Patrimoine religieux de la Sarthe
Églises
et chapelles (7)
St Paul à
Téloché
Saint
Paul le Gaultier
Église Saint Pierre et Saint Paul du milieu du XIXème
siècle, avec un retable en bois de 1682, au centre une statue en plâtre du
Sacré-Cœur et des statues en bois de Saint Pierre et Saint Paul, le Christ
au milieu.
Saint Pavace
Église Saint Pavace (XIIIème
et XVIème siècles), avec sa nef romane et son clocher étriqué.
Fonts baptismaux en pierre sculptée du XVIème siècle. Statue de
Saint Pavace du XVIIème siècle en terre cuite. Huile sur toile
du XVIIème siècle, évoquant l'apparition de Jésus à Marie Madeleine,
le jour de la Résurrection.
Saint Pierre de Chevillé
Église de Saint Pierre de Chevillé des XIème
et XIIIème siècles appartenant à l'époque de transition du roman
au gothique, avec son clocher en flèche et sa nef d'origine (les petites ouvertures
du mur nord datant du XIème siècle). Dans la tour, sept meurtrière
ourlées de blocs de tuffeau. Charpente du toit avec des poutres en entrelacs.
L'encadrement de la porte en arc d'ogive du XIIIème siècle est
visible de l'intérieur. Retable du XVIIème siècle avec un tableau
de la Crucifixion encadré par les statues de Saint Pierre et Saint Paul. Dans
le chœur, statue en terre cuite du XVIIIème siècle de Saint Mammès.
Jouxtant l'église, le presbytère, un ancien prieuré construit à la fin du
XVème siècle. Grâce à l'Abbé Boulay, nommé en 1953 à Saint Pierre,
cet ancien prieuré fut restauré et le presbytère inauguré en 1975. Mâchicoulis
et vitraux de 1861 (Saint Pierre et Saint Paul) et de 1905 (portrait de l'abbé
Denis, ancien curé de l'église).
Saint Pierre des Bois
Église Saint Pierre (XIème
au XIXème siècles), avec une nef romane prolongée au XIXème
siècle et dont les baies ont été modifiées, un chœur à chevet droit du XIIIème
ou XIVème siècle, une tour-clocher de 1854-1857 et une chapelle
du XVIème siècle. L'arc triomphal brisé de la nef s'ouvre plus
près de la côtière méridionale, les chapiteaux des arcades latérales datant
du XVIème siècle. Tabernacle de début du XVIII siècle avec deux
têtes d'angelots soutenant une guirlande de grappes de raisin et d'épis de
blé (allusion au pain et au vin) et, sur la face principale, la colombe du
Saint Esprit émergeant des nuées, l'agneau de l'Apocalypse allongé sur le
vivre des Sept sceaux état sculpté au-dessus de la porte. Retable du maître-autel
du XVIII siècle dont le tableau central, entouré de feuilles de vigne et d'épis
de blé (symboles de la Vierge et de l'Eucharistie), représente Saint Pierre
agenouillé devant Jésus, une statue de Saint Pierre tenant les clés dans sa
main droite et le livre dans sa main gauche étant placée au sommet de cet
ensemble.
Saint Pierre des Orlmes
Église Saint Pierre, de style roman, des
XIème, XIIème, XVIème siècles et fin du XIXème
siècle ouvertures latérales en forme de chien assis, surmontées d'une croix
et abritant des baies à meneaux. Chœur rectangulaire (1903-1905), pourvu de
contreforts et possédant une voûte en bois. Tabernacle en bois peint et doré
avec les symboles de la passion et de l'Eucharistie (croix, calice).
Saint Pierre du Lorouër
Église Saint Pierre du Moyen Âge
comme l’atteste la nef romane et les vestiges des petites fenêtres hautes,
le chœur (plus large que la nef) étant du début Renaissance. Peintures
murales du XIIème siècle, dont l’Enfer, à droite de la grande porte,
les personnages subissant les affres des tortures. Sur le mur gauche, penture
murale du XIIème-XIIIème siècle (découvert en 1892),
de lecture difficile, d’un couple seigneurial (allongé, mains en prière) dans
un sarcophage. Peinture murale du XIIIème siècle des Funérailles
de Renaud symbolisant l’office des morts : mains croisées sur sa poitrine,
le défunt est entouré de deux cierges au pied du tombeau, un officiant balançant
un encensoir à gauche du corps et , à la tête, un religieux tient une croix
de procession, un autre agitant l’aspersoir d’eau bénite, le prêtre lisant
un livre et un ange portant dans un drap l’âme du mort qu’il transfère au
ciel où trônent Abraham et le Christ, Jésus priant ente ces deux personnages
accompagné de sa mère et d’un clerc.
Saint Rémy de Sillé
Église Saint Rémy, d'origine romane,
ayant subi plusieurs remaniements du XVIIIème au XXème
siècle. Dans la chapelle de droite, statue en terre cuite polychrome de Sainte
Catherine, éclairée par un vitrail dont le médaillon du XVIème
siècle en comporte une effigie. Bas-relief du XVIème siècle en
bois, représentant le prieur de l'époque, agenouillé devant la Vierge qui
tient le Christ sur des genoux. Fonts baptismaux du XVIème siècle,
dont la cuve est supportée par quatre lions assis.
