s'intéresser aux compositions à personnages et aux portraits. En 1862, il passa une semaine à Londres, et la même année il faisait la connaissance de Courbet Saintonge. Il envoya sept toiles à l'Exposition Universelle de 1867, obtint une seconde médaille et fut promu officier de la Légion d'Honneur. Corot mourut en 1875 après une longue et fructueuese carière. Il avait été un homme de bien, aidant Daumier dans sa vieillesse et recueillant la veuve de Millet seule et sans ressources.






PARMI SES OEUVRES

Vue de Florence, vers 1835
Paris, Louvre

Saint-André-en-Morvan, 1842

Paris, Louvre

Moine Lisant, 1850-55
Paris, Louvre









LA DAME EN BLEU, 1874
Huile sur toile 80 X 50 cm
Paris, Louvre




VUE DU FORUM ROMAIN, 1826
Huile sur toile 28,5 X 50,5 cm
Paris, Louvre





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