Patrimoine religieux de la Sarthe

1.           Églises et chapelles
De Tennie à Yvré

 

Tennie

Chapelle Sainte Corneille (Montafray) du XIXème siècle renfermant une statue de Saint Corneille.

Chapelle Saint Loup du XXème siècle (Saint Calais).

Église Saint Corneille et Saint Cyprien. Ce prieuré, fondé en 1085, dépendait de l'abbaye de la Couture, au Mans. L'église a été construite au début du XIIème siècle. La nef est une salle rectangulaire large de 8 m, non voûtée, et éclairée par cinq fenêtres de chaque côté. L'arcade d'entrée des absidioles disparues dans le mur est de chaque croisillon. Les croisillons communiquent avec la nef par des passages berrichons. Le carré du transept est voûté d'arêtes, les croisillons sont charpentés. Dans le croisillon sud, un linteau au-dessus d'une petite porte est sculpté de deux lions et de rinceaux. La travée droite du chœur est voûtée d'un berceau plein cintre. Portail orné de motifs géométriques (fin XIème siècle), construit sur deux colonnes romanes, les chapiteaux étant ornés de sculptures de diables.

 

Terrehault

Église Saint Pierre du XIème siècle, agrandie au XIXème siècle (sacristie ajoutée), avec une nef unique percée de fenêtres géminées de style gothique et un clocher-pignon couvert en bâtière. L'entrée principale est surmontée d'un auvent, dit "caquetoire" ou ballet. Deux cadrans solaires (ayant perdu leur style), l'un sur le linteau de la porte du cimetière, l'autre sur l'encadrement d'un des baies de la nef. Retable du maître-autel du XVIIème siècle, restauré en 1880, composé de colonnes cannelées corinthiennes, de tableaux et de statues représentant Saint Pierre, Saint Paul et Saint Joachim. Christ en croix en bois polychrome surplombant la nef et marquant le passage dans le chœur, le Sacré Cœur de Jésus et le Sacré Cœur de Marie figurant au pied de la croix. Statue en terre cuite du XVII siècle de la Vierge des douleurs, recouverte de peinture grise à liseré doré. Statue en terre polychrome de Saint Jean l'évangéliste.

 

Théligny

Église de l'Assomption des XVème et XVIème siècles, de style gothique, les voûtes d'ogives datant de 1515 – 1527, le clocher de 1519 – 1535, le chœur (rénové) de 1611 – 1613, la charpente refaite au XVIIème siècle. Reconstruite car la foudre s'abat sur le clocher en 1886. Vitrail du XVIIème siècle représentant, dans la lancette de gauche, les armoiries de Louis Fontenay et sa femme Françoise (les emblèmes symboliques étant deux lions léopardés et six croix pattées rangées tris, deux et une. Statue en bois polychrome de Saint Roch (XVIIème – XVIIIème siècles), placée dans le chœur. Chaire à prêcher de 1693, restaurée en 1773. Maître-autel sculpté (1790 – 1792), le décor comprenant l'Agneau couché sur le livre aux sept sceaux (symbole de pureté et d'innocence). Peinture murale de 1842 représentant une croix reposant sur un socle.

 

Thoigné

Église Saint Martin (XIème au XVème siècle), avec sa nef romane, augmentée d'un chœur à chevet plat fin du XVème siècle. Baies gothiques dans les murs latéraux. Fonts baptismaux des XIV, XVI et XX siècles, avec deux vasques en pierre : l'une pour contenir l'eau et l'autre pour tenir l'enfant. Vestiges de peinture murale de fin XVème siècle, représentant Sainte Catherine d'Alexandrie et Guy XV, son époux, un évêque (Saint Martin de Tours?) ayant à ses côtés Marie d'Armagnac, mère de Catherine, Saint Michel terrassant le dragon, prélat portant le collier de Saint Michel. Christ en bois polychrome de fin XVème siècle. Terre cuite de Saint Sébastien du XVIIème ou XVIIIème siècle. Relief en terre cuite polychrome du XVIIème ou XVIIIème siècle, représentant L'Education de la Vierge. Terre cuite peinte de Sainte Marguerite de fin XVIIème siècle, un animal fabuleux à ses pieds. Guirlande du maître-autel de 1703, au retable paré d'un fronton rompu à l'enroulement. Torche de chariton (homme charitable vivant en confrérie) en bois polychrome.

