Patrimoine religieux de la Sarthe

Églises et chapelles (4)
Laigné à Montaillé

 

Laigné en Belin

Chapelle Sainte Anne des XIème et XIIème siècles (route de Saint Biez), dont la façade est percée de trous de boulins, comportant un campanile surmonté d'une croix en tuffeau et une voûte de bois de chêne, la charpente étant lambrissée de douilles de merrain, des planches obtenues par fendage de billots de chêne, les motifs principaux en étant les monogrammes de Jésus et de la Vierge, des fleurs de lis, des léopards et des cœurs fleurdelisés. Saint Joseph en terre cuite tenant sa main droite sur son cœur , les yeux penchés vers l'Enfant Jésus, ce dernier tenant dans sa main droite le globe du pouvoir et probablement le sceptre.

Église Saint Martin de 1866, les vitraux datant du milieu du XIXème siècle, dont le vitrail du père Moreau de 1840 situé dans le transept nord (Basile Moreau représenté à sa mort et symbolisant les congrégations crées par lui, dont celle des Pères et des Frères de Saint Croix et la congrégation des Sœurs marianistes de Sainte Croix au Mans). Construction de style néogothique et néo-roman et, à l'extérieur, des têtes humaines sculptées, représentant les différentes turpitudes. Clocher de 53 mètres de haut. Orgue de 14 jeux de belle facture.

 

Lamnay

Église Saint Martin du début du XVIème siècle, au plan rectangulaire, avec une tour rectangulaire , renforcée de contreforts et surmontée d'une courte flèche. Le chœur, à chevet droit est constitué d'une voûte en pierre sur croisées d'ogives, divisée en deux travées. La clef de voûte offre un motif sculpté polychrome représentant la Saint Trinité. Peinture murale de Saint Louis présentant le curé de Lamnay (1612-1615). Terre cuite de Saint Martin du XVIIème siècle, vêtu d'habits militaires et d'un manteau, épée dans la main droite et monté sur un grand cheval. Bénitier de 1686 en marbre noir. Confessionnal du XVIII siècle, avec trois loges dont la partie supérieure comporte des guirlandes de feuilles sculptées, séparées en leur milieu par une fleur de lis.

 

Lavardin

Église Saint Bernard des XIIème et XVème siècles, remaniée au XIXème siècle.

 

Lavaré

Église Saint Pierre de fin XIème siècle. Église romane qui dépendait d'un ancien prieuré bénédictin fondé en 1040, avec une porte romane encadrée de deux colonnes de grès surmontées de chapiteaux à palmes et chaînons entrelacés et une voûte peinte (lune, terre, soleil, étoiles). Remaniée au XVIème siècle, elle a conservé quelques aspects de son origine romane : abside en cul-de-four, étroites fenêtres en plein cintre en hauteur, le portail faisant saillie sur le pignon, où l'on perçoit les traces de deux fenêtres et de l'ancien clocher à peigne remplacé par un clocher à charpente à la croisée. Retable de 1763, bouchant l'abside qui devient ainsi sacristie, avec des vases laissant échapper des flammes, des chapiteaux corinthiens, un fronton circulaire, des colonnes sur la travée centrale et des pilastres sur les côtés, avec au centre un tableau représentant Jésus sortant du tombeau, réveillant des soldats romains endormis. Lutrin décoré d'un aigle royal. Peintures murales du XVIème siècle, partiellement effacées, représentant la Pietà, entourée de deux anges et ayant à sa droite Saint Christophe agonisant , le corps transpercé de flèches.

 

Lavenay

Au château de la Flotte, chapelle portant les armes de la Rochebousseau (aigle à deux têtes).

Au cimetière,
chapelle avec un toit pointu et fermée par une porte de bois, ornée d'une large serrure travaillée

Église Saint Pierre et Saint Julien (XVIème au XIXème siècles), d'origine romane, le toit étant surmonté d'un petit clocher en son centre. Peintures murales des XIVème et XVIème siècles, découvertes en 1953, représentant Saint Martin bénissant Saint Julien et des personnages divers avec des vêtements de style renaissance italienne. Sur le mur, tout autour de l'église, est peinte une litre noire où sont placés diverses armoiries difficilement identifiables. Retable Saint Pierre en bois orné d'un Saint Pierre en plâtre portant un trousseau de clefs en bois doré, l'autel étant en pierre.

 

Lavernat

Église Saint Pierre des XIème (nef) et XVIème (chœur) siècles. Poutre de gloire du XVIIème siècle, le Christ étant entouré de la Vierge Marie et de Saint Jean l'évangéliste. Terre cuite de Saint Joseph et l'enfant du XVIIème siècle. Saint Pierre, représenté en pape en habit blanc et doré, terre cuite du XVIIème siècle. Armoire du XVIIIème siècle aux panneaux sculptés de motifs végétaux.

 

Lhomme

Église Saint Martin des XIIème, XVème et XXème siècles, le chœur et le haut de la nef étant romans, le bas de la nef et la porte d'entrée d'époque Renaissance, le clocher du début du XXème siècle. De l'art médiéval, l'églises a conservé ses hautes fenêtres en ogives et les arabesques décoratives de la porte d'entrée. Peinture sur toile de grande dimension représentant la Vierge du Rosaire de 1655, la Vierge étant placée au centre d'une couronne formée de petits médaillons représentant des scènes de la Passion et entourés de roses et de feuillages.

 

Lignères la Carelle

Église Saint Gervais et Saint Protais des XIème-XIIème siècles, avec des remaniements au XXème siècle, notamment le clocher (auparavant au milieu de la nef) qui est déplacé en 1972. Le porche roman de transition est éclairé par deux vitraux, l'ensemble de l'édifice étant voûté en berceau de bois. De chaque côté de la nef, se trouve une niche sculptée, ornée d'un pélican à l'envers, d'un mouton recroquevillé et d'un arbre en forme de croix, la seconde étant surmontée de deux feuilles et d'une croix. L’église abrite les tombeaux des anciens doyens de Lignères, leurs dalles funéraires (ornées d'une croix) formant l'allée centrale. Retable central du XVIIème siècle comportant  trois niches abritant les statues de la Vierge (entourée d'une frise des fruits de la terre), de Saint Gervais et Saint Protais (à leurs pieds, est sculptée la palme du martyre), l'ensemble étant encadré par des chérubins et des anges.

 

Ligron

Chapelle Saint Laumer des XIIème, XVIème et XIXème siècles, avec des traces de fresque du XVIème siècle.

Église Sainte Marie et Sainte Anne des XIIème, XVIème et XVIIème siècles, consacrée à la Vierge (logée dans la niche supérieure d'un retable du XVème siècle), avec une voûte lambrissée garnie de tirants anciens, un retable du XVIIème siècle au fronton duquel se trouve une terre cuite du Christ. Statues de Saint René et de Sainte Emerance (fin XVIIème siècle), de Sainte Barbe (début XVIIème siècle).

 

Livet le Saonois

Église Saint Martin des XIème-XIIème siècles. Vierge à l'Enfant en calcaire du XIVème siècle, avec traces de polychromie. Dans le mur de la nef, tête sculptée du bas Moyen Âge. Retable du XVIIIème siècle, montrant Saint Martin entouré de deux anges et une peinture murale représentant la voûte céleste.

