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Patrimoine religieux de la Sarthe
Prieurés – Abbayes - Couvents

Amné en Champagne
Ancien prieuré Montlivois, du XIIème siècle (Mont Livois),
reconstruit aux XVème-XVIème siècles, avec une tourelle abritant
un escalier accolée au logis.
Auvers le Hamon
Prieuré du XVème siècle,
remanié au XVIIIème siècle.
Avessé
Prieuré du XVIème siècle (place de l'église), avec son escalier en
pierre et ses fenêtres.
Bazouges sur le Loir
Prieuré du XVème siècle dont il ne subsiste que deux pavillons, un
colombier et la terrasse dominant le Loir.
Beaumont sur Dême
Prieuré du XIIème siècle (Vaubouin), avec une cheminée sculptée et
des jardins s'inspirant de ceux de Villandry, avec des taupières et des bordures
de buis alternées et des parterres de fleurs et de légumes.
Bousse
Vestiges du prieuré
Brûlon
Prieuré des XVème-XVIème siècles (rue de l'Arche),
monument Renaissance avec une tour octogonale plus ancienne et un double porche
ogival du XIVème siècle.
Champfleur
Couvent des franciscaines cloîtrées de l'Immaculée Conception, créé en 1836, avec le
lavoir de fin XIXème siècle, alimenté par des eaux pluviales et une
source et dont l'étage est utilisé somme séchoir, le cimetière particulier des
sœurs comportant une chapelle de la fin du XIXème siècle.
Chantenay Villedieu
Vestiges d'un prieuré
bénédictin
Château du Loir
L'Ancien couvent des Récollets. Aujourd’hui partiellement réhabilité en espace culturel
avec un centre d’exposition et un cinéma-théâtre, l’ancien couvent des Récollets
date du XVIIème siècle. En 1737 un incendie se déclara dans les
greniers du couvent ; l’église qui y était attelée se trouva atteinte
au point qu’on dut transférer le Saint Sacrement à Saint Guingalois. La reconstruction
se poursuivit durant quinze ans. A la fin du XVIIIème siècle les
Récollets n’étaient qu’une vingtaine. Leur nombre avait diminué de moitié
à la veille de la Révolution. Dénoncés et même poursuivis pour avoir soustrait
une partie de leurs biens à l’estimation officielle - dont une très belle
bibliothèque de près de 2000 volumes -, les religieux furent dispersés.
Ancien couvent des sœurs bénédictines de 1630 (rue Aristide
Briand), ayant servi d'école, de gendarmerie puis d'espace d'animation
culturelle et de lieu d'expositions
Château l'Hermitage
Vestiges du prieuré (dont le porche d'entrée avec deux piliers et une
longue allée de tilleuls) et pavillon du prieur de fin XVIIème
siècle, au perron arrondi, avec sa grille en fer forgé.
Cherreau
Ancienne abbaye de la Pelice du XVIIIème siècle.
Courgenard
Ancienne maison des sœurs de la charité du XIXème siècle, avec une croix au-dessus
de la porte d'entrée et un groupe représentant L'Education de la Vierge dans
la lucarne principale avec une statue de Sainte Anne datant de 1868.
Cré sur Loir
Prieuré
Notre Dame des Champs, remanié au XVème, puis au XIXème siècles, dont
il ne subsiste qu'un bâtiment de deux étages avec hautes lucarnes et fenêtres à
meneaux. Le logis est remanié en même temps que la chapelle fin XVème
siècle, puis au XIXème siècle en même temps que sont construits des
bâtiments agricoles.
Dangeul
Ancien prieuré de Mayanne des XIIème, XVème, et
XVIème siècles, avec sa charpente du XVème siècle et sa
salle dite "aux trois piliers" du XIIème siècle, dont les
chapiteaux sont sculptés (ancien cellier), le premier étage et le grenier
d'abondance avec sa nef en chêne et des chevrons portants de 11 mètres. La
grange dîmière et les communs (XVIème et XVIIème siècles)
font partie de cet ensemble.
Dissay
sous Courcillon
Prieuré, modifié et restauré aux XVème, XVIIIème et XIXème
siècles dont les fenêtres, notamment sur cour, sont ornées de moulures. Salle voûtée (XIIème
siècle), façades et petits appartements (XVIIIème siècle), charpentes
et peintures murales (chambres d'hôtes). Jardins à la française.
02
43 44 09 09
Ecorpain
Ancienne abbaye du XVIIIème siècle, avec un toit en
croupe.
