Patrimoine religieux de la Sarthe
Églises
et chapelles (3)
Courcival
à Jupilles
Courcival
Au cimetière, chapelle funéraire de
la famille de Courcival avec des vitraux de 1872-1873.
Église Saint Brice dont le mur nord de la
nef, percé d'ouvertures romanes date du XIème siècle. L'église
a été agrandie aux XVème et XVIème siècles et restaurée
en 1872-1873. Pilier du XVIème siècle soutenant la voûte de la
chapelle nord, avec un décor composé de deux têtes d'ange à son sommet et
d'un crâne accompagné d'ossements à la base, ces sculptures symbolisant le
paradis opposé à l'enfer (ou le bien au mal). Terre cuite du XVIIème
siècle de la Vierge à l'Enfant. Vitraux de 1874.
Courdemanche
Collège Jacques de la Mothe. Chapelle dédiée
à Saint Fraimbault, avec un chœur des IXème et Xème
siècles, une nef du XIème siècle et, sous l'autel, un tombeau d'origine
carolingienne du Saint ermite.
Église Notre Dame du XIème siècle,
remaniée aux XVIème et XVIIIème siècles, la porte principale
insérée dans un pignon roman, l'ouverture en pierre de grison (conglomérat
de roussard) étant en plein cintre. Des contreforts soutiennent le mur affaibli
par la portée des voûtes de pierre du bas-côté et du transept. Tour-clocher
de 1767-1769. Porte du cimetière du XVIème siècle (fait communiquer
l'église avec l'ancien cimetière), dont le linteau est orné de tibias croisés,
de cartouches enrubannés et de crânes dont les nuques sont enveloppées d'un
suaire, le fronton triangulaire au-dessus étant surmonté de trois petites
niches vides de leurs statues. Vitrail du XVIème siècle de la Crucifixion,
trois anges recevant le sang du Christ dans quatre calices, avec dans le fond
la ville de Jérusalem et, au premier plan sur le sol, un crâne et des os brisés
symbolisant Adam, la Vierge étant debout les mains jointes, Saint Jean (imberbe)
ayant la main droite sur le cœur et la main gauche tenant le livre des
Écritures, Marie Madeleine à genoux tenant le bas de la croix entre
ses bras. Sous le chœur, dans la crypte, tableau en bois peint de fin
XVIème siècle figurant la Cène, les dix apôtres entourant un Christ
auréolé et bénissant, à gauche le bras du onzième apôtre. Sur le mur sud de
la nef, sculpture du XVIIème siècle en bois peint représentant
Sainte Anne enseignant la Vierge.
Courgains
L'église Saint Pierre et Saint Paul
Vers 1050, un abbé de l'abbaye Saint Vincent du Mans, nommé Avesgaut,
achète à Guillaume Viguier, fils de Bérard de Bélesme, l'église et la terre
de Courgains (Cortgahem) .Telle est, dit-on, l'origine de la fondation du
prieuré de Courgains. Un document archivé à l'Évêché relate à travers les comptes de
la fabrique, des événements concernant les tribulations de la commune
sur la période qui va de 1415 à 1426 de 1454 à 1482, pendant la guerre de
Cent Ans contre les invasions anglaises (la fabrique était un groupe de laïques
chargé de gérer, acquérir des biens et recueillir des rentes permettant de
subvenir aux besoins de la paroisse). De cette époque nous restent comme témoins
un fragment de peinture murale représentant Saint Étienne, sur le mur
nord de l'église (XVème siècle et 1880), deux statues de Saint
Pierre et Saint Paul posées dans le retable et, probablement, une vieille
statue de bois polychrome représentant Sainte Emerencienne et datant du XVéme
siècle. En 1701, un incendie détruisit la toiture de l'église. Après la réfection
du clocher, furent installées deux nouvelles cloches. L'église primitive ne
possédait qu'une chapelle, à gauche, celle de la Vierge. En 1838, un projet
de construction de la chapelle droite fut mis en place lorsque le cimetière
autour de l'église fut déplacé. Les deux chapelles, l'ancienne et la nouvelle
sont identiques. En 1870, deux fenêtres furent ouvertes côté nord. Tabernacle
central du XVIIIème siècle en bois peint et doré, avec un avant
corps central et deux ailes sculptées. Dans le chœur, retable de pierre
sculptée et dorée avec un tableau représentant le Crucifié seul. Vitrail de
1875-1880, présentant en médaillon Saint Gilles avec sa biche. Piéta du XVIIIème
siècle dans une chapelle particulière.
Courgenard
Église Saint Martin de fin XIème siècle, avec des remaniements
aux XVIème, XVIIème et XIXème siècles, en
grès roussard. Voûte gothique complexe peinte (1552 et 1556), avec des petites
sculptures dans les quatre coins ou sur l'arc triomphal représentant des anges
portant des écus et des oiseaux. Portail d'origine romane, en plein cintre,
se composant d'une archivolte ornée d'un cordon festonné, avec des pommes
de pin et un tore reposant sur deux colonnes à chapiteaux (bestiaire et végétaux
stylisés), la porte de bois sculptée datant du XVIème siècle. Vitraux
représentant le Christ sur la Croix (1559) et Saint Martin et Saint Nicolas
(1560). Une grande peinture murale de la seconde de moitié du XVIème
siècle fut découverte sous un badigeon. Cette fresque représente une vieille
légende datant du XIIIème siècle et s'intitule " le dict des
trois morts et des trois vifs ". Une peinture murale de 1574 représente
"les femmes bavardes et les diables". Retable du maître-autel des
XVIIème et XIXème siècles, en décor de style baroque
avec statues (des colonnes torses entourées de sarments de vigne avec leurs
grappes de raisin, des fruits , des guirlandes et un oiseau s'attaquant à
un serpent dans les ailerons. Retable de Saint Sébastien en bois peint des
XVIIème et XIXème siècles avec des chapiteaux ioniques
supportant un fronton triangulaire. Le devant du maître-autel est décoré d"une
tapisserie du XVIIème siècle, avec la colombe du Saint Esprit dans
une couronne de fleurs. Vitrail de 1867 représentant Saint Fiacre (patron
des jardiniers) avec une pelle et un arrosoir. Huile sur toile de 1895 du
Christ sur la Croix.
Courtillers
L’église paroissiale Saint Jean Baptiste
du XIème au XIIIème siècle, avec des remaniements aux
XVIIIème et XIXème siècles, avec son clocher massif
du XIème siècle, renforcé de contreforts. Fresque sur le mur sud
de la nef représentant la Descente de Croix (XIIIème siècle). Au-dessus
des portes permettant d'accéder à la sacristie, deux tableaux entourent le
retable, le Songe de Saint Joseph et la Vierge à l'enfant, surmontés d'un
fronton triangulaire.
Crannes en Champagne
Chapelle Notre Dame de Pitié Dieu de
1524 (cimetière), avec une nef terminée en chevet droit, une voûte octogonale
lambrissée dotée de décors végétaux et, au sommet, d’écussons en bois, une
scène de la Visitation en pierre polychrome du XVIème siècle (Marie
et sa cousine Elisabeth), une dalle funéraire de 1696, une terre cuite du
XVIIIème siècle de la Vierge à l’Enfant.
Oratoire du XVIIème siècle (les
Rues-Bruaults), à l’origine maison de vigne, croix et images de la Vierge
protégeant les vignobles des maladies et des intempéries.
