Patrimoine religieux de la Sarthe

Églises et chapelles (3)
Courcival à Jupilles

 

Courcival

Au cimetière, chapelle funéraire de la famille de Courcival avec des vitraux de 1872-1873.

Église Saint Brice dont le mur nord de la nef, percé d'ouvertures romanes date du XIème siècle. L'église a été agrandie aux XVème et XVIème siècles et restaurée en 1872-1873. Pilier du XVIème siècle soutenant la voûte de la chapelle nord, avec un décor composé de deux têtes d'ange à son sommet et d'un crâne accompagné d'ossements à la base, ces sculptures symbolisant le paradis opposé à l'enfer (ou le bien au mal). Terre cuite du XVIIème siècle de la Vierge à l'Enfant. Vitraux de 1874.

 

Courdemanche

Collège Jacques de la Mothe. Chapelle dédiée à Saint Fraimbault, avec un chœur des IXème et Xème siècles, une nef du XIème siècle et, sous l'autel, un tombeau d'origine carolingienne du Saint ermite.

Église Notre Dame du XIème siècle, remaniée aux XVIème et XVIIIème siècles, la porte principale insérée dans un pignon roman, l'ouverture en pierre de grison (conglomérat de roussard) étant en plein cintre. Des contreforts soutiennent le mur affaibli par la portée des voûtes de pierre du bas-côté et du transept. Tour-clocher de 1767-1769. Porte du cimetière du XVIème siècle (fait communiquer l'église avec l'ancien cimetière), dont le linteau est orné de tibias croisés, de cartouches enrubannés et de crânes dont les nuques sont enveloppées d'un suaire, le fronton triangulaire au-dessus étant surmonté de trois petites niches vides de leurs statues. Vitrail du XVIème siècle de la Crucifixion, trois anges recevant le sang du Christ dans quatre calices, avec dans le fond la ville de Jérusalem et, au premier plan sur le sol, un crâne et des os brisés symbolisant Adam, la Vierge étant debout les mains jointes, Saint Jean (imberbe) ayant la main droite sur le cœur et la main gauche tenant le livre des Écritures, Marie Madeleine à genoux tenant le bas de la croix entre ses bras. Sous le chœur, dans la crypte, tableau en bois peint de fin XVIème siècle figurant la Cène, les dix apôtres entourant un Christ auréolé et bénissant, à gauche le bras du onzième apôtre. Sur le mur sud de la nef, sculpture du XVIIème siècle en bois peint représentant Sainte Anne enseignant la Vierge.

 

Courgains

L'église Saint Pierre et Saint Paul
Vers 1050, un abbé de l'abbaye Saint Vincent du Mans, nommé Avesgaut, achète à Guillaume Viguier, fils de Bérard de Bélesme, l'église et la terre de Courgains (Cortgahem) .Telle est, dit-on, l'origine de la fondation du prieuré de Courgains. Un document archivé à l'Évêché relate à travers les comptes de la fabrique, des événements concernant les tribulations de la commune sur la période qui va de 1415 à 1426 de 1454 à 1482, pendant la guerre de Cent Ans contre les invasions anglaises (la fabrique était un groupe de laïques chargé de gérer, acquérir des biens et recueillir des rentes permettant de subvenir aux besoins de la paroisse). De cette époque nous restent comme témoins un fragment de peinture murale représentant Saint Étienne, sur le mur nord de l'église (XVème siècle et 1880), deux statues de Saint Pierre et Saint Paul posées dans le retable et, probablement, une vieille statue de bois polychrome représentant Sainte Emerencienne et datant du XVéme siècle. En 1701, un incendie détruisit la toiture de l'église. Après la réfection du clocher, furent installées deux nouvelles cloches. L'église primitive ne possédait qu'une chapelle, à gauche, celle de la Vierge. En 1838, un projet de construction de la chapelle droite fut mis en place lorsque le cimetière autour de l'église fut déplacé. Les deux chapelles, l'ancienne et la nouvelle sont identiques. En 1870, deux fenêtres furent ouvertes côté nord. Tabernacle central du XVIIIème siècle en bois peint et doré, avec un avant corps central et deux ailes sculptées. Dans le chœur, retable de pierre sculptée et dorée avec un tableau représentant le Crucifié seul. Vitrail de 1875-1880, présentant en médaillon Saint Gilles avec sa biche. Piéta du XVIIIème siècle dans une chapelle particulière.

 

Courgenard

Église Saint Martin
de fin XIème siècle, avec des remaniements aux XVIème, XVIIème et XIXème siècles, en grès roussard. Voûte gothique complexe peinte (1552 et 1556), avec des petites sculptures dans les quatre coins ou sur l'arc triomphal représentant des anges portant des écus et des oiseaux. Portail d'origine romane, en plein cintre, se composant d'une archivolte ornée d'un cordon festonné, avec des pommes de pin et un tore reposant sur deux colonnes à chapiteaux (bestiaire et végétaux stylisés), la porte de bois sculptée datant du XVIème siècle. Vitraux représentant le Christ sur la Croix (1559) et Saint Martin et Saint Nicolas (1560). Une grande peinture murale de la seconde de moitié du XVIème siècle fut découverte sous un badigeon. Cette fresque représente une vieille légende datant du XIIIème siècle et s'intitule " le dict des trois morts et des trois vifs ". Une peinture murale de 1574 représente "les femmes bavardes et les diables". Retable du maître-autel des XVIIème et XIXème siècles, en décor de style baroque avec statues (des colonnes torses entourées de sarments de vigne avec leurs grappes de raisin, des fruits , des guirlandes et un oiseau s'attaquant à un serpent dans les ailerons. Retable de Saint Sébastien en bois peint des XVIIème et XIXème siècles avec des chapiteaux ioniques supportant un fronton triangulaire. Le devant du maître-autel est décoré d"une tapisserie du XVIIème siècle, avec la colombe du Saint Esprit dans une couronne de fleurs. Vitrail de 1867 représentant Saint Fiacre (patron des jardiniers) avec une pelle et un arrosoir. Huile sur toile de 1895 du Christ sur la Croix.

 

Courtillers

L’église paroissiale Saint Jean Baptiste du XIème au XIIIème siècle, avec des remaniements aux XVIIIème et XIXème siècles, avec son clocher massif du XIème siècle, renforcé de contreforts. Fresque sur le mur sud de la nef représentant la Descente de Croix (XIIIème siècle). Au-dessus des portes permettant d'accéder à la sacristie, deux tableaux entourent le retable, le Songe de Saint Joseph et la Vierge à l'enfant, surmontés d'un fronton triangulaire.

 

Crannes en Champagne

Chapelle Notre Dame de Pitié Dieu de 1524 (cimetière), avec une nef terminée en chevet droit, une voûte octogonale lambrissée dotée de décors végétaux et, au sommet, d’écussons en bois, une scène de la Visitation en pierre polychrome du XVIème siècle (Marie et sa cousine Elisabeth), une dalle funéraire de 1696, une terre cuite du XVIIIème siècle de la Vierge à l’Enfant.

Oratoire du XVIIème siècle (les Rues-Bruaults), à l’origine maison de vigne, croix et images de la Vierge protégeant les vignobles des maladies et des intempéries.