 

Lombron

Église Saint Martin du XIème siècle, remaniée aux XVème et XVIème siècles, avec sa nef unique terminée par une abside en hémicycle à contreforts plats, éclairée par six fenêtres romanes et son clocher sur une tour carrée. Clef de voûte de style flamboyant (1450-1460), avec des liernes et des tiercerons Christ en croix en bois de noyer de 1546, placé sur la poutre de gloire. Voile de calice en soie du XVIIème siècle brodé, au fil d'or, de motifs végétaux (roses et tulipes) et de papillons qui encadrent la colombe du Saint Esprit. Banc seigneurial en bois du XVIème siècle et banc de la veuve du Corvasier en bois de 1674. Terre cuite polychrome du XVIIème siècle représentant le Sacrifice d'Isaac.

 

Longnes

Église Saint Pierre et Saint Paul du XIIème siècle, avec une nef rectangulaire, un chœur carré et une abside, des colonnes dosserets contrebutant les voûtes du chœur et de l’abside, renforcées par trois gros contreforts au droit des baies de l’abside. Dans le chœur, deux chapiteaux ornés de grappes de raisin, décor qu’on retrouve à l’extérieur de l’édifice sur les bandeaux. Terre cuite de Sainte Barbe du XVIème siècle. Terre cuites de Saint Pierre et de Saint Paul du XVIIème siècle.

 

Louailles

Église Saint Denys de 1845, à nef unique et à chœur à trois pans, avec une tour carrée surmontée d'une flèche polygonale. La chaire octogonale est de fin XIXème siècle, avec des panneaux ornés de motifs en "plis de serviettes", un escalier en bois et ferronnerie et est surmontée d'un abat-voix décoré d'un bandeau cerné de jours en forme de trèfles et couvert d'une pyramide octogonale. Statue en plâtre peint et bois de Saint Denys l'Aréopagite (XIXème siècle). Vitrail de 1881 figurant, dans des médaillons ovales placés au centre des fenêtres en plein cintre, Saint Denys, les scène de l'Annonciation, une Vierge de pitié, Saint Catherine, Saint Marguerite et Saint Jeanne d'Arc

 

Loué

Église Saint Symphorien du XIème au XVème siècle, les baies ayant été agrandies au cours de la Renaissance. Chœur roman, nef et transept plus tardifs, clocher en bâtière sur la tour romane. Stalles en bois provenant de l’église de la Chartreuse de Saint Denis d’Orques.

Au Château de Coulennes, une
chapelle érigée en 1647 dotée d’une porte d’entrée encadrée par deux pilastres avec chapiteaux de feuilles d’acanthe et des culots supports fixés dans le mur de chaque côté de l’autel et représentant une coquille renversée ou un aigle aux ailes déployées

 

Louplande

Église Saint Léonard de fin XIXème siècle, construction néo-romane.

 

Louvigny

Église Saint Germain (XIème au XXème siècle) avec sa tour du clocher à trois blocs rectangulaires, son portail roman (XIème-XIIème), une huile sur toile de "Rébécca et le serviteur d'Abraham" du XVIIème siècle, un Christ en croix en bois et des fonts baptismaux en fonte de la fin du XIXème siècle, style Napoléon III.

 

Louzes

Église Saint Marie des XIème-XIIème siècle, la voûte de la nef étant en bois, le porche et le clocher étant romans, le mur extérieur du chœur, voûté en châtaignier, datant de 1763. Sous la chapelle à gauche du chœur se trouve un caveau abritant les sépultures des seigneurs du château de la Tournerie, construit au XIVème siècle. La sacristie est ornée de boiseries peintes du XVIIème siècle, avec un triangle rayonnant symbolisant le Trinité. Autel de style Empire, de début XIXème siècle ornant la chapelle latérale gauche, surmonté d'une niche abritant une statue de Saint Benoît, vêtu de la coule noire de l'ordre des bénédictins dont il est le fondateur. Sous le porche, pierre tombale de 1810, abritant la sépulture de François de Château Thierry, une tête de mort et deux tibias étant gravés au bas de la pierre.

 

Luart (Le)

Église Notre Dame de la Présentation, reconstruite en 1607 et 1889 sans le style néogothique, avec sa tour-clocher couverte d'un toit en bâtière. Vitrail du XIXème siècle, figurant Saint Georges en soldat, portant un bouclier orné d'une croix, une lance et une bannière à croix rouge, foulant aux pieds le monstre. Confessionnal du XIXème siècle, avec trois travées, la travée centrale (réservée au confesseur)dormant une avancée, avec une porte ajourée de trois baies géminées et surmontée d'un globe à fleurons et d'un décor trilobé encadré de pinacles, les traverses étant ornées de motifs végétaux en creux. La face principale de l'autel tombeau de 1840 est ornée d'un médaillon figurant l'Agneau aux sept sceaux. Retable du XIXème siècle dont le tableau illustre la Présentation au Temple et est complété, de part et d'autre du tabernacle, par des scènes de l'Annonciation et la Vierge à l'Enfant, l'ensemble étant surmonté d'un Pietà et d'une statue de la Vierge à l'Enfant, les deux statues latérales abritant les statues de Saint Joseph et Sainte Anne. Banc seigneurial en bois de fin XIXème siècle, orné d'un alternance de L couronnés et de lions léopardés. Vitrail de 1889 représentant l'Assomption de la Vierge, avec une bordure décorative. Chemin de croix en tôle peinte de début XXème siècle. Christ en croix de même époque.

Près de l'étang du château du Luart, chapelle

 

Lucé sous Ballon

Église de la Sainte Trinité des XIIème et XIXème siècles, avec son imposant clocher (1854). Tabernacle du maître-autel du XVIIIème siècle en bois doré et peint, avec la statue en terre cuite de Saint Léon Fort, du XVIIIème siècle. Dans la chapelle latérale gauche, médaillon avec la sculpture du Pélican de 1771, sous un tableau en ronde bosse consacré à Saint Pierre. Vierge à l'enfant en terre cuite de 1771. Ballet latéral ou "caquetoire" du XIXème siècle.

 

Luceau

Église Saint Martin
des XIème, XIVème et XVIème siècles, remaniée aux XVIIème et XVIIIème siècles. Certaines parties de l'église remontent à l'époque mérovingienne, comme les hautes fenêtres et la nef, les croisillons voûtés du transept remaniés au XVIIème siècle. Les assemblages des poutres de la charpente sont ornés avec des têtes de dragons ou de serpents du XVIème siècle, éléments de base de l'art roman. L'autel votif pour les défunts est sculpté de motifs évoquant la mort du Christ, les statues de Saint Jean Baptiste (en bois) et de Sainte Radegonde (en pierre ) ayant été ajoutées. Statue de Saint Jacques de Compostelle.