Ferté Bernard (La)
Ancien couvent des filles de Notre Dame des XVIIème et
XVIIIème siècles (rue Gambetta).
Flèche (La)
Prieuré Saint André du XIIème siècle, avec son église composée d'une nef et
d'un chœur rectangulaire prolongé par
une abside en hémicycle, les grandes arcades du mur occidental amorçant la
composition de la façade, le logis prieural mitoyen étant contemporain et
flanqué d'anciennes dépendances en pan de bois du XVIIIème siècle.
Ancien prieuré Saint Jacques des XIIème et XVIIIème
siècles (rue Saint Jacques) dont ne subsistent que quelques colonnes de la
chapelle et des vestiges du logis.. Utilisé en maison de convalescence par les
jésuites au XVIIème siècle, puis transformé en infirmerie du collège
en 1711 par les doctrinaires qui le reconstruisent, hôtel particulier après la
révolution.
Ancien couvent de la Visitation de 1650, 1680 et 1837
(hôpital, rue Henri-Dunant). L’ancien couvent construit au XVIIème
siècle abrite aujourd’hui l’hôpital de La Flèche. Il a été construit en
1650-1660 au nord-est de la ville de la Flèche par Charles Cesvet, architecte
originaire du Lude. Il est achevé en 1680 par Pierre Ricossé qui élève les
ailes ouest et sud du cloître. La communauté a été fondée en 1646 par Gabriel
du Puy du Fou, seigneur de Pescheseul. Fermé à la Révolution, l’édifice
accueillit en 1802 l’hôpital que dirigèrent les hospitalières de Saint-Joseph,
ordre fondé à La Flèche en 1636. La chapelle actuelle a été élevée par
l’architecte Urbain Lemoine vers 1837 et dotée, côté cour, d’une façade de
style classique. Elle fut bâtie à l’emplacement d’un ancien corps de galerie,
dans l’aile occidentale du couvent. Le mobilier provient des couvents des
visitandines et des hospitalières et date essentiellement des XVIIème,
XVIIIème et XIXème siècles. Escalier monumental à
balustres tournés de 1680 en bois de chêne.
Statues en terre cuite, œuvres des sculpteurs manceaux du XVIIème
siècle : deux Vierge à l’Enfant et Sainte Marguerite. Reliefs qui ornent les
clés des arcades de la cour méridionale et figurant les scènes de la vie des
hospitalières de Saint Joseph. Autel de la Sainte Face de 1882 en bois de chêne
polychrome. Statue en bois de tilleul de Notre Dame de la Paix (la Vierge et
Jésus) de 1926 dans la nef des fidèles. La chapelle abrite nombre de toiles
anciennes, et notamment un Saint Paul, attribué au peintre parisien Claude
Vignon du XVIIème siècle.
Ancien couvent de la Madeleine de 1688, remanié de 1936 à
1853 et au XXème siècle (rue de la Madeleine), avec l'escalier de la
construction primitive à balustres rampants, une statue en terre cuite de la
Vierge à l'Enfant de début XVIIème siècle, une huile sur toile
marouflée de 1924 de Jésus bénissant les enfants.
Ancien couvent Notre Dame de 1653 (rue de la Dauversière).
Ancienne abbaye Saint Jean du XVIIIème siècle en calcaire
(Mélinais).
Flée
Prieuré. Monastère
des bénédictines La Paix Notre Dame. Tous les jours chants grégoriens
02 43 44 14 18
Fresnay sur Chedouet
(La)
Prieuré Saint Paul du XVème siècle, ayant conservé une
cheminée dont le linteau a été remonté et les briques et ferrures rajoutées et
des poutres d'origine, le puits datant du XIXème siècle ayant été
restauré avec son moulinet, sa chaîne et un toit en tuile.
Juigné sur Sarthe
Prieuré reconstruit au XVème-XVIème
siècle, puis en 1843*.
Lavaré
Prieuré du XVème siècle (ayant servi de presbytère), avec plusieurs
dépendances: colombier, grange, murs de clôture, douves, prison *.
Luché Pringé
Ancien prieuré des XIIème et XVème siècles
restauré au XIXème siècle, avec sa tourelle à pans et sa lucarne à
meneaux, portant des coquillages qui figurent également sur un bas-relief
sculpté dans le jardin.
Mamers
Prieuré du XVIème siècle.
Ancien couvent
de la Visitation devenu sous préfecture et tribunal
Mans (le)
Abbaye de l'Epau voir Yvré l'Evêque.