Église Saint Cyr des XIIème, XVIème et XVIIIème siècles avec un chœur gothique, un transept et une nef, la sacristie actuelle étant l’édifice primitif. L’autel de la Vierge dans le transept date de 1781, la chaire en bois de 1756. Voûte lambrissée sur l’ensemble de l’édifice. Dans la sacristie, fresque du XIIème siècle de Saint Michel terrassant le dragon, ce dernier à corps humain mais avec des griffes aux pieds et aux mains. Retable de 1773, la niche centrale abritant un tableau, l’ensemble étant coiffé de têtes d’angelots, entourée de chaque côté de pilastres avec des chapiteaux en feuille d’acanthe et une niche avec une statue, au sommet une Vierge à l’Enfant. Vitrail de Jeanne d’Arc de début XXème siècle, représentant le fils du verrier mort au combat et sa fiancée sous les traits de Jeanne d’Arc, sa femme étant morte il épouse la fiancée de son fils.

 

Cré sur Loir

Au prieuré Notre Dame des Champs, chapelle de lafin du XVème siècle.

Église Saint Martin de Vertou du XIème siècle (nef et chœur de 1047) et du XIIème siècle (tour-clocher carrée), le lambris de la nef, orné d'un décor peint, datant de début XVIème siècle, la chapelle Saint Sébastien de 1821. Fin XIXème siècle, la nef est agrandie vers l'ouest et le chœur doté d'une abside avec trois fenêtres, une nouvelle sacristie est construite. Peinture sur toile du XVII siècle, montrant Saint Jérôme au désert, portant un manteau et un chapeau rouge (symbole de sa dignité de docteur de l'église), et tournant les pages d'une bible. Chaire à prêcher de 1700, ornée de fruits et de guirlandes ainsi que des oignons. Peinture sur toile de 1824, figurant le repas d'Emmaüs, l'un des disciples effrayés renverse un plat d'oignons. Dans la sacristie, ostensoir et sa boîte de 1868, en argent et argent doré.

Église Sainte Marie des Champs de fin XVème siècle, avec, au-dessus de l'autel, un relief polychrome en pierre daté de 1531 et représentant la Vierge immaculée avec le Père éternel.

 

Crissé

Au manoir de Grilmont, chapelle-oratoire du XVIIème siècle, dédiée à Sainte Marguerite et abritant deux statues en terre cuite du XVIème siècle, Sainte Barbe et Sainte Marguerite.

Au manoir de Chauffour, chapelle Sainte Catherine du XVIIème siècle.

Église Saint Pierre du XIIème siècle (dont il ne subsiste que l'abside et la tour), remaniée au XIXème siècle, avec des ouvertures en semi-ogives à quatre feuilles et une porte en semi-ogive. Dans le chœur, statue de la Vierge à l'Enfant du XVIIème siècle. Retable Sainte Anne du XVIIIème siècle dans la chapelle du Saint Sacrement, représentant la Vierge à l'Enfant et Saint Anne avec Marie enfant lisant un parchemin et au-dessus du tabernacle, reproduction d'un Christ en résine. Au-dessus du mur principal de l'autel, fresque peinte de 1920 représentant l'Epiphanie : les trois mages se prosternant devant l'Enfant  Jésus que la Vierge tient sur ses genoux.
Vitraux. L'église compte dix baies. Elles ont été réalisées en 1922 par un maître verrier parisien, Charles Champigneulle. Sur les vitraux figurés, dans la partie inférieure, des hommages aux soldats morts (guerre 14-18) sont inscrits.
Sur la baie 1, est figuré Saint Georges écrasant le dragon, avec la mention "En souvenir de Georges Chartier mort au champ d'honneur" ;
Sur la baie 3 Saint François-Xavier (lancette A) et Saint Henri (lancette B) avec l'inscription "En souvenir de Henri et François de Billeheuse d'Arpenton morts au champs d'honneur"; sur la baie 4 Sainte Jeanne d'Arc (lancette A) et Saint Martin (lancette B) avec la mention "En souvenir des soldats de Crissé morts au champs d'honneur" ;
Sur la baie 5 Saint Louis (lancette A) et Saint Jean Baptiste (lancette B) avec l'inscription "En souvenir de M.L.J.B Rodier curé de Crissé".
Sur la baie 6 Charles Champigneulle a représenté le Christ remettant les clés à Saint Pierre, avec la mention " En souvenir des familles Simon-Vidus ".
Sur la baie 10, sont figurés Saint Eugène (lancette A) et Sainte Ernestine (lancette B) avec l'inscription " Souvenir des familles Chedor et Uzu " ;
Sur la baie 12, Saint René (lancette A) et Sainte Rose de Lima (lancette B), avec la mention " Souvenir et reconnaissance E.S.C ".

 

Crosmières

Ancienne chapelle seigneuriale
de fin XVème siècle – début XVIème siècle (la Bruère), transformée en grange, avec quelques éléments visibles d'architecture gothique (moulures taillées dans le tuffeau du portail en anse de panier ou baie de l'ancien chevet).

Chapelle Notre Dame des Vertus de 1865 (route des Vergers).

Église Saint Hippolyte et Saint Laurent des XIIème siècle (tour-clocher au sud du chœur) et XIIIème siècle (chœur rectangulaire remanié et voûté, restauré à partir de 1869), le transept et la nef ayant été reconstruits fin XVème siècle ainsi que les grandes baies de style flamboyant et la porte occidentale couverte en anse de panier, la tribune du mur occidental de la nef datant de 1853. La torsion de la flèche du clocher est le résultat d'un tassement des supports. La voûte bombée à nervures multiples du chœur est de style gothique, les clés qui matérialisent l'intersection des nervures étant ornées de choux frisés et de mascarons, le faux appareil des voûtes qui camoufle le blocage originel en moellons ainsi que l'arcature aveugle de la partie basse des murs datant du XIXème siècle. Bénitier du XVème siècle (cuve et pied) et de 1602 (arcature décorée).

 

Cures

Église Saint Martin du XVIème siècle, avec sa nef unique pavée de terre suite, son chevet plat, son retable du XVIIIème siècle, ensemble architecturé avec fronton et pilastres, assorti d'un autel représentant Saint Barbe symbolisée par la tour dans laquelle son père la cloître et faisant face à un second retable avec une représentation de la Vierge à l'Enfant.

 

Dangeul

Ancienne chapelle Saint Jacques du XVIème siècle.

Église Saint Georges du XIIIème siècle, avec deux contreforts de nef du gothique tardif, une tour massive des XIVème-XVème siècles, deux petites fenêtres aménagées sur des piédroits Renaissance et deux grandes de 1859. Cadran solaire en pierre. Terre cuite du XVIème siècle de Saint Nicolas, avec à ses pieds la scènes des trois enfants mis au saloir et sauvés. Vierge à l'enfant en terre cuite polychrome du XVème siècle. Grille de communion en fer forgé. Retable du maître-autel de fin XVII siècle, en pierre peinte et dorée, sur le thème de Sainte Trinité. De la même époque, Saint Georges (à pied) terrassant le dragon. Huile sur toile dorée de la Lamentation (XIXème siècle). Vitraux de 1861 de la Nativité et de la charité de Saint Martin.

 

Degré

Église Saint Martin
du moyen âge, remaniée au XVIIème siècle. Huile sur toile du XVIIème siècle, représentant l'apothéose de Saint François de Sales. Terre cuite du XVIIème siècle figurant Saint Martin, auquel le Christ apparaît en songe la veille de son acte de charité. Retable du XVIIIème siècle. Vierge à l'enfant du XVIIIème siècle, l'Enfant apparaissant langé, seuls ses bras étant libres. Les quatorze tableaux du chemin de croix sur les murs de la nef retracent des moments de la vie du Christ de sa condamnation à mort à la mise au tombeau.