 

Luché Pringé

Église Saint Martin. Église du IVème siècle, agrandie au XIIIème siècle, la tour datant de 1166-1225, l’édification de deux transepts remontant aux XIVème et XVème siècles, la nef du XVIème siècle. Incendiée en 1921, elle est réparée en huit ans. Chœur de fin XIIème siècle composé de 6 voûtes en forme de dôme avec les arêtes soulignées par des rouleaux, les quatre colonnes en pierre étant appareillées en tambours Pignons aux rampants ornés de choux frisés, avec des petits personnages musiciens assis au rebord du toit, de part et d'autre de la façade, un clocher coiffé d'ardoises. Au-dessus du portail d'entrée, bas-relief représentant Saint Martin à cheval. Voûtes du transept avec les armes de Geoffroy de Chemens et Marthe de Baïf, bienfaiteurs de l’église. Buste de l’archange Michel. Pietà en bois de noyer du XVIème siècle dans l’enfeu au bas de la nef, Marie tenant Jésus sur ses genoux, entourée de Saint Jean et des saintes femmes.
Statues en terre cuite : Saint Martin de la fin du XVIème siècle, œuvre du sculpteur fléchois Nicolas Bouteiller, Vierge à l’Enfant du XVIème, Christ et les apôtres Éducation de la Vierge, Saint Joseph et Saint François d’Assise datant du XVIIème.
Statues en pierre : Vierge à l’Enfant du type des « Belles Madones » du XIVème et Saint Jean Baptiste du XVIème.
Statues en calcaire : Saint Michel, proche de l’art du sculpteur tourangeau Michel Colombe (1430-1512), un ange agenouillé, XVème et deux groupes attribués au même atelier de Colombe, l’Éducation de la Vierge en ronde-bosse et la Charité de Saint Martin en haut relief (extérieur).
Statues en bois : deux statues du Christ en croix des XVème- XVIème et XVIIème siècles et un groupe de la Déploration de la fin du XVème.
Les vitraux figurés ont été réalisés en 1876 par l’atelier manceau de Fialeix. Les trois baies dans la partie occidentale de l’église sont les œuvres, en 2001, de l’atelier Vitrail France.
02.43.45.44.50

Église Notre Dame de l'Assomption. Chapelle romane, avec un portail du XIème siècle, la nef romane étant percée d’étroites baies en ogive, le transept étant réalisé au XVème siècle. Clocher pyramidal. Peintures murales du croisillon droit représentant Saint Hubert, Sainte Barbe, Saint Georges tuant le dragon et Saint Christophe (XVème siècle). Vitraux des XVème, XVIème et XVIIème siècles.

 

Lude (Le)

Église Saint Vincent du XIème au XVIIIème siècle, la flèche du clocher ayant été détruite en décembre 1955 par une tempête. Orgue des XVIIème siècle, restauré au XXème siècle.

 

Maigné

Église Saint Vigor (XIIème au XIXème siècles), avec une nef romane et quelques ouvertures gothiques trifoliées, un portail aux colonnes romanes et aux motifs en chevrons et un clocher en pyramide octogonale. Le chœur de l'église possède une voûte dont les arcs s'appuient sur des colonnes à chapiteaux très fouillés du XIIème siècle, le pilier de gauche étant orné de la tête d'un animal aux yeux et oreilles démesurés et celui de droite présente des petits personnages grotesques, ceux-ci se retrouvant sur la troisième colonne de cette travée en compagnie d'une bête fantastique, le dernier pilier représente un animal ayant la fore d'un lion à tête humaine ainsi que les troncs de deux personnages en vis-à-vis et se touchant les mains. Maître-autel du XVIIIème siècle dont le socle, formé de colonnes et de pilastres aux chapiteaux d'inspiration végétale, contient trois mosaïques. A chaque extrémité du maître-autel, une croix posée sur un tapis végétal et s'inscrivant dans un cercle alors qu'au centre le Sacré Cœur est représenté dans un décor d'entrelacs et de fleurs, une Arche de l'Alliance (coffret contenant les Tables de la Loi), encadrée par deux mosaïques représentant chacune une colombe, reposant sur cette base, le coffre étant fermé par une porte sur laquelle figure un agneau donnant son sang, rappelle du sacrifice du Christ.

 

Maisoncelles

Église Notre Dame du XIIème au XVIème siècle. Cadran solaire vertical sur l'un des jambages du mur sud de la nef. Dans la sacristie, masque polychrome à la chevelure bouclée au-dessus d'une niche. Nef lambrissée de bois et laissant apparaître des éléments de la charpente avec une poutre de gloire du XVIème siècle. Deux fresques du XVIème siècle, représentant Saint Jacques le Majeur avec son bâton et sa gourde (bas de la nef) et Saint Julien faisant jaillir la fontaine (haut de la nef). Christ en croix du XVIIème siècle en bois polychrome. Statue en bois polychrome de Saint Joseph du XVIIème siècle, sur l'autel de la nef, pieds nus, le bras droit en avant, un livre dans sa main gauche et une longue chevelure bouclée. Mécanisme d'horloge .Gourdin de 1907.

 

Malicorne sur Sarthe

Église Saint Sylvestre (fondée en 1080), avec une nef couverte d'un lattis de bois enduit de plâtre. C'était celle d'un prieuré. Transept voûté, restauré en 1989. Chapelle gothique accolée à la façade sud en 1511. La nef est large de 10 m. Elle est éclairée par quatre fenêtres assez grandes. Elle n'était pas voûtée à l'origine. La croisée du transept est moins large que la nef. Les croisillons et la croisée sont voûtés en berceau. Les murs du chœur, assez profond, ont été surélevés : le contrefort ne s'élève plus qu'à mi-hauteur. Façade Ouest avec ses contreforts appareillés. Le grande fenêtre est du XVIIème siècle. A remarquer les deux occuli archaïques. Porche d'origine en forme d'anse de panier, surmonté d'une fenêtre remaniée au XVIIème siècle avec les occuli d'origine.
Gisant représentant un chevalier en armure du XVème siècle avec un dais gothique flamboyant sculpté. Soubassement du tombeau du sire de Chaources décoré d'arcatures gothiques abritant six pleurants de chaque côté et deux aux extrémités, portant une cape cachant le visage et des mitaines aux mains. Piéta en pierre polychrome du XVIème siècle et statue de Saint Anne présentant le Livre (Bible) à sa fille Marie, qui porte la couronne de reine. Retable Saint Sylvestre en pierre et marbre de 1701. Retable du grand autel de style baroque, orné d'un tableau de la Résurrection du Christ (1707) et retable baroque en bois peint de l'autel Saint Jacques (statue en terre cuite, avec la cape parsemée de coquillages) du XVIIIème siècle, avec des colonnes de marbre noir veiné de blanc.

Chapelle Notre dame de Chiloup (1697)

Chapelle Saint Jean Baptiste (1785) dans le cimetière.

 

Mamers

Église Saint Nicolas des XIIème, XIVème, XVIIème et XIXème siècles, la nef de l'église primitive datant du XIIIème siècle (au XVème siècle fut construite une autre nef plus élevée), avec une façade Renaissance et un clocher à double bâtière et dont la tour faisait partie de l'enceinte extérieure du château. Portail du XVIIème siècle. Comporte une tour (XIVème siècle) pourvue de contreforts d'angles et d'une flèche tronquée. Tableau en bois sculpté "la fuite en Égypte" de 1764 (Sainte Famille et Sainte Catherine à genoux). Vitrail de Saint Nicolas de 1884.