Saint Rémy des Monts
Église Saint Rémy des XIème
et XVIème siècles avec des piliers romans et des capitaux et fenêtres
gothiques. Vitraux du XXème siècle, représentant des personnages
de l'entourage de Saint Rémy. Retable de la chapelle Saint Julien du XVIIème
siècle, orné d'une huile sur toile représentant le martyre de Saint Sébastien,
avec une statue de Saint Gilles dans la niche au-dessus. Huile sur toile du
XVIIème siècle représentant le Baptême de Clovis. 1910.
Saint Rémy du Val
Chapelle Notre
Dame de toutes les Aides, avec un retable du maître-autel du XVIIème
siècle, de type corinthien, représentant la montée au ciel de la Vierge et
orné d'un bas-relief en terre cuite (Annonciation peinte sur toile).
Église Notre Dame des XIème ou
XIIème siècle, avec son chevet en hémicycle et un transept aux
chapelles orientées.
Église Saint Rigomer et Saint Rémy des XIIème
et XVème siècles, avec une nef à quatre travées et un chœur à chevet
plat. Tour-clocher défensive avec un toit en bâtière (deux versants et pignons
découverts).Voûtes gothiques de la nef du XVème siècle, tombant
sur de fines colonnettes sans chapiteaux alors que les voûtes du chœur retombent
sur des culots. Stalles en bois sculpté du XVIIème siècle. Maître-autel
en bois sculpté, peint et doré, du XVIIIème siècle, une face ornée
d'un médaillon avec une représentation de l'agneau pascal, posé sur une croix
et un autel d'où partent des rayons divins. Table de communion en fer forgé
et peint (XVIIIème siècle). Autel Saint Sébastien du XVIIIème
siècle, en bois sculpté et peint dans l'autel de l'une des chapelles du transept,
l'autre étant dédié à la Vierge.
Saint Rigomer des Bois
Église Saint Rigomer (romane) du
XIIème siècle, voûtée en berceau de bois, restaurée en 1995. Deux
statues en terre cuite du XVIIème siècle représentant Sainte marguerite
et Saint Eustache, Pietà en plâtre du XIX siècle, tabernacle et fonds baptismaux
munis d'un couvercle en bois, cloche séparée de l'église refondue en 1960.
Terre cuite du XVIIème siècle de Saint Eustache. Derrière l'autel,
fresque du XIIème siècle, représentant la Nativité. Terre cuite
du XVIIème siècle de Saint Antoine, tenant dans ses bras l'Enfant
Jésus assis sur un livre.
Saint Saturnin
Église Saint Saturnin(XIIème au XVIIIème siècle),
avec son clocher sur base cubique. Fonts baptismaux du XVI siècle, cuve aux
parois gravés de motifs réguliers, sur une base décorée de feuillages sur
quatre pieds animaux et socle cubique. Vierge à l'enfant en terre cuite polychrome
du XVIIème siècle. Retable du XVII siècle composé de trois panneaux,
avec trois statues dont celle de Saint Sébastien et un tableau an centre représentant
le Baptême de la Vierge.
Saint Symphorien
Église Saint Symphorien de 1870,
un incendie ayant détruit le sanctuaire d'origine sont subsiste un arc en
plein cintre du XIème siècle, avec une nef terminée par un chœur
en cul-de-four et deux bras de transept du XVIème siècle. Bas-relief
du XV siècle évoquant la lapidation de Saint Étienne. Calice de 1636
en argent. Statue en terre cuite de Saint Symphorien. Vierge à l'Enfant du
XVIIème siècle.
Saint
Ulphace
Au
cimetière, chapelle funéraire de la famille Du
Plessis (années 1850) avec un portail de style gothique.
Église Saint Ulphace
de fin XVème siècle. Portail Renaissance de la chapelle Sainte
Barbe de 1502 de style gothique flamboyant, avec ses piédroits coiffés d'arcs
en anse de panier, les pilastre étant ornés de fins pinacles. Des statues
d'origine, il ne reste que leur emplacement et le dais qui les abritaient.
Chœur avec un décor raffiné, autour d'un retable baroque (XVIIème
siècle) comprenant deux travées et nef à trois travées. Voûtes à croisées
d'ogives reposant sur des colonnes sans chapiteau. Vitrail de 1502 de Robert
Courtois, maître verrier de La Ferté Bernard, comportant en son centre une
lancette figurant la Vierge à l'enfant en gloire, trônant au sommet de l'arbre
de Jessé, entourée du roi David jouant de la harpe et du roi Salomon tenant
son sceptre. Lavabo du XVIème siècle de style gothique flamboyant,
la partie supérieure étant ornée d'accolades et de motifs sculptés finement
ciselés. Statue en bois polychrome du XVIème siècle, représentant
L'Education de la Vierge. Maître-autel de la fin du XVIIème siècle,
le retable comportant en son centre en tableau de la Cène de 1820 et, dans
sa partie supérieure, une statue de Saint Ulphace ; sur les côtés, des portes
aux pilastres Renaissance sont surmontées des statues de Saint Joseph et Saint
Sébastien.
Saint Victeur
Église Saint Victeur des XIIIème
et XIXème siècles en grès roussard, avec une nef, une chapelle
dédiée à la Vierge, un clocher surmonté d'une flèche en ardoise et un portail
d'entrée d'inspiration romane. Reliquaire de Saint Victeur. Au bas de l'autel
de la Vierge, tableau en pierre peinte du XVIIème siècle représentant
la cène, le Christ et les douze apôtres ayant été sculptés chacun avec un
attribut.