 

Thoiré sous Contensor

Chapelle romane de fin du XIIème siècle, vestige du prieuré de Neufontaine.

Église Saint Gervais et Saint Protais du XIIème siècle, remaniée en 1869-1873. Vitraux de fin XIXème siècle où sont figurés Saint Edgar, Saint Louis et Saint Julien du Mans. Peintures du chœur de fin XIXème siècle, avec 13 médaillons reprenant les initiales d'un apôtre et son attribut avec le Christ au centre. Chaire de fin XIXème siècle en pierre avec un décor d'inspiration néogothique.

 

Thoiré sur Dinan

Église Notre Dame de la Visitation. Église dédiée à Saint Denis, des XIème et XVIème siècles, remaniée au XIXème siècle, avec sa nef à vaisseau unique d'origine et la forme conique de son clocher (cloche de 1622). Les poutres de la charpente sont ornées de têtes de dragons. Fresques du XIIème siècle découvertes en 1989, sur la partie haute du mur nord de la nef, le seul élément encore visible étant est la représentation de Saint Joseph (fuite en Égypte?) ainsi qu'une évocation de la chasse de Saint Gilles. Sculpture en terre cuite de Saint Jacques du XVIIIème siècle, derrière l'autel. L'autel de la chapelle sud est encadré par deux anges (dont l'un joue de la viole) et statue de la Vierge en terre cuite de fin XVIIème siècle. Le 30 mai 1753, inhumation de la petite Marie Vérité, âgée de huit ans, attaquée par un loup alors qu'elle cheminait en tête de la procession des Rogations. Sa chevelure blonde a été retrouvée lors des réparations du pavage de la nef en 1968.

 

Thorée les Pins

Chapelle du XIIIème siècle (la Commanderie).

Église Saint Germain du XIème au XVIème siècle, la porte du sanctuaire étant carrée et ornée de crénelures, les bancs remplacé en 1959 ; confessionnel du XVIIème siècle en bois.

 

Thorigné sur Dué

Église Notre Dame du XIIème au XVIIème siècles, avec une longue nef à la voûte lambrissée et un bas-côté composé de trois travées, un clocher qui abrite une porte qui a conservé ses ferronneries anciennes (loquet, serrure et targette). Le retable du bas-côté sud de 1793 abrite les statues de Saint Jean, Saint Jacques et Saint Joseph. Vitrail de François Ier de Bellanger de 1520. Dans le retable principal de 1669, le tableau principal présente l'Annonciation, encadré de colonnes aux feuillages torsadés avec, au-dessus d'un reliquaire, la statue de Saint Bomer à gauche et la statue de Saint Sébastien à droite. Retable de 1722 encadré de colonnes à chapiteau corinthien et surmonté d'un fronton triangulaire, l'ensemble abritant les statues de Notre Dame de Pitié, de Saint Gilles à gauche, de Saint Antoine à droite. Chaire de 1790 en bois sculpté avec des panneaux moulurés, la cuve étant posée sur une console terminée par un gland et l'abat-son orné d'une colombe figurant le Saint Esprit. Stalles de 1792 aux accoudoirs moulurés et terminés par une feuille de trèfle et des miséricordes moulurées.

 

Torcé en Vallée

Église Notre Dame (fin du XIVème au XVIIIème siècle) à deux clochers, qui faisait partie d'un prieuré dépendant de Marmoutier. Louis XIII y serait venu en pèlerinage et a fait don d'un buffet d'orgue (1614). Deux statues de la Vierge à l'extérieur, un portail roman du XIIIème siècle en plein cintre sous la tour-clocher. Maître-autel du XVème siècle dominé par une statue de la Vierge couronnée. Buffet d'orgue du début du XVIème siècle avec un buffet Renaissance orné de rinceaux et de deux écussons mixtes. Statue de la Charité de Saint Martin du début du XVIème siècle. Vitrail classé de 1520 (le crucifiement et le anges musiciens). Vitrail de 1520 représentant la Vierge de l'Immaculée Conception tenant dans ses mains l'enfant Jésus et surmontée de deux anges tenant une couronne, d'une part, le donateur et sa famille présentés par Saint Louis, d'autre part. Adossée à un pilier de la nef, statue de la Vierge à l'enfant du XVIème siècle. Retable de Saint Jean Baptiste de 1638, composé d'un tabernacle en bois doré et peint surmonté d'un tableau représentant Saint Charles Borroée distribuant la communion aux malades et pestiférés. Grille de communion du XVIIème siècle, constituée de clefs qui s'entrecroisent et de volutes.

