Les halles en Sarthe

 

 

Lorsqu’au Haut Moyen-Âge, l’économie rurale a abandonné son régime économique totalement autarcique pour commencer à se livrer à des échanges, il a bien fallu établir des lieux où pourraient se dérouler ces échanges, qu’on ait recours ou non à la monnaie.
Par la suite, on en est venu à créer un bâtiment pour protéger les marchandises des intempéries et faciliter la perception des redevances : ce sont les halles. Les choses sont restées sans grand changement juridique du Moyen-Âge à la Révolution : propriété des nobles et usage populaire. Au XIXème siècle, particulièrement sous la Monarchie de Juillet et le Second Empire, toute petite ville ayant un marché a eu à cœur de construire des halles. A la fin du siècle, il y avait dans la Sarthe une quarantaine de halles ayant toutes moins de cent ans, à l’exception de celles de La Ferté Bernard, René, Vallon sur Gée et Montfort le Rotrou. Avec la disparition de cette dernière, il ne reste plus que trois halles datant d’avant la Révolution. Elles accueillent à nouveau des marchés : marchés à l'ancienne, marchés des produits

 

Ballon

Halles de 1850.

 

Beaumont sur Sarthe

Les Halles remontent à 1394. Elles étaient en bois. Elles furent incendiées plusieurs fois (en particulier en 1562 par les Huguenots). Elles servaient pour le marché aux grains. Aux XVIIème et XVIIIème siècles, l'étage des halles servait de salle d'audience de Justice de Paix. En 1793, les Domaines Nationaux prennent possession des halles. En 1804, le Comte Froullay de Tessé fait don des halles à la ville de Beaumont sur Sarthe. Entre 1800 et 1850, les halles sont restaurées. En 1878, la commune décide de construire les halles actuelles (halles en pierres construites par l'entreprise Boulard de Vivoin et dessinées par l'architecte M. Gombert). Les travaux se font entre 1879 et le 8 mai 1880. Les halles mesurent 14,40 m sur 30,80. En 1900, un étage en béton est ajouté et aménagé en salle des fêtes.
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Bonnétable

Halle construite en 1856. En 1908, cette halle est transformée en salle des fêtes. L’année 1931 vit la dernière transformation d’envergure pour en faire une salle de cinéma

Jouxtant l’a
ncienne gare, halle marchande jouxtant le bâtiment, où on peut voir un wagon-grue de 1872.

 

Brûlon

Halles (place de la mairie) construites en 1853, avec à l’étage, une salle pour la mairie et une audience pour la justice de paix.

 

Conlie

Halles de 1847, avec deux pavillons situés aux extrémités d’un corps de bâtiment. Détruites en 1975 par un incendie, elles ont été rénovées. Il y avait deux halles : la halle au blé rénovée en 1857 et une halle au chanvre construite en 1861. Seule la halle au blé subsiste et abrite la mairie. De la halle aux toiles et aux bouchers, il ne subsiste que les caves et le rez-de-chaussée avec ses colonnes sous l’actuel « Illustre théâtre ». Mairie, construite à la place des anciennes halles.

 

Ecommoy

Halles construites en 1850. Elles doivent beaucoup à l'essor démographique. Les marchés du mardi sont de plus en plus fréquentés et, de deux foires annuelles, on passe à six. Depuis 1984, la salle du rez-de-chaussée abrite les réunions du conseil municipal et des expositions temporaires, au premier étage, une salle des mariages

 

Ferté Bernard (La)


Anciennes halles aux grains et aux toiles, avec leur charpente de 20 mètres de haut. La vaste rectangle de 30 mètres sur 16 date de 1535. Trois marchés s’y déroulaient selon un ordre bien défini. Les halles de La Ferté Bernard ont été bâties sur la place de la Lice, à partir de 1482, selon le désir de René de Lorraine, seigneur de La Ferté. Les gros aménagements ont été réalisés en 1535. Le plan est divisé en trois travées qui avaient une destination précise : celle du milieu, la plus grande, recevait le marché au blé, celle de droite était occupée par les merciers, les marchands d’étoffe, les bouchers et celle de gauche, par les marchands aux toiles, treillis et canevas. A l’étage, se trouvaient les salles de justice et des échevins. Gardées au dessus du portail par une statuette de Saint Louis, patron des marchands, avec sur chaque pignon des lions (effigie de la famille de Guise).

 

Flèche (La)

Ancienne halle (rue de la Dauversière) de 1730 ayant servi de mairie jusqu'en 1909, les ailes nord et centrale datant de 1772, l'aile méridionale datant de 1828, un théâtre entièrement restauré, ayant été aménagé en 1839 (seules sont conservées du décor originel les peintures des loges, les garde-corps des premiers balcons étant ornés de panneaux compartimentés représentant les allégories des arts du spectacle).

 

Fresnay sur Sarthe

Halles dont la construction a été autorisée par Louis-Philippe vers 1850, en dépit de l’opposition d’une partie de la population. Elles étaient utilisées comme marché aux grains puis comme halle aux toiles. La halle aux toiles a été démolie en 1901. L’industrie de la toile à Fresnay n’ayant cessé de décliner au XIXème siècle, la halle n’avait plus d’utilité.

 

Mamers

Les halles actuelles : les halles aux grains, datant de 1818, succèdent en partie à des halles soutenues par des piliers ou poteaux de bois, non closes, qui abritaient pour les marchés, les marchands de grains, les bouchers, les drapiers, les merciers et à l’étage, poste de police et bailliage royal. Une halle aux toiles et aux boucheries fut construite en 1820, puis fut rehaussée par un théâtre à l’étage en 1851 (l’ensemble fut remodifié en 1936). Les métiers à tisser le chanvre s’étant progressivement tus dans la seconde moitié du XIXème siècle, la halle aux toiles s’en trouva désertée et fut aménagée en cinéma, puis transformée en salle des fêtes au début du XXème siècle

 

Mansigné

La halle-école de a été construite en 1835, divisant les habitants. Aujourd’hui, elle abrite la mairie.

 

Mayet

Anciennes halles de 1891 (abritant actuellement la poste).

 

René

Halles de 1533 (marché au grain) : reposant sur de puissants poteaux de bois, le toit étant composé de tuiles plates et d'ardoises. Elles font partie des trois dernières halles d’avant la Révolution en Sarthe. Elles ont été construites, grâce à Jacques Hamelin qui obtient de Françoise d’Alençon, le droit de halles, foires et marchés dans ce bourg. Elles ont été partiellement démolies en 1847 et louées jusqu’en 1932. Elles ont échappé à une démolition en 2000. Restaurées en 2002. Reposant sur de puissants poteaux de bois, le toit est composé de tuiles plates et d'ardoises.

 

Saint Calais

Halles en tuffeau et brique, réalisées par l’architecte Eugène Landau en 1864. Il a exécuté la plus vaste bâtisse du département : un bâtiment encadré de quatre tourelles

 

Vallon sur Gée

D’origine féodale, signalées depuis le Vème siècle, les
halles ont été données à la commune en 1804 par le seigneur de Vallon, le marquis Jacques de Chambray. Transformées en salle des fêtes.

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