Portail d'entrée de l'ancien couvent des minimes (hôpital local).
Mareil en Champagne
Prieuré du XIIème siècle
(rue principale), attenant au côté sud de l'église.
Marolles les Braults
Le prieuré de Saint Symphorien. De fin du XVème siècle et début du XVIème
siècle. Fondé à la fin du XIIème siècle par Mathieu Pallu.
Dans la grande salle, cheminée monumentale du début du XVIème siècle,
avec sa hotte armoriée. Cheminée de chambre du XVIIIème siècle,
avec sa hotte en bois sculpté et peint et équipée d'un miroir. Chapelle du
XVème siècle avec, sur les murs intérieurs, les traces de sept
croix de consécration (sur douze) peintes en rouge et inscrites dans un cercle.
Piscine du début XVIème siècle. Four banal des XVIIème
et XVIIIème siècles
Mées (Les)
Ancien
prieuré du Boulay (XIIIème siècle).
Melleray
Vestiges de l'ancien prieuré (XIème ou XIIème
siècle).
Montaillé
Prieuré-presbytère du XVème siècle,
modifié au XIXème siècle.
Montreuil le Henri
Prieuré le Manoir des XVIIème et XVIIIème
siècles, en tuffeau.
Neufchâtel en Saosnois
Vestiges de L'abbaye de Perseigne de 1138: Ancienne
abbaye cistercienne, fondée par le comte d'Alençon Guillaume de Talvas III,comte
d'Alençon, en 1145 et dont il ne reste qu'un pan de mur (une partie du mobilier
visible en l'église de Neufchâtel en Saosnois). La
vente des meubles de L'abbaye eut lieu en 1791. Les cloches furent enlevées
et envoyées au Mans le 24 novembre 1791. L'orgue de l'église fut acheté par
la municipalité de Mamers. La grille du chœur, en fer artistement forgé,
orna la façade d'une maison particulière à Mamers. Le retable du maître-autel
a été transporté dans l'église de Monhoudou, où un menuisier dut en réduire
les dimensions. L'église de Neufchâtel en Saosnois a reçu et possède encore
un bénitier octogone en granit. Escalier du XVIIème siècle (offert
par Saint Louis lors de son passage à L'abbaye), menant à la chapelle, orné
de deux statues. Ancien logis abbatial de L'abbaye du XVIIème-XVIIIème
siècle, regroupant une ferme munie d'un porche et une maison d'habitation
avec trois lucarnes. Croix en pierre dont le socle date de 1796 et est orné
des armoiries de L'abbaye (trois fleurs de lis et une croix), avec sur les
autres faces les blasons des abbés.
Neuvillalais
Prieuré
du XVème
siècle, restauré de 1820 à1850.
Nogent le Rotrou
Porche Saint Laurent : entrée
de L'abbaye Saint Denis. Cette abbaye a été fondée au XIème siècle
par les Comte de Rotrou. Une vingtaine de moines bénédictins y officiaient.
De l'ensemble des bâtiments il reste aujourd'hui le chœur , le transept,
la salle capitulaire du XVème siècle. On peut apercevoir l'abside
et l'ancienne maison des hôtes qui est devenue le tribunal. Sous le porche
se trouve l'ancienne boîte aux lettres avec un encadrement de pierre.
Abbaye Saint Denis
Les premiers fondements furent jetés vers 1028 ou 1029. L'église en elle-même
fut construite de 1040 à 1080. En 1080, le monastère devint propriété de l'Abbé
de Cluny. En 1793, les tombeaux furent violés et détruits. La ville de Nogent
le Rotrou transforma L'abbaye en Collège, tribunal et prison en 1806. Le Collège
Arsène Meunier occupe désormais ces locaux
Oizé
Prieuré du XIIème siècle, avec la trace des fenêtres romanes dans
le pignon nord.
Poillé sur Vègre
Prieuré
de Sainte Magdeleine (rue du cèdre) du XIème siècle,
Précigné
Abbaye du Perray neuf de 1729, reconstruite aux XVIIème et
XVIIIème siècles, dont seuls le logis abbatial et les communs
subsistent ; le grand salon a conservé son décor d'origine avec sa porte
centrale à la menuiserie et aux ferrures anciennes et surmontée d'un panneau
représentant un trophée d'instruments de musique accompagne d'un buste et de
guirlandes, les quatre portes latérales portant des médaillon en stuc figurant
une allégorie des quatre saisons.