 

Trangé

Au château de la Groirie, chapelle à coupole, de forme octogonale à l'extérieur et circulaire à l'intérieur et supportant un lanternon.

Église Saint Gervais et Saint Protais des XIIème, XVIIème et XVIIème siècles, avec un clocher-mur prolongeant la façade et terminé par un campanile  et un toit en pavillon (coq de 1737 et cloches de 1787). Dans le centre de la nef, tableau du XVIIème siècle, représentant la Sainte Famille. Coffre aux Saintes huiles en étain de 1748.

 

Tresson

Église Saint Martin du XIIème siècle, agrandie de 1536 à 1539 et réaménagée en 1620, avec une nef romane, un chœur à pans coupés éclairé par des vitaux dont quelques fragments subsistent encore dans le transept nord, dont le vitrail de 1535 figurant l'Annonciation dans les trois panneaux verticaux dans le registre supérieur, des anges musiciens couronnant la scène, les panneaux du registre inférieur provenant d'autres vitraux du chœur figurent Saint Jean Baptiste et Saint Martin déchirant son manteau. Chaire à prêcher du XVIIème siècle, l'escalier en pierre étant accessible par un passage voûté commençant dans le transept nord, la cuve à trois pans est ornée de têtes d'anges avec des guirlandes de fruits et de feuillage. Tableau peint sur toile du XVIIème siècle représentant la Cène où figurent le Christ et les douze apôtres. Retable du XVIIème siècle, avec à son centre, une toile peinte du martyre de Saint Sébastien face aux archers, encadrée par des colonnes et surmontée de deux statues en terre cuite. Le grand retable du maître-autel, XVIIIème siècle, est composé de quatre colonnes et de nombreuses décorations (guirlandes végétales) autour d'un panneau central (vide), avec un ensemble de six statues en terre cuite polychrome.

 

Tronchet (Le)

Église Notre Dame des XIème, XVIème et XVIIIème siècles, avec des ouvertures contrées et un clocher en lanterne pyramidal et contenant : une Pietà, des statues de Saint Martin, Saint Louis et Saint Antoine, le tombeau du chevalier Jean Morin et un Christ placé sur la poutrelle. Tombeau de Jean Morin, haut-relief du XVIème siècle de style Renaissance, représenté le défunt à genoux sur un coussin et en prières, les mains jointes, revêtu dune camisole sur son armure. Pietà du XVIème siècle en terre cuite, la Vierge soutenant d'un bras le corps de son fils et de l'autre son bras doit. Statue équestre du XVIème siècle en terre cuite polychrome de Saint Martin à cheval et tirant son épée de son fourreau pour partager son manteau. Retable de 1734 contenant une Vierge couronnée, remanié en 1740 pour le dédier à Saint Charles Borrommée.

 

Tuffé

Église Saint Pierre et Saint Paul, dont la partie la plus ancienne est la nef romane dont les baies ont été murées, agrandie aux XVIème, XVIIème et XIXème siècles. Placard mural du XVIème siècle à la gauche de la chapelle liturgique. Statue de Saint Sébastien du XVIème siècle, figuré jeune, imberbe et attaché à un tronc d'arbre, nu et criblé de flèches. Boiseries du XIXème siècle. Huile sur toile de fin XVIIème siècle représentant la Sainte Famille ou la fuite en Égypte (Marie, Joseph, l'Enfant). Peinture sur bois du XIXème siècle représentant le Trinité. Chaire de mi-XIXème siècle en bois, dont l'abat-voix est surmonté de la colombe du Saint Esprit réalisée à la feuille d'or. Chemin de croix de mi-XIXème siècle, illustrant la passion du Christ. Maître-autel de 1867, avec une niche ménagée pour recevoir la statue du Saint patron, le motif décoratif étant l'Agneau mystique symbolisant le Christ, accompagné des symboles des évangélistes, la niche centrale abritant une statue de Saint Pierre, figuré avec une courte barbe et ses attributs : livre et clefs. Vitrail de 1886 représentant des personnages en pied sous des dais d'architecture. Peintures murales de fin XIXème siècle présentant des motifs de faux appareils complétés de décors végétaux ainsi que des médaillons renfermant des saints personnages (Saint Augustin, Saint Benoît, Sainte Scholastique, Sainte Anne).