 

Dehault

Église Saint Sulpice du XIIème siècle (1151), la chapelle gauche étant du XVème siècle et les lambris du XVIème siècle. Retable du XVIème siècle en pierre peinte et calcaire avec une travée à pilastre, niche centrale et fronton, le décor étant composé d'une coquille et de rais-de-cœur (rayons de pierre qui partent du cœur de la coquille), avec la Vierge de pitié en pierre polychrome dans la niche, assise sur un rocher les mains jointes et le regard abaissé vers son fils posé sur ses genoux.

 

Dissay sous Ballon

Ancienne chapelle de Maulny du XVIème siècle.

Église Notre Dame des XIIème et XVIème siècles. Arche voûtée de la partie inférieure de la tour. Toit en bâtière ou à double égout. Terres cuites de l'éducation de la Vierge (fin du XVIème siècle) et de la Vierge à l'enfant (début XVIIème siècle). Christ en croix en terre cuite et bois. Couronnement de la Trinité du XVIIème siècle. Bois de noyer sculpté de Saint Jacques le majeur du XVIIème siècle. Terre cuite du XVIIème siècle de Saint Nicolas et les enfants. Grille de communion en métal avec des enroulements réguliers et symétriques.

 

Dissay sous Courcillon

Église Saint Jean des XIIème, XIVème, XVIème et XXème siècles, à l'origine église d'un prieuré, la partie la plus ancienne étant le chœur roman (bâti en pierre de taille, bien appareillé et voûté), avec ses trois baies cintrées, son cordon et ses modillons, s'ouvrant par un arc en ogive large et se poursuivant par une voûte en cul-de-sac, les chapiteaux étant sculptés. Le chœur est bâti en pierre de taille, bien appareillé et voûté. Les deux nefs sont du XIIIème-XIVème siècles.

 

Dissé sous Le Lude

Église Saint Martin de Vertou des XIème et XVème siècles, ayant brûlé mi-XIXème siècle et reconstruite en 1869.

 

Dollon

Chapelle Sainte Bonne du XIXème siècle.

Au cimetière, chapelle funéraire du XIXème siècle, avec des chapiteaux corinthiens des colonnes placées à l'entrée et des guirlandes sculptées.

Église Saint Médard des XVème et XVIème siècles, restaurée au XIXème siècle et en 1928. Clocher en bâtière avec une flèche haute. Voûte de la nef lambrissée et de forme octogonale, celle du chœur étant en plein cintre. Sculpture du XVIème siècle d'un home vêtu d'une aube, avec quelques traces de polychromie dans les cheveux. Retable du maître-autel du XVIIIème siècle, en forme de temple classique, des colonnes encadrant une statue de la Vierge à l'Enfant. Fonts baptismaux de 1869 placés devant un petit retable néoclassique dédié à Saint Mamers.

 

Domfront en champagne

Chapelle Notre Dame de l'Habit du XVIème siècle. Le nom de cette chapelle dérive du vieux nom français "labit," signifiant pitié, compassion, miséricorde, donnés comme qualificatifs à la Vierge que l'on vénère en ce lieu. La porte principale est rectangulaire et pourvue d’un chambranle dont la partie inférieure est ornée de nombreuses moulures taillées dans un calcaire dur et blanc de la localité ; la partie supérieure de cette porte a été refaite ou achevée en pierres brutes. Une autre porte de même forme est ouverte dans le mur latéral nord, auprès du contrefort nord-ouest, elle communique avec la cour de la ferme. Elle est complétée par un linteau à l'extérieur. La travée occidentale n’a pas d’autre ouverture que ces deux portes, mais l’autre est percée de deux fenêtres à plein cintre, et, dans le pignon, d’un œil-de-bœuf; ces trois baies étant ornées de chambranles semblables à ceux des portes. Au-dessus de l’œil-de-bœuf, à l’intérieur, un groupe sculpté dans un seul bloc de pierre calcaire, comprend la statue assise de la vierge des douleurs, portant sur ses genoux le corps du Christ récemment descendu de la croix.
Ce groupe repose sur une tablette saillante surplombant le petit autel placé au-dessus. Les pèlerins déposent sur cette tablette linge ou vêtements destinés aux malades, à la femme en couche, aux petits enfants ou aux jeunes conscrits pour qu’ils viennent implorer la protection de la Mère du divin sauveur.
Vers 1860, une sacristie fut adjointe à la chapelle (cette sacristie fut détruite au cours de la seconde guerre mondiale par un char Allemand).
La chapelle de "l’Habit" propriété de l’abbé Moreau fut achetée en 1865 par la Fabrique de Domfront pour la somme de 1 000 francs.

Église Saint Front du XIIème siècle (dont ne subsiste que le chœur roman avec ses arcatures en plein cintre), remaniée aux XVIIIème et XIXème siècles. Elle a la forme d’une croix dont le chœur est voûté en pierres à ouvertures étroites et cintrées. Les colonnes romanes supportant les arceaux de la voûte du cœur s’appuient sur un rang de pierres saillantes, taillées en denticules, à deux mètres et demi du sol. Le clocher en flèche à base octogone s’appuie sur une grosse tour carrée formant la rencontre de la nef et des bras ou bas-côtés de l’église. En 1714 la couverture en bardeaux est remplacée par de l'ardoise grâce à Jouyes des Roches seigneur de plusieurs fiefs sur la commune. A l’origine, l’église est formée d’une nef unique et terminée par une abside en hémicycle. En 1872 deux chapelles furent construites comme annexes par la Fabrique de l’église pour permettre d’accueillir plus de fidèles. En 1896, 1897, une restauration importante du bâtiment fut faite :
construction d’un contrefort au mur latéral de la nef (côté Sud) relié au mur opposé.
Réfection des lambris de la nef.
Installation sur le clocher de quatre lucarnes en bois.
Le 9 mai 1906,le clocher est touché par la foudre, ce qui occasionne beaucoup de dégâts. En 1907, réfection de la couverture de la flèche et du dôme, et dorure du coq surmontant la flèche. Les marches sur le coté de la nef furent détruites en 1966, par un camion, et reconstruites en étant orientées Est-Ouest au lieu de Nord-Sud. Le roussard est le matériau exclusif des piles, des arcs, des fenêtres, des contreforts.

 

Doucelles

Église Saint Martin du XIIème siècle, partiellement reconstruite en 1465 (mur du chœur), remaniée en 1468 (verrières du chœur, restaurées en 1750). La voûte d'ogive du chœur est ornée d'un pendentif du XVIème siècle, sculpté d'un blason entouré d'une guirlande florale. Les stalles du XVIème siècle ont des dossiers sculptés, ornés de petits médaillons où s’inscrivent parfois des blasons. Statue en terre cuite du XVIème siècle de Sainte Barbe, mais sans ses attributs (la tour et l'épée), le livre ouvert pouvant laisser penser qu'il pourrait s'agir de la Vierge ? Statue en terre cuite de la Vierge à l'Enfant du XVIème siècle. Vitrail de la même époque avec un blason en forme de losange. Huiles sur toile de l'Adoration des Mages  et l'Adoration des bergers du XVIIème siècle. Vierge à l'Enfant en bois sculpté du XVIIème siècle, dans la niche du retable latéral nord, dans un cadre de chutes d'abondance et de fronton d'inspiration romaine. Statue en terre cuite du XVIIème siècle de Saint Pierre, avec sa clef et une barbe courte. Christ en Croix du XVIIème siècle en bois. Statue en terre cuite polychrome de Saint Joseph. Baldaquin  du maître-autel du XIXème siècle. Bannière de procession du XIXème siècle

 

Douillet le Joly

Église Saint Pierre
du XIIème siècle, entièrement reconstruite au XIXème siècle, de style roman de transition avec arcades et arc brisé. Retable d'autel, composé d'un panneau de bois peint par Belacier (1510) composé de cinq tableaux représentant la Trahison au Jardin des oliviers, la Flagellation, la Crucifixion, la descente aux enfers et la Résurrection du Christ. Tombeau du XIVème siècle.