Saint Vincent des Prés
Église Saint Viventien des XIème,
XIIIème et XVIème siècles, d'origine romane, reconstruite
en 1898-1899 en conservant le portail roman du XIIème siècle, avec
sa frise de chevrons et de têtes grimaçantes sur l'archivolte. Vitrail des
Anges musiciens du XVIème siècle et ensemble sculpté du XVIIème
siècle représentant le Baptême du Christ. Huile sur toile de l'Assomption
et le couronnement de la Vierge de 1670. Christ en croix du XVIIème
siècle.
Saint Vincent du Lorouër
Église Saint Vincent. L’église fut construite à la
fin du XIème siècle sur un plan rectangulaire. Elle est flanquée
d’un massif clocher à gauche de la nef épaulé par quatre contreforts en roussard.
Tour romane de 15 mètres de haut. L’oratoire a été agrandi par un bas-côté
au sud. Le chœur gothique est du XVIème siècle, la nef voûtée
en lambris peint orné de 92 visages populaires (1634). Derrière l’église,
le logis prieural est devenu une demeure privée. L’église a été remaniée aux
XVème et XVIème siècles. La façade est rehaussée d’un
décor néogothique datant du XIXème siècle. Les aménagements intérieurs
et le mobilier datent principalement des XVIIème et XVIIIème
siècles. L’édifice abrite un important décor en terre cuite. Les deux retables
de la fin du XVIIIème siècle de la nef sont ornés des statues de
la Vierge et des Saints datant de la même époque. D’autres sculptures sont
attribuées aux sculpteurs manceaux Mathieu Dionise et Étienne Doudieux.
Sculpture en terre cuite polychrome du Christ au liens du XVIIème.
Stalles et chaire Renaissance.
L’église conserve des fragments de vitraux du XVIème siècle : Vitrail
de 1525 (baie occidentale) de style Renaissance où sont représentés quatre
personnages : une pietà, la donatrice, la Christ bénissant et le donateur
(les deux scènes représentant le Christ Enseignant et un donateur accompagné
de Saint Philippe ont été fortement restaurées au XIXème siècle).
Vitrail de 1540-1550 (bas-côté sud) sur l’Adoration des Mages, Melchior, Gaspard
et Balthazar apportant à l’Enfant Jésus, accompagné de Marie et Joseph, l’encens
et la myrrhe, avec en arrière-plan mes colonnes du temple fendillées. Les
vitraux du chœur et de la nef sont l’œuvre d’Édouard Rathouis, de l’atelier
du Carmel du Mans, en 1875 : Enfance, Vie Publique et Passion du Christ, Visitation,
Sainte Famille à l’atelier, Éducation de la Vierge, Annonciation
Sainte Jamme sur Sarthe
Église Sainte Jamme du XVIIème
siècle, le bâtiment médiéval étant remaniée et restauré aux XVIIIème,
XIXème et XXème siècles. La nef à chevet plat est couverte
d'une voûte lambrissée d'un seul vaisseau. En 1820, une tour-clocher coiffée
d'une flèche est substituée à l'ancien porche. Statue en calcaire du XIV siècle
de Sainte Catherine d'Alexandrie, portant sous son bras la roue dentée de
son supplice et piétinant un roi décapité dont il subsiste un fragment de
barbe (la foi foulant aux pieds la fausse philosophie). De part et d'autre
du retable central, statue en terre cuite de 1703 de Saint Nicolas (présenté
en évêque mitré, avec à ses pieds un baquet contenant deux jeunes enfants
au torse nu) et statue de Saint Sébastien. Retable de 1703, adossé au chevet
sur un soubassement, de minces colonnes cannelées à chapiteaux corinthiens
soutenant un entablement orné de vases à feu et d'un fronton courbe, l'ensemble
étant décoré de palmes, de lierre, de branches d'olivier, de rosaces et de
guirlandes de fleurs, avec dans la niche haute une statue en terre cuite de
Sainte Jamme.
Sainte Osmane
Église Sainte Osmane du XIème
siècle, remaniée au XVIème siècle, avec piscine avec un décor de
coquille dans le chœur, un porche de style Renaissance, des culs-de-lampe
décorés à la base du clocher, ce dernier avec des contreforts en grès roussard
et une flèche couverte d'ardoises et disposant d'abat-sons en forme d'oculus
au décor de chapeaux de gendarme. Reliquaire de Sainte Osmane du XVII siècle,
en fer forgé, logé dans une niche ménagée dans le retable de pierre, sous
la statue de la Sainte. Ensemble de trois retables, dont celui du maître-autel
comporte six colonnes imitant le marbre, est surmonté d'un fronton semi-circulaire
et couronné par deux anges en prière, les niches abritant les statues du Christ,
de Sainte Osmane et d'un Saint évêque ; le tabernacle est rythmé de nombreuses
colonnes, angelots et statuettes. Les retables latéraux sont en bois peint,
celui de gauche disposant d'un fronton triangulaire et de chapiteaux ioniques,
celui de droite d'un entablement surmonté d'une niche. Christ en croix en
bois contre le retable latéral nord. Bannière de procession du XIXème
siècle, en soie, perles et carton peint, à l'effigie de Sainte Osmane.
Sainte Sabine
Ancienne chapelle du Poché des XIème
et XIIème siècles.
Église Sainte Sabine du XIème siècle
(dont subsistent la tour-clocher et le mur droit de la nef), remaniée au XIXème
siècle. Autel en marbre de Sablé et retable du XVIIème siècle comportant
les statues en terre cuite d'origine. Vierge à l'Enfant du XVIème
siècle dans la sacristie, en terre blanche non peinte.