 

Vaas

Église Notre Dame des XIIème, XIIIème et XVème siècles, de style gothique angevin, en forme de croix latine avec deux tranchets se terminant par des absidioles. Tour carrée supportant le clocher avec une flèche de 45 mètres. Ancienne abbatiale de l'abbaye Saint Georges. L’abbaye de Vaas est fondée au XIème siècle par des Augustins. Bâtie en pierre de taille et surmontée d’un haut clocher, l’église fut reconstruite sur les fondation de l’époque romane à la charnière des XIIème et XIIIème siècles et remaniée aux XIVème et XVème siècles. En 1726, l’abbaye accueillait les moines de l’ordre des Prémontrés qui ont alors reconstruit les bâtiments conventuels. Le chœur présente une voûte d’ogive dite « Plantagenêt » (fin du XIIème siècle). Les voûtes de la nef datent de la reconstruction de l’église au XIIIème siècle et celles des bras du transept des XIVème et XVème siècles. L’église renferme des fresques et un mobilier ancien. Cadran solaire du XVIIème siècle, restauré au XXème siècle. Absidiole romane avec un autel en marbre portant la croix de Malte et dont la voûte est ornée d'une fresque représentant le Christ en majesté des XIVème et XVème siècles, entouré des symboles des quatre évangélistes dont seuls le lion de Saint Marc et l'aigle de Saint Jean sont visibles. Vierge à l'enfant du XVIème siècle, en terre cuite. Vierge du rosaire, peinture à l'huile de 1618. Retable du XVIIIème siècle, orné de trois statues dont une Vierge à l'enfant et Sainte Anne faisant l'éducation de la Vierge et, au centre, une scène d'hospice (malades et religieux donnant l'hostie, anges apportant un encensoir et une coupelle avec les huiles saintes). Groupe du Calvaire du XVIIème siècle, Sculptures représentant Saint Georges et Saint Julian, réalisées en 1707. Toiles de la nef, du XVIIème siècle : Jésus au désert servi par les anges et Vierge du Rosaire. Chaire en bois du XVIIIème siècle, avec escalier inséré dans le pilier, couverte de sculptures (motifs végétaux, feuillages et entrelacs)
02.43.46.70.29

 

Valennes

Église Saint Étienne du XIème siècle, avec des petites fenêtres romanes en plein cintre, des remaniements ayant été effectués aux XIVème et XVIème siècles. Bénitier du XIX siècle avec deux vasques (adultes et enfants), en pierre peinte en noir. Verrières de l'abside de 1860, représentant une Crucifixion, Saint Étienne et Saint Julien, les personnages étant entourés d'une bordure néogothique.

 

Vallon sur Gée

Église Saint Pierre
du XIIème siècle (simple nef avec deux travées et abside du chœur), agrandie au XVIème siècle (ajout de chapelles latérales), au XVIIème siècle (doublement de la nef et édification du clocher) et au XIXème siècle (bas-côtés de la nef et accolement de la sacristie contre le chœur). Placé dans le mur nord et à proximité du chœur, enfeu du XIIème siècle. Terre cuite polychrome de Saint Pierre du XVIIème siècle avec ses clefs.

 

Vancé

Église Saint Martin du XIème siècle, remaniée au XVIème siècle, avec des aménagements intérieurs en 1980. Bas-relief de 1583, représentant la Charité de Saint Martin, habillé en légionnaire romain et chevauchant un cheval blanc, coupant son manteau avec son épée pour le donner à un mendiant. Fonts baptismaux du XVIIème siècle, avec une cuve ne marbre noir disposant d'un couvercle en laiton. Bénitier du XVIIIème siècle en marbre rose, de forme ovoïde. Vitrail du XIX siècle représentant la vie de la Vierge et du Christ. Autre vitrail de 1944 représentant Notre Dame de Lourdes.