 

Duneau

Église Sainte Julithe et Saint Cyr des XIIème, XVIème et XVIIème siècles. L’église, fondée au XIème siècle, a été construite dans le style roman Elle comportait à l’origine une nef unique prolongée d’une abside. Les deux chapelles latérales furent successivement ajoutées en 1550 (nord) et en 1607 (sud). Le portail occidental date du XVIème. Il est flanqué de bas-reliefs encastrés dans la maçonnerie datant de la construction de l’édifice qui représentent des masques, des volutes et des cercles. Dans le mur nord, se trouve un autre vestige de l’ancien décor de l’église, une curieuse statue en pierre figurant probablement Saint Georges.
Elle présente un décor réalisé en 1779-1780, composé de cinq retables, ornés de bas-reliefs et de sculptures en terre cuite, œuvres du sculpteur Joseph Lebrun. Le retable du chœur, accompagné d’une table d’autel et d’un somptueux tabernacle de la même époque, est orné d’un relief représentant la scène du martyre de Saint Cyr. Les retables des chapelles représentent Adoration des bergers et Stigmatisation de Saint François d’Assise, ceux de la nef le Baptême du Christ et Jésus et la Samaritaine au puits de Jacob. Statue en terre cuite polychrome du XVIIème siècle, représentant l'Éducation de la Vierge. Tabernacle du XVIIème siècle en bois peint, avec des atlantes qui encadrent les niches. Lutrin du XVIIIème siècle en bois de chêne, orné d'un aigle. Banc de coffre de fabrique du XVIIème siècle, fermé par trois serrures, les clefs étant détenus par les deux procureurs et le curé.

 

Dureil

Église Saint Charles (1830) dont l'intérieur es couvert d'une voûte en lattis de bois, avec un bénitier du XVIème siècle, une statue de la Vierge de piété (XVIIIème siècle) couverte d'un voile bleu et une chaire en bois.

 

Ecommoy

Église Saint Martin, construite entre 1840 et 1875, célèbre par ses vitraux de la vie de Saint Martin de 1843 en 45 tableaux et une sculpture en stuc de "Saint Martin et le pauvre" du XVIIème siècle. Stalles de 1830 à 1875 en bois de chêne où le Christ est représenté au centre, entouré des douze apôtres ainsi que d'autres personnages plus petits comme Saint Augustin, Barnabé, Saint Benoît, Sainte Scholastique et le roi Saint Louis, avec au-dessous des statues des scènes sculptées représentant les différents péchés.

 

Ecorpain

Église Saint Pierre du XIème siècle, remaniée au XIXème siècle, à nef unique lambrissée et agrémentée de petits volumes disparates, sa chapelle nord de style Renaissance et la petite sacristie du XIXème siècle. L'escalier extérieur d'accès en fer de la façade nord a été conservé. La chapelle sud est couronnée par un fronton triangulaire, mouluré (XIème siècle). Les deux chapelles, voûtées d'ogives présentent des cul-de-lampe de style Renaissance et figurant des petits personnages ou des écussons, sur lesquels retombent les voûtes. Retable du XVIIIème siècle avec une Vierge à l'Enfant et une toile peinte dégradée montrant une scène de l'Annonciation et, sur le devant, un tabernacle à chapiteaux ioniques, partiellement doré.

 

Epineu le Chevreuil

Église Saint Fraimbault et Saint Antoine du XIème et XIIème siècles, transformée au XVème siècle, la tour carrée étant l’élément le mieux conservé de l’édifice roman primitif. Le chœur est voûté en pierre à arceaux multiples, structure typique du gothique flamboyant. Statue en pierre du XVIème siècle de Saint Antoine ermite avec son attribut, le porc portant un collier qui sort des plis de son vêtement. Statue du XVIème siècle de Saint Fraimbault. Plaque funéraire en cuivre du XVIème siècle, recouvrant à l’origine le cœur de Julien le Baïf, le centre étant gravé d’un cœur avec un écu aux armes du protonotaire du Saint Siège. Vitrail de fin XVI siècle et années 1890 représentant une Vierge de pitié et un saint évêque. Christ en croix du XVIIème siècle, dans le chœur.

 

Etival lès le  Mans

Église de la Vierge
des XIIème et XVème siècles, en roussard et calcaire, avec sa nef à gros piliers rectangulaires bordée de deux collatéraux et sa tour-clocher surmontée d'un toit en bâtière. Pietà en terre cuite du XVIème siècle, représentant la Vierge Marie, assise et supportant de sa main droite le corps du christ, sa main gauche sur sa poitrine. Terre cuite de Sainte Madeleine du XVIIIème siècle, tenant un flacon du parfum qu'elle a versé sur les pieds du Christ avant de les essuyer avec ses cheveux. Retable du XIXème siècle en bois, la toile centrale étant une copie de l'Assomption du Titien.

 

Evaillé

Église Saint Martin du XIème siècle, agrandie au XVIème siècle et remaniée aux XIXème et XXème siècles. Sculptures de la charpente du XVème siècle, figurant des engoulevents présentant des tête de bêtes semblant avaler la poutre, la couleur renforçant le caractère menaçant de ces  monstres en soulignant les crocs, les naseaux et les yeux proéminents ou les écailles. La chapelle sud, malgré ses décors de style Renaissance et ses piliers ornés de chapiteaux ioniques, date de la fin du XIXème siècle. Quant à la chapelle nord, elle remonte au XVIème siècle.

 

Fatines

Église Saint Jacques de fin XIème siècle, surmontée d'un clocher à bulbe octogonal, son portail en plein cintre flanqué de deux colonnes rondes à chapiteaux à palmes. Charpente intérieure en forme de navire renversé, plafond lambrissé de formé de petites lattes en châtaignier, peintes et décorées d'une frise tréflée. Chaire et confessionnal de 1785.

 

Fay

Église Saint Pierre et Saint Paul du XIIIème siècle, remaniée aux XVIIème et XIXème siècles. Terre cuite de Saint Michel terrassant le dragon du XVIIème siècle, en grande armure avec un glaive transperçant le dragon. Retable en bois de 1795, composé de quatre colonnes de style corinthien avec, de chaque côté, une niche abritant Saint Pierre et Saint Paul, le tableau central représentant l'Adoration des bergers. Vitrail de fin XIXème siècle, figurant Saint Pierre, représenté comme un vieillard à la barbe et aux cheveux bouclés, tenant un livre et une clef.

 

Fercé sur Sarthe

Au château de Vaulogé, chapelle Saint Roch du XVIIème siècle.

Église Sainte Anne, avec une nef unique de l'époque gothique se terminant par un chevet plat, sans transept, un clocher quadrangulaire de 1758 et possédant une relique de la vraie Croix. Plusieurs statues anciennes dont une Vierge du XVème siècle avec des traces de polychromie. Sur les murs de nef, traces de fresques su XVème siècle, figurant Sainte Barbe, identifiée par sa tour qui symbolise l'enfermement imposé par son père. Fonts baptismaux du XVIème siècle, avec une cuve rectangulaire séparée en deux par une plaque en ardoise et un support calcaire. Trois retables du XVIIIème siècle, avec des retables latéraux en biais de 1756, le tableau central du maître-autel représentant une Adoration des mages, complétée par une scène de l'Annonciation et des statues de Marie et de l'ange Gabriel. Chaire en bois, dont l'abat-voix représente l'Esprit Saint.