Saosnes
Église Saint Hilaire (XIème,
XIIIème et XIXème siècles) dont la nef est ouverte par
des baies vitrées, protégées par des grilles et composées de rectangles multicolores.
Horloge de 1900. Fresques et statues polychromes protégées par de petites
chapelles. Retable richement décoré.
Église Saint Julien des XIème
ou XIIème et XIXème siècles, avec son clocher incrusté
en façade. Le portail les petites ouvertures et leurs arcs en plein cintre
dénotent le style roman de la construction.
Sarcé
Église Saint Martin construite
au XIème siècle par les moines de l'abbaye Saint Vincent du Mans,
remaniée aux XIIIème et XVIème siècles. La fondation de la première église, ayant pour
patron St Martin de Tours (l'évangélisateur), remonte au VIème
siècle. Le monument a disparu, remplacé par celui du XIème siècle
de style roman. Située sur une hauteur, l'Église est bâtie en pierres de taille
dont certaines proviennent probablement du temple de Cherré. Vendue à la Révolution
comme Bien National, elle est rachetée vers 1791 par Monsieur de Sarcé qui
en offrit la jouissance à la commune quand le culte fût rétabli en France.
Restauration de l'église en 1995 avec la réfection du mur nord et le renforcement
des fondations et en 2001, avec la restauration du mur sud, la charpente,
la toiture et l'intérieur de la nef. Nef avec une charpente en bois
et chœur voûté en ogives. Portail d’origine surmonté d'une voussure en trois
rouleaux cintrés ornés de figurines d'animaux fantastiques s'embrassant, d'un
centaure et d'un petit personnage. Au-dessus de l'autel, Piéta
de pierre peinte du XVIème siècle et Christ rigide, sur les genoux
de la Vierge et de Marie-Madeleine.
Église Saint Vincent avec un retable de
la Déploration du Christ du XVIème siècle, des stalles du XVIème
siècle ornées de têtes sculptées. Au
sud et dans l'axe du chœur, à la fin du XVème siècle, a été construite
une vaste chapelle seigneuriale : Magnifique pietà sculptée dans la pierre. "La Vierge remet le rosaire
à Saint Dominique", tableau signé François Fleuriot, daté de 1627, récemment
restauré ; au bas du tableau, deux personnages agenouillés, vêtus de costume
d'époque, prient et implorent la Vierge ; les deux blasons sont probablement
ceux des donateurs. "La Cène" : tableau daté de 1641, en attente
de restauration. "Ecce Homo"statue du XVIIème siècle
: le Christ est un homme noir, vêtu en habit d'Orient.
Sargé lès le Mans
Chapelle Saint
Michel de 1895.
Église Saint Aubin fondée par Saint julien
au IVème siècle. De sa construction originelle subsistent les parois
en petit appareil de la nef et du chœur, ainsi que les deux fenêtres étroites
conservées au nord. Le chœur circulaire et un autel en calcaire coquiller
datent de 1150. La nef fut remaniée au XIVème siècle, le portail
occidental date de cette époque. La tour du clocher en grès (surmonté d'une
flèche couverte en ardoises) fut élevée aux XIVème-XVème siècles
En 1556, on a ajouté la chapelle sud et en 1731 la chapelle nord. L’édifice
fut profondément remanié au XIXème siècle. Réaménagement en 1878.
Retable (1550 et 1680) avec colonnes droites, complété à la fin du XVIIème
siècle par des cartouches, des angelots, des tablettes et une frise des rois
figurant Clovis, Charlemagne, Saint Louis, Henri IV, Louis XIII, Louis XIV,
le Grand Dauphin, le duc de Bourgogne, la reine, la Dauphine et la duchesse
de Bourgogne le dais sculpté abritant les statues de Sainte Marie Madeleine
et Saint Aubin. A Étienne Doudieux on doit cette frise des bustes des
rois insérés dans l’entablement et les statues en terre cuite de Sainte Marie
Madeleine et de Saint-Pierre (nef). Les autres sculptures en terre cuite du
retable, Saint Aubin et Saint François de Sales sont attribuées au sculpteur
manceau François Sallé, contemporain de Doudieux. Conservés dans le retable
et dans la nef, les deux groupes en terre cuite de l’Éducation de la Vierge
datent du XVIIème siècle. Bâton de la confrérie de Sainte Marie
Madeleine de 1671. Les vitraux du chœur furent réalisés par l’atelier
tourangeau Lobin en 1879, ceux de la nef par l’atelier Campin de Chartres
entre 1946 et 1953.
Savigné l'Evêque
Église Saint Germain (XIème
et XIIème, remaniée aux XVIIème et XVIIIème
siècles). Le mur de la nef, en moellon de grès de
roussard, est d'époque gallo romaine. De fondation
très ancienne, l’église de Savigné fut
donnée par l’évêque Arnault (1066-1081)
à ses chanoines et dépendait depuis du Chapitre du Mans.
De sa première construction vers le Xème siècle, elle conserve
le mur sud de la nef, en petit appareil de roussard. Voûté d’ogives et percé
d’étroites fenêtres, le clocher fut élevé vers le XIIIème siècle,
puis remanié en 1729. Au XVIème siècle, on élargissait le chœur,
ajoutait un bas-côté au nord et élevait deux chapelles latérales, achevées
en 1527 (inscription sur la porte nord). Une seconde chapelle fut ajoutée
au nord en 1700. Plusieurs baies furent transformées au XVIIIème siècle.