Église Saint Cyr des XIIème,
XVIème et XVIIIème siècles avec un chœur gothique, un
transept et une nef, la sacristie actuelle étant l’édifice primitif. L’autel
de la Vierge dans le transept date de 1781, la chaire en bois de 1756. Voûte
lambrissée sur l’ensemble de l’édifice. Dans la sacristie, fresque du XIIème
siècle de Saint Michel terrassant le dragon, ce dernier à corps humain mais
avec des griffes aux pieds et aux mains. Retable de 1773, la niche centrale
abritant un tableau, l’ensemble étant coiffé de têtes d’angelots, entourée
de chaque côté de pilastres avec des chapiteaux en feuille d’acanthe et une
niche avec une statue, au sommet une Vierge à l’Enfant. Vitrail de Jeanne
d’Arc de début XXème siècle, représentant le fils du verrier mort
au combat et sa fiancée sous les traits de Jeanne d’Arc, sa femme étant morte
il épouse la fiancée de son fils.
Cré sur Loir
Au prieuré Notre Dame des Champs, chapelle de
lafin du XVème siècle.
Église Saint Martin de Vertou du XIème
siècle (nef et chœur de 1047) et du XIIème siècle (tour-clocher
carrée), le lambris de la nef, orné d'un décor peint, datant de début XVIème
siècle, la chapelle Saint Sébastien de 1821. Fin XIXème siècle,
la nef est agrandie vers l'ouest et le chœur doté d'une abside avec trois
fenêtres, une nouvelle sacristie est construite. Peinture sur toile du XVII
siècle, montrant Saint Jérôme au désert, portant un manteau et un chapeau
rouge (symbole de sa dignité de docteur de l'église), et tournant les pages
d'une bible. Chaire à prêcher de 1700, ornée de fruits et de guirlandes ainsi
que des oignons. Peinture sur toile de 1824, figurant le repas d'Emmaüs, l'un
des disciples effrayés renverse un plat d'oignons. Dans la sacristie, ostensoir
et sa boîte de 1868, en argent et argent doré.
Église Sainte Marie des Champs de fin XVème
siècle, avec, au-dessus de l'autel, un relief polychrome en pierre daté de
1531 et représentant la Vierge immaculée avec le Père éternel.
Crissé
Au manoir de Grilmont, chapelle-oratoire
du XVIIème siècle, dédiée à Sainte Marguerite et abritant deux
statues en terre cuite du XVIème siècle, Sainte Barbe et Sainte
Marguerite.
Au manoir de Chauffour, chapelle Sainte Catherine
du XVIIème siècle.
Église Saint Pierre du XIIème
siècle (dont il ne subsiste que l'abside et la tour), remaniée au XIXème
siècle, avec des ouvertures en semi-ogives à quatre feuilles et une porte
en semi-ogive. Dans le chœur, statue de la Vierge à l'Enfant du XVIIème
siècle. Retable Sainte Anne du XVIIIème siècle dans la chapelle
du Saint Sacrement, représentant la Vierge à l'Enfant et Saint Anne avec Marie
enfant lisant un parchemin et au-dessus du tabernacle, reproduction d'un Christ
en résine. Au-dessus du mur principal de l'autel, fresque peinte de 1920 représentant
l'Epiphanie : les trois mages se prosternant devant l'Enfant Jésus que la Vierge tient sur ses genoux.
Vitraux. L'église
compte dix baies. Elles ont été réalisées en 1922 par un maître verrier parisien,
Charles Champigneulle. Sur les vitraux figurés, dans la partie inférieure,
des hommages aux soldats morts (guerre 14-18) sont inscrits.
Sur la baie 1, est figuré Saint Georges écrasant le dragon, avec la mention
"En souvenir de Georges Chartier mort au champ d'honneur" ;
Sur la baie 3 Saint François-Xavier (lancette A) et Saint Henri (lancette
B) avec l'inscription "En souvenir de Henri et François de Billeheuse
d'Arpenton morts au champs d'honneur"; sur la baie 4 Sainte Jeanne d'Arc
(lancette A) et Saint Martin (lancette B) avec la mention "En souvenir
des soldats de Crissé morts au champs d'honneur" ;
Sur la baie 5 Saint Louis (lancette A) et Saint Jean Baptiste (lancette B)
avec l'inscription "En souvenir de M.L.J.B Rodier curé de Crissé".
Sur la baie 6 Charles Champigneulle a représenté le Christ remettant les clés
à Saint Pierre, avec la mention " En souvenir des familles Simon-Vidus
".
Sur la baie 10, sont figurés Saint Eugène (lancette A) et Sainte Ernestine
(lancette B) avec l'inscription " Souvenir des familles Chedor et Uzu
" ;
Sur la baie 12, Saint René (lancette A) et Sainte Rose de Lima (lancette B),
avec la mention " Souvenir et reconnaissance E.S.C ".
Crosmières
Ancienne chapelle seigneuriale de fin XVème siècle – début
XVIème siècle (la Bruère), transformée en grange, avec quelques
éléments visibles d'architecture gothique (moulures taillées dans le tuffeau
du portail en anse de panier ou baie de l'ancien chevet).
Chapelle Notre Dame des Vertus de 1865 (route
des Vergers).
Église Saint Hippolyte et Saint Laurent
des XIIème siècle (tour-clocher au sud du chœur) et XIIIème
siècle (chœur rectangulaire remanié et voûté, restauré à partir de 1869),
le transept et la nef ayant été reconstruits fin XVème siècle ainsi
que les grandes baies de style flamboyant et la porte occidentale couverte
en anse de panier, la tribune du mur occidental de la nef datant de 1853.
La torsion de la flèche du clocher est le résultat d'un tassement des supports.
La voûte bombée à nervures multiples du chœur est de style gothique,
les clés qui matérialisent l'intersection des nervures étant ornées de choux
frisés et de mascarons, le faux appareil des voûtes qui camoufle le blocage
originel en moellons ainsi que l'arcature aveugle de la partie basse des murs
datant du XIXème siècle. Bénitier du XVème siècle (cuve
et pied) et de 1602 (arcature décorée).
Cures
Église Saint Martin du XVIème
siècle, avec sa nef unique pavée de terre suite, son chevet plat, son retable
du XVIIIème siècle, ensemble architecturé avec fronton et pilastres,
assorti d'un autel représentant Saint Barbe symbolisée par la tour dans laquelle
son père la cloître et faisant face à un second retable avec une représentation
de la Vierge à l'Enfant.
Dangeul
Ancienne chapelle Saint Jacques du
XVIème siècle.
Église Saint Georges du XIIIème
siècle, avec deux contreforts de nef du gothique tardif, une tour massive
des XIVème-XVème siècles, deux petites fenêtres aménagées
sur des piédroits Renaissance et deux grandes de 1859. Cadran solaire en pierre.
Terre cuite du XVIème siècle de Saint Nicolas, avec à ses pieds
la scènes des trois enfants mis au saloir et sauvés. Vierge à l'enfant en
terre cuite polychrome du XVème siècle. Grille de communion en
fer forgé. Retable du maître-autel de fin XVII siècle, en pierre peinte et
dorée, sur le thème de Sainte Trinité. De la même époque, Saint Georges (à
pied) terrassant le dragon. Huile sur toile dorée de la Lamentation (XIXème
siècle). Vitraux de 1861 de la Nativité et de la charité de Saint Martin.
Degré
Église Saint Martin du moyen âge, remaniée au XVIIème siècle.
Huile sur toile du XVIIème siècle, représentant l'apothéose de
Saint François de Sales. Terre cuite du XVIIème siècle figurant
Saint Martin, auquel le Christ apparaît en songe la veille de son acte de
charité. Retable du XVIIIème siècle. Vierge à l'enfant du XVIIIème
siècle, l'Enfant apparaissant langé, seuls ses bras étant libres. Les quatorze
tableaux du chemin de croix sur les murs de la nef retracent des moments de
la vie du Christ de sa condamnation à mort à la mise au tombeau.