Rouez en Champagne
Vestiges de L'abbaye cistercienne
de Champagne fondée en 1188 par Foulques Riboul, démoli partiellement à l'exception
des cuisines et de l'aile occidentale remaniée en 1740 et qui comprend un
cellier (seul vestige de L'abbaye primitive du XIIème siècle) avec
une voûte et des piliers médiévaux et des peintures murales représentant un
paysage ainsi qu'un escalier principal en chêne construit en 1740 avec sa
rampe massive et ses 33 marches taillées dans la masse du bois.
Sablé
Prieuré Saint Nicolas du XVème siècle, dont il ne reste que le
bâtiment des communs à usage d'étable et de fournil. La fondation de ce prieuré
suscite le développement d’un faubourg au sud de l’île.
Saint Calais
Ancienne abbaye, dont il ne reste que le logis abbatial qui abrite
la mairie et la bibliothèque (10.000 ouvrages, autrefois propriété de L'abbaye,
dont un livre d'heures enluminé de 1494).
Prison de l'ancienne abbaye
du XVIème siècle, avec des modifications aux XVIIIème et
XIXème siècles, avec un double pignon, de grandes ouvertures avec
une petite balustrade en fer forgé, un lanternon couvert d'ardoises, la
girouette, le cadran solaire.
Saint Célerin le Géré
Prieuré du XVIème
siècle.
Saint Denis d’Orques
Ancien monastère des Chartreux, dont les seuls vestiges sont deux petits pavillons construits de
chaque côté de la grille d’entrée et quelques communs.
Saint Marceau
Prieuré Saint Julien des XIème et XIIème siècles,
remanié aux XVIème et XIXème siècles. Nef romane du
XIIème siècle à voûte en bois. Fenêtres et dallage du chœur à pavage
polychrome du XIIIème siècle. L'église prieurale Saint Julien contient
une relique de Saint Julien, la châsse étant présentée sous le grand autel,
un vitrail du XVIème siècle, présentant le Saint dans sa dernière
prière, en tenue liturgique, entouré de ses disciples, dont l'un est à genoux.
Autres vitraux de même époque dont l'un évoque la puissance du thaumaturge
: l'enfant ébouillanté oublié par sa mère sera sauvé et l'autre présente la
famille de Clinchamp et de Langlée. Peintures murales du XIXème
siècle. Chapelle avec des émaux et des vitraux du XVIème siècle.
02 43 97 02 57
Saint Mars d'Outillé
Prieuré de Grammont (hameau de Gammont), dont il subsiste le corps de
bâtiment et une chapelle à côté.
Saint Pierre de
Chevillé
Ancien
prieuré
construit à la fin du XVème siècle, devenu presbytère. Grâce à
l'Abbé Boulay, nommé en 1953 à Saint Pierre, cet ancien prieuré fut restauré et
le presbytère inauguré en 1975. Mâchicoulis et vitraux. Dans la tour, sept
meurtrière ourlées de blocs de tuffeau. Charpente du toit avec des poutres en
entrelacs
Saint Rémy de Sillé
Ancien
prieuré
du XIIème au XVIème siècle, avec des fenêtres à meneaux,
des cheminées monumentales et son pigeonnier, vestige de l'époque féodale,
restauré en 1831.
Saint Rémy du Val
Prieuré du XVIIème ou
XVIIIème siècle, bâtiment à trois étages avec un portail à deux gros
piliers et un escalier à balustres du XVIIIème siècle.
Sarcé
Associé
à l'église Saint Martin, prieuré Saint Martin des XIème, XIIIème
et XVIème siècles dont.
Présence
d'un ancien prieuré en contrebas de l'église, existant déjà à la fin du
Xème siècle ; celui ci serait une donation faite par Saint Domnole
(9ème évêque du diocèse du Mans) aux fondateurs. Du prieuré réédifié
au XIIIème siècle, il ne reste qu'un pan de mur, soutenu par des
contreforts.
Cinq contreforts et une forte tour-clocher située au dessus du chœur. La porte
est surmontée de trois rouleaux ornés d'animaux et de
personnages fantastiques. Portail à 3 voussures ornées de
figures d'animaux s'embrassant, animaux fantastiques les uns à tête d'homme,
les autres avec des queues de poisson, une sorte de centaure, un petit
personnage. A l'intérieur, chapiteaux sculptés : vannerie, masque vomissant des
rinceaux, un homme tenant un
poisson sur ses avant-bras. Au milieu du XIXème siècle, l'abbaye
de Château l'Ermitage a vendu une partie des stalles à l'Église de Sarcé, ce
qui lui a permis des travaux de réfection ainsi que la restauration du culte.