Voûte lambrissée avec des arcades en plein cintre. Le mobilier date principalement
des XVIIème et XVIIIème siècles, en grande partie dû
aux largesses de Joseph Nepveu, curé de Savigné vers 1713 à 1768.. L’église
conserve un intéressant mobilier ancien et notamment de nombreuses statues
en terre cuite du XVIIème siècle. Dans une crèche du transept gauche,
groupe de statues polychromes en terre cuite, figurant l'Adoration des bergers
(XVIIème siècle), disposées dans un baldaquin néogothique
du XIXème siècle. Parmi la trentaine de statues de l'église, l'une,
en pierre polychrome, représente Saint Jacques (XVIème ou XVIIème
siècle). Retable en bois et stuc du XVII siècle avec, dans sa partie centrale,
une huile sur toile de 1642, représentant l'Apparition du Christ ressuscité
à Marie Madeleine, sous les traits d'un jardinier (œuvre du peintre parisien
frère André). Entourant le chœur, 42 stalles sculptées du XVIIème
siècle.
Savigné sous le Lude
Église Saint Loup des XIème,
XIVème, XVIème et XIXème siècles, avec ses
quatre autels de style composite (dont les deux plus petits sous le clocher),
un chœur voûté en pierre au mur duquel est adossé le clocher, soutenu par
des piliers en bois. Statue de Saint Loup du XVIIème siècle.
Sceaux sur Huisne
Église Saint Germain des XIème-XIIème
siècles, remaniée aux XVIème et XIXème siècles, avec
une nef romane remaniée, un chevet plat et une tour-clocher. Statue de Saint
Roch du XVIIIème siècle, représenté en pèlerin accompagné d'un
chien tenant un pain dans sa gueule et montrant un bubon de peste sur sa jambe.
Ségrie
Église Notre Dame du début XIIème
siècle, avec sa tour en bâtière, de gros contreforts en roussard sur les murs
extérieurs, des fenêtres du chœur étroites remaniées au XIXème
siècle, la fenêtre du pignon à petite taille et à arc brisé et son portail
roman. Bénitier roman en pierre grossièrement taillée du XIème-XIIème
siècle. Voûtes de la nef du début XIIIème siècle supportées par
des piliers, dont les arcs brisés permettent un élévation plus haute et moins
large et la croisée d'ogives permettant de grandes baies vitrées. Sainte Barbe
en pierre du XVIème siècle , devant sa tour et pressant une bible
fermée sur son cœur. Terre cuite de Saint André du XVIIème siècle,
avec une croix latine. Statue en terre cuite du XVIIème siècle
de Sainte Marguerite souriant et priant en joignant les mains, foulant à ses
pieds le dragon menaçant la Vierge de ses crics et de ses griffes. Voûte du
chœur du XIXème siècle, décorée de médaillons représentant des
bustes de saints de style à la fois néo-roman et néo-byzantin.
Sémur en Vallon
Chapelle Saint Barbe du XVIIème
siècle, à chevet circulaire et aux ouvertures encadrées de brique et abritant
un autel décoré au XIXème siècle.
Église Saint Martin du XIème
siècle, remaniée aux XVIème, XIXème et XXème
siècles. Christ en croix en bois du XVIème siècle. Bas d'armoire
de fabrique du XVIIIème siècle, à deux portes dont l'une munie
d'une serrure à trois clefs.
Sillé le Guillaume
Chapelle de l'Epau (boulevard des jardiniers).
Chapelle des sœurs de la Miséricorde du
XIXème siècle.
Collégiale Notre Dame de l'Assomption du
XIème au XVème siècle, modifiée au XIXème
siècle. La façade comprend deux arcades en plein cintre à deux rangs de claveaux
symétriques et concentriques, le porche d'entrée de la crypte, constitué par
l'arcade ouest, est roman, le linteau en bâtière étant porté par deux coussinets
aux figures de félidés. Au-dessus des arcades, quatre mascarons détériorés.
Le grand portail occidental est l'entrée solennelle de la collégiale, au trumeau
duquel s'adosse une Vierge à l'Enfant Jésus avec, dans la voussure, les douze
apôtres avec leurs attributs respectifs, le tympan représentant une scène
du Jugement Dernier ; deux anges tiennent la couronne d'épines, la croix,
la lance et un clou, instruments de la passion. Dans la partie inférieure,
une scène figurant la résurrection des morts. Cadran solaire de 1591. Crypte
romane du XIIème siècle, avec une voûte en berceau soutenue par
deux arcs doubleaux. Stalles avec panneaux du XVIème siècle sculptés
avec des éléments végétaux et des espèces animales, des petits personnages
ou animaux étant sculptés sur les accoudoirs, les jouées des stalles représentant
les deux personnages de l'Annonciation (Ange Gabriel avec les ailes arrachées
et les genoux fléchis et la Vierge Marie).
Vitraux. L'église Notre-Dame compte 26 verrières
dont les plus anciennes datent de 1865 et les plus récentes, de 1985. Ferdinand
Hucher a exécuté les cinq baies du chœur (baies 0, 1, 2, 3 et 4) en 1865
narrant des épisodes de la vie de la Vierge : l'Assomption, la Présentation
de la Vierge au temple, l'Annonciation, la Naissance de la Vierge et la Visitation.