Dehault
Église Saint Sulpice du XIIème
siècle (1151), la chapelle gauche étant du XVème siècle et les
lambris du XVIème siècle. Retable du XVIème siècle en
pierre peinte et calcaire avec une travée à pilastre, niche centrale et fronton,
le décor étant composé d'une coquille et de rais-de-cœur (rayons de pierre
qui partent du cœur de la coquille), avec la Vierge de pitié en pierre polychrome
dans la niche, assise sur un rocher les mains jointes et le regard abaissé
vers son fils posé sur ses genoux.
Dissay sous Ballon
Ancienne chapelle de Maulny du XVIème
siècle.
Église Notre Dame des XIIème
et XVIème siècles. Arche voûtée de la partie inférieure de la tour.
Toit en bâtière ou à double égout. Terres cuites de l'éducation de la Vierge
(fin du XVIème siècle) et de la Vierge à l'enfant (début XVIIème
siècle). Christ en croix en terre cuite et bois. Couronnement de la Trinité
du XVIIème siècle. Bois de noyer sculpté de Saint Jacques le majeur
du XVIIème siècle. Terre cuite du XVIIème siècle de
Saint Nicolas et les enfants. Grille de communion en métal avec des enroulements
réguliers et symétriques.
Dissay sous Courcillon
Église Saint Jean des XIIème,
XIVème, XVIème et XXème siècles, à l'origine
église d'un prieuré, la partie la plus ancienne étant le chœur roman (bâti
en pierre de taille, bien appareillé et voûté), avec ses trois baies cintrées,
son cordon et ses modillons, s'ouvrant par un arc en ogive large et se poursuivant
par une voûte en cul-de-sac, les chapiteaux étant sculptés. Le chœur est bâti
en pierre de taille, bien appareillé et voûté. Les deux nefs sont du XIIIème-XIVème
siècles.
Dissé sous Le Lude
Église Saint Martin de Vertou des
XIème et XVème siècles, ayant brûlé mi-XIXème
siècle et reconstruite en 1869.
Dollon
Chapelle Sainte Bonne du XIXème
siècle.
Au cimetière, chapelle funéraire du XIXème
siècle, avec des chapiteaux corinthiens des colonnes placées à l'entrée et
des guirlandes sculptées.
Église Saint Médard des XVème
et XVIème siècles, restaurée au XIXème siècle et en
1928. Clocher en bâtière avec une flèche haute. Voûte de la nef lambrissée
et de forme octogonale, celle du chœur étant en plein cintre. Sculpture
du XVIème siècle d'un home vêtu d'une aube, avec quelques traces
de polychromie dans les cheveux. Retable du maître-autel du XVIIIème
siècle, en forme de temple classique, des colonnes encadrant une statue de
la Vierge à l'Enfant. Fonts baptismaux de 1869 placés devant un petit retable
néoclassique dédié à Saint Mamers.
Domfront en champagne
Chapelle Notre Dame de l'Habit du
XVIème siècle. Le nom de cette chapelle dérive du vieux nom français
"labit," signifiant pitié, compassion, miséricorde, donnés comme
qualificatifs à la Vierge que l'on vénère en ce lieu. La porte principale
est rectangulaire et pourvue d’un chambranle dont la partie inférieure est
ornée de nombreuses moulures taillées dans un calcaire dur et blanc de la
localité ; la partie supérieure de cette porte a été refaite ou achevée en
pierres brutes. Une autre porte de même forme est ouverte dans le mur latéral
nord, auprès du contrefort nord-ouest, elle communique avec la cour de la
ferme. Elle est complétée par un linteau à l'extérieur. La travée occidentale
n’a pas d’autre ouverture que ces deux portes, mais l’autre est percée de
deux fenêtres à plein cintre, et, dans le pignon, d’un œil-de-bœuf; ces trois
baies étant ornées de chambranles semblables à ceux des portes. Au-dessus
de l’œil-de-bœuf, à l’intérieur, un groupe sculpté dans un seul bloc de pierre
calcaire, comprend la statue assise de la vierge des douleurs, portant sur
ses genoux le corps du Christ récemment descendu de la croix.
Ce groupe repose sur une tablette saillante surplombant le petit autel placé
au-dessus. Les pèlerins déposent sur cette tablette linge ou vêtements destinés
aux malades, à la femme en couche, aux petits enfants ou aux jeunes conscrits
pour qu’ils viennent implorer la protection de la Mère du divin sauveur.
Vers 1860, une sacristie fut adjointe à la chapelle (cette sacristie fut détruite
au cours de la seconde guerre mondiale par un char Allemand).
La chapelle de "l’Habit" propriété de l’abbé Moreau fut achetée
en 1865 par la Fabrique de Domfront pour la somme de 1 000 francs.
Église Saint Front du XIIème
siècle (dont ne subsiste que le chœur roman avec ses arcatures en plein cintre),
remaniée aux XVIIIème et XIXème
siècles. Elle a la forme d’une croix dont le chœur
est voûté en pierres à ouvertures étroites
et cintrées. Les colonnes romanes supportant les arceaux de la
voûte du cœur s’appuient sur un rang de pierres
saillantes, taillées en denticules, à deux mètres
et demi du sol. Le clocher en flèche à base octogone
s’appuie sur une grosse tour carrée formant la rencontre
de la nef et des bras ou bas-côtés de
l’église. En 1714 la couverture en bardeaux est
remplacée par de l'ardoise grâce à Jouyes des
Roches seigneur de plusieurs fiefs sur la commune. A l’origine,
l’église est formée d’une nef unique et
terminée par une abside en hémicycle. En 1872 deux
chapelles furent construites comme annexes par la Fabrique de
l’église pour permettre d’accueillir plus de
fidèles. En 1896, 1897, une restauration importante du
bâtiment fut faite :
construction d’un contrefort au mur latéral de la nef (côté Sud) relié au
mur opposé.
Réfection des lambris de la nef.
Installation sur le clocher de quatre lucarnes en bois.
Le 9 mai 1906,le clocher est touché
par la foudre, ce qui occasionne beaucoup de dégâts. En 1907, réfection de
la couverture de la flèche et du dôme, et dorure du coq surmontant la flèche.
Les marches sur le coté de la nef furent détruites en 1966, par un camion,
et reconstruites en étant orientées Est-Ouest au lieu de Nord-Sud. Le roussard
est le matériau exclusif des piles, des arcs, des fenêtres, des contreforts.
Doucelles
Église Saint Martin du XIIème
siècle, partiellement reconstruite en 1465 (mur du chœur), remaniée en 1468
(verrières du chœur, restaurées en 1750). La voûte d'ogive du chœur est ornée
d'un pendentif du XVIème siècle, sculpté d'un blason entouré d'une
guirlande florale. Les stalles du XVIème siècle ont des dossiers
sculptés, ornés de petits médaillons où s’inscrivent parfois des blasons.
Statue en terre cuite du XVIème siècle de Sainte Barbe, mais sans
ses attributs (la tour et l'épée), le livre ouvert pouvant laisser penser
qu'il pourrait s'agir de la Vierge ? Statue en terre cuite de la Vierge à
l'Enfant du XVIème siècle. Vitrail de la même époque avec un blason
en forme de losange. Huiles sur toile de l'Adoration des Mages et l'Adoration des bergers du XVIIème siècle. Vierge
à l'Enfant en bois sculpté du XVIIème siècle, dans la niche du
retable latéral nord, dans un cadre de chutes d'abondance et de fronton d'inspiration
romaine. Statue en terre cuite du XVIIème siècle de Saint Pierre,
avec sa clef et une barbe courte. Christ en Croix du XVIIème siècle
en bois. Statue en terre cuite polychrome de Saint Joseph. Baldaquin du maître-autel du XIXème siècle.