 

Verneil le Chétif

Église Saint Denis des XIème et XVIème siècles de style gothique primitif, à clocher en forme de pyramide quadrangulaire du XVIème siècle et avec son portail de 1634 sculptée de feuillages et avec des clous à tête de diamant et n'ayant subi aucune modification depuis le XVIIème siècle. Les murs s'élèvent sur des bases de roussard provenant du site de Cherré (Aubigné- Racan). Le retable (XVIIème siècle, à quatre colonnes enlacées de ceps et sarments de vigne, de grappes de raisin mordues par un serpent et des oiseaux et d'abeilles d'or dissimulées un peu partout. Ce retable est mis en valeur par des vitraux ceints d'une bordure très colorée qui ont fait l'objet d'une restauration en 1999. Le Tabernacle, datant de 1672, est orné de douze colonnes torsadées et est entouré de deux peintures représentant la Vierge et le Christ, la porte étant ornée d'une statue du Christ sauveur bénissant, le tableau central du retable représentant la Visitation et surmonté de la statue de Saint Denis, vêtu de rouge et tenant sa tête dans ses mains. Peinture sur huile du XVIIème siècle, représentant Saint Joseph remettant un lis à l'enfant, symbole de sa royauté divine. Huile sur toile de Marie Madeleine du XVIIème siècle.

 

Vernie

Chapelle Saint Eloi, avec une statue en pierre peinte de Saint Eloi, une Vierge à l'Enfant  de facture naïve et où Jésus est traité comme un adulte en miniature, une statue en pierre peinte de Saint Domnole, une statuette en pierre peinte dont le chapeau est formé d'une poterie destinée à recevoir les offrandes.

Église Saint Médard de fin XIIIème siècle, remaniée en 1859, 1896, 1899 et 1900, avec une toiture en double bâtière, le transept et la sacristie refaits dans le style néo-roman, des fenêtres en plein cintre appareillées en pierre de roussard avec trois voussures , des contreforts et des corbeaux en roussard. Fonts baptismaux du XIVème siècle, avec une cuve octogonale dont chacun des pans est sculpté de quadrilobes et de réseaux de pierre de fenêtres de style gothique. Statue en terre cuite de Saint Roch du XVIIIème siècle, vêtu de haillons et recouvert d'une large cape bleue et rouge, montrant de sa main un bubon sur sa cuisse, accompagné d'un agneau symbolisant le Christ venu le sauver. Vitrail de Sainte Geneviève du XIXème siècle, debout les moutons à ses pieds, regardant un fuseau qu'elle tient dans sa main.

 

Vezot

Église Saint Denis des XIème et XVIème siècles, romane et gothique à la fois. Tour-clocher à toit en bâtière, avec une voûte en pierre au premier niveau. Cimetière primitif. Baie romane du XIème siècle en pierre de taille gravée. Peintures murales du début du XIIIème siècle (nef et murs latéraux) : Christ et ses apôtres entrant à Jérusalem, Sainte Marguerite terrassant le dragon au moyen du signe de croix (?), entrée des élus au paradis, Saint Michel pesant les âmes, martyre de Saint Blaise, cycle de la passion, etc. Autres peintures murales du XVème ou XVIème siècle plus ou moins dégradées : Saint Sébastien nu (?), Saint Fiacre, Saint Avertin, Saint Georges (?) et Sainte Marguerite (?). Retable sculpté du XVIème siècle, posé sur un autel à colonnes, avec une statue du Christ désignant son propre cœur. Lutrin en bois, table de communion du XVIIème siècle, confessionnal du XVIIIème siècle avec une décoration de feuilles sculptées et de lignes contournées.

 

Vibraye

Chapelle Sainte Anne du XVIIème siècle se trouve dans la forêt de Vibraye. La façade est ornée de balustres en chêne, la chapelle possédant un toit en voûte, des portes en bois, les murs étant en pierres apparentes. A l'intérieur, elle abrite une statue de Sainte Anne apprenant à lire à la Vierge Marie, avec une cloche au-dessus
La chapelle est un monument où les chrétiens font un pèlerinage tous les ans, le 26 juillet. On raconte qu'un jour, au XVIIème siècle, un bûcheron découvrit une statue; comme elle était trop lourde on a dû construire la chapelle autour. La légende raconte que la statue fut ramenée à l'église de Vibraye. Et mystérieusement, elle est revenue à sa place d'origine dans la chapelle.