La baie 9 a été réalisée en 1883 par Léopold Lobin (Tours). Neuf médaillons
légendés racontent la vie de la bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé, baronne
de Sillé de 1347 à 1414. Les vitraux du transept sud ont été exécutés en 1936
par l'atelier parisien de Jacques Grüber. La baie 6 figure l'Adoration des
Bergers et des Rois Mages, la baie 8, les Noces de Cana, la baie 10, le Portement
de Croix, la baie 12 la Vierge au Calvaire et la baie 102, Marie couronnée
au ciel. La même année, Jacques Grüber a réalisé le vitrail de la baie occidentale.
Il représente Saint Julien, premier évêque du Mans (lancette A) et le bienheureux
Geoffroy de Loudun, évêque du Mans de 1234 à 1255, bienfaiteur de la collégiale
et constructeur du porche ouest (lancette B). Dans la chapelle Saint Étienne,
les baies 5 et 7 ont été exécutées en 1950 et relatent la vie de ce diacre
: son service diaconal, son jugement, son martyre et sa glorification. En
1960, la réalisation des vitraux de la nef est une nouvelle fois confiée à
l'atelier parisien Grüber. Les baies 11 (Saint Pierre), 13 (Saint Henri),
18 (Saint Paul) et 20 (Saint Charles-Borromée) sont offertes par M. et Mme
Levoyer. Les baies 14 et 16 sont les plus récentes de l'église, elles ont
été exécutées en 1985 par les ateliers manceaux Avice
Sillé le Philippe
Église Saint Pierre (XIVème
et XVIIIème siècles), avec le cintre ogival des arcades latérales
et son clocher en flèche élancée. Retable de la Vierge, la Vierge Marie tenant
dans ses bras l'enfant Jésus qui tient dans ses mains un globe, symbole du
monde. Vitrail de 1876 de Sainte Anne, vêtue d'un drapé rouge.
Solesmes
Au cimetière, chapelle Saint Aquilin
du XIIème siècle, remaniée en 1882.
Église Notre Dame du XIème siècle,
la croisée d'ogives du chœur a été ajoutée au XIIIème siècle (la
clef est ornée d'un mascaron entouré de feuillage), la sacristie est construite
en 1863 et la voûte de la nef du transept réalisée de 1865 à 1868. Statue
de Sainte Catherine d'Alexandrie du XVème siècle (avec ses attributs
: roue brisée de son marteau, couronne et épée). Fontaine de sacristie du
XIXème siècle, lavabo en marbre noir avec un réservoir en forme
de vase et une cuve cloisonnée en deux parties.
Église abbatiale (XVème siècle)
et son clocher du XIIème siècle qui a conservé sa frise
de trilobés décorant le sommet et servant de couronnement sur trois faces
à deux longues fenêtres. Au début du XIIème siècle, l'église bénéficia
d'un allongement de la nef, de la construction d'un clocher, d'un transept,
le tout dans le style archaïque de la première construction. Ayant énormément
souffert de la guerre de Cent Ans, l'église fut rénovée par le prieur Dom
Guillaume Cheminart et ses successeurs, tirant le meilleur parti des murs
existants, mais sacrifiant les bas-côtés, deux travées de la nef ainsi que
le sanctuaire. L'église apparaît donc au début du XVIème siècle
comme un ensemble magnifique doté de sculptures uniques comme les Saints de Solesmes.
Gisant du XIIème siècle présentant un personnage casqué revêtu
d'un haubert. Statue de Saint Pierre du XVème siècle, représenté
en pape tiare sur la tête, une main bénissant , l'autre portant de grandes
clef. Dans le transept sud, groupe sculpté de la Mise au tombeau de fin du
XVème siècle (Vierge endormie" dans le sommeil de la mort
et déposée dans le tombeau), faisant partie du Chef d’œuvre la "Belle
Chapelle", commandée par Dom Bougler et exécutée par de nombreux artistes
pendant plus de 25 ans (1530-1556). Sur le bras nord du transept, le mur présente
une scène de l'apocalypse et la Pâmoison de la Vierge, le mur nord présentant
son Ensevelissement (dormition).
Sougé le Ganelon
Église Saint Martin. Église romane de l'ancien
prieuré du XIIème siècle, agrandie de 1699 à1700 pour accueillir
les forgerons de la Gaudinière, le nouveau clocher datant de 1900. Derrière
l'autel, peinture sur bois de François Denis (1584) figurant la mort de la
Vierge entourée des douze apôtres. Terre cuite du XVIIème siècle
du Christ aux liens, coiffé d'une couronne d'épine et vêtu d'une tunique rouge,
les mains croisées.
Église romane de l'ancien prieuré du XIIème siècle,
remaniée aux XVème et XVIème siècles. Derrière l'autel,
peinture sur bois de François Denis (1584) figurant la mort de la Vierge
Souillé
Chapelle votive Sainte Anne du XIXème
siècle.
Église Saint Martin, romane à l'exception
de la flèche du clocher construite en 1736 et des transepts ajoutés en 1872
et 1886, avec des fenêtres meurtrières en plein cintre du XIème
siècle, le chœur et l'abside ayant été ajoutés au début du XIIème
siècle. L'église est voûtée de lambris, le proche moderne masquant un ancien
arc brisé. Vitrail du début du XXème siècle. Bénitier du XIIIème
siècle, cuve creusée dan s un bloc octogonal de granit avec un pied sculpté.