 

Ferté Bernard (La)

Chapelle castrale Saint Lyphard du XIIème siècle (rue du château), faisant partie des restes du château de la Ferté Bernard, un petit oratoire de style gothique flamboyant ayant été aménagé au XIVème siècle (restauration en 1989), les vitraux évoquant l'ancien château ainsi que Louis d'Orléans.

Église Saint Antoine de Rochefort de fin XVIème siècle, remaniée et agrandie aux XVIème et XVIIème siècles. Vitrail de 1890 – 1892, représentant Saint Antoine de Padoue en tain de prêcher, revêtu de sa robe de moine franciscain.

Église Notre-Dame des Marais des XVème-XVIème siècles, de style gothique flamboyant pour la nef (1450 – 1480), Renaissance pour le chœur (1530 – 1596), agrandie aux XVIème et XVIIème siècles (chapelle funéraire entre 1616 et 1624), puis au XIXème siècle (balustrades du chœur. Ensemble de sept demi-reliefs en albâtre qui relate les cinq joies de la Vierge Marie : Annonciation, Nativité, Résurrection du Christ, Assomption et Couronnement de la Vierge, ces scènes étant accompagnées de deux représentations de saintes dont le culte est encouragé par la famille royale du XIVème siècle : Sainte Marguerite et Sainte Catherine d'Alexandrie. d'Hirondelle. Voûte plate où des nervures soutiennent un plafond à caissons (1529 – 1533), avec une multiplication de clés pendantes et, au fond, des anges, des rois et des fleurs symbolisant le paradis. Façade sud avec ses balustrades et ses rosaces. Sculptures des balcons surmontant chaque fenêtre : un pélican dont le sein est déchiré par ses deux petits (symbole du christ livrant son sang), puis les sept planètes (Saturne, Vénus, Jupiter, Mercure, Mars, la lune, le soleil). Sous cette balustrade, médaillons aux effigies d'Antonius, Julius, Tiberus, Imper Augustus, Julius César, Cléopâtre témoignent du goût de l'époque pour l'antiquité. A la deuxième fenêtre, les quatre tempéraments : colérique, sanguin, flegmatique, mélancolique. A la troisième fenêtre, le roi de France et ses douze pairs ecclésiastiques ou laïques. A l'intérieur, la nef, l'orgue du XVIème siècle, l'autel, le retable avec un décor Renaissance sculpté et peint sur les pilastres. Chœur Renaissance et ses trois chapelles avec des plafonds à caissons sculptés et une voûte nervurée plate. Vitraux : Saint Georges (1481-1483), incrédulité de Saint Thomas (1540) et Jésus devant Pilate (Renaissance), vie de la Vierge  (XIXème siècle) de Eugène Hucher. Trésor.
Vitraux. Notre Dame des marais est un des hauts lieu de la renaissance de vitrail dans l'Ouest de la France. Ses verrières témoignent donc de la transition du moyen âge à la Renaissance. On passe du vitrail légendaire au vitrail tableau.. Les fenêtres ne montrent plus qu'une seule scène alors que jusqu'à la fin du quinzième siècle les fenêtres étaient des bandes dessinées de verre qui racontaient les vies des saints.. De nouveaux maîtres verriers vont prendre les vitraux fertois comme modèles. Ils s'inspirent également des chefs d'œuvre de la Renaissance. Ainsi Eugène Huchet maître verrier manceau réinterprète à sa manière le mariage de la vierge Marie.
L'orgue Son buffet a été réalisé en 1501 pour le cul de lampe (bas) et en 1532 pour la partie haute. En 1501, c'est Évrard Baudot qui réalise le cul de lampe et le premier orgue. En 1532, Pierre Bert qui venait de réaliser l'orgue de la cathédrale du Mans et le menuisier Sainctot Chemin refont un instrument et les parties hautes du buffet. Après bien des vicissitudes et des remaniements notamment dans les années 1930, l'orgue de Notre dame des marais a été totalement refait en 1986 par les ateliers Jean Renaud-Gildas Menoret. L'instrument actuel est la reconstitution d'un orgue à la française tel qu'on pouvait en trouver au XVIIème siècle.

 

Fillé sur Sarthe

Église Saint Martin du Vertou, du XVIIIème siècle. L'église, reconstruite après la seconde guerre mondiale, abrite une grande vierge peinte fin du XVIème siècle. Vierge en terre cuite du XVIIème siècle endommagée lors de l'incendie de 1944, l'Enfant Jésus s'appuyant sur le bras gauche de Marie, sa main reposant sur sa poitrine.

 

Flèche (La)

A l’hospice de la Providence, chapelle de 1849 comportant une chaire du XVIIème ou XVIIIème siècle dont les pans de cuve figurent les quatre évangélistes en pied et leurs attributs, le panneau central figurant le Christ parlant aux juifs, vêtus de costumes orientaux (bonnets, camails, chaussures en forme de babouches) et le dossier sculpté d'éléments formant cascade, parmi lesquels des trophées symboliques de l'Ancien et du Nouveau Testament (tables de la loi et évangiles ouverts à la page des béatitudes, par exemple). Le chœur de la chapelle est orné de peintures monumentales, les voûtains étant ornés d'anges avec, sur la partie supérieure des arcades, des scènes évoquant des religieuses de la Providence et, sur les colonnes, les symboles des litanies de la Vierge et, de part et d'autre de l'arcade ouest, une représentation de Sainte Claire et une scène illustrant la dérision à laquelle est soumis le Christ après sa condamnation à la crucifixion. Dans le chœur des religieuses, sculpture de la Vierge à l'Enfant de 1964.
Musée et chœur de la chapelle la providence. Découverte des objets personnels de Françoise Jamin, fondatrice au début du XIXème siècle, de l'Institut des Filles du Saint Cœur de Marie dit de la Providence (congrégation religieuse).

Chapelle de l’hôpital. L’ancien couvent de la Visitation (seconde moitié du XVIIème siècle) est doté d’intéressantes statues en terre cuite, œuvres des sculpteurs manceaux du XVIIème siècle : deux Vierge à l’Enfant et Sainte Marguerite. La chapelle abrite des toiles anciennes, et notamment un Saint Paul du XVIIème siècle, de Claude Vignon.

Chapelle Notre-Dame des Vertus du XIème siècle (portail ouvert d'une arcade en tuffeau et grès roussard), XVIIème siècle (chapelle consacrée à la vierge) et XIXème siècle (restauration). Construite au carrefour des voies romaines qui allaient du Mans à Angers et de Tours à Laval, la chapelle Notre Dame des Vertus est la première église édifiée à l'époque gallo-romaine. Bas-relief en chêne de fin XVème siècle, ornant la porte principale de la chapelle (guerrier en arme). Nombreuses statues en terre cuite : Vierge à l’Enfant de Gervais II Delabarre (1630), une Immaculée Conception, un Saint Joseph et l’Enfant Jésus et une Éducation de la Vierge. Toiles du XVIIème siècle : Éducation de la Vierge par Pierre Besnard –1670), Jésus dans le jardin des oliviers, guérison de la fille de la Cananéenne et Annonciation (l'ange Gabriel - agenouillé sur un nuage et pointant son doigt vers le ciel où figure Dieu le Père apparaît à la Vierge Marie, occupée à lire les Saintes Écritures, la colombe du Saint Esprit brillant dans le ciel). Chaire du XVIIème siècle en bois de chêne provenant du couvent des Capucins, seul subsistant de l'ouvrage primitif la cuve décorée de cascades de fruits sculptés, les autres éléments du décor (dauphins, motifs floraux) proviennent de boiseries du XVIIème siècle. Voûtes lambrissées et boiseries Renaissance sculptées, provenant du château du Verger à Seiches, démoli au XVIIIème siècle. Lambris de 1649 illustrant les litanies de la Vierge inscrites dans des médaillons circulaires, remanié au XIXème siècle (remplacement de certains médaillons et ajout d'autres). Retable du maître-autel du XVIIIème siècle. Moulage de plâtre polychrome du XIXème siècle de l'Adoration des bergers.

