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Archéologie en Sarthe

Allonnes
Sanctuaires protohistoriques et gallo-romain de la tour aux fées
(La Forêterie).Situé au Gué
de Chaoué, le site de la Foresterie à Allonnes, fut un des principaux lieux
de sanctuaire des Aulerques Cénomans, pendant huit siècles, entre le IVème
siècle avant J.C. et le IVème siècle après J.C. Le sanctuaire est
dédié à un dieu celte, Mullo romanisé en Mars-Mullo, attesté sur trois autels
découverts sur le site. En 1774, les fouilles de
Charles Drouet ont permis de dégager des thermes aux Perrières. En 1953, Pierre
Térouanne découvre à quelques kilomètres de ces thermes, le site de La Forêterie.
Épées pliées laissées en offrande, fanum romano-celtique, temple
de tradition indigène. Les fouilles reprises par le C.N.R.S. depuis
1994 ont mis en évidence de nombreux remaniements et embellissements successifs.
Le CNRS entreprend les fouilles d’un vaste sanctuaire romain précédé d’une
occupation gauloise dès le Vème siècle avant J.C.
02.43.80.68.31.
Arnage
Vestiges de voies romaines
Asnières
sur Vègres
12 gisements
préhistoriques
Aubigné Racan
Site archéologique de Cherré. Le
site de Cherré à Aubigné-Racan est installé sur les limites du Maine, de l’Anjou
et de la Touraine. Propriété du Conseil général de la Sarthe depuis 2002.
Ce complexe gallo-romain du Ier au IIIème siècle de
notre ère, s'étend sur une vingtaine d'hectares. Il devait être un important
sanctuaire rural, point de réunions saisonnières, commerciales et religieuses
bien avant la conquête romaine. Les fouilles entreprises depuis 1977 ont permis
de mettre à jour un théâtre, deux temples, des thermes, un forum et un aqueduc.
On peut voir les vestiges du théâtre où plus de 3 000 spectateurs pouvaient
s'installer sur des gradins de bois, et ceux d'un macellum constitué de deux
galeries de 70 m de long qui servaient de halles, à l'usage des populations
paysannes alentour. Ont été découverts également des thermes au plan centré
asymétrique qui caractérisent la fin du Ier siècle et le forum,
de forme rectangulaire bordé sur ses deux côtés par trois murs délimitant
deux galeries doubles et un temple de type celto-romain de dimension comparable
aux temples classiques de Vienne et de Nîmes (27m de long, 15 m de large,
18 m de haut) et qui fut édifié dans la deuxième moitié du Ier siècle et jusqu’au
IVème siècle. Sur le site et à proximité ont été découvertes de
nombreuses monnaies et sépultures. Restes d'une nécropole hallstattienne (VIIIème-Vème
siècles avant J.C.).
02.43.46.20.70 / Informations à la mairie
Camp d'éperon de Vaux (Ier-IIème
millénaires avant J.C.), enceinte fortifiée formée d'un rempart en pierre.
Auvers le Hamon
Gisement
préhistorique, Inscription romaine, camp retranché.
Avoise
Villa gallo-romaine du Grand Teil, du
IIème siècle avec, dans la cour, un bassin de 18 mètres de long,
dallé d'ardoise et de calcaire, le bâtiment principal de 40 mètres étant bordé
par une galerie.
Bazoge (La)
Vestiges de la voie romaine du Mans à Vieux (Calvados).
Beaufay
Trésor de monnaies romaines (8.578
pièces) découvert en 1875 au champ des trois Barreaux.
Chapelle Saint Fray (La)
Vestiges de villa gallo-romaine
(ruines de Vau).
Fresnay sur Sarthe
Temple gallo romain.
Lhomme
Motte d'époque gallo-romaine (Camp
de César).