Bannière de procession du XIXème siècle
Douillet le Joly
Église Saint Pierre du XIIème siècle, entièrement reconstruite
au XIXème siècle, de style roman de transition avec arcades et
arc brisé. Retable d'autel, composé d'un panneau de bois peint par Belacier
(1510) composé de cinq tableaux représentant la Trahison au Jardin des oliviers,
la Flagellation, la Crucifixion, la descente aux enfers et la Résurrection
du Christ. Tombeau du XIVème siècle.
Duneau
Église Sainte Julithe et Saint Cyr
des XIIème, XVIème et XVIIème siècles. L’église,
fondée au XIème siècle, a été construite dans le style roman Elle
comportait à l’origine une nef unique prolongée d’une abside. Les deux chapelles
latérales furent successivement ajoutées en 1550 (nord) et en 1607 (sud).
Le portail occidental date du XVIème. Il est flanqué de bas-reliefs
encastrés dans la maçonnerie datant de la construction de l’édifice qui représentent
des masques, des volutes et des cercles. Dans le mur nord, se trouve un autre
vestige de l’ancien décor de l’église, une curieuse statue en pierre figurant
probablement Saint Georges.
Elle présente un décor réalisé en 1779-1780, composé de cinq retables, ornés
de bas-reliefs et de sculptures en terre cuite, œuvres du sculpteur Joseph
Lebrun. Le retable du chœur, accompagné d’une table d’autel et d’un somptueux
tabernacle de la même époque, est orné d’un relief représentant la scène du
martyre de Saint Cyr. Les retables des chapelles représentent Adoration des
bergers et Stigmatisation de Saint François d’Assise, ceux de la nef le Baptême
du Christ et Jésus et la Samaritaine au puits de Jacob. Statue en terre cuite
polychrome du XVIIème siècle, représentant l'Éducation de
la Vierge. Tabernacle du XVIIème siècle en bois peint, avec des
atlantes qui encadrent les niches. Lutrin du XVIIIème siècle en
bois de chêne, orné d'un aigle. Banc de coffre de fabrique du XVIIème
siècle, fermé par trois serrures, les clefs étant détenus par les deux procureurs
et le curé.
Dureil
Église Saint Charles (1830) dont
l'intérieur es couvert d'une voûte en lattis de bois, avec un bénitier du
XVIème siècle, une statue de la Vierge de piété (XVIIIème
siècle) couverte d'un voile bleu et une chaire en bois.
Ecommoy
Église Saint Martin, construite entre 1840
et 1875, célèbre par ses vitraux de la vie de Saint Martin de 1843 en 45 tableaux
et une sculpture en stuc de "Saint Martin et le pauvre" du XVIIème
siècle. Stalles de 1830 à 1875 en bois de chêne où le Christ est représenté
au centre, entouré des douze apôtres ainsi que d'autres personnages plus petits
comme Saint Augustin, Barnabé, Saint Benoît, Sainte Scholastique et le roi
Saint Louis, avec au-dessous des statues des scènes sculptées représentant
les différents péchés.
Ecorpain
Église Saint Pierre du XIème
siècle, remaniée au XIXème siècle, à nef unique lambrissée et agrémentée
de petits volumes disparates, sa chapelle nord de style Renaissance et la
petite sacristie du XIXème siècle. L'escalier extérieur d'accès
en fer de la façade nord a été conservé. La chapelle sud est couronnée par
un fronton triangulaire, mouluré (XIème siècle). Les deux chapelles,
voûtées d'ogives présentent des cul-de-lampe de style Renaissance et figurant
des petits personnages ou des écussons, sur lesquels retombent les voûtes.
Retable du XVIIIème siècle avec une Vierge à l'Enfant et une toile
peinte dégradée montrant une scène de l'Annonciation et, sur le devant, un
tabernacle à chapiteaux ioniques, partiellement doré.
Epineu le Chevreuil
Église Saint Fraimbault et Saint Antoine
du XIème et XIIème siècles, transformée au XVème
siècle, la tour carrée étant
l’élément le mieux conservé de
l’édifice roman primitif. Le chœur est
voûté en pierre à arceaux multiples, structure
typique du gothique flamboyant. Statue en pierre du XVIème siècle de Saint
Antoine ermite avec son attribut, le porc portant un collier qui sort des
plis de son vêtement. Statue du XVIème siècle de Saint Fraimbault.
Plaque funéraire en cuivre du XVIème siècle, recouvrant à l’origine
le cœur de Julien le Baïf, le centre étant gravé d’un cœur avec un écu aux
armes du protonotaire du Saint Siège. Vitrail de fin XVI siècle et années
1890 représentant une Vierge de pitié et un saint évêque. Christ en croix
du XVIIème siècle, dans le chœur.
Etival lès le Mans
Église de la Vierge des XIIème et XVème siècles,
en roussard et calcaire, avec sa nef à gros piliers rectangulaires bordée
de deux collatéraux et sa tour-clocher surmontée d'un toit en bâtière. Pietà
en terre cuite du XVIème siècle, représentant la Vierge Marie,
assise et supportant de sa main droite le corps du christ, sa main gauche
sur sa poitrine. Terre cuite de Sainte Madeleine du XVIIIème siècle,
tenant un flacon du parfum qu'elle a versé sur les pieds du Christ avant de
les essuyer avec ses cheveux. Retable du XIXème siècle en bois,
la toile centrale étant une copie de l'Assomption du Titien.
Evaillé
Église Saint Martin du XIème
siècle, agrandie au XVIème siècle et remaniée aux XIXème
et XXème siècles. Sculptures de la charpente du XVème
siècle, figurant des engoulevents présentant des
tête de bêtes semblant avaler la poutre, la couleur
renforçant le caractère menaçant de ces
monstres en soulignant les crocs, les naseaux et les yeux
proéminents ou les écailles. La chapelle sud,
malgré ses décors de style Renaissance et ses piliers
ornés de chapiteaux ioniques, date de la fin du XIXème siècle. Quant à la chapelle nord, elle remonte
au XVIème siècle.
Fatines
Église Saint Jacques de fin
XIème siècle, surmontée d'un clocher à bulbe octogonal, son portail
en plein cintre flanqué de deux colonnes rondes à chapiteaux à palmes. Charpente
intérieure en forme de navire renversé, plafond lambrissé de formé de petites
lattes en châtaignier, peintes et décorées d'une frise tréflée. Chaire et
confessionnal de 1785.
Fay
Église Saint Pierre et Saint Paul
du XIIIème siècle, remaniée aux XVIIème et XIXème
siècles. Terre cuite de Saint Michel terrassant le dragon du XVIIème
siècle, en grande armure avec un glaive transperçant le dragon. Retable en
bois de 1795, composé de quatre colonnes de style corinthien avec, de chaque
côté, une niche abritant Saint Pierre et Saint Paul, le tableau central représentant
l'Adoration des bergers. Vitrail de fin XIXème siècle, figurant
Saint Pierre, représenté comme un vieillard à la barbe et aux cheveux bouclés,
tenant un livre et une clef.
Fercé sur Sarthe
Au château de Vaulogé, chapelle Saint Roch
du XVIIème siècle.
Église Sainte Anne, avec une nef unique
de l'époque gothique se terminant par un chevet plat, sans transept, un clocher
quadrangulaire de 1758 et possédant une relique de la vraie Croix. Plusieurs
statues anciennes dont une Vierge du XVème siècle avec des traces
de polychromie. Sur les murs de nef, traces de fresques su XVème
siècle, figurant Sainte Barbe, identifiée par sa tour qui symbolise l'enfermement
imposé par son père. Fonts baptismaux du XVIème siècle, avec une
cuve rectangulaire séparée en deux par une plaque en ardoise et un support
calcaire. Trois retables du XVIIIème siècle, avec des retables
latéraux en biais de 1756, le tableau central du maître-autel représentant
une Adoration des mages, complétée par une scène de l'Annonciation et des
statues de Marie et de l'ange Gabriel. Chaire en bois, dont l'abat-voix représente
l'Esprit Saint.