Église gothique Notre Dame des XVème, XVIème, XVIIème, et XIXème siècles. Chevet (1832), le chœur comportant cinq chapelles absidiales (1862). Chaire à prêcher en bois, ornée de panneaux sculptés en ronde bosse (XVIIème siècle). Stalles à dossier en bois du XVIIIème siècle, ornées de personnages sculptés. Triptyque de la Crucifixion en bois peint du XVIème siècle. Dormition de la Vierge en terre cuite polychrome de 1552.

 

Mans (Le)

Cathédrale Saint Julien
Construite entre le XIème et le XVème siècles, elle est l’une des plus vastes de France. Conçue et édifiée dans ses premiers éléments par l'évêque Vulgrain en 1060, elle s'écroule 10 ans plus tard. Celui-ci relève alors l'abside et le transept. Son successeur Hoël (1083) continue l’œuvre et amorce la nef. De cette période, les bas-côtés subsistent encore aujourd'hui ainsi que quelques éléments du transept. Hildebert de Lavardin, avec le moine-architecte Jean de Vendôme, procède à la construction de la grande nef actuelle. Au début du XIIème siècle, tout est terminé. Mais, deux incendies en 1134 et en 1137 endommagent la nef et les anciens bas-côtés. l'Evêque Guillaume de Passavant décide en 1158 de voûter la charpente. Elle mesure 134 m. de long et couvre au sol une surface de 5000 m².C'est là un premier essai de voûte en forme de dômes accolés. Pourtant, les colonnes rondes étaient insuffisantes pour soutenir un tel poids. l'Evêque fait donc rajouter de grosses piles de deux en deux pour les soutenir. Un travail exécuté de main de maître puisque la nef n'a jamais plus bougé. Elle mesure 55 mètres de long, sur près de 23 mètres de large pour une hauteur de 24 mètres. Les arcs-boutants, rajoutés au XVème siècle, qui enserrent la nef n'ont pour fonction que de l'harmoniser avec le reste de l'édifice. Dans l’un des bas-côtés demeurent les restes du fameux vitrail de l'Ascension datant du XIIème siècle, une des plus vieilles peintures sur verre existant en Europe. Face à la vieille ville, le portail du cavalier est remarquable pour la qualité des sculptures qu'il porte. Nef romane et chœur gothique avec treize chapelles rayonnantes, vitraux d’époque (XIIème et XIIIème siècles ) et trésor, gardé dans la sacristie. Nombreuses sculptures en terre cuite : Le Grand Sépulcre, qui provient de l’église des cordeliers du Mans, fut exécuté entre 1615 et 1621 par Gervais I Delabarre. Buste du chanoine Primet, le commanditaire du précédent Sépulcre, du même artiste. Plusieurs œuvres de Charles Hoyau : Sainte Cécile et une Vierge de douleur, commandées en 1633 par le chanoine Lerouge, Sainte Marguerite, une Vierge à l’Enfant ainsi que la statue de Saint Étienne. Le Petit Sépulcre et le Christ ressuscité du retable de la chapelle Saint Pierre évoquent le style du sculpteur parisien Germain Pilon. Les sculptures de Saint Pierre et Saint Paul, dans le retable du transept nord, sont du XVIIème siècle. A l'entrée, menhir "la pierre au lait".
02.43.28.28.98

Notre dame de la couture
Ancienne Église de l'Abbaye St Pierre de la Couture (Xème siècle), à la fin du XVIIIème siècle, elle devient église paroissiale et prend le nom de Notre Dame de la Couture. L’abbaye bénédictine Saint Pierre et Saint Paul est fondée à la fin du VIème siècle par Saint Bertrand, évêque du Mans. Détruite par les Normands, elle fut restaurée à la fin du Xème et prit le nom de la Couture. Après la Révolution, l’église devint paroisse Notre-Dame.
Aux XIIIème-XIVème siècles, l’église fut dotée d’une façade flanquée de tours, dans laquelle s’ouvre un portail richement sculpté et une grande verrière. Les ventaux sculptés de la porte datent du début du XVIème siècle. L’église présente un plan en croix latine, avec abside et absidioles. De la reconstruction du Xème datent la crypte qui abrite le tombeau de Saint Bertrand, le déambulatoire et les chapelles rayonnantes, les parties basses du chœur, les parois du transept et des bas-côtés. La chapelle d’axe du chevet fut remaniée au XIVème siècle. Couverte de voûtes d’ogives bombées à la Plantagenêt, la nef fut construite à la charnière des XIIème et XIIIème siècles. Au XIIIème siècle, on ajouta la chapelle sud, celle du nord fut bâtie deux siècles plus tard. L’édifice conserve une célèbre Vierge à l’Enfant en marbre, exécutée en 1570 par le sculpteur parisien Germain Pilon. Elle a servi de source d’inspiration pour d’innombrables statues en terre de la Vierge ou des saintes de la région. La statuaire en terre cuite est représentée par de nombreuses sculptures qui peuplent les retables. Dans la chapelle nord, un retable en tuffeau du premier quart du XVIIIème siècle abrite deux statues représentant Saint Sébastien et Saint Jean, réalisées par le sculpteur manceau Michel Chevalier en 1716.
Fondé en 1641 par Michel Laigneau, prévôt de la Couture, un retable en tuffeau attribué à l’architecte lavallois Pierre Corbineau est décoré de statues datant du XVIIème siècle. Deux petites statues de la tribune sud, représentant Saint-Benoît et Sainte Scholastique, datent également du XVIIème.
Un grand nombre de peintures décorent les parois de la nef et des chapelles : sur bois une Adoration des Mages et une Adoration des bergers du XVème siècle sur toile un ensemble de tableaux représentant les scènes de la Vie du Christ du XVIIIème, un Calvaire par le peintre malicornais Pierre Besnard datant de 1664, un Portement de croix du XVIIème, une Adoration des bergers du XVIIIème et une Adoration des mages du XIXème. L’église conserve un ensemble important de vitraux figuratifs réalisés par le peintre verrier manceau Antoine Lusson au troisième quart du XIXème siècle. Dans le chœur, les verrières furent exécutées dans les années 1840 par l’abbé Tournesac, Eugène Hucher et l’abbé Lottin
L’église conserve une célèbre Vierge à l’Enfant en marbre, exécutée en 1570 par le sculpteur parisien Germain Pilon.