Souligné flacé
Chapelle Saint Jean Baptiste du XIIème siècle, avec une
nef rectangulaire se terminant par un chevet en hémicycle, l'édifice étant
précédé d'un mur-clocher. Vestiges de peintures murales, représentant Saint
Martin à cheval remettant son épée au fourreau après avoir partagé son manteau
avec un pauvre. Retable du début du XVIIIème siècle entre la nef
et le chevet, le panneau central en terre cuite représentant le baptême du
Christ par Saint Jean Baptiste. Poutre de gloire composée de trois statues
représentant le Christ en croix entouré de la Vierge et de Saint Jean.
Église Saint Rigomer des XIIème
et XVème siècles, avec des traces de fresques murales évoquant
Saint Martin (assisté de Saint Brice) disant la messe, pendant que deux femmes
bavardent, le diable notant leurs médisances
Souligné sous Ballon
Église Saint Martin (1831-1847),
avec une vaste nef néoclassique à fronton (1834), un clocher en pierre
de taille soutenant un dôme couvert de plomb et surmonté d'une croix de fer
ornée. Statue de fin XIIIème siècle en bois du Christ (ayant appartenu
à une poutre de gloire), faisant face à un moine en terre cuite tenant un
livre de Saint Jean l'Évangéliste. Statue en tuffeau du XVIème
siècle de la Vierge des douleurs. Statue en tuffeau de Saint Jean Baptiste.
Vitrail de 1885.
Soulitré
Chapelle Sainte Anne du XVIIIème
siècle.
Église Saint Martin des XIème,
XIIème, XVIème et XVIIème siècles, avec son
clocher construit sur une tour percée de meurtrières, la ne et le chœur couverts
d'une voûte lambrissée (1560 à 1606). Au fond du chœur, retable majeur du
XVIIIème siècle comprenant deux statues (Saint Martin et sain Julien)
encadrant un panneau central illustrant l'Annonciation et surplombé par un
Christ en Croix. Vitrail de Saint Augustin dans la nef.
Souvigné sur Même
Église Saint Martin, de style roman, du XIème
siècle (nef et contreforts des murs nord et sud), fortement remaniée au XVIème
siècle (fenêtres plus lumineuses, ornées de vitraux, porte monumentale donnant
sur le cimetière et voûte en lambris), et au XVIIème siècle (retables
et mobilier, sacristie refaite), restaurée au XIXème siècle (notamment
le lambris et les peintures et percement d'une fenêtre sur le mur nord). Les
motifs des deux pilastres latéraux sont ornés d'os évoquant la mort et de
fleurs symbolisant la vie, la porte de 1542 (composée comme un arc de triomphe
surmonté d'un tympan et de deux candélabres) donnant sur le cimetière. Dans
le mur sud, haut-relief présentant le Christ sur la Croix, entouré de la Vierge
de Marie Madeleine et de Saint Jean l'Évangéliste, trois anges
récupérant le sang du Christ dans des calices, avec en arrière-plan (entre
la croix et Saint Jean) une fabrique, c'est-à-dire des paysages urbains qui
suggèrent Jérusalem et le mont des Oliviers. Peintures sur les lambris du
plafond du XVIème siècle, restaurés au XVIIème siècle,
représentant les quatre évangélistes et quatre docteurs de l'église,
notamment Saint Jérôme et Saint Grégoire, les personnages étant séparés par
des motifs végétaux et animaux. Poutre de gloire de 1584, décorée d'une Crucifixion
avec la Vierge et Saint Jean, auquel le Christ confie sa mère dans le récit
de la Passion. Chaire de 1747, décorée de rinceaux de corbeilles de fleurs
et de feuillage. Maître-autel et retable de 1763 et 1764, décoré de rocaille
et de rinceaux dorés, le tableau du retable représentant l'Ascension, entouré
de deux statues de Saint Jean Baptiste et de Saint Julien, avec en haut dans
la niche Saint Martin et, au-dessus de chaque colonne, quatre statues du XVI
siècle : Saint Roch, Saint Côme, Saint Damien et Sainte Marguerite sortant
du ventre du dragon.
Souvigné sur Sarthe
Église Saint Maurille du XIIème
siècle, nef et chœur remaniés au XVIIème siècle, la chapelle
sud ajoutée à la même époque ainsi que les baies du chœur, la sacristie
construite au début du XIXème siècle. Fausse voûte en berceau brisé
et sculptures de la nef, enfeu néogothique et coupole du chœur.
Tour carrée d'origine, avec des fenêtres géminées en tuffeau à colonnes surmontées
d'un chapiteau pyramidal décoré de cercles et de cannelures. Retable de 1657,
restauré en 1891, le corps central étant orné d'un tableau d'autel représentant
Jésus et les pèlerins d'Emmaüs.
Spay
Église de la Vierge du XIème
siècle, remaniée aux XIVème et XVIIème siècles et restaurée
aux XIXème et XXème siècles, avec une nef rectangulaire
(avec une meurtrière romane) et un chevet en hémicycle. Statue de la Vierge
à l'Enfant du XVème siècle, portant l'Enfant Jésus qui tient un
globe terrestre dans sa main gauche et tenant un parchemin qui symboliserait
les Saintes Écritures. Banc seigneurial du XVIème siècle.
Terre cuite polychrome de Sainte Catherine d'Alexandrie. Pyxide (coffret contenant
les hosties) de 1621 en argent. Coffre de fabrique en bois. Tableau de la
partie centrale du retable représentant la résurrection du Christ de 1781.
Surfonds
Église Notre Dame de l'Assomption
(XIIème, XVIème et XIXème siècles), surmonte
d'un clocher en flèche. Vestiges de cadran solaire sur les murs de l'église.