Chapelle Saint Louis du Prytanée de 1620. Chapelle de l’ancien Collège Royal des Jésuites. Elle constitue un fleuron de l’architecture de la Société de Jésus en France. En 1603, Henri IV offrait aux jésuites son château fléchois pour y installer un collège. Inscrite dans le contexte d’une politique d’apaisement prônée par le roi, cette fondation devait confirmer la fidélité au catholicisme des souverains français. Commencée par Louis Métezeau, architecte du roi, la chapelle fut élevée d’après les plans modifiés du frère jésuite Étienne Martellange et achevée en 1620. Construite suivant un plan en croix latine, elle est couverte, concession à la tradition, de voûtes d’ogives. L’ordre colossal des travées de la nef dont le rythme se poursuit dans le transept et dans le pourtour du chœur, la blancheur des parois et l’unité du décor, soulignent la cohérence de l’aménagement intérieur. Pilastres doriques qui flanquent les grandes arcades, des tribunes et hautes fenêtres de style gothique. Clôtures individuelles isolant la nef des chapelles latérales de 1621, en tuffeau et marbre. Décor avec des retables en tuffeau et marbre, œuvres de Pierre Corbineau et Jean Martinet (1621 et 1655). Dans le transept, une niche renferme l'urne de bronze contenant les cendres des cœurs de Marie de Médicis et d'Henri IV, les mausolées ayant conservé une partie de leur décor originel, des statues en terre cuite représentant des Vertus (la Justice et la Force), réalisées par Noël Mérillon au XVIIème siècle. Huile sur toile de 1773, figurant la Descente de Croix. Judas en fer forgé et soudé de 1621 de la porte du XVIIème siècle de l'aile orientale de la "Cour des Classes". Anges aux instruments de la Passion, reliefs en calcaire par les sculpteurs jésuites Louis Milquin et Cyprien Robat (XVIIème siècle) et tribune d’orgue, portée par deux atlantes sculptés en tuffeau par l’architecte Jacques Nadreau en 1637 avec un buffet d’orgue en bois sculpté, peint et doré, œuvre des menuisiers angevins Pierre Frileux et Pierre Cornet en 1638.

Église Saint Germain du XIème ou XIIème siècle, l'édifice primitif ayant subi d'importantes transformations : clocher adossé à la nef s'ouvrant en arcade au XIIème siècle, remaniement du transept et ajout d'une chapelle au XVème siècle, percement de baies plus larges au XVIIème siècle, augmentation de la nef au XIXème siècle. La voûte d'ogives qui couvre le premier niveau est une nouveauté pour l'époque, les nervures reposant sur des culots historiés avec une statuaire de style médiéval. Tabernacle en bois doré du XVIIème siècle. Statue en plâtre polychrome de Saint Germain de début XIXème siècle.

Église Saint Thomas des XIIème et XVème siècles, modifiée au XIXème siècle (agrandissement de la nef, reconstruction d'une partie du chœur, surélévation du clocher, portail en 1874). Abrite une statuette provenant de la chapelle du château des Carmes. Statue de la Vierge en calcaire polychrome du XIVème siècle, Notre Dame du Chef du Pont. Stalles de fin XVème siècle, au décor composé de motifs végétaux, de choux frisés et de moulures croisées ainsi que des personnages et animaux pittoresques. Treize plaques émaillées des XVIème et XVIIème siècles, certaines représentant Saint Ignace de Loyola et Saint François Xavier d'autres la Vierge et les saints d'une part, la passion du Christ d'autre part. Tableau sur toile de 1629 de l'Assomption, la Vierge, entourée d'anges, s'élève dans le ciel en présence des apôtres et de saintes femmes émerveillés par les roses qui remplacent le corps de Marie dans la tombeau. Statue en terre cuite polychrome de 1630 de Saint Sébastien qui se contorsionne pour se libérer de ses liens. Groupe sculpté du Mariage de la Vierge (Marie, Joseph, le grand prêtre) de 1633 par Gervais II Delabarre, en terre cuite polychrome. Ensemble de douze plaques en cuivre doré su XVIIème siècle, qui figure les douze apôtres. Groupe sculpté du XVIIème siècle en bois de chêne polychrome de Saint Michel terrassant le dragon. Retable Saint Thomas du XVIIème – début du XVIIIème siècle, en bois doré et peint et terre cuite polychrome. Terre cuite de Sainte Barbe de fin XVIIème siècle, appuyée sur sa tour (symbole de son emprisonnement) et tenant dans sa main la palme des martyrs. Huile sur toile de fin XVIIème siècle représentant Saint Jean Baptiste baptisant le Christ en présence d'anges et de nombreux personnages. Tapisseries en laine de fin XVIIème siècle illustrant des thèmes païens ou profanes, dont celle figurant un épisode de l'Iliade, le sacrifice d'Iphigénie. Dans la chapelle des Fonts, bénitier de 1702 en marbre poli noir veiné de blanc. Chapelle du Sacré-Cœur de 1840, avec du mobilier récupéré : tabernacle du XVIII siècle (collège des jésuites), colonnes de marbre rose (manoir de la Motte Lubin, Grosmières), lambris de revêtement avec des éléments du XVIème siècle (abbaye Saint Croix, Seiches sur le Loir), moulages en plâtre de Saint Mathieu et Saint Jean assis dans l'embrasure des fenêtres, tableau de la Cène.

Église Saint Colombe de 1864 de style néogothique, avec une statue en terre cuite du XVIIème siècle de l'Éducation de la Vierge, une statue en terre cuite de Sainte Colombe de fin XVIIème siècle, les parois intérieures étant couvertes de peintures murales, les murs du chœur figurant des saints, des prophètes et des docteurs de l'Église avec dans la partie haute les anges de l'apocalypse alors que les murs de la nef et du transept figurent les quatorze stations du Chemin de Croix.

 

Flée

Chapelle Sainte Cécile. Monument historique situé sur un promontoire dominant la vallée. La nef remonte au XIème-début XIIème siècles, elle est couverte d'une charpente apparente. La charpente qui soutient l’élévation du clocher est constituée de quatre arcs en ogive renforcés de poutres en contreforts, le tout arc-bouté en quatre gros piliers. Le sanctuaire s'ouvre sur une sorte de faux transept construit au XVIème siècle. Retable du XVIIIème siècle, richement orné, figurant l’Ascension encadrée par deux colonnes aux chapiteaux sculptés. Retable de Saint Gilles de 1757. Christ de l'arc triomphal. Statue de Sainte Anne en haut de la nef. Statue de Saint Gilles. Statue de Saint Sébastien en terre cuite. (XVIème-XVIIème siècles). Fresques découvertes en 1928, de fin XIIème siècle (peintures murales très effacées de Saint Roch). Lieu de pèlerinage sur la route de Saint Jacques de Compostelle. Église paroissiale jusqu'en 1807.