Église Saint Benoît
C’est une église de fondation très ancienne, dépendant de l’abbaye de la Couture, construite au XIIème siècle. Elle fut agrandie en 1473 par Charles d’Anjou, comte du Maine ( extension du chœur, construction du transept) et au XVIème siècle ( nef et bas-côté sud, élévation de la chapelle nord en 1523). Le bas-côté nord fut ajouté en 1626 et la chapelle de la Vierge (nord) en 1689. L’église fut considérablement remaniée au XIXème siècle et dotée d’un clocher en 1900. Dans un intérieur très restauré aux XIXème et XXème siècles, deux éléments rappellent le passé ancien de l’église : la chapelle fondée en 1523 par le chanoine Jean Dugué et donnée ensuite à la confrérie de la Charité, construite dans un style de transition entre le gothique (voûte d’ogives avec des clefs sculptées) et la Renaissance (arcade en plein cintre ornée de délicates sculptures) et le retable du chœur de la fin du XVIème siècle, qui abrite un magnifique groupe sculpté en terre cuite datant de la même époque, représentant une Nativité.
L’église conserve également d’autres sculptures en terre cuite : une Sainte de la fin du XVIème siècle, Sainte Catherine, attribuée à l’atelier du sculpteur manceau Étienne Doudieux, de la seconde moitié du XVIIème siècle et une Vierge à l’Enfant datant de la première moitié du XVIIème siècle, attribuée à l’atelier du sculpteur manceau Charles Hoyau. Les deux grandes peintures du chœur, Dernier entretien de Saint Scholastique et Saint Benoît et Saint Benoît avec ses élèves ainsi que le monument aux morts et une fleur stylisée sont les œuvres du peintre manceau Lionel Royer et datent de 1920.

Église Notre dame du pré. L'église Notre-Dame du pré est la mieux conservée des grandes églises romanes du Maine. Malheureusement, les restaurateurs du XIXème siècle ont reconstruit des parties entières de l'église. L'église s'élève à l'emplacement d'un ancien cimetière, situé alors "hors les murs". Appelée à l'origine Saint-Julien du Pré, elle aurait pu abriter un temps les reliques du Saint. Élevée aux XIème et XIIème siècles, sur le tombeau de Saint Julien, pour être l'abbatiale d'un couvent de femmes bénédictines. A la forme d'une croix latine. La disposition ancienne des constructions ainsi que les murs romans ont été conservés dans leur état d'origine. A la forme d'une croix latine. Si la façade a été remaniée en 1879, l'abside (XIème et XIIème siècles) est restée en l'état primitif. Le chœur date du XIème siècle et la voûte gothique de la nef, qui reste romane comme les chapiteaux, a été ajoutée au XVème siècle. Le souvenir de Saint Julien est omniprésent (statue et vitrail du XVème siècle, bas-relief du XVIème siècle, suite de fresques d'Andrieux, élève de Delacroix, 1865).

Église Sainte Jeanne d'Arc (Hôtel Dieu de Coëffort)
L'église de la mission est l'ancien Hôtel Dieu, un hôpital fondé en 1180 par Henri II, roi d'Angleterre et comte du Maine. L'intérieur de cette salle des malades des Lazaristes de la Mission, devenue église fin du XVIème siècle, est divisé en trois nefs à voûtes ogivales Plantagenêt en pierre de Bernay.

Chapelle de La Visitation sainte Marie
Monastère de la Visitation Sainte Marie, dit aussi l’Ave Maria, fondé en 1634 par la comtesse de la Ferrière, fille de René de Froullay, comte de Tessé. Élevés en 1644, les premiers bâtiments furent remplacés par de nouveaux à partir de 1714. Érigée d’après les plans d’Anne Victoire Pillon, religieuse du couvent, la chapelle fut consacrée en 1737. Bâtie dans un style classique, elle est dotée d’une imposante façade composite, surmontée de deux frontons et ornée de hauts-reliefs où se mêlent éléments de terre cuite et de tuffeau, représentant l’Assomption, le Sacré-Cœur et Dieu le Père, œuvre du sculpteur manceau Michel Chevalier. Le décor d’inspiration rocaille de l’intérieur de la chapelle, une nouveauté à l’époque, fut également conçu par Anne-Victoire Pillon qui aurait également dessiné une grande partie du mobilier (autels, retables, chaire, garde-corps du triforium). Dispersé à la Révolution, le mobilier fut en partie reconstitué au XIXème siècle.
Dans le chœur et dans la croisée, nombreuses statues en terre cuite de périodes différentes. Certaines d’entre elles seraient de la main du sculpteur poitevin Jean II Girouart. Dans le retable du chœur des sculptures représentant une Vierge à l’Enfant du XVIIème-XVIIIème siècles, une sainte Catherine du XVIème et une sainte Barbe du XVIIIème. Deux hauts-reliefs en terre cuite du chœur de Michel Chevalier (1750) : les Anges adorant le Sacré Cœur et les Anges tenant la couronne de roses de la Vierge. Dans la croisée, quatre statues en terre cuite représentent Saint Michel terrassant le démon (XVIIème), Saint Jean ( XVIIème), Saint Moine (XVIIème) et Saint Jean Baptiste (XVIIème).

 

Mansigné

Église Saint Martin du XIème siècle, remaniée aux XVIème, XIXème et XXème siècles, avec une abside romane, des petites fenêtres dotées de montants appareillés de calcaire, la tour quadrangulaire du clocher. Statue en pierre polychrome de la Vierge et l'enfant du XIVème siècle, au-dessus du retable du maître-autel. Deux chapiteaux sculptés du XVIème siècle, représentant deux colimaçons affrontés, avec un personnage tuant un sanglier de son épée et un chien mordant la queue d'un lapin. Statue en terre cuite peinte en blanc et dorée de Saint Martin du XVIIème siècle. Retable du maître-autel du XVIIème siècle en pierre peinte et dorée, la toile représentant la Résurrection du Christ. Lutrin en fer forgé peint et doré du XVIIIème siècle.

Chapelle Notre Dame de 1854.

 

Marçon

Chapelle de l’hôpital Saint Jean des Ruisseaux (ancienne commanderie de l'ordre de Malte) du XVIIème siècle, qui a conservé sa forme d'origine avec ses pignons pointus, ses hauts murs avec leurs ogives et des contreforts.

Église Notre Dame des XIIème-XIVème siècles, profondément remaniée du XVIème au XIXème siècles. Peintures murales (à la détrempe) du XVème siècle dans la chapelle Saint Mamert, longtemps cachées par un enduit de chaux : Saint Pierre en peinture ocre jaune et rouge, tenant une énorme clef (ouest), Saint l'Ezin (sud). Dans la façade sud, deux fenêtres en accolade en forme d'ogive, aux vitraux en verre légèrement teinté, les ogives s'achevant par des moulures enserrant des petits éléments de vitrail du XIIIème siècle. Stalles du chœur sculptées du XVIème siècle, représentant des petits personnages aux figures naïves : des anges dans des positions variées ou les bras croisés ou portant divers objets. Dans le fond extérieur de la chaire, croix de Malte sculptée. Vierge à l'Enfant en bois polychrome du XVIII siècle, au  pied du maître-autel, près de la nef. Grande verrière en plein cintre sur la façade occidentale, au-dessus de la porte qui donne accès à la nef, présentant un encadrement en pierre de taille, figurant la Vierge et l'Enfant et Saint Joseph, un livre à la main.