17 stalles ont été vendues à l'Église de Pontvallain. Placées dans le chœur,
elles sont ornées de miséricordes, toutes différentes les unes des autres.
Statues en terre cuite du XVIIIème siècle : St Christophe, St Julien (l'évêque). Retable en pierre peinte :St Laurent : diacre, en dalmatique rouge,
son livre à la main; St Sébastien : le ventre en avant, les mains liées dans le
dos.
Sargé lès Le Mans
Prieuré
de Monnet
du XVème siècle, avec en façade plusieurs baies, dont une à meneaux.
Sillé le Guillaume
Portail d'entrée de l'ancien couvent des minimes (hôpital local).
Solesmes
Abbaye Saint Pierre.
Non loin de Sablé,
dominant les bords de la Sarthe, avec sa communauté de 80 moines, cette abbaye
bénédictine est le haut lieu du chant grégorien. Cet
ensemble est considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de la sculpture française
de la fin du XVème siècle et du début du XVIème siècle..
Cet ancien prieuré, fondé en 1010, par Geoffroy le Vieux, Seigneur de Sablé,
qui y installa des moines de Marmoutiers. En
1723, les bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur reconstruisent l'ancien
prieuré aux lignes classiques. Le rez-de-chaussée abritant l'ancien réfectoire
devenu salle capitulaire aux murs garnis de boiseries, plusieurs salles de
travail et l'atelier de paléographie musicale. A la révolution, les moines
furent dispersés et L'abbaye laissée en partie à l'abandon. Grâce à l’action
de Dom Guéranger qui rétablit l’ordre bénédictin en France, l’ancien prieuré
Saint-Pierre devient une abbaye en 1837 et les moines bénédictins firent leur
retour. Celle-ci fera l’objet d’importants travaux architecturaux : agrandissement
de l’abbatiale à partir de 1860, construction de l’aile sur la Sarthe par
Dom Mellet en 1896 et d’une autre en 1956. Dans les bras du transept de l’abbatiale,
sont conservés l’un des plus importants ensembles de sculpture de la fin du
XVème siècle et du milieu du XVIème siècle, appelé
les Saints de Solesmes. A l’ombre de l’abbaye Saint-Pierre,
l’abbaye féminine, Sainte Cécile, est fondée quelques temps après. Victime
également de son succès, elle doit s’agrandir. L’architecte P. Vérité prolongera,
à partir de 1881, l’édifice néogothique refermé sur son cloître. Dans
la crypte, gisant en marbre de Dom Guéranger du XXème siècle.
De l'ensemble architectural reconstruit au XIXème siècle, seule l'église abbatiale accueille
les visiteurs
02.43.95.03.08
Dépendance de L'abbaye (rue marchande), avec une fenêtre géminée à meneaux du XIIIème siècle, formée
de deux lancettes terminées par des arcs brisés à intrados lobé.
Sougé le Ganelon
Ancien prieuré de Saint Martin du XVIème siècle
en grès roussard (place de l'église), avec ses lucarnes en façade et une tour
avec escalier à vis au dos du bâtiment.
Tassé
Ancien prieuré du XVème
siècle, mairie actuelle,
faisant corps avec l'église et dont la face est ornée de
pétales et de fleurs
formant une ronde, sculptés dans un bloc de pierre, un
écusson représentant un
coquillage entouré de deux feuilles étant
inséré dans la voûte d'une ancienne
ouverture de la façade principale avec, dans la pièce
principale, une cheminée dotée d'un trumeau
sculpté au
décor de fleurs et de végétaux et un escalier
à vis en pierre.
Tuffé
Vestiges du Prieuré Notre Dame (1685-1740).
Vaas
Ancienne abbaye des XIème et XVIIIème
siècles, avec une tour plus ancienne.
Vibraye
Vestiges de L'abbaye du Gué de Launay de XIIème et XVème siècles.
Vivoin
Prieuré bénédictin. Ancien
monastère bénédictin Saint
Hyppolyte fondé à la fin du
Xème siècle par Raoul de Beaumont, saccagé à la révolution, d'architecture romane, gothique et renaissance, remanié
et partiellement reconstruit aux XVIème et XIXème siècles.