Église Saint Pierre. La nef romane du XIème siècle a été fortement remaniée. Le mur nord de la nef présente une baie d'origine romane obturée et deux fenêtres en arc brisé, elle abrite deux retables en pierre du XVIIIème siècle et, contre l'arc triomphal, deux statues XVIIème ou XVIIIème siècles de Sainte Barbe et de Sainte Émérentienne. Le chœur est du XVème siècle. Entre les fenêtres, statues en terre cuite du XVIIIème siècle de Saint Pierre et de Saint Urbain. Croix et chandelier du maître-autel (XVIIème siècle).

 

Fontaine Saint Martin (La)

Église Saint Martin des XIème et XIXème siècles, avec un portail roman. Vierge dans tête du XIVème siècle, en position déhanchée. Vierge à l'enfant du XVIIème siècle en terre cuite polychrome. Terre cuite polychrome de Saint Madeleine du XVIIème siècle. Horloge et timbre du début du XVIIIème siècle, en fer forgé et bronze. Grille de communion de 1789 en fer forgé.

 

Fontenay sur Vègre

Chapelle Saint Roch (le Grand Villiers), dont le toit, sous lequel est percé un œil-de-bœuf, est en forme de cloche aplatie.

Église Saint Philbert (XIème au XIXème siècles) avec un dessus de cercueil en calcaire provenant de l'ancien cimetière.

 

Fresnay sur Sarthe

Chapelle Saint Léonard des XIIème et XXème siècles (place Bassum).

Église Notre Dame du XIIème siècle, fondée par la reine Berthe, mêlant le roussard et la pierre blanche. Remaniée aux XVIème et XIXème siècles, avec ses trois travées de nef et un sanctuaire orienté vers Jérusalem, les bases du clocher octogonal se distinguant par des clochetons, des modillons et des fenêtres géminées. Son transept ne date que de 1865. Chœur en hémicycle à trois travées à voûtes en cul-de-four, tombant sur des chapiteaux aux feuilles d'acanthe, inspirées des voûtes gothiques de la cathédrale du Mans. Gisant de Jehan Braindel (curé de la paroisse) du XVIème siècle sur la paroi nord de la nef, les pains en prières et le corps encadré de petits personnages. Portail de 1528 orné de sculptures représentant des saints, des rois et des monstres séparés par des pointes dites de diamant symbolisant le ciel, le vantail gauche représentant l'ancien testament par l'arbre de Jessé et le droit symbolisant le nouveau testament par les douze apôtres et le Christ en croix. Autel de style roman, chaire en bois sculpté et orgues.

 

Fresnaye sur Chedouet (La)

Église Saint Georges avec une nef du XIVème siècle et un chœur de 1652, modifiée vers 1875 (clocher remis dans le narthex), en 1978 (nouvelle voûte en bois), en 1983 (charpente du clocher et revêtement extérieur refaits). Retable en bois et autel du XVIIème siècle, les vitraux datant de 1930. Cadran solaire sur la façade qui fait face au presbytère. Statue en pierre du XVIème siècle d'une Vierge à l'Enfant. Pierre tombale en granit de 1822 de Jean-Marie Duchesne de Chédouet.

Chapelle Saint Paul du XIXème siècle (Saint Paul).

 

Fyé

Église Saint Pierre (1874-1878), avec une Vierge à l'Enfant en bois du XVIIème siècle, Christ en croix, en bois, du XVIème siècle. Fonts baptismaux de fin XIXème siècle en pierre, le couvercle étant en fer forgé. Mécanisme d'horlogerie de 1901. Chemin de croix de 1905. Vitraux de Saint Luc et Saint Jean de 1919.

 

Gesnes le Gandelin

Chapelle romane Saint Evroult des XIIème-XIIIème siècles.

Église Saint Pierre du XIIème siècle, rebâtie à la fin du Moyen Âge et restaurée en 1847. Chœur voûté d'ogives de style flamboyant, la clef de voûte représentant le combat de Saint Michel contre le dragon. Sur le mur ouest, Crucifixion en bois polychrome du XVIème siècle, provenant d'une poutre de gloire (Christ entouré de la Vierge et Saint Jean Baptiste, avec en retrait Sainte Madeleine étreignant la croix dans ses bras). Statue en pierre polychrome du XVIème siècle de Saint Pierre, siégeant sur son trône, revêtu de la tiare et tenant la clef du "Royaume des cieux". Confessionnal de 1897, avec un décor architectural d'inspiration médiévale.

 

Grand Lucé (le)

Église Sainte Facile du XIème siècle agrandie au XVIème et XVIIème siècles, puis au XIXème siècle. Décoration imitant un chapiteau du XVIème siècle qui orne le mur de la nef, entre la troisième et la quatrième chapelle. Tableau peint sur toile du XVIIème siècle du Christ aux outrages. Vitraux du chœur du XIXème siècle présentant, dans leur partie inférieure, des écussons des seigneurs ou des dames lucéens, en haut du vitrail central représentation fidèle de l'église avant l'incendie de la tour en 1874. Épitaphe de Jacques Pineau de Viennay du 24 septembre 1764, dans la chapelle seigneuriale située à droite du chœur.

 

Grandchamp

Église Notre Dame du XIXème siècle. Maître-autel avec un retable du XVIIème siècle, comprenant un tableau évoquant l'institution du rosaire, devant une nombreuse assistance, les statues en terre cuite datant des XVIIème et XVIIIème siècles. Peinture sur toile représentant l'Adoration du Sacré Cœur du début du XVIII siècle. Banc seigneurial du XIXème siècle. Meuble de sacristie du XIXème siècle orné d'un tableau représentant le Christ tombant sous le poids de sa croix, la sacristie étant couverte d'un plafond à caissons en bois. Placard à bannières de procession de fin du XIXème siècle. Vitrail de 1881, représentant Saint Edgar, un autre figurant Saint Ferdinand. Mécanisme de l'horloge de fin XIXème siècle.

 

Gréez sur Roc

Chapelle Notre Dame de Saint Almire des XVème et XVIème siècles.

Église Saint Almire du XIème au XVIIème siècle, avec sa porte principale agrémentée de deux colonnes rondes surmontées de chapiteaux aux motifs sculptés. Chœur de 1527 avec une voûte en pierre couverte d'enduit sur croisée d'ogives, les vitraux de part et d'autre racontant des épisodes de la vie de Saint Almire. Maître-autel en marbre blanc de 1896. Au-dessus des portes au fond du chœur deux statues : Saint Almire et Saint Julien. Lavabo du XVème siècle paré de motifs sculptés représentant trois vases liturgiques . Terre cuite de Saint Louis du XVIème siècle,, revêtu de ses habits royaux et coiffé d'une couronne. Fonts baptismaux octogonaux de fin du XVème siècle, à l'entrée de la nef, reposant sur un soubassement en pierre avec, dans la partie supérieure, des panneaux de bois sculptés dont les angles sont agrémentés de petites colonnes surmontées de chapiteaux. Statue de Saint Antoine du XVIIIème siècle, représenté en vieillard avec ses attributs conventionnels (cane, livre et petit cochon à ses pieds)..

 

Grez (Le)

Écuries du XVIIème siècle (ancien relais de poste), avec une chapelle du XVIIIème siècle.

Église Saint Nicolas des XIIème et XIIIème siècles, remaniée au XIXème siècle. Chapiteau du XIIème siècle avec un bestiaire du Moyen Âge : colombes avalées par des diables et dont le tête ressort par les oreilles et des lions à tête de diable. Terre cuite de Saint Sébastien transpercé de flèches du XVIème siècle.