 

Mareil en Champagne

Église Saint Eutrope du XIème siècle, remaniée au XVème siècle, avec une porte occidentale romane, le portail couvert d'un linteau étant doublé d'un avant-corps. Le chœur, la croisée du transept et une partie de la nef sont voûtés en pierre à arceaux, la chapelle de la Vierge possédant quant à elle une voussure en pierre à quatre nervures avec quatre petites retombées d'arcs à feuillages et fruits ainsi qu'une clef de voûte. La nef est éclairée de minces meurtrières d'inspiration romane appareillées en grès de roussard et par des baies plus larges de type Renaissance. Vestiges d'un bas-relief du XVIIIème siècle, figurant la Transfiguration (apparition du Christ sur le mont Thabor à ses apôtres Pierre, Jacques et Jean.

 

Mareil sur Loir

Chapelle Notre Dame (cimetière) de fin XVIIème siècle.

Église Saint Christophe du XVIIème siècle, la nef et le chœur ayant été reconstruits entre 1885 et 1894.

 

Maresché

Église Saint Martin ayant conservé des parties romanes, notamment au chevet avec ses fenêtres appareillées en grès roussard, avec différents remaniements entre 1856 et 1858, et en 1904 et 1920, dont la nef à deux niveaux, la tour du clocher et le pignon occidental, les fenêtres des transepts qui accueillent des vitraux. Statue de 1696-1698 de Sainte Marguerite, dominant le dragon. Statue de 1696-1698 de Saint Martin en évêque prêchant. Retable du maître-autel de 1698, avec sa travée centrale où une Vierge à l'Enfant est englobée dans une niche cylindrique décorée de pilastres, de guirlandes, de fleurs et d'une frise. Tableau de 1888 représentant le miracle de Saint Julien du Mans, faisant jaillir une source devant les murailles du Mans avec son bâton pastoral. Trois vitraux de 1903 de Sainte Ténestine du Mans en train de laver le linge dans son couvent, de Saint Julien à l'approche de sa mort à Marceau. Vitrail de 1933 représentant le baptême du Christ et de Saint Martin traversant La Gase où son âne s'embourbe.

 

Marigné Laillé

Église Saint Pierre du Xème siècle avec des vitraux du XVIème et XIXème siècles, les deux bas-côtés de étant séparés de la nef par des arcades semi-ogivales s'appuyant des colonnes rondes à chapiteaux ornés de palmes et d'arabesques. Statue de Saint Hubert qui donne lieu à une messe annuelle pour la chasse à courre dans la forêt de Bercé. Vitrail de fin XVIème siècle consacré à la Vierge, debout , portée par deux anges et s'élevant au milieu des nues, deux anges tenant une couronne au-dessus de sa tête ; à gauche, la Vierge du Cantique debout sur des nuées et le vêtement parsemé d'étoiles ; dans le registre inférieur les figures de Saint Jean Baptiste qui annonce la venue du sauveur, de Sainte Anne qui lui fait lire les Écritures et de Sainte Madeleine ; dans le ciel Dieu le Père encadré par le soleil et la lune ; entre les deux représentations, des figures allégoriques de la Vierge et le texte des litanies. Vitrail de 1557 figurant la Crucifixion, restauré et complété après 1939.

 

Marolles Les Braults

Église Saint Rémy. Église donnée au XIIème siècle aux bénédictins de l’abbaye Saint-Vincent du Mans par Hugues de Merlai. De sa première construction au XIème, elle conserve les murs de la nef en petit appareil de roussard. L’édifice fut agrandi au XVème siècle de deux chapelles latérales, percées de fenêtres au remplage flamboyant. De cette époque date également une puissante tour clocher, surélevée dans la première moitié du XVIIème. Les nombreux remaniements de cette période sont l’œuvre du curé François Engoulevent (1606-1641) : extension du chœur en 1634, construction d’une chapelle et d’une sacristie coiffées de toits en pavillon. Le curé Engoulevent a également financé une grande partie du mobilier, notamment le retable du chœur, où il figure sur le tableau en donateur, et un célèbre groupe de la Déploration du Christ en terre cuite, œuvre du sculpteur manceau Charles Hoyau, en 1635. D’origine romane, elle a conservé sa nef primitive (hauteur 12m), comme le témoigne de petites ouvertures en meurtrières, aujourd’hui bouchées ; mais elle a subi, à la fin du XVème siècle, d’importants remaniements. Les transepts datent de cette époque ; la tour accolée à un angle de la façade appartient à la fin du XVIème siècle. Au fond du chevet, grand retable d’ordre corinthien érigé en 1637 par l’architecte Henri Guillaume. Dans une niche, groupe en terre cuite, avec la statue de Saint François d’Assise, œuvres de Charles Hoyau (1635). La niche est encadrée dans un retable en pierre d’ordre corinthien style Louis XIII, à colonnes cannelées et ornées de feuilles de pierre. Cette architecture abrite une grotte s’ouvrant par un arc surbaissé, qui contient une "Mise au Tombeau du Christ " (1635). Retables de la Sainte Vierge et de Saint Sébastien (1640). Fonts baptismaux clos par une boiserie en chêne de style Renaissance, clôture ajourée avec d’élégantes colonnes cannelées qui présentent un chapiteau double corinthien et ionique, dont au-dessus de tympans ajourés avec des colonnes à balustres et tout un décor de fleurs : roses, marguerites, entourées de rinceaux qu’on retrouve sur la croix qui surmonte la porte. Orgue de 1766 restauré en 1972.  L’église conserve quelques sculptures provenant de l’ancien décor : une statue en pierre de Saint-Rémy, Saint patron de la paroisse, une autre, en terre cuite, figurant Saint-Jean l’Évangéliste et, en bois, un groupe du Calvaire, datant du XVIème siècle. A remarquer également deux toiles, (i) le Baptême de Clovis de 1634 (par Josias Crémiére avec au bas, à genoux, le Curé de l’époque en surplis, la joue ornée d’une moustache (XVIIème siècle) et (ii) une Vierge du Rosaire, œuvre en 1644 du peintre manceau François Salé.

 

Marolles lès Saint Calais

Église Saint Jean du XIème siècle, complétée au XIXème siècle, à nef unique et à chevet circulaire, au clocher légèrement incliné, accessible par un escalier extérieur et soutenu, à l'intérieur, par un portique de bois qui divise la voûte lambrissée en deux. Édification, au XIXème siècle, d'un imposant portail latéral néo-roman, complété par une série de trois baies en plein cintre. Traces de peinture murale de l'époque médiévale de la nef. Vitrail du XVIème siècle représentant une scène de l'Adoration des mages. Tableau représentant Sainte Marie Madeleine, agenouillée aux pieds du Christ, lui lavant les pieds et les essuyant avec ses cheveux. Retable du maître-autel en pierre sculptée et peinte du XVIIIème siècle, avec deux autres retables latéraux, avec trois saints dans les niches et encadrant une toile peinte centrale.

 

Marollette

Église Notre Dame des Xème, XIXème et XXème siècles, avec son portail roman et un cimetière primitif. Nef au pignon très pointu.

 

Mayet

Chapelle Sainte Croix. Datant de 1403 et restaurée en 1988.

