Cadrans Solaires en Sarthe

 

 

Depuis le Moyen-Âge, les cadrans solaires rythment la vie des villages et des villageois. Verticaux, horizontaux ou équinoxiaux, les cadrans sont de tailles différentes. 150 cadrans solaires ont été répertoriés dans le département. Les cadrans verticaux et horizontaux ont pour point commun une surface plane sur laquelle sont tracées les lignes horaires. Les lignes convergent vers le centre du cadre où est scellé le style, cette tige métallique dont l’ombre indique l’heure. Ces cadrans sont accrochés aux murs des églises, des abbayes, des maisons ou donnent une touche particulière aux jardins. Au Moyen Âge, le village se développe autour du clocher. Ce dernier fixe l'espace, le symbolise et les cloches ordonnent le temps. La journée va se diviser en 7 comme le temps des prières. Les cadrans solaires apparaissent sur les églises pour indiquer le temps des offices. Ce sont des cadrans verticaux composés de secteurs inscrits dans un cercle, avec un trou central dans lequel était fixé une tige en bois ou en métal, perpendiculaire à la surface. Ces cadrans dits canoniaux indiquaient des heures inégales. Parfois, plusieurs cadrans étaient tracés les uns à côté des autres comme si le prêtre s'était rendu compte des différences entre les heures indiquées tout au long de l'année et en avait fait un pour chaque saison. Il faudra attendre la fin du XIIIème et le début du XIVème pour voir apparaître des cadrans dont la tige métallique (le style) sera oblique sur la surface.
Certains sont aisément visibles : les cadrans solaires du square Robert Triger, du Jardin d’horticulture offert en 1912 par Amédée Bollée, de l’église de Parigné l’Évêque…Grâce aux actions de l’association pour la mise en valeur du Petit Patrimoine Sarthois, 12 cadrans solaires ont pu être restaurés, comme celui du Prieuré de Vivoin ou celui de l’abbaye de l’Épau.


 

Amné en Champagne

Maison la Cure (route de Longues) avec un cadran salaire de 1821

 

Challes

cadran solaire ancien

 

Chantenay Villedieu

Cadran solaire
de 1680 avec l'inscription "peut-être qu'il n'en reste pas d'autre" (rue des tanneurs).

 

Dangeul

Le cadran solaire de l'église solaire en pierre.

 

Fresnay sur Chedouet (La)

Cadran solaire sur la façade qui fait face au presbytère

 

Juigné sur Sarthe

Le Grand Villiers des XVème-XVIème siècles, avec un cadran solaire du XVIIIème siècle.

 

Longnes

Maison (l’Évêché) avec
cadran solaire en calcaire

 

Maisoncelles

Église Notre Dame du XIIème au XVIème siècle, cadran solaire vertical sur l'un des jambages du mur sud de la nef

 

Mans (le)

Abbaye de la Couture : c'est au-dessus de la fausse galerie du cloître, sur un contrefort de l'abbatiale, que fut établi un cadran solaire, en 1777.

 

Parcé sur Sarthe

Tour Saint Pierre du XIIème siècle, un cadran solaire étant encore visible sur la façade ouest

Logis Saint Martin du XVème siècle, un
cadran solaire ornant la façade

 

Requeil

Maison du XIXème siècle , avec un cadran solaire en façade

 

Saint Calais

Cadran solaire de la prison de l'ancienne abbaye du XVIème siècle.

 

Saint Denis des Coudrais

Église Saint Denis de XIIIème ou XIVème siècle, avec un cadran solaire restauré en 1999

 

Saint Mars la Brière

Cadran solaire du XIXème siècle (auberge de la Brière).

 

Saint Mars sous Ballon

Cadran solaire de 1699 dans le mur de la nef de l'église Saint Médard, édifice gothique du XIIIème siècle. La table d'ardoise qui le constitue porte cinq cadrans circulaires gravés indiquant les heures, les azimuts du soleil, les heures babyloniennes, les mois du zodiaque et les heures judaïques.

 

Sillé le Guillaume

Cadran solaire de 1591 de la collégiale Notre Dame de l'Assomption du XIème au XVème siècle.

 

Surfonds

Vestiges de cadran solaire sur les murs de l'église Notre Dame de l'Assomption (XIIème, XVIème et XIXème siècles .

 

Trangé

A l'orée du parc du château de la Groirie (XVIIème–XVIIIème siècles), cadran solaire, de 1635, œuvre d'un moine bénédictin, donnant l'heure aux quatre points cardinaux par un jeu d'ombres sculptées (polyèdre sur les faces duquel sont sculptés des Livres en guise de cadran et sur lequel on peut lire aussi les jours

 

Vaas

Église abbatiale Notre Dame de Vaas, cadran solaire du XVIIème siècle, restauré au XXème siècle

 

Verneil le Chétif

Cadran solaire de 1886 sur le fronton de l'ancienne école
dans le bourg, au 9 et 9 bis place de Verdun. C'est une méridienne située sur le fronton de l'ancienne école. Il serait l'un des plus beaux de la Sarthe. Réalisé en 1886 sur une plaque d'ardoise, décorée par des huis allongés dorés à l'or fin, il est attribué à un maître horloger, Lucien Dezecot, né à Verneil en 1851. Fils de cultivateurs au lieu-dit "La Cannerie", il aurait vraisemblablement fréquenté cette école. Autodidacte, il a travaillé seul en s'intéressant particulièrement à l'astronomie et aux fuseaux horaires. Il avait lui-même calculé et déterminé que le méridien de Greenwich passait en Sarthe en bordure de la Flèche. S'intéressant à l'horlogerie, il a travaillé très jeune chez un artisan du Mans, puis s'est installé à Château du Loir. Il participa même à l'exposition des Beaux Arts de l'Industrie au Mans en 1880, il avait seulement 29 ans.

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