 

Guécelard

Église Notre Dame de fin XIXème siècle. Douze chandeliers en métal argenté sont conservés dans les autels latéraux, le Christ et des anges étant représentés sur leur socle. Statue en bois de Saint Jean du XVème siècle et statue de la Vierge en terre cuite du XVIIème siècle, l'Enfant Jésus regarde sa mère, les vêtements étant décorés d'un filet doré.

 

Guierche (La)

Église Saint Anne du XIIème siècle, agrandie en 1647 et remaniée en 1857 et 1890, avec sa voûte lambrissée. Ancienne succursale de la paroisse de Joué l’Abbé, l’église fut fondée en 1204 par le seigneur de La Guierche sous le double patronage de la Vierge et de Sainte Anne. Construite dans un esprit roman, elle date du début du XIIIème siècle. À l’origine une simple nef prolongée par un chœur à chevet plat, l’église fut augmentée, entre 1647 et 1648, de deux chapelles latérales consacrées à Sainte Anne (nord) et Saint Sébastien (sud). Le pignon occidental et le clocher en charpente ont été reconstruits en 1856. Les ouvertures des élévations datent également du XIXème. Vers le milieu du XVIIème, la fabrique de la paroisse aidée par Jacques Hurault, baron de la Guierche et Anne de Vibraye, son épouse, a entrepris d’importants travaux dans l’église (chapelles latérales, restauration des murs et de la charpente datée de 1648). Le lambris fut achevé en 1675. L’église conserve dans le chœur trois statues en terre cuite exécutées pour l’église de La Guierche par le sculpteur manceau Étienne Doudieux entre 1672 et 1676. Elles sont aujourd’hui conservées dans un retable provenant de l’église des Minimes du Mans, datant du milieu du XVIIème. Le centre du retable est occupé par une toile représentant une Vierge du Rosaire, peinte en 1757 par le peintre manceau Decherche pour la confrérie de Sainte Anne de La Guierche. Statuette de moine du XVIème siècle en terre cuite. Statue d'autel du XVIIème siècle représentant un Christ. Retable du XVIIIème siècle à deux pans, présentant les statues de Sainte Anne, Sainte Barbe, Saint Julien et Saint Jacques. La chapelle nord abrite un intéressant groupe sculpté en pierre de l’Éducation de la Vierge du XVIème.

 

Jauzé

Église Saint Barthélemy du XIème siècle, transformée au XIXème siècle. Le transept est couver t de toits en carène (deux versants galbés en douceur) et abrite deux chapelles latérales, dont l'une, la chapelle de la Vierge, est ornée d'un tableau de l'Assomption de la Vierge du XIXème siècle. Le centre du retable du maître-autel est occupé par une toile figurant le "Bon Pasteur", et abrite plusieurs statues en plâtre, dont celle de Saint Barthélemy. Bannière Jeanne d'Arc de fin XIXème siècle, représentée en combattante portant son armure, son épée et son oriflamme.

 

Joué en Charnie

Chapelle Saint Maximin du XIIème siècle (Montreuil en Champagne), au centre du cimetière primitif, avec un vaisseau unique, un porche roman en roussard sur la façade occidentale surmonté d’un arc aux claveaux de pierre blanche, les baies et les chaînes d’angle étant également en roussard.

Église Saint Martin du XIXème siècle, avec un chœur en abside suivi d’une nef avec des bas-côtés et une tour-clocher en enfilade. La nef et le chœur sont voûtés d’ogives de style gothique, chaque clef de voûte étant décorée  notamment de lettres. Christ en Croix en bois du XVIIème siècle. Chaire en bois contre le mur de la nef, de plan hexagonal et au décor sculpté. Confessionnal du XIXème siècle à trois loges, celle du centre étant fermée par une porte ajourée.

 

Joué l'Abbé

Église Saint Denis (XIème au XVIIème siècle), ancien prieuré voûté de lambris, la porte qui donne accès au cimetière et au manoir de la Cour étant moulurée dans le style Renaissance, le toit portant deux coqs (fait rare). Hourd de charpente du XIIIème siècle surmontant l'entrée de la nef, placé en encorbellement sur un mur-campanile soutenu par des contreforts et une arcade en grès. Statue de Saint Michel du XVIIIème siècle. Statue polychrome de la Vierge du XVIème siècle. Retable de 1524, avec une Vierge placée au centre et consacré au culte du Rosaire. Stalles du XVIème siècle, aux miséricordes sculptées de figures diverses dont l'agneau et une tête féminine.

 

Juigné sur Sarthe

Chapelle Notre Dame du Nid de 1936, avec une statue de la patronne de la chapelle en bois de buis.

Église Saint Martin du XIIème siècle, avec des remaniements aux XVIème, XIXème et XXème siècles, avec un clocher à toit en bâtière. Statue de la Vierge à l'enfant en bois de chêne du XIVème siècle, ayant perdu ses pieds et sa main droite. Chaire à prêcher du XVIIIème siècle, avec escalier droit à rampe à fer forgé et surmontée d'un baldaquin, le panneau central étant orné de guirlandes, de coquilles et de rosaces. Lampe de sanctuaire du XVIIIème siècle, avec trois points d'ancrage et figurant des angelots et des décors en laiton représentant des entrelacs de végétaux. Retable du maître-autel, dont la contre-table est encadrée de quatre colonnes de marbre et couronnée d'un entablement en plein cintre, d'un fronton chantourné et de pots à feu, avec deux statues de 1787 représentant Saint Yves et Saint Charles Borromée. Les deux autels qui encadrent l'autel principal sont ornés d'un décor en croix de Malte et d'un représentation de l'agneau mystique, au centre un tableau représentant Saint Martin , muni de la crosse et coiffé de la mitre d'évêque et enlevé par une nuée, soutenu par des anges.

 

Juillé

Église Saint Julien du XIIème siècle. Église romane avec une curieuse structure : hauts contreforts et trace d'un ancien clocher. Le mur de façade se terminait par deux baies en plein cintre qui accueillaient les cloches. Remaniée au XVème siècle et réaménagée dans un style néo-roman au XIXème siècle, avec des fenêtres néoromanes géminées, avec colonnade, percées dans la nef et au transept. Retables du XVIIème siècle en bois sculpté et reliés entre eux par des boiseries. Dans la niche supérieure du retable latéral nord, groupe du XVIIème siècle, représentant l'Éducation de la Vierge. Tableau du XVIIème siècle, encadré par deux statues, représentant Sainte Marie Madeleine inondant de parfums les pieds de Jésus, lors du repas du Christ chez Simon le Pharisien. Lutrin du XVIIème et XVIIIème siècles en bois de chêne et fer forgé, orné d'un aigle, ailes déployées. Statue en terre cuite du XVIIème siècle de Saint Jean Baptiste. Statue en terre cuite de Saint Sébastien (XVIIème siècle), représenté en martyr. Retable du maître-autel de 1664 et 1890, composé de trois travées séparées par quatre colonnes à chapiteaux corinthiens : au centre sous un fronton semi-circulaire un tableau de l'Assomption de la Vierge (imitant Rubens) et dans une niche au-dessus la Vierge à l'Enfant devant laquelle s'inclinent deux anges, les niches des travées latérales abritant les statues de Saint Julien et Saint Marcouf, deux saints évêques. Croix de procession en calcaire argenté et argent du XVIIIème siècle. C'est à Juillé que Saint Thuribe, premier évêque du Mans, aurait eu la tête tranchée par les païens.

 

Jupilles

Église Saint Pierre des XIème, XVIIIème et XIXème siècles, surmontée d'un clocher élancé avec deux niveaux d'abat-sons. La nef remonte au XIème siècle

 

 

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