Église Saint Martin, néogothique avec des arcs-boutants, des clefs de voûte et un triforium. Au XIIème siècle, une église est construite sur l'actuelle place de l'Hôtel de Ville, déplaçant le centre du bourg à un kilomètre de Saint Nicolas. En 1862, cette petite église de style roman sera remplacée par un édifice plus monumental édifié dans le style du XVIIIème siècle. Vitrail du XIXème siècle de l'Immaculée Conception (On y voit le pape Pie IX recevant un parchemin du dogme de 1854, entouré d'évêques et d'un cardinal ainsi qu'un agneau et un pélican donnant son sang, symboles du Christ). Autel du XIXème siècle, le bas-relief du bas représentant le Cène. Toile peinte du Christ avec les docteurs du XIXème siècle (Christ enfant et Marie qui écoute). Peinture sur toile du XIXème siècle de Saint François stigmatisé.

 

Mées (Les)

Église Saint Malo du XVIème siècle, reconstruite en 1894-1986. Statues en terre cuite polychrome de la Vierge et de Sainte Barbe (XVIIème ou XVIIIème siècle) et Christ en bois. Grille de communion en fer forgé, avec une ornementation de style rocaille (Louis XV). Retable du maître-autel de 1755 en pierre polychrome.

 

Melleray

Église Saint Pierre des XIème-XIIème siècles, remaniée aux XVIème et XVIIème siècles, de style gothique, ayant une tour carrée avec contreforts et une flèche en ardoise. De part et d'autre de la nef, deux autels dédiés à la Vierge et à Saint Antoine. Le devant du maître-autel est orné d'un relief doré figurant un pélican avec, au-dessus, une huile sur toile représentant Saint Pierre tenant dans sa main la clef du paradis. Sur les côtés, quatre colonnes soutiennent la partie supérieur de l'entablement sur lequel trône la statue d'une Vierge à l'enfant, entourée de deux anges. Fonts baptismaux en marbre noir de 1687, la cuve étant surmontée d'un couvercle en bois. Statue en plâtre de Saint Pierre du XIXème siècle, vêtu d'un robe de bure et ceint d'un cordon, à ses pieds un petit cochon.

 

Meurcé

Église Notre Dame (XIIème au XVIIème siècle). Construite au XIIème siècle, l’église se composait à l’origine d’une nef unique que prolongeait un chevet plat. Elle fut agrandie aux XVIème siècle. (Chapelle sud avec une fenêtre trilobée) et XVIIème (chapelle nord, extension du chœur et construction du portail occidental en 1676). La sacristie date de 1684. L’édifice fut restauré en 1877. Les trois magnifiques retables du chœur et des chapelles latérales sont l’œuvre, entre 1676 et 1681, de Nicolas et François Mongendre, sculpteur et peintre manceaux
Sur un lambris dans la chapelle sud, peinture sur bois de châtaignier de la Nativité du XVIème siècle. Retable de 1676, le bas-relief représentant la Vierge de l'Assomption entourée des apôtres autour de son tombeau. Dais de procession de 1679. Terre cuite polychrome de l'Éducation de la Vierge (Livres fermés, de dimensions adaptées). En façade du tabernacle, un portillon en bois polychrome (XVIIIème siècle) avec, l'agneau mystique au centre et des un encadrement de guirlandes de fruits et de deux chutes d'or sur fond bleu. Les sculptures des retables datent d’époques différentes. Un bas-relief représentant une Assomption et une Vierge à l’Enfant en ronde bosse sont l’œuvre de Nicolas Mongendre, les statues de Saint Julien et Saint Eutrope datent du milieu du XVIIème. Les deux statues du retable nord, Saint-André et Saint Pierre, seraient contemporaines au retable, celles du retable sud, Sainte Marthe et une Sainte, datent du début du XVIIème siècle. Les deux toiles conservées dans les retables latéraux, une Nativité de la Vierge et une Elévation de la Sainte-Croix, furent peinte par François Mongendre. L’église conserve huit verrières décoratives peintes en grisailles réalisées par Ferdinand Hucher à la fin du XIXème siècle

 

Mézeray

Église néo-romane Saint Martin de 1912 (croix de procession de 1574 et pierre tombale de 1706).

 

Mézières sous Lavardin

Chapelle Saint Denis des Eaux
du XIXème siècle, avec à sa gauche une boule de pierre de 1,5 mètres de circonférence.

Église Saint Pierre, incendiée à la fin du XIème siècle par le baron Hugues de Tennie, reconstruite au XVème siècle dans le style gothique (ne subsiste qu'une fenêtre flamboyante), puis au XIXème siècle, avec une restauration fin du XXème siècle, notamment la voûte lambrissée. Christ en croix en terre cuite du XVIIème siècle. Dans l'église, cuve baptismale en pierre du XIVème siècle octogonale, avec seize boules sculptées sur le rebord de la gorge et des sculptures gothiques à motifs géométriques sur chaque panneau.

 

Mézières sous Ponthouin

Église Saint Mamert des XIème, XIIème, XVIème et XVIIIème siècles, au clocher octogonal. Statuette en bois peint et huile sur toile (1781) de Saint Mamert (ou Saint Laumer?).

Église Notre Dame (XIème au XXème siècle), d'origine romane. Voûte en plâtre du chœur (XIXème siècle) et voûte en pierre du transept de 1552 supportée par des piliers à colonnes engagées du XIIIème siècle, à chapiteaux ornés de feuillages et de figures d'anges. Portail du  XIXème siècle de style Renaissance. Vierge à l'enfant en pierre. Au-dessus de l'autel principal, huile sur toile représentant la Sainte Cène (1712 et 1944). Chaire en bois de 1872. Autel néogothique flambant Saint Julien de 1894 (au centre, Saint Julien avec sa mitre, sa crosse et sa tenue liturgique. Huile sur toile de 1868 et 1944, représentant la deuxième des quatorze stations du chemin de croix. Poutre de gloire et Christ souffrant, sans couronne ni plaies de côté.

 

Milesse (la)

Chapelle du prieuré de Montaillé du XIIème siècle.

Église Saint Pierre en grès roussard du XIème siècle, avec son entrée principale cintrée et ses étroites fenêtres. Nef courte et large, le chœur se terminant par une abside en cul de four. Retable en bois, au centre duquel se dresse une toile représentant l'Assomption de la Vierge. Statue de la Vierge à l'enfant en pierre polychrome du XVIème siècle. Statue en terre cuite polychrome de Sainte Anne et la Vierge, ainsi que celle de Saint Sébastien.

 

Moitron sur Sarthe

Église Notre Dame de l'Assomption du XIIème siècle, restaurée en 1775, avec la tour du clocher à toit en bâtière avec des rampants de toit en roussard.

 

Monbizot

Église Saint Ouen et Saint Barthélemy de 1513, ancienne église romane, remaniée au XVIIIème siècle et rénovée en 1886. Les deux chapelles sont du XVIème siècle, l'une gothique avec des contreforts à pinacles et crochets et l'autre ayant des baies à remplage flamboyant mais dotée de contreforts surmontés de deux sculptures renaissance. Dans la chapelle Saint Michel, retable du XVIIème siècle, présentant un tableau de la Transfiguration du Christ, où figurent Moïse et Elie nimbés d'une nuée blanche.