Église Saint Jean Baptiste des XVIème et XIXème siècles, incendiée en 1814, avec un portail sculpté d'un rosace néogothique encadrée de deux pinacles, des petites baies en plein cintre. Tableau de Saint Jean Baptiste du XVIIIème siècle. Statue du XIXème siècle de Saint Evroult, tenant une bible. Statue de Saint Pierre tenant une clé. Statue de Sainte Catherine représentée avec une roue. Statue de Sainte Barbe avec sa tour. Vitrail de 1937 avec deux lancettes représentant l'Annonciation et la Naissance du Christ. A l'intérieur, monument aux morts fait entièrement en granit et réalisé en 1921, entouré d'obus en souvenir des combattants morts pour la France à la guerre 1914-1918.

 

Villaines la Carelle

Église Saint Rémy du XVIème siècle, transformée en 1864-1869. Accolée à l'abside, chapelle du XVIème siècle. De la même époque, fragments de vitraux dans le tympan de la grande verrière de la chapelle sud, représentant des anges musiciens. Statue de Saint Martin du XVIIème siècle. Autel latéral nord de 1869.

 

Villaines la Gonais

Église Saint Hilaire des XIème et XIIème siècles, restaurée au XVIème siècle, avec son clocher en double bâtière et un toit en équerre, restaurée entre 1875 et 1884 (pignons, flèche du clocher et blanchiment des murs intérieurs). Porte du clocher du XVIème siècle. Fonts baptismaux du XVème siècle, avec deux cuves polygonales inégales et, sur le pied de la grand cuve, deux lions assis et un angelot. Autel du XVIème siècle, le bois sculpté imitant les plis d'un tissu, le décor de l'autel tombeau (XVIIIème – XIXème siècles) ayant un décor sculpté représentant un agneau couché sur un livre, dans une gloire. Cloche de 1762. Banc seigneurial en bois de chêne du XIXème siècle, rehaussé d'une garniture de velours rouge et de cuir. Huile du XIXème siècle représentant la Vierge et l'Enfant Jésus donnant un rosaire à deux enfants. Crédence du XVIème siècle, de style gothique flamboyant dans sa partie supérieure et Renaissance dans sa partie inférieure, deux personnages présentant deux têtes de mort dans la partie inférieure du meuble.

 

Villaines sous Lucé

Église Notre Dame du XIème siècle (fenêtres romanes du côté sud), remaniée et agrandie du XVIème au XIXème siècles. (Agrandissement du sanctuaire par la partie nord-est, tour-clocher de 1743, voûtes du XVIème siècle masquant le lambris médiéval, contreforts, sacristie dans le coin sud-est au XIXème siècle). Niche dan le pignon ouest de l’entrée (renforcé par un contrefort) abritant une statue de la Vierge à l’Enfant du XIVème siècle, tenant un fleuron dans la main droite. Maître-autel du XVème siècle représentant sept petites scènes de la vie de Jésus séparées par des petits gables et des pinacles sculptés : Annonciation, Nativité, le bœuf, l’âne et Joseph, l’Entrée à Jérusalem, la Crucifixion avec les trois Marie à la droite du Christ et Jean à gauche, la Résurrection avec tris soldats endormis près du tombeau et au-dessus deux anges portant un oriflamme, le Christ aux limbes près de deux hommes nus et barbus devant une grande gueule de monstre ou de diable et le Jugement dernier où le Christ bénit trois défunts dans leurs sarcophages tandis que des anges veillent. A la croisée d’ogives de la dernière voûte de la nef, pendentif en tuffeau du XVIème siècle représentant des figures humaines sur quatre angles. Fonts baptismaux du XVIème siècle en pierre et bois, les sculptures Renaissance les ornant représentant les donateurs (tailleur de pierre et forgeron représentés par un écusson portant leurs outils. Banc de Corbuon en châtaignier du XVIIIème siècle dans la chapelle latérale.

 

Villaines sous Malicorne

Église Saint Germain des XIème, XIIème, XVIIème et XVIIIème siècles. Abside romane en cul de four, chaire en pierre et bois du XVème-XVIème siècles. Peinture murale des XVème et XVIIème siècles. Toile de la mise au tombeau du XVIIème siècle (Marie en pleurs, au milieu de cinq autres personnages). Retable baroque de 1686 avec des statues peintes (Saint Geramin, Saint Dominique et Saint Laurent).

 

Vion

Église Saint Aubin de 1870,de style néogothique, seuls les mascarons situés à la base de la flèche polygonale du clocher, couverte en pierre, rappellent les modillons de l'église romane primitive. Dans la tribune de la nef, huile sur toile de l'Adoration des bergers de 1563. Meuble à chasubles du XIXème siècle, les portes étant formées de deux panneaux de type régional sobrement moulurés. Vitraux de 1869 représentant Saint Aubin, Saint Louis, Sainte Germaine et Sainte Geneviève.