Ferté
Bernard (La)
Chapelle castrale Saint Lyphard du XIIème
siècle (rue du château), faisant partie des restes du château de la Ferté
Bernard, un petit oratoire de style gothique flamboyant ayant été aménagé
au XIVème siècle (restauration en 1989), les vitraux évoquant l'ancien
château ainsi que Louis d'Orléans.
Église Saint Antoine de Rochefort de fin XVIème siècle, remaniée et agrandie aux
XVIème et XVIIème siècles. Vitrail de 1890 – 1892, représentant
Saint Antoine de Padoue en tain de prêcher, revêtu de sa robe de moine franciscain.
Église Notre-Dame des Marais
des XVème-XVIème siècles,
de style gothique flamboyant pour la nef (1450 – 1480), Renaissance
pour le chœur (1530 – 1596), agrandie aux XVIème et XVIIème
siècles (chapelle funéraire entre 1616 et 1624), puis au XIXème
siècle (balustrades du chœur. Ensemble de sept demi-reliefs en albâtre
qui relate les cinq joies de la Vierge Marie : Annonciation, Nativité, Résurrection
du Christ, Assomption et Couronnement de la Vierge, ces scènes étant accompagnées
de deux représentations de saintes dont le culte est encouragé par la famille
royale du XIVème siècle : Sainte Marguerite et Sainte Catherine
d'Alexandrie. d'Hirondelle. Voûte plate où des nervures soutiennent un plafond
à caissons (1529 – 1533), avec une multiplication de clés pendantes et, au
fond, des anges, des rois et des fleurs symbolisant le paradis.
Façade sud avec ses balustrades et ses rosaces. Sculptures des
balcons surmontant chaque fenêtre : un pélican dont le
sein est déchiré par ses deux petits (symbole du christ
livrant son sang), puis les sept planètes (Saturne,
Vénus, Jupiter, Mercure, Mars, la lune, le soleil). Sous cette
balustrade, médaillons aux effigies d'Antonius, Julius, Tiberus,
Imper Augustus, Julius César, Cléopâtre
témoignent du goût de l'époque pour
l'antiquité. A la deuxième fenêtre, les quatre
tempéraments : colérique, sanguin, flegmatique,
mélancolique. A la troisième fenêtre, le roi de
France et ses douze pairs ecclésiastiques ou laïques. A
l'intérieur, la nef, l'orgue du XVIème siècle, l'autel,
le retable avec un décor Renaissance sculpté et peint sur les pilastres. Chœur
Renaissance et ses trois chapelles avec des plafonds à caissons sculptés et
une voûte nervurée plate. Vitraux : Saint Georges (1481-1483), incrédulité
de Saint Thomas (1540) et Jésus devant Pilate (Renaissance), vie de la Vierge
(XIXème siècle) de Eugène Hucher. Trésor.
Vitraux.
Notre Dame des marais est un des hauts lieu de la renaissance de vitrail dans
l'Ouest de la France. Ses verrières témoignent donc de la transition du moyen
âge à la Renaissance. On passe du vitrail légendaire au vitrail tableau..
Les fenêtres ne montrent plus qu'une seule scène alors que jusqu'à la fin
du quinzième siècle les fenêtres étaient des bandes dessinées de verre qui
racontaient les vies des saints.. De nouveaux maîtres verriers vont prendre
les vitraux fertois comme modèles. Ils s'inspirent également des chefs d'œuvre
de la Renaissance. Ainsi Eugène Huchet maître verrier manceau réinterprète
à sa manière le mariage de la vierge Marie.
L'orgue Son
buffet a été réalisé en 1501 pour le cul de lampe (bas) et en 1532 pour la
partie haute. En 1501, c'est Évrard Baudot qui réalise le cul de lampe et
le premier orgue. En 1532, Pierre Bert qui venait de réaliser l'orgue de la
cathédrale du Mans et le menuisier Sainctot Chemin refont un instrument et
les parties hautes du buffet. Après bien des vicissitudes et des remaniements
notamment dans les années 1930, l'orgue de Notre dame des marais a été totalement
refait en 1986 par les ateliers Jean Renaud-Gildas Menoret. L'instrument actuel
est la reconstitution d'un orgue à la française tel qu'on pouvait en trouver
au XVIIème siècle.
Fillé sur Sarthe
Église Saint Martin du Vertou, du
XVIIIème siècle. L'église,
reconstruite après la seconde guerre mondiale, abrite une grande vierge peinte
fin du XVIème siècle. Vierge en terre cuite du XVIIème
siècle endommagée lors de l'incendie de 1944, l'Enfant Jésus s'appuyant sur
le bras gauche de Marie, sa main reposant sur sa poitrine.
Flèche (La)
A l’hospice de la Providence, chapelle de 1849 comportant une chaire du XVIIème
ou XVIIIème siècle dont les pans de cuve figurent les quatre évangélistes
en pied et leurs attributs, le panneau central figurant le Christ parlant
aux juifs, vêtus de costumes orientaux (bonnets, camails, chaussures en forme
de babouches) et le dossier sculpté d'éléments formant cascade, parmi lesquels
des trophées symboliques de l'Ancien et du Nouveau Testament (tables de la
loi et évangiles ouverts à la page des béatitudes, par exemple). Le chœur
de la chapelle est orné de peintures monumentales, les voûtains étant ornés
d'anges avec, sur la partie supérieure des arcades, des scènes évoquant des
religieuses de la Providence et, sur les colonnes, les symboles des litanies
de la Vierge et, de part et d'autre de l'arcade ouest, une représentation
de Sainte Claire et une scène illustrant la dérision à laquelle est soumis
le Christ après sa condamnation à la crucifixion. Dans le chœur des religieuses,
sculpture de la Vierge à l'Enfant de 1964.
Musée et chœur de la chapelle la providence.
Découverte des objets personnels de Françoise Jamin, fondatrice au début du
XIXème siècle, de l'Institut des Filles du Saint Cœur de Marie
dit de la Providence (congrégation religieuse).
Chapelle
de l’hôpital. L’ancien couvent de la Visitation
(seconde moitié du XVIIème siècle) est doté d’intéressantes statues
en terre cuite, œuvres des sculpteurs manceaux du XVIIème siècle
: deux Vierge à l’Enfant et Sainte Marguerite. La chapelle abrite des toiles
anciennes, et notamment un Saint Paul du XVIIème siècle, de Claude
Vignon.
Chapelle Notre-Dame des Vertus du XIème
siècle (portail ouvert d'une arcade en tuffeau et grès roussard), XVIIème
siècle (chapelle consacrée à la vierge) et XIXème siècle (restauration).
Construite au carrefour des voies romaines qui allaient du Mans à Angers et
de Tours à Laval, la chapelle Notre Dame des Vertus est la première église
édifiée à l'époque gallo-romaine. Bas-relief en chêne de fin XVème
siècle, ornant la porte principale de la chapelle (guerrier en arme). Nombreuses
statues en terre cuite : Vierge à l’Enfant de Gervais II Delabarre (1630),
une Immaculée Conception, un Saint Joseph et l’Enfant Jésus et une Éducation
de la Vierge. Toiles du XVIIème siècle : Éducation de la Vierge
par Pierre Besnard –1670), Jésus dans le jardin des oliviers, guérison de
la fille de la Cananéenne et Annonciation (l'ange Gabriel - agenouillé sur
un nuage et pointant son doigt vers le ciel où figure Dieu le Père apparaît
à la Vierge Marie, occupée à lire les Saintes Écritures, la colombe
du Saint Esprit brillant dans le ciel). Chaire du XVIIème siècle
en bois de chêne provenant du couvent des Capucins, seul subsistant de l'ouvrage
primitif la cuve décorée de cascades de fruits sculptés, les autres éléments
du décor (dauphins, motifs floraux) proviennent de boiseries du XVIIème
siècle. Voûtes lambrissées et boiseries Renaissance sculptées, provenant du
château du Verger à Seiches, démoli au XVIIIème siècle. Lambris
de 1649 illustrant les litanies de la Vierge inscrites dans des médaillons
circulaires, remanié au XIXème siècle (remplacement de certains
médaillons et ajout d'autres). Retable du maître-autel du XVIIIème
siècle. Moulage de plâtre polychrome du XIXème siècle de l'Adoration
des bergers.