 

Moncé en Belin

Église Saint Étienne du XIIème siècle, église romane comportant deux travées symétriques couvertes d'une voûte lambrissée peinte, surmontée d'un clocher carré décentré, d'aspect défensif. Peinture représentant le mariage de Saint Joseph et de la Vierge. Retable du XVIIème-XVIIIème siècle, de style baroque flamboyant, avec des colonnes peintes et des dorures, une Vierge à l'Enfant étant placée au sommet et la voûte céleste étant peinte en bleu sombre. Toile de même époque présentant les saintes femmes en pleurs devant le corps du Christ (teinte cadavérique), la Vierge soutenue par une autre femme porte le corps de son fils sur ses genoux, Sainte Madeleine agenouillée lève les bras au ciel et, debout à l'arrière, une religieuse tend les bras vers la Vierge.

 

Moncé en Saosnois

Église Saint Pierre Saint Paul
(XIIème au XXème siècle). De style roman, l’église fut construite au XIIème siècle et se composait à l’origine d’une nef unique prolongée par une abside. Elle fut agrandie au sud en 1542 par une chapelle et un bas-côté. À la charnière des XVIIème et XVIIIème, l’église fut restaurée et son mobilier renouvelé grâce aux largesses du curé Jean-Baptiste Bouteiller : construction d’une sacristie, agrandissement des baies qui améliorent l’éclairage de l’édifice, commande des fonts baptismaux, des bancs, ainsi que du retable du chœur, exécuté par le sculpteur manceau Joseph Cœffeteau. Ce mobilier fut complété entre 1761 et 1787, sous la cure de l’abbé Hamelin par l’achat d’un orgue et la construction de stalles. L’église fut restaurée en 1896, année de la construction du clocher.
Le retable de l'église (1719, remanié en 1865), en pierre sculptée et terre cuite polychrome, se développe en cinq panneaux, avec aux deux bouts : le martyre de Saint Pierre à gauche, et de Saint Paul, à droite. Le groupe central au-dessus de l'autel représente la Crèche ; au sommet, une Vierge Mère. Autour de l'autel, deux petites statues du XVIIème siècle et quatre plus grandes que nature, du XVIIIème siècle : Sainte Barbe, Saint Julien, Saint Pierre, Saint Paul, Saint Eutrope et Sainte Marguerite. Fragments de vitrail du XVIème siècle dans la chapelle sud, Saint Anne. Retable Sainte Anne de 1715 en pierre et terre cuite. Symboles du tabernacle de 1719 en bois peint et doré : agneau mystique couché sur le Livre aux sept sceaux, importation du pain et du vin, grappes de raisin dans leur feuillage, bouquet d'épis de blé. Terre cuite de Saint Julien de 1719. Stalles de 1787. Six aigles en bois soutiennent le garde-corps de la chaire. Orgue des XVIIème et XVIIIème siècles, orné de riches baldaquins, de bouquets, de lambrequins, de culs-de-lampe sculptés de feuillages et d'angelots. Bâton de confrérie en bois et terre cuite de 1715, représentant Marie priante, contemplant le Livre de sa mère qui lui indique le chemin. L'église conserve des verrières incolores du XVIIIème avec des fragments des vitraux du XVIème siècle.

 

Monfort le Gesnois

Chapelle Notre Dame de Saussay du XIIème siècle à voûtes de bois du XVIIème siècle, avec une peinture murale représentant un calendrier des saisons (homme penché sur un arbuste sans feuille qu'il taille, évoquant mars ou novembre). Croix en pierre du XVIIIème siècle, devant le portail d'entrée.

Chapelle de l'ancienne maladrerie du début du XVIIIème siècle (portail).

Église Notre Dame de Saussay des XIème-XIIème siècles, remaniée au XVIème siècle. Chapelle romane ayant conservé des traces de meurtrières.

Église Saint Gilles de fin XIème siècle, aménagée au XIXème siècle. Vitrail du XXème siècle sur la Montée au calvaire (Christ drapé de rouge, portant la Croix).

Église Notre Dame de 1858 de style gothique, avec un haut clocher. A hauteur des contreforts, statues de Saint Aymard et Sainte Adelaïde et, aux angles, statues des quatre évangélistes. Vitraux de Saint Augustin de 1857 et de la Sainte Vierge (fin XIXème siècle) et rosace de la Vierge (fin XIXème siècle), avec douze quadrilobes entourant un médaillon de la Vierge et représentant des anges. Chaire en pierre de fin XIXème siècle. Chaire en pierre de fin XIXème siècle, néogothique, avec des sculptures sur la balustrade représentant Moïse, David, Salomon et Isaac.

 

Monhoudou

Église Saint Hélier, avec son clocher en bâtière, des baies de style "flamboyant", des portes latérales du  XVIème siècle. Bénitier en pierre au bas de la nef. Dans la nef, terre cuite de Saint Roch et son chien du XVIIème siècle. Ancien maître-autel de Perseigne dans le fond du chœur (1657-1661) : tabernacle avec dorures, glaces, quatre médaillons reliquaires et dôme reposant sur dix colonnes torsées ornées de feuillages, statues de Saint Bernard et de Saint Hélier. Autel latéral de 1672, couronné d'une Vierge à l'enfant.

Oratoire du parc du Château de Courbomer (château de Monhoudou), avec la statue de Saint Hélier.

 

Mont Saint Jean

Église Saint Jean Baptiste des XIIIème, XVème et XVIème siècles en pierre, enduit et brique. Détruite partiellement par un incendie en 1864, elle est reconstruite en 1873.

Oratoire Saint Jacques du début XIXème siècle.

 

Montabon

Église Saint Aignan des XIème siècle (nef primitive) et XVème siècle (chœur gothique ajouté), remaniée au XVIIème siècle, le clocher (foudroyé en 1697) ayant été reconstruit et la charpente de la nef lambrissée. Les arcades du chœur reposent sur des chapiteaux sculptés d'anges et de personnages. A droite du chœur, vitrail figurant la Vierge portant dans ses bras le Christ descendu de le croix, un phylactère entourant Saint Jean en prière. Garde le souvenir d'Abbon (Mont Abon) père de Saint Odon (premier abbé de l'Abbaye de Cluny).

 

Montaillé

Église Saint Jean Baptiste du XIème siècle, , agrandie au XVIème siècle et modifiée aux XVIIIème et XIXème siècles. Traces de peintures murales d'époque médiévale. Christ en croix en bois du Moyen Âge. Nef lambrissée et voûtée en berceau brisé, chœur voûté de pierres et d'ogives avec des liernes. Le décor du chœur es typiquement Renaissance, avec des chapiteaux ioniques à corbeille de feuilles d'acanthe pour soutenir l'arc triomphal et une clef de voûte ouvragée. Piscine du XVIème siècle avec un fronton triangulaire et une coquille qui couronne le renfoncement. Sur le mur nord de la nef, toile de la Vierge à l'Enfant du XVIIème siècle. Terre cuite peinte et dorée de Saint Jean Baptiste, représenté sur une console de style Renaissance, à proximité de la cuve baptismale.

 

 

1