Plafond du chœur orné de différents attributs de la Vierge. Retable du XVIème
siècle, avec une toile centrale représentant l'Assomption de la Vierge et,
au-dessus, les deux statues de Sainte Barbe et Saint Jean Baptiste.
Suze sur Sarthe (La)
Chapelle Notre Dame des bois
du XIIème siècle, exposant sur ses murs des ex-voto et des médailles
militaires, avec des grilles de fenêtres métalliques.
Église Saint Julien du XIIème
siècle, restaurée au XIXème siècle, avec un chevet massif et des
contreforts en roussard, la crypte voûtée étant soutenue par deux piliers
dont les arcades sont en calcaire et en en roussard. Statue de la Vierge du
XVème siècle, portant l'Enfant Jésus sur son bras droit. L'église compte
17 baies des XIXème et XXème siècles. Les verrières
du chœur ont été réalisées par Léopold Lobin (Tours) en 1877. Les six
baies du transept ont été exécutées fin XIXème siècle par des maîtres
verriers d'Angers, Megnen, Clamens et Bordereau. Sur la baie 5 est figurée
L'Education de la Vierge, sur la baie 6, Saint Michel écrasant le dragon,
sur la baie 7, l'Annonciation. Sur la baie 8 est représenté un Saint guerrier
; il ne s'agit pas de Saint Julien comme cela est indiqué sur le cartouche.
Saint Joachim est figuré sur la baie 9 et Saint Nicolas, avec les trois enfants
au saloir, sur la baie 10. Les baies 11, 12, 13 et 14 du transept ont été
réalisées en 1938 par Maurice Bordereau (Angers). Sur la baie 11, est représenté
le curé d'Ars (patron des curés à partir de 1818), sur la baie 12, Saint Albert,
sur la baie 13, Sainte Clotilde et sur la baie 14 , Bernadette Soubirous,
bénéficiaire de 18 apparitions de la Vierge de Lourdes en 1858.
Tassé
Chapelle du XVème ou XVIème
siècle, dédiée à Sainte Anne.
Église Saint André (XIème au
XVIIIème siècles), de style roman avec un plan en croix latine,
le chœur se terminant en cul-de-four, le clocher en flèche surmontant une
tour carrée. Dans le chœur du sanctuaire primitif, fresques polychromes du
XVIIIème siècle, représentant des figures féminines saintes, visibles
seulement dans une absidiale entre le chœur et la chapelle nord. Retable du
maître-autel du XVIIIème siècle, avec ses pilastres de marbre noir
et ses colonnes de marbre rouge, encadrant une représentation de la Résurrection
du Christ. Grille de communion en fer forgé du XVIIIème siècle.
Tassillé
Chapelle du prieuré du XVIème
siècle (Teilleau).
Église Saint Martin du XIème
(parois en petit appareil) au XVIème siècle. Dépendant à
l’origine de la collégiale de Saint Pierre de la Cour du Mans, elle comportait
initialement une nef unique, prolongée au siècle suivant par une abside. Son
plan fut plusieurs fois remanié : ajout de deux chapelles latérales, l’une,
au nord, au XVIème siècle et l’autre, au sud, en 1853. L’abside
a subi plusieurs transformations : contreforts, fenêtres des XVème
et XVIème siècles murées, percement de nouvelles baies en 1866.
Nef en arête de poisson du XIème siècle. Dans la seconde moitié
du XVIème siècle, l’église s’est enrichie d’un bas-relief en terre
cuite représentant une Adoration des bergers, restauré et enserré dans un
retable néogothique, œuvre de l’architecte Lemesle et du sculpteur Gaullier.
Les deux statues en terre cuite conservées dans le chœur, représentant
un Saint Diacre et un Saint Joseph de l’Enfant Jésus, datent du XVIIème
siècle. Dans une chapelle latérale, bas-relief en pierre du XVIème
siècle de la Nativité. Dans le transept sud, huile sur toile du XVIIème
siècle présentant trois scènes de la vie du Christ : le baiser de Judas, la
Crucifixion et la Résurrection, chaque scène étant délimitée par des piliers
et des arcs. La verrière axiale du chœur représentant Saint Martin en
évêque fut réalisée par l’atelier du Carmel du Mans au XIXème siècle
Teillé
Église Saint Martin du XIIIème
siècle, une tour-clocher à charpente en bâtière ayant été ajoutée au XVème
siècle et percée d'un porche à pilastres au XVIIème siècle, la
sacristie est ajoutée au XIXème siècle, l'arcade du chœur au XXème
siècle. La voûte est lambrissée jusqu'au chevet plat. Fragments de peinture
sur les murs de la nef (Vierge, apôtres,
Saint Hubert, Saint Jean et scène de la vie de Saint Julien). Statue en pierre
polychrome de Sainte Barbe. Huile sur toile de Saint Martin, tenant sa crosse
et, la bible, sur un socle présentant un marteau et une idole brisée. Horloge
publique de 1901.
Téloché
Chapelle Notre Dame de l'Epine du
XVème siècle, restaurée en 1633, avec une fresque du XVème
siècle représentant Saint Christophe appuyé sur une branche et portant l'Enfant
Jésus sur ses épaules, ce dernier bénissant
de sa main droite et portant dans la main gauche le globe et la croix.
Église Saint Pierre et Saint Paul du XIIIème
siècle, édifice gothique avec une large nef surmontée d'un clocher à flèche
hexagonale.