Chapelle Saint Louis du Prytanée de 1620. Chapelle de l’ancien Collège Royal des Jésuites. Elle
constitue un fleuron de l’architecture de la
Société de Jésus en France. En 1603, Henri IV
offrait aux jésuites son château fléchois pour y
installer un collège. Inscrite dans le contexte d’une
politique d’apaisement prônée par le roi, cette
fondation devait confirmer la fidélité au catholicisme
des souverains français. Commencée par Louis
Métezeau, architecte du roi, la chapelle fut
élevée d’après les plans modifiés du
frère jésuite Étienne Martellange et
achevée en 1620. Construite suivant un plan en croix latine,
elle est couverte, concession à la tradition, de voûtes
d’ogives. L’ordre colossal des travées de la nef
dont le rythme se poursuit dans le transept et dans le pourtour du
chœur, la blancheur des parois et l’unité du
décor, soulignent la cohérence de
l’aménagement intérieur. Pilastres doriques qui
flanquent les grandes arcades, des tribunes et hautes fenêtres de
style gothique. Clôtures individuelles isolant la nef des
chapelles latérales de 1621, en tuffeau et marbre. Décor
avec des retables en tuffeau et marbre, œuvres de Pierre
Corbineau et Jean Martinet (1621 et 1655). Dans le transept, une niche
renferme l'urne de bronze contenant les cendres des cœurs de
Marie de Médicis et d'Henri IV, les mausolées ayant
conservé une partie de leur décor originel, des statues
en terre cuite représentant des Vertus (la Justice et la Force),
réalisées par Noël Mérillon au XVIIème siècle. Huile sur toile de 1773, figurant la Descente
de Croix. Judas en fer forgé et soudé de 1621 de la porte du XVIIème
siècle de l'aile orientale de la "Cour des Classes". Anges aux instruments
de la Passion, reliefs en calcaire par les sculpteurs jésuites Louis Milquin
et Cyprien Robat (XVIIème siècle) et tribune d’orgue, portée par
deux atlantes sculptés en tuffeau par l’architecte Jacques Nadreau en 1637
avec un buffet d’orgue en bois sculpté, peint et doré, œuvre des menuisiers
angevins Pierre Frileux et Pierre Cornet en 1638.
Église Saint Germain du XIème
ou XIIème siècle, l'édifice primitif ayant subi d'importantes transformations
: clocher adossé à la nef s'ouvrant en arcade au XIIème siècle,
remaniement du transept et ajout d'une chapelle au XVème siècle,
percement de baies plus larges au XVIIème siècle, augmentation
de la nef au XIXème siècle. La voûte d'ogives qui couvre le premier
niveau est une nouveauté pour l'époque, les nervures reposant sur des culots
historiés avec une statuaire de style médiéval. Tabernacle en bois doré du
XVIIème siècle. Statue en plâtre polychrome de Saint Germain de
début XIXème siècle.
Église Saint Thomas des XIIème
et XVème siècles, modifiée au XIXème siècle (agrandissement
de la nef, reconstruction d'une partie du chœur, surélévation du clocher,
portail en 1874). Abrite une statuette provenant de la chapelle du château
des Carmes. Statue de la Vierge en calcaire polychrome du XIVème
siècle, Notre Dame du Chef du Pont. Stalles de fin XVème siècle,
au décor composé de motifs végétaux, de choux frisés et de moulures croisées
ainsi que des personnages et animaux pittoresques. Treize plaques émaillées
des XVIème et XVIIème siècles, certaines représentant
Saint Ignace de Loyola et Saint François Xavier d'autres la Vierge et les
saints d'une part, la passion du Christ d'autre part. Tableau sur toile de
1629 de l'Assomption, la Vierge, entourée d'anges, s'élève dans le ciel en
présence des apôtres et de saintes femmes émerveillés par les roses qui remplacent
le corps de Marie dans la tombeau. Statue en terre cuite polychrome de 1630
de Saint Sébastien qui se contorsionne pour se libérer de ses liens. Groupe
sculpté du Mariage de la Vierge (Marie, Joseph, le grand prêtre) de 1633 par
Gervais II Delabarre, en terre cuite polychrome. Ensemble de douze plaques
en cuivre doré su XVIIème siècle, qui figure les douze apôtres.
Groupe sculpté du XVIIème siècle en bois de chêne polychrome de
Saint Michel terrassant le dragon. Retable Saint Thomas du XVIIème
– début du XVIIIème siècle, en bois doré et peint et terre cuite
polychrome. Terre cuite de Sainte Barbe de fin XVIIème siècle,
appuyée sur sa tour (symbole de son emprisonnement) et tenant dans sa main
la palme des martyrs. Huile sur toile de fin XVIIème siècle représentant
Saint Jean Baptiste baptisant le Christ en présence d'anges et de nombreux
personnages. Tapisseries en laine de fin XVIIème siècle illustrant
des thèmes païens ou profanes, dont celle figurant un épisode de l'Iliade,
le sacrifice d'Iphigénie. Dans la chapelle des Fonts, bénitier de 1702 en
marbre poli noir veiné de blanc. Chapelle du Sacré-Cœur de 1840, avec
du mobilier récupéré : tabernacle du XVIII siècle (collège des jésuites),
colonnes de marbre rose (manoir de la Motte Lubin, Grosmières), lambris de
revêtement avec des éléments du XVIème siècle (abbaye Saint Croix,
Seiches sur le Loir), moulages en plâtre de Saint Mathieu et Saint Jean assis
dans l'embrasure des fenêtres, tableau de la Cène.
Église Saint Colombe de 1864 de style
néogothique, avec une statue en terre cuite du XVIIème siècle
de l'Éducation de la Vierge, une statue en terre cuite de Sainte Colombe
de fin XVIIème siècle, les parois intérieures étant couvertes de
peintures murales, les murs du chœur figurant des saints, des prophètes
et des docteurs de l'Église avec dans la partie haute les anges de
l'apocalypse alors que les murs de la nef et du transept figurent les quatorze
stations du Chemin de Croix.
Flée
Chapelle Sainte Cécile. Monument historique
situé sur un promontoire dominant la vallée. La
nef remonte au XIème-début XIIème siècles, elle est
couverte d'une charpente apparente. La charpente qui soutient l’élévation
du clocher est constituée de quatre arcs en ogive renforcés de poutres en
contreforts, le tout arc-bouté en quatre gros piliers. Le
sanctuaire s'ouvre sur une sorte de faux transept construit au XVIème
siècle. Retable du XVIIIème siècle, richement orné,
figurant l’Ascension encadrée par deux colonnes aux chapiteaux sculptés. Retable
de Saint Gilles de 1757. Christ de l'arc triomphal.
Statue de Sainte Anne en haut de la nef. Statue de Saint Gilles. Statue de
Saint Sébastien en terre cuite. (XVIème-XVIIème siècles).
Fresques découvertes en 1928, de fin XIIème siècle
(peintures murales très effacées de Saint Roch). Lieu de pèlerinage sur la
route de Saint Jacques de Compostelle. Église paroissiale jusqu'en 1807.