Mans (Le)
En 52 avant J.C., La cité
du Mans fut un des foyers de soldats nécessaires à la libération d’Alésia par
l’armée de secours. D’après César, 5000 soldats Cénomans participèrent à
l’expédition. En 21 avant J.C., sous le règne d’Auguste, la cité Vindunum (Le
Mans) devint la capitale des Cénomans. En 12 après J.C. les habitants de cette
cité participèrent à la dédicace de l’Autel des trois Gaules à Lyon. C’est
cette même année que fut construit le temple de Mars Mullos à Allonnes. En 14,
sous le règne de Tibère, on construisit le sanctuaire de la tour aux Fées à
Sablé. En 21 après J.C., les peuples de l’ouest, parmi lesquels celui du Mans, participèrent
aux révoltes de Florus et de Sacrovir. En 50, des thermes firent leur
apparition au Mans. De 69 à 96 furent construits la villa de Noyen ainsi que le
théâtre d’Aubigné Racan. En 161, la crise économique et sociale frappa la cité
du Mans. De 260 à 274, des ateliers locaux émettaient de la fausse monnaie.
Deux ans plus tard les Francs et les Alamans envahirent la cité Entre 284 et
305, la muraille du Mans fut édifiée pour faire face aux différents dangers.
Cependant, en 287, des colons barbares s’installèrent au Mans. En 313, le
christianisme fut déclaré comme religion officielle. Ce n’est qu’en 395 qu’il
deviendra vraiment pratiqué. Enfin, en 510, la cité fut définitivement franche.
Le site de la cité judiciaire. Situé sur le rebord du plateau d’Isaac à
l’avant de la percée centrale, l’espace de la cité judiciaire a permis l’étude
de l’occupation urbaine sur environ 2000 m². Quatre phases chronologiques se
succèdent pour la période romaine. Les trois premières associent une voirie et
des habitats qui évoluent jusqu’à l’abandon du quartier urbain. La quatrième
phase, marquée par une fonction cimetériale, prouve le repli de la ville au
Bas-Empire. Durant la première moitié du premier siècle, une voie orientée
nord-sud remonte de la vallée d’Isaac pour atteindre le plateau. Plusieurs
habitats disposés en ligne sont édifiés à proximité de cette voie. Ces
constructions comportent une architecture de bois et de torchis. Les poteaux
plantés dans le sol formaient l’ossature des murs. Probablement dès la fin du
troisième siècle, l’ensemble du site est occupé par une petite nécropole qui
fournit 17 sépultures.
Thermes (Ier au IIIème
siècle) mis à jour en 1980, avec une triple rangée de salles disposées en
parallèle. S’étendant sur 500 m2, les thermes gallo-romains du Mans sont
aujourd’hui ouverts au public. La visite permet d’appréhender la ville antique,
la fonction des thermes à travers un parcours balisé.
Enceinte fortifiée gallo-romaine.
Edifiée entre 275 et 310 sous Dioclétien, elle dessine un quadrilatère
irrégulier de 450 m de long sur 200 m de large et comporte 11 tours visibles
(sur 40)et 3 poternes. Décor : grès de roussard, moellons de calcaire et de
lits de briques liés par un mortier rose. De la muraille et des tours
du IIIème siècle qui ceinturaient la colline, il ne reste qu'une
suite, en bordure de Sarthe, bien conservée faite de moellons scellés à la
chaux et décorée de motifs géométriques en briques polychromes. Le mur, de
18-20 mètres a une épaisseur de quatre mètres à sa base.
Tour du vivier, tour de Tucé, tour des
ardents, tour des pans de Gorron et tour
Madeleine en grès et brique du IIIème siècle.
Poterne du tunnel et grande poterne du IIIème siècle.
Oisseau le Petit
Site
archéologique. De la vaste
ville romaine d’Oisseau le Petit découverte en 1836, il ne reste plus que
le fanum. Édifié au Ier siècle, sur l’emplacement
d’un édifice plus ancien, le fanum est transformé en habitat à la fin du IIIème
siècle. Son plan centré trapézoïdal reprend les traditions cultuelles gauloises.
Au centre du sanctuaire, se trouve la chambre de la divinité, cella, entourée
d’une galerie surélevée, podium, à laquelle on accède par un parvis
02 43 26 84 56
Saint
Ouen de Mimbré
Maison du XIVème siècle (Maigné), vestige
d'un domaine de l'époque gallo-romaine, avec sa base carrée et des
contreforts, les ouvertures ayant été remaniées à la Renaissance.