Basilique Notre Dame du Chêne, reconstruite entre 1864 et 1875 près d'un chêne dans le tronc duquel un prêtre avait placé une statuette de la Vierge, sur l'emplacement d'une chapelle du XVIème siècle. Selon la légende, en 1494, James Buret découvre une statuette de la Vierge dans un chêne de la lande de Vion. Ce lieu devient rapidement l’objet d’un pèlerinage dont la vitalité est attestée dès le début du XVIème siècle. Une chapelle y est bâtie. L’architecte Lemesle fait construire la maison des missionnaires diocésains en 1860 et, de 1869 à 1876, une vaste chapelle néogothique qui deviendra basilique avant la fin du siècle. En prenant de l’ampleur, la ferveur populaire oblige à de nouvelles constructions.
Coffre gothique de fin XVème siècle dont les dais de chêne des panneaux et les 7 colonnes engagées qui les séparent sur la face portant des décors à lancettes, à losanges et à torsades, un maître-autel de fin du XIXème siècle, surmonté d'un baldaquin soutenu par deux anges où repose la statuette qui aurait été placée dans le chêne (disparu) en 1494. Les peintures de la basilique retracent l'histoire de l'apparition de la Vierge en ce lieu. Pèlerinage qui attire des croyants et curieux auprès de la petite statue de la "Vierge à l'Enfant", à l'origine de cette apparition. Ostensoir en bronze argenté et argent doré, une crosse épiscopale en ivoire conservée dans le trésor de la basilique. En 1896, dans le parc, est aménagé un sanctuaire de plein-air dont le tracé reprend le plan des lieux saints de Jérusalem.
02 43 95 48 01

Vestiges de la chapelle Saint Julien du XIIIème siècle (pignon occidental).

Chapelle Notre Dame du Chêne du XVIème siècle, sur l'emplacement de laquelle est construite entre 1864 et 1875, la basilique Notre Dame du Chêne.

 

Viré en Champagne

C
hapelle Saint Étienne (château) de 1509-1511, à trois travées voûtées d'ogives avec une ligne de crochets et de clefs pendantes armoriées et dont la sacristie-confessionnal est fermée par un panneau de bois sculpté.

Église Saint Étienne des XVème, XVIIIème et XIXème siècles, dédiée à Saint Étienne, avec un retable du XVIIIème siècle, des fonds baptismaux en fer repoussé d'époque Napoléon III, la sacristie et les deux chapelles de 1880-1884.

 

Vivoin

Église Sainte Hyppolyte du XIIème au XVème siècles et du XIXème siècle. Dans le transept sud, fenêtre grandes baies gothiques avec des réseaux polylobés remplaçant les basses fenêtres romanes en plein cintre murées par les moines lors de la reconstruction du chœur (avec voûte). Piscine du Moyen Âge dans le mur sud, avec une double cuvette. La nef, sans voûte amis lambrissée, conserve ses bases romanes et a été percée au XIIIème siècle de trois fenêtres en arc brisé. Le chœur se divise en trois travées, percées sur les côtés, de fenêtres à deux lancettes flanquées de colonnettes. Charpente lambrissée, avec un décor peint au médaillon central de la "voûte", présentant dieu sur des nuées, entouré d'angelots, la terre bleue dans la main droite et bénissant de al main gauche. Vitrail du XIIIème siècle figurant un pélican (symbole de sacrifice) et ses petits, peint dans un médaillon de verre. Dans la lancette de gauche de la grande verrière du chevet, deux panneaux dont l'un présente Saint Martin célébrant la messe, levant les bras et un ange lui apportant des bracelets d'or pour couvrir ses poignets qu'il vient de dépouiller en faveur d'un pauvre. Rosace mosaïque an terre cuite du XIIIème siècle posée au-dessus d'une source sur laquelle on avait élevé le chœur. Carrelage en terre cuite à motifs polychromes du XIIIème siècle dans le chœur (aigles à deux têtes, quadrupèdes fantastiques, fleurs de lis). Vierge à l'Enfant du XIVème siècle en marbre de Paros, montrant le livre dans sa main droite, l'Enfant portant le monde. Vierge de douleurs du XVIIème siècle en terre cuite polychrome. Statue en terre cuite de Saint Jean l'évangéliste en prière du XVIIème siècle, main droite coupée et doigts mutilés. Stalles du XVIème siècle, avec leurs miséricordes aux symboles ésotériques, dont l'une représente le chat et la souris

Église Saint Jacques de 1668, avec un vitrail présentant les blasons des papes Pie IX et Léon XIII et un vitrail du XXème siècle se Saint Julien.