De la période romane, il reste la salle capitulaire, la grande salle à colonnes
(XIIIème siècle)
et la salle de justice (XVème
siècle). Du cloître primitif, il reste la porte
d'accès à l'ancien cloître de style Renaissance avec des moulures symétriques et un décor champêtre
(oiseaux, ruisseau …), des vestiges gothiques ainsi qu’un
cellier voûté sur croisées d'ogives, une vaste salle à quatre fines colonnes
centrales et divisée en deux nefs de cinq travées chacune. Sauvé de la démolition au début des années 60, il est
devenu propriété du Conseil général en 1974. Le logis du prieur , avec sa tour hexagonale, date du
XVIème siècle
Il abrite le musée de la vie d'autrefois (collection d'objets et d'outils
du quotidien : machine à fabriquer les sabots, travail du chanvre, métiers
traditionnels) et sert de centre culturel et d'animation (expositions temporaires.)
02.43.97.04.36
Prieuré Sainte Hyppolite, dont la salle du jeu de paume au-dessus de
l'ancien cellier et l'ancien manoir prieural de fin XVème siècle
flanqué d'une tourelle à pans coupés et de type Renaissance, avec un escalier
à vis et sur le linteau d'un porte de couloir, un pélican gravé, symbole de
l'amour du Père nourrissant ses petits de sa chair et de son sang.
Vouvray su Loir
Ancien prieuré du XVème siècle (rue Basse) dont
subsistent les vestiges des communs.
Yvré l'Evêque
Abbaye de l'Epau
L'abbaye cistercienne de la Piété-Dieu, connue sous le nom de l'Epau, se situe
en bordure de l'Huisne, dans un immense parc de 13 hectares. Elle fut fondée
en 1229 par la reine Bérengère de Navarre, veuve de Richard Cœur de Lion.
Elle y fut d'ailleurs enterrée en 1230, avant la consécration de l'église
en 1234. Pendant la guerre des Cent Ans, en 1365, les Manceaux le feu à l'abbatiale
pour empêcher les Anglais de s'y retrancher. C'est seulement en 1444 que des
moines entreprirent des travaux de réfection de l'église. La charpente et
la nef inachevée datent de cette époque. Demeurée en Commende, L'abbaye fut
définitivement fermée en 1790. Laissée à l'abandon, L'abbaye passa entre différentes
mains avant d'être rachetée et entièrement remise en état par le Conseil général
de la Sarthe.
L'abbaye possède :
une salle capitulaire d’architecture médiévale (neuf travées soutenues
par des colonnes aux chapiteaux ornés de feuillages, un banc de pierre le long du
mur et des ouvertures non vitrées donnant sur le cloître) abritant le gisant de la
fondatrice ;
une église
abbatiale du XIIIème
siècle, sous la forme d'une croix grecque, la nef (inachevée) ne comportant
que trois travées, le transept six chapelles dédiées aux rois mages, Saint
Bernard, Saint Louis, Saint Jean Baptiste, Saint Sébastien et Sainte Anne,
une verrière (XIVème ou XVème siècle) avec
huit lancettes surmontées d'une rosace ;
le Scriptorium ou salle
des moines, vaste salle, de plan rectangulaire, avec ses voûtes
en tuffeau et les arcs doubleaux en grès roussard. Dans le mur qui sépare
le Scriptorium du chauffoir( la seule pièce ayant une cheminée, à l'époque
médiévale), guichet aménagé du XIIIème siècle ;
la sacristie avec ses voûtes à ogives croisées, s'appuyant sur les murs par des
colonnettes et, au centre, deux piliers coiffés de capitaux décorés de motifs
végétaux sculptés ainsi que des vestiges de peintures du début du XVème
siècle (vies de Jésus et de Saint Sébastien? ;
le dortoir des moines du XIIème siècle avec sa voûte en plein
cintre, lambrissée de châtaignier, de minuscules fenêtres (14 à l'ouest, 11 à
l'est) et, à son extrémité nord, un espace clos par une porte en fer et dont le
mur est orné d'une peinture du XVème siècle (Annonciation dans la
partie centrale et, au-dessous, épreuves du martyre de Sainte Marguerite) ;
le logis abbatial des XIème et XVIIIème
siècles, construit en L, avec de hautes fenêtres aux grandes croisées.
Un festival de musique classique
(musique de chambre, symphonique, vocale, récital de solistes) a lieu chaque
année (depuis 1983), avec des concerts dans l’abbatiale ou dans le dortoir
des moines. La Saison Musicale de l'Épau s'organise
sur un rythme mensuel autour des concerts de quatuors à cordes invités à se
produire dans le dortoir des Moines à l’acoustique exceptionnelle.
Cycle de conférences "La
Voix au Chapitre".