Église Saint Pierre. La nef romane du XIème siècle a été fortement
remaniée. Le mur nord de la nef présente une baie d'origine romane obturée
et deux fenêtres en arc brisé, elle abrite deux retables en pierre du XVIIIème
siècle et, contre l'arc triomphal, deux statues XVIIème ou
XVIIIème siècles de Sainte Barbe et de Sainte Émérentienne. Le
chœur est du XVème siècle. Entre les fenêtres, statues en terre
cuite du XVIIIème siècle de Saint Pierre et de Saint Urbain. Croix
et chandelier du maître-autel (XVIIème siècle).
Fontaine Saint Martin (La)
Église Saint Martin des XIème
et XIXème siècles, avec un portail roman. Vierge dans tête du XIVème
siècle, en position déhanchée. Vierge à l'enfant du XVIIème siècle
en terre cuite polychrome. Terre cuite polychrome de Saint Madeleine du XVIIème
siècle. Horloge et timbre du début du XVIIIème siècle, en fer forgé
et bronze. Grille de communion de 1789 en fer forgé.
Fontenay sur Vègre
Chapelle Saint Roch (le Grand Villiers),
dont le toit, sous lequel est percé un œil-de-bœuf, est en forme de cloche
aplatie.
Église Saint Philbert (XIème
au XIXème siècles) avec un dessus de cercueil en calcaire provenant
de l'ancien cimetière.
Fresnay sur Sarthe
Chapelle Saint Léonard des XIIème
et XXème siècles (place Bassum).
Église Notre Dame du XIIème
siècle, fondée par la reine Berthe, mêlant le roussard et la pierre blanche.
Remaniée aux XVIème et XIXème siècles, avec ses trois
travées de nef et un sanctuaire orienté vers Jérusalem, les bases du clocher
octogonal se distinguant par des clochetons, des modillons et des fenêtres
géminées. Son transept ne date que de 1865. Chœur en hémicycle à trois
travées à voûtes en cul-de-four, tombant sur des chapiteaux aux feuilles d'acanthe,
inspirées des voûtes gothiques de la cathédrale du Mans. Gisant de Jehan Braindel
(curé de la paroisse) du XVIème siècle sur la paroi nord de la
nef, les pains en prières et le corps encadré de petits personnages. Portail
de 1528 orné de sculptures représentant des saints, des rois et des monstres
séparés par des pointes dites de diamant symbolisant le ciel, le vantail gauche
représentant l'ancien testament par l'arbre de Jessé et le droit symbolisant
le nouveau testament par les douze apôtres et le Christ en croix. Autel de
style roman, chaire en bois sculpté et orgues.
Fresnaye sur Chedouet (La)
Église Saint Georges avec une nef
du XIVème siècle et un chœur de 1652, modifiée vers 1875 (clocher
remis dans le narthex), en 1978 (nouvelle voûte en bois), en 1983 (charpente
du clocher et revêtement extérieur refaits). Retable en bois et autel du XVIIème
siècle, les vitraux datant de 1930. Cadran solaire sur la façade qui fait
face au presbytère. Statue en pierre du XVIème siècle d'une Vierge
à l'Enfant. Pierre tombale en granit de 1822 de Jean-Marie Duchesne de Chédouet.
Chapelle Saint Paul du XIXème
siècle (Saint Paul).
Fyé
Église Saint Pierre (1874-1878),
avec une Vierge à l'Enfant en bois du XVIIème siècle, Christ en
croix, en bois, du XVIème siècle. Fonts baptismaux de fin XIXème
siècle en pierre, le couvercle étant en fer forgé. Mécanisme d'horlogerie
de 1901. Chemin de croix de 1905. Vitraux de Saint Luc et Saint Jean de 1919.
Gesnes le Gandelin
Chapelle romane Saint Evroult des
XIIème-XIIIème siècles.
Église Saint Pierre du XIIème
siècle, rebâtie à la fin du Moyen Âge et restaurée en 1847. Chœur
voûté d'ogives de style flamboyant, la clef de voûte représentant le combat
de Saint Michel contre le dragon. Sur le mur ouest, Crucifixion en bois polychrome
du XVIème siècle, provenant d'une poutre de gloire (Christ entouré
de la Vierge et Saint Jean Baptiste, avec en retrait Sainte Madeleine étreignant
la croix dans ses bras). Statue en pierre polychrome du XVIème
siècle de Saint Pierre, siégeant sur son trône, revêtu de la tiare et tenant
la clef du "Royaume des cieux". Confessionnal de 1897, avec un décor
architectural d'inspiration médiévale.
Grand Lucé (le)
Église Sainte Facile du XIème
siècle agrandie au XVIème et XVIIème siècles, puis au
XIXème siècle. Décoration imitant un chapiteau du XVIème
siècle qui orne le mur de la nef, entre la troisième et la quatrième chapelle.
Tableau peint sur toile du XVIIème siècle du Christ aux outrages.
Vitraux du chœur du XIXème siècle présentant, dans leur partie
inférieure, des écussons des seigneurs ou des dames lucéens, en haut du vitrail
central représentation fidèle de l'église avant l'incendie de la tour en 1874.
Épitaphe de Jacques Pineau de Viennay du 24 septembre 1764, dans la
chapelle seigneuriale située à droite du chœur.
Grandchamp
Église Notre Dame du XIXème
siècle. Maître-autel avec un retable du XVIIème siècle, comprenant
un tableau évoquant l'institution du rosaire, devant une nombreuse assistance,
les statues en terre cuite datant des XVIIème et XVIIIème
siècles. Peinture sur toile représentant l'Adoration du Sacré Cœur du début
du XVIII siècle. Banc seigneurial du XIXème siècle. Meuble de sacristie
du XIXème siècle orné d'un tableau représentant le Christ tombant
sous le poids de sa croix, la sacristie étant couverte d'un plafond à caissons
en bois. Placard à bannières de procession de fin du XIXème siècle.
Vitrail de 1881, représentant Saint Edgar, un autre figurant Saint Ferdinand.
Mécanisme de l'horloge de fin XIXème siècle.
Gréez sur Roc
Chapelle Notre Dame de Saint Almire des
XVème et XVIème siècles.
Église Saint Almire du XIème
au XVIIème siècle, avec sa porte principale agrémentée de deux
colonnes rondes surmontées de chapiteaux aux motifs sculptés. Chœur de 1527
avec une voûte en pierre couverte d'enduit sur croisée d'ogives, les vitraux
de part et d'autre racontant des épisodes de la vie de Saint Almire. Maître-autel
en marbre blanc de 1896. Au-dessus des portes au fond du chœur deux statues
: Saint Almire et Saint Julien. Lavabo du XVème siècle paré de
motifs sculptés représentant trois vases liturgiques . Terre cuite de Saint
Louis du XVIème siècle,, revêtu de ses habits royaux et coiffé
d'une couronne. Fonts baptismaux octogonaux de fin du XVème siècle,
à l'entrée de la nef, reposant sur un soubassement en pierre avec, dans la
partie supérieure, des panneaux de bois sculptés dont les angles sont agrémentés
de petites colonnes surmontées de chapiteaux. Statue de Saint Antoine du XVIIIème
siècle, représenté en vieillard avec ses attributs conventionnels (cane, livre
et petit cochon à ses pieds)..
Grez (Le)
Écuries du XVIIème siècle (ancien relais de poste),
avec une chapelle du XVIIIème siècle.
Église Saint Nicolas des XIIème
et XIIIème siècles, remaniée au XIXème siècle. Chapiteau
du XIIème siècle avec un bestiaire du Moyen Âge : colombes avalées
par des diables et dont le tête ressort par les oreilles et des lions à tête
de diable. Terre cuite de Saint Sébastien transpercé de flèches du XVIème
siècle.