 

Voivres lès le Mans

Église Saint Étienne des XIIIème et XXème siècles. Pietà du XVIIIème siècle dans le retable sud, Saint Pierre ornant le retable nord.

 

Volnay

Église Saint Vincent des XIIème, XVIIème et XVIIIème siècles, avec des fresques des XVème-XVIème siècles sur les murs sud et nord de la nef où on distingue un personnage portant une mitre et une Vierge avec une inscription latine, ainsi qu'une croix et un phylactère sur un panneau bordé de rouge. La voûte de la nef es lambrissée, les marches d'entrée étant constitués d'anciennes dalles funéraires.

 

Vouvray sur Huisne

Église Saint Martin du IXème siècle, agrandie au XVIIIème siècle et restaurée au XIXème siècle. Fonts baptismaux du XVIème siècle. Tabernacle de 1778, se composant de trois parties : un gradin, une réserve eucharistique et un dais surmonté d'une gloire, orné d'ailerons, de chutes de feuilles, d'angelots et de deux symboles christiques, l'agneau et le triangle de la Trinité.

 

Vouvray sur Loir

Église Saint Martin fondée au XIème siècle, de sa construction romane au début du XIIème, ne subsiste que la nef. Agrandie au XVIIème siècle (deux chapelles), remaniée au XIXème siècle. Les deux chapelles latérales furent ajoutées en 1657 (sud) et en 1658 (nord). A la charnière des XIXème et XXème siècles, l’édifice fut restauré dans le style néogothique. Vierge sur le tabernacle (XIVème ou XVème siècle), tenant un reliquaire dans sa main droite. Retable de 1658 illustrant le dédicataire de la chapelle : forêt (Ardennes?) représentée par des arbres et des feuilles, Saint Hubert en habit de chasse et agenouillé devant un cerf dont la ramure fait apparaître un Christ en croix. Retable de la Sainte Famille de 1662, dont subsistent des statues en terre cuite de la Vierge et de Saint Joseph encadrant un Jésus adolescent. A proximité, chapelle Sainte Cécile de Flée des XIème et XIIème siècles avec, à l'intérieur, des peintures murales du XIIIème siècle et des statues en bois du XVème siècle.

 

Yvré le Polin

Église Saint Martin des XIIème et XIIIème siècles, avec son clocher surmonté d'une toiture pyramidale et terminé par une flèche. Vitrail du XVème siècle représentant Saint Martin déchirant son manteau pour le partager avec un mendiant. Chemin de croix des XIIIème et XVème siècles, composé de quatorze tableaux.

 

Yvré l'Evêque

Église Saint Germain du XIème au XIX siècle, détruite par un incendie en 1143, avec son chœur du XIIème siècle à chevet droit, voûté dans le style angevin. Statue en terre polychrome du Christ aux liens (appelée "Ecce Homo") du XVIIème siècle. Angelot à la palme du XVII siècle, en bois doré. Fonts baptismaux en pierre, avec un couvercle en bois, sculpté et peint. Huile sur toile de 1830, figurant les Messagers célestes. Vitraux de la chapelle des Zouaves de 1914.

Église abbatiale de l’Abbaye de l'Epau du XIIIème siècle, sous la forme d'une croix grecque, la nef (inachevée) ne comportant que trois travées, le transept six chapelles dédiées aux rois mages, Saint Bernard, Saint Louis, Saint Jean Baptiste, Saint Sébastien et Sainte Anne. Verrière (XIVème ou XVème siècle) avec huit lancettes surmontées d'une rosace. Sacristie avec ses voûtes à ogives croisées, s'appuyant sur les murs par des colonnettes et, au centre, deux piliers coiffés de capitaux décorés de motifs végétaux sculptés ainsi que des vestiges de peintures du début du XVème siècle (vies de Jésus et de Saint Sébastien ?).

 

 

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