Guécelard
Église Notre Dame de fin XIXème
siècle. Douze chandeliers en métal argenté sont conservés dans les autels
latéraux, le Christ et des anges étant représentés sur leur socle. Statue
en bois de Saint Jean du XVème siècle et statue de la Vierge en
terre cuite du XVIIème siècle, l'Enfant Jésus regarde sa mère,
les vêtements étant décorés d'un filet doré.
Guierche (La)
Église Saint Anne du XIIème
siècle, agrandie en 1647 et remaniée en 1857 et 1890, avec sa voûte lambrissée.
Ancienne succursale de la paroisse de Joué l’Abbé, l’église fut fondée en
1204 par le seigneur de La Guierche sous le double patronage de la Vierge
et de Sainte Anne. Construite dans un esprit roman, elle date du début du
XIIIème siècle. À l’origine une simple nef prolongée par un chœur
à chevet plat, l’église fut augmentée, entre 1647 et 1648, de deux chapelles
latérales consacrées à Sainte Anne (nord) et Saint Sébastien (sud). Le pignon
occidental et le clocher en charpente ont été reconstruits en 1856. Les ouvertures
des élévations datent également du XIXème. Vers le milieu du XVIIème,
la fabrique de la paroisse aidée par Jacques Hurault, baron de la Guierche
et Anne de Vibraye, son épouse, a entrepris d’importants travaux dans l’église
(chapelles latérales, restauration des murs et de la charpente datée de 1648).
Le lambris fut achevé en 1675. L’église conserve dans le chœur trois
statues en terre cuite exécutées pour l’église de La Guierche par le sculpteur
manceau Étienne Doudieux entre 1672 et 1676. Elles sont aujourd’hui
conservées dans un retable provenant de l’église des Minimes du Mans, datant
du milieu du XVIIème. Le centre du retable est occupé par une toile
représentant une Vierge du Rosaire, peinte en 1757 par le peintre manceau
Decherche pour la confrérie de Sainte Anne de La Guierche. Statuette de moine
du XVIème siècle en terre cuite. Statue d'autel du XVIIème
siècle représentant un Christ. Retable du XVIIIème siècle à deux
pans, présentant les statues de Sainte Anne, Sainte Barbe, Saint Julien et
Saint Jacques. La chapelle nord abrite un intéressant groupe sculpté en pierre
de l’Éducation de la Vierge du XVIème.
Jauzé
Église Saint Barthélemy du XIème
siècle, transformée au XIXème siècle. Le transept est couver t
de toits en carène (deux versants galbés en douceur) et abrite deux chapelles
latérales, dont l'une, la chapelle de la Vierge, est ornée d'un tableau de
l'Assomption de la Vierge du XIXème siècle. Le centre du retable
du maître-autel est occupé par une toile figurant le "Bon Pasteur",
et abrite plusieurs statues en plâtre, dont celle de Saint Barthélemy. Bannière
Jeanne d'Arc de fin XIXème siècle, représentée en combattante portant
son armure, son épée et son oriflamme.
Joué en Charnie
Chapelle Saint Maximin du XIIème
siècle (Montreuil en Champagne), au centre du cimetière primitif, avec un
vaisseau unique, un porche roman en roussard sur la façade occidentale surmonté
d’un arc aux claveaux de pierre blanche, les baies et les chaînes d’angle
étant également en roussard.
Église Saint Martin du XIXème
siècle, avec un chœur en abside suivi d’une nef avec des bas-côtés et une
tour-clocher en enfilade. La nef et le chœur sont voûtés d’ogives de style
gothique, chaque clef de voûte étant décorée
notamment de lettres. Christ en Croix en bois du XVIIème
siècle. Chaire en bois contre le mur de la nef, de plan hexagonal et au décor
sculpté. Confessionnal du XIXème siècle à trois loges, celle du
centre étant fermée par une porte ajourée.
Joué l'Abbé
Église Saint Denis (XIème
au XVIIème siècle), ancien prieuré voûté de lambris, la porte qui
donne accès au cimetière et au manoir de la Cour étant moulurée dans le style
Renaissance, le toit portant deux coqs (fait rare). Hourd de charpente du
XIIIème siècle surmontant l'entrée de la nef, placé en encorbellement
sur un mur-campanile soutenu par des contreforts et une arcade en grès. Statue
de Saint Michel du XVIIIème siècle. Statue polychrome de la Vierge
du XVIème siècle. Retable de 1524, avec une Vierge placée au centre
et consacré au culte du Rosaire. Stalles du XVIème siècle, aux
miséricordes sculptées de figures diverses dont l'agneau et une tête féminine.
Juigné sur Sarthe
Chapelle Notre Dame du Nid de 1936,
avec une statue de la patronne de la chapelle en bois de buis.
Église Saint Martin du XIIème
siècle, avec des remaniements aux XVIème, XIXème et
XXème siècles, avec un clocher à toit en bâtière. Statue de la
Vierge à l'enfant en bois de chêne du XIVème siècle, ayant perdu
ses pieds et sa main droite. Chaire à prêcher du XVIIIème siècle,
avec escalier droit à rampe à fer forgé et surmontée d'un baldaquin, le panneau
central étant orné de guirlandes, de coquilles et de rosaces. Lampe de sanctuaire
du XVIIIème siècle, avec trois points d'ancrage et figurant des
angelots et des décors en laiton représentant des entrelacs de végétaux. Retable
du maître-autel, dont la contre-table est encadrée de quatre colonnes de marbre
et couronnée d'un entablement en plein cintre, d'un fronton chantourné et
de pots à feu, avec deux statues de 1787 représentant Saint Yves et Saint
Charles Borromée. Les deux autels qui encadrent l'autel principal sont ornés
d'un décor en croix de Malte et d'un représentation de l'agneau mystique,
au centre un tableau représentant Saint Martin , muni de la crosse et coiffé
de la mitre d'évêque et enlevé par une nuée, soutenu par des anges.
Juillé
Église Saint Julien du XIIème
siècle. Église romane avec une curieuse structure : hauts contreforts et trace
d'un ancien clocher. Le mur de façade se terminait par deux baies en plein
cintre qui accueillaient les cloches. Remaniée au XVème siècle
et réaménagée dans un style néo-roman au XIXème siècle, avec des
fenêtres néoromanes géminées, avec colonnade, percées dans la nef et
au transept. Retables du XVIIème siècle en bois sculpté et reliés
entre eux par des boiseries. Dans la niche supérieure du retable latéral nord,
groupe du XVIIème siècle, représentant l'Éducation de la
Vierge. Tableau du XVIIème siècle, encadré par deux statues, représentant
Sainte Marie Madeleine inondant de parfums les pieds de Jésus, lors du repas
du Christ chez Simon le Pharisien. Lutrin du XVIIème et XVIIIème
siècles en bois de chêne et fer forgé, orné d'un aigle, ailes déployées. Statue
en terre cuite du XVIIème siècle de Saint Jean Baptiste. Statue
en terre cuite de Saint Sébastien (XVIIème siècle), représenté
en martyr. Retable du maître-autel de 1664 et 1890, composé de trois travées
séparées par quatre colonnes à chapiteaux corinthiens : au centre sous un
fronton semi-circulaire un tableau de l'Assomption de la Vierge (imitant Rubens)
et dans une niche au-dessus la Vierge à l'Enfant devant laquelle s'inclinent
deux anges, les niches des travées latérales abritant les statues de Saint
Julien et Saint Marcouf, deux saints évêques. Croix de procession en calcaire
argenté et argent du XVIIIème siècle. C'est à Juillé que Saint
Thuribe, premier évêque du Mans, aurait eu la tête tranchée par les païens.
Jupilles
Église
Saint Pierre des XIème, XVIIIème et XIXème siècles,
surmontée d'un clocher élancé avec deux niveaux d'abat-sons. La nef remonte